vendredi 16 novembre 2007
Seniors et citoyens – exemple d’intégration à la vie sociale
SUD-OUEST – Béarn 15 Novembre 2007
AÎNÉS RURAUX. -- Dans les Pyrénées-Atlantiques, 15 500 personnes adhèrent aux clubs d'aînés ruraux. Elles ne sont pas là « pour regarder passer les trains »
Les idées reçues ont parfois la vie dure. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, la Fédération des clubs d'aînés ruraux - qui comprend 15 500 adhérents dans le département - n'est pas composée que d'anciens agriculteurs.
« Deux générations se côtoient dans nos clubs » dit son président Alain Stagliano, 61 ans et ancien ingénieur des travaux publics.
« Les personnes d'une soixantaine d'années, venues de divers horizons, se retrouvent là avec celles de la génération précédente, d'origine agricole. Mais on s'achemine vers un basculement du mouvement ».
Une réalité qui l'amène à démentir la connotation vieillotte que pourrait avoir l'association aux yeux du public.
« On ne veut plus de l'image de gens qui regardent passer les trains. Les aînés ruraux sont totalement intégrés à la vie sociale ».
L'enjeu des municipales. « Nous sommes par exemple partie prenante du problème posé par la disparition des services publics en zones rurales » explique-t-il. « Les classes, ce sont nos petits enfants qui sont concernés. »
Raison de plus, estime-t-il, pour inviter les adhérents de l'association à se présenter aux élections municipales, partout où ils le peuvent. « Cela afin de mettre en avant les valeurs sur lesquelles nous nous appuyons : le lien social, la solidarité, l'humanisme, l'accès à la culture et aux loisirs. »
« De même, lorsque l'on parle de la protection de l'environnement, cela s'applique aussi aux aînés » poursuit-il. « Car, à nos yeux, cela recouvre le maintien des gens à domicile le plus longtemps possible, des logements adaptés aux personnes dépendantes, des lieux d'accueil humanisés, la lutte contre l'isolement qui est une forme de maltraitance. »
« Ne pas se voiler la face ». Dans les Pyrénées-Atlantiques, d'autres chevaux de bataille sont enfourchés par les Aînés ruraux.
« Nous sommes directement concernés par le débat engagé sur le maintien du pouvoir d'achat, et sur les retraites. Avec en particulier la question de la pension de réversion, qui nécessite une égalité de traitement entre hommes et femmes. »
« Par ailleurs, ce n'est pas parce que l'on arrête une vie professionnelle que l'on ne fait plus de sport, qu'on ne visite plus de musées, qu'on ne s'intéresse pas à la culture. Une transmission du savoir nous est également imposée : lire et faire lire, apporter une aide aux devoirs, ?uvrer pour la défense d'une langue qui est aujourd'hui agressée. »
« Être citoyens, ce n'est pas se voiler la face devant ce qui se passe dans sa rue, son quartier, sa commune » résume le président de la Fédération des clubs d'aînés ruraux. Qui invite donc également ses adhérents à « réinvestir tous les lieux de décision : Conseil général, Centres communaux d'action sociale, conseils d'administration des hôpitaux etc, tout en s'insurgeant de voir que, au niveau régional, les Aînés ruraux se retrouver dans l'obligation de partager le siège dont ils disposaient jusqu'à présent au sein du Comité économique et social.
« Une mise à l'écart des seniors que nous avons l'intention de combattre ».
Un bel exemple de Vie sociale
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