Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

vendredi 16 novembre 2007

Des tchadiens ulcérés : "les Français méritent une leçon"

Courrier International 05 Novembre 2007 Serge-Félix N’Piénikoua Notre Temps

Les Tchadiens en ont assez de cette France qui pourchasse les sans-papiers et se croit au-dessus des lois. 

Il est courant que les activités d’organisations non gouvernementales ou d’associations humanitaires soient controversées, presque partout dans le monde. Pour une raison ou pour une autre. Mais jamais un organisme de ce genre n’a suscité autant de désapprobation que L’Arche de Zoé, avec l’opération qui l’a récemment placée sous les projecteurs de l’actualité internationale.

Il s’agit de l’affaire des 103 enfants supposés malades ou orphelins du Darfour que l’association devait ramener en France, au profit de certaines familles d’accueil, mais qui a tourné au scandale humanitaire. Le gouvernement du président tchadien Idriss Déby Itno a mis un coup de frein à l’opération dénommée Children Rescue de L’Arche de Zoé sur son territoire, avant d’accuser l’association d’escroquerie et d’enlèvement de mineurs. Elle a beau s’en défendre, mais même en admettant qu’elle était de bonne foi, l’association s’y est mal prise sur un sujet et un terrain aussi sensibles.


Que ce soit le gouvernement français ou l’UNICEF, toutes les voix qui se sont élevées ont qualifié d’irresponsable et d’illégale l’opération en question, montrant ainsi un parfait accord avec le gouvernement de la république du Tchad. D’ailleurs, les ONG qui travaillent dans l’est du Tchad se sont désolidarisées de L’Arche de Zoé.
A N’Djamena, comme partout ailleurs en Afrique, ce qui a le plus choqué, c’est moins l’intention, certes louable, de vouloir sauver des enfants par des méthodes peu recommandables que le fait d’avoir pris de l’argent à des familles d’accueil pour cela. Une méthode qui ressemble fort étrangement au phénomène des “Vidomégon” (enfants placés) très connu au Bénin et dans bien d’autres pays d’Afrique, et vivement combattu par les gouvernements au moyen d’une politique transfrontalière.

Le scandale humanitaire provoqué par L’Arche de Zoé n’a fait que raviver le sentiment antifrançais au Tchad et en Afrique de manière générale. Après le scandale de la récente loi sur l’immigration en France, les Africains en sont à se demander comment ceux qui, sous divers prétextes, rechignent à octroyer des visas d’entrée dans leur pays à des Africains, ceux qui décident de regroupements familiaux par ADN interposé sont encore capables de venir chercher des enfants africains sans que l’on sache réellement à quoi ils seront destinés.

Certains ironisent en disant que l’affaire de L’Arche de Zoé au Tchad est, de loin, plus grave que celle des sans-papiers en France. On a beau trouver que le président Idriss Déby Itno l’a récupéré politiquement, il n’en demeure pas moins vrai que, dans le contexte géopolitique de la région aujourd’hui, la démarche de L’Arche de Zoé paraît alambiquée et pèche sur plusieurs points.


Pour Amely James Koh Bela, présidente de l’association Mayina, “ils ont dû travailler avec des intermédiaires douteux qui ont enlevé les enfants. On ne peut pas dire que L’Arche de Zoé soit impliquée dans le trafic d’enfants. Eric Breteau, le président de cette association, a pensé agir pour le bien des enfants, ça ne fait aucun doute.” En tout cas, après la libération des journalistes qui couvraient l’opération, ainsi que des hôtesses de l’air espagnoles, grâce à l’intervention du président français, Nicolas Sarkozy, et la mobilisation de la presse à l’échelle internationale, les autres membres de l’équipage et de l’association française devraient répondre des chefs d’accusation pesant sur eux. Sauf dénouement extraordinaire.

Beaucoup d’Africains qui ne se sont pas encore remis du vote de la récente loi sur l’immigration en France sont plutôt favorables à ce que la procédure judiciaire engagée à N’Djamena aille jusqu’au bout. Ce serait une façon comme une autre de montrer aux Occidentaux que les choses, dorénavant, ont changé en Afrique. Que n’importe qui, sous n’importe quel prétexte, ne peut plus se permettre d’agir selon son bon vouloir – et encore moins sortir en masse des enfants d’un pays en violant la législation en vigueur. En tout état de cause, selon cette dernière, les inculpés de l’affaire de L’Arche de Zoé encourent des peines de vingt ans de travaux forcés. De quoi faire réfléchir tout membre d’une association humanitaire, avant de s’engager dans une quelconque opération sur le sol africain.

Posté par Kozett à 00:01 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"Epidémie de suicides" chez les vétérans américains d'Afghanistan et d'Irak

LEMONDE.FR | 15.11.07

Au moins 6 256 personnes qui ont servi dans l'armée ont mis fin à leurs jours en 2005 - soit une moyenne de 17 par jour -, selon la chaîne CBS. Parallèlement, une étude récente montre que les anciens combattants représentent un quart des SDF aux Etats-Unis.

UNE véritable "épidémie de suicides" sévit chez les anciens militaires américains, avec 120 morts par semaine, révèle une enquête de la chaîne de télévision américaine CBS. Au moins 6 256 personnes ayant servi dans l'armée ont mis fin à leurs jours en 2005 – soit une moyenne de 17 par jour –, rapporte la chaîne dans son enquête diffusée mercredi soir. 

Alors que le taux de suicide dans la population est de 8,9 pour 100 000, la proportion chez les anciens militaires est de 18,7 à 20,8 pour 100 000. Le chiffre est encore plus élevé chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans, où la proportion atteint 22,9 à 31,9 suicides pour une population de 100 000, soit quatre fois le taux de suicide enregistré chez les non militaires pour cette même tranche d'âge.

"Ces chiffres montrent clairement une épidémie de problèmes de santé mentale", estime, dans l'émission de CBS, un militant des droits des anciens combattants, Paul Sullivan. La chaîne cite aussi le père d'un soldat de 23 ans ayant mis fin à ses jours en 2005, qui affirme que les dirigeants du pays et l'état-major ne veulent pas que la véritable ampleur du problème soit connue. Le gouvernement "ne veut pas de chiffres", il "ne veut pas que le nombre des morts soit diffusé", estime ainsi Mike Bowman.

"PERSONNE NE REVIENT ÉGAL À LUI-MÊME" Les Etats-Unis comptent 25 millions d'anciens militaires, dont 1,6 million ont combattu en Afghanistan et en Irak, selon CBS. Cette enquête ne porte pas seulement sur les militaires ayant été au combat, en Irak, en Afghanistan, au Vietnam ou durant la deuxième guerre mondiale, mais sur tous les anciens soldats.

"Tout le monde ne revient pas de la guerre blessé, mais au bout du compte personne ne revient égal à lui-même", souligne sur la chaîne Paul Rieckhoff, un ancien combattant dans les marines, fondateur de l'association Anciens combattants en Irak et Afghanistan pour l'Amérique.

CBS souligne qu'il s'agit du premier calcul du nombre de suicidés chez les anciens militaires conduit à l'échelle des Etats-Unis. Le département des anciens combattants dépense quelque 3 milliards de dollars par an pour des services spécialisés dans la santé mentale, selon CBS.

Une étude publiée la semaine dernière montre que les anciens combattants représentent un quart des sans-abri aux Etats-Unis, alors qu'ils ne représentent que 11 % de la population adulte. Selon l'étude, citée par le Times, au moins 1 500 anciens combattants des guerres d'Afghanistan et d'Irak auraient déjà été identifiés comme sans-abri. L'organisme chargé d'aider cette population (The National Alliance to End Homelessness) estime qu'en 2006 il y avait 195 827 vétérans sans-abri.

Les troubles mentaux des soldats américains revenant d'Irak sous-estimés

LEMONDE.FR avec AFP | 14.11.07

les problèmes psychologiques affectant les soldats américains sont largement sous-estimés lors du premier examen médical effectué dès leur retour d'Irak aux Etats-Unis. C'est ce que révèle une étude signée par le Dr Charles Milliken du service de psychiatrie et de neurologie de l'Institut Walter Reed de l'armée, publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté de mercredi 14 novembre.

Ces travaux démontrent que les soldats font part de davantage de problèmes mentaux – états de stress post-traumatique, dépressions graves ou abus d'alcool –, lors de la deuxième évaluation faite de trois à six mois après leur retour. Sur les 88 235 combattants examinés, 3 925 prescriptions de soins psychiatriques (4,4 % des cas) ont été délivrées lors du premier examen médical, et 10 288 (11,7 %) lors d'examens effectués plusieurs mois après. Un autre chiffre est encore plus frappant  : au total, ce sont 20,3 % des soldats d'active et 42,4 % de ceux appartenant aux unités de réserve qui sont diagnostiqués comme souffrant de problèmes mentaux liés à leur expérience de combat en Irak.

LES RÉSERVISTES PLUS TOUCHÉS QUE LES MILITAIRES D'ACTIVE L'évolution de ces troubles se manifeste par la fréquence des conflits relationnels, notamment familiaux, multipliée par quatre entre le premier et le deuxième examen médical. Très fréquemment, les anciens combattants en Irak font aussi part de problèmes d'alcoolisme mais très peu se sont vu prescrire des traitements.

Le Dr Milliken souligne par ailleurs que les résultats de cette recherche montre l'importance pour le système de soins militaire de disposer de davantage de ressources afin d'intervenir plus tôt. La situation pourrait même être pire, relève ce psychiatre, déplorant la difficulté à apprécier l'efficacité du système médical de l'armée pour détecter les troubles psychologiques des soldats revenant du combat. Un groupe d'enquête nommé par le Congrès a récemment conclu que le système de soin du département de la défense souffrait d'un manque chronique de personnel et était doté d'un budget insuffisant

Posté par Kozett à 00:01 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nouvelle polémique autour des pistolets Taser après la mort d'un ressortissant polonais appréhendé par la police canadienne

Une longue vidéo diffusée à la presse et visible sur le site canadien globeandmail.com montre les derniers instants d’un immigrant polonais décédé le mois dernier après avoir été maîtrisé par la police dans l’aéroport canadien de Vancouver (ouest du Canada) à l’aide d’un pistolet à décharges électriques Taser.

Source AFP - jeudi 15 novembre 2007

La vidéo a été donnée aux médias par Paul Pritchard, un passager canadien qui se trouvait à l’aéroport au moment des faits. Le police avait dans un premier temps pris la vidéo à Pritchard, en promettant de la lui rendre, mais elle a ensuite refusé de la restituer, jusqu’à ce qu’il porte plainte.

Les images montrent Dziekanski effrayé, transpirant, épuisé et se parlant à lui-même en polonais. Il s’agite près d’une porte automatique, qu’il bloque avec des chaises et une table. Puis, il attrape un ordinateur sur un comptoir et le jette au sol, alors que des vigiles se trouvent tout près de lui.

«Il parle russe... il faut un interprète russe», dit alors un vigile. Quatre policiers apparaissent alors à l’image. «ça va monsieur?», dit l’un d’eux. Dziekanski tourne alors le dos aux policiers et semble vouloir s’éloigner. C’est alors que l’un des policiers lui administre une décharge de Taser, qui le fait hurler, tomber à terre et se tordre, avant que les policiers ne le maîtrisent. Quelques secondes plus tard, Dziekanski ne bouge plus.

Ouvrier du bâtiment qui arrivait de Francfort en Allemagne et ne parlait que polonais, il avait pris l’avion pour la première fois de sa vie pour venir s’installer au Canada, où vivait déjà sa mère, Zosia Cisowski, 61 ans. Cette dernière n’était pas autorisée à pénétrer dans cette zone sécurisée, et a dû attendre à quelques mètres de là, de l’autre côté d’un mur, sans savoir si son fils était bien arrivé. M. Dziekanski a attendu dix heures près des bagages sans que «les autorités de l’immigration ou de l’aéroport ne l’interrogent ou ne cherchent à savoir quel était le problème», a ajouté l’avocat. 

Robert Dziekanski, 40 ans, est mort le 14 octobre après avoir reçu au moins deux décharges de Taser. Selon la police fédérale, Dziekanski avait dû être maîtrisé après s’être montré très agité dans la zone des arrivées de l’aéroport. Ce drame a déclenché un incident diplomatique entre le Canada et la Pologne qui exige des explications complètes. La mort de Robert Dziekanski fait l’objet d’une enquête de la police locale. Walter Kosteckyj, l’avocat de la famille de la victime a déclaré que cette vidéo le dérangeait car son client ne s’y montrait pas violent.

Posté par werdna à 00:01 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pessin : l'avenir

Les_annuit_s_15_11

Posté par Kozett à 00:00 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3