jeudi 15 novembre 2007
L'Organisation internationale du travail signe l'arrêt de mort du CNE
GENEVE (AFP) - 14/11/2007
Créé en août 2005 malgré l'opposition des syndicats, le CNE est un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) destiné aux entreprises de moins de 20 salariés. Il débute par une période de deux ans, dite "période de consolidation", pendant laquelle l'employeur peut licencier le salarié sans avoir à fournir de justification.
Dans un rapport adopté par le Conseil d'administration de l'OIT, réuni à Genève jusqu'à vendredi, le Comité chargé d'examiner une réclamation présentée par le syndicat Force Ouvrière (FO) a déclaré être "dans l'incapacité de conclure (...) qu'une durée aussi longue que deux ans soit raisonnable". En outre, un contrat de travail ne peut être rompu "en l'absence d'un motif valable", a tranché le Comité de l'OIT.
Le revers subi devant l'OIT réduit à néant la stratégie de négociation du patronat français, qui a proposé récemment de troquer le CNE, désormais caduc, contre la signature d'un accord sur la modernisation du marché du travail.
Le gouvernement français avait pris ses distances, quoique tardivement, cet été avec ce contrat créé sous le gouvernement du Premier ministre Dominique de Villepin. Il n'a cependant pas renoncé à faire sauter certaines protections entourant le contrat de travail.
Le représentant de la France auprès de l'OIT, M. Gilles de Robien, a d'ailleurs demandé à l'organisation de laisser "un espace pour dynamiser la création d'emplois" par la négociation d'une "plus grande flexibilité pour faire face au défi de compétitivité".
Le patronat et les syndicats français ont engagé à ce sujet en septembre des négociations à un rythme inhabituellement soutenu. Celles-ci doivent aboutir d'ici la fin de l'année, sous peine de voir le gouvernement reprendre la main. Le patronat souhaite obtenir des assouplissements au contrat de travail, qui passeraient notamment par un allongement de la période d'essai et la possibilité pour un employeur de se séparer à l'"amiable" d'un salarié.
La période d'essai proposée pourrait atteindre six mois, voire un an pour les cadres.
L'OIT a "laissé une porte ouverte" a jugé un diplomate français en soulignant que l'organisation a indiqué "ne pas exclure la possibilité que se justifie une période plus longue" que six mois de période d'essai.
Le CNE, une des premières mesures phare du gouvernement Villepin, avait été validé par le Conseil d'Etat, aujourd'hui désavoué par l'OIT.
Le conseiller spécial de Fadela Amara condamné pour escroquerie
20Minutes du 14/11/2007
Décidément, ça ne va pas fort pour Fadela Amara, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville. Alors que plusieurs comités locaux des «Ni Putes Ni Soumises» ont démissionné du mouvement, c'est maintenant son conseiller spécial qui a des ennuis judiciaires. Mohamed Abdi a été condamné définitivement par la Cour de cassation à la mi-octobre à 18 mois de prison dont douze avec sursis pour escroquerie à la formation.
L'arrêt, rendu le 17 octobre et révélé par «Le Parisien» mercredi, confirme une condamnation du secrétaire général de l'association Ni putes ni soumises par la cour d'appel de Lyon, remontant au 17 mai 2006.
Selon les deux arrêts que l'AFP a pu consulter, Mohamed Abdi est condamné pour avoir eu recours à de fausses attestations de présence et de fausses attestations de formation, entre 1994 et 1997, lorsqu'il s'occupait des ressources humaines de FBL services, une société de gardiennage du Puy-du-Dôme, dont le PDG Jean Bousige a également été condamné.
Lyon - municipales : Perben, l’ancien ministre de la justice de Chirac, s'allie avec la droite conservatrice proche du FN
NOUVELOBS.COM | 14.11.2007 |
Cet accord avec les partisans de l'ex-président de région élu grâce aux voix du FN marque un peu plus à droite la liste de l'ancien ministre.
Les élus proches de l'ancien ministre de la Défense Charles Millon au conseil municipal de Lyon ont finalement trouvé un accord avec Dominique Perben, candidat UMP aux prochaines municipales, apprend-on mercredi 14 novembre dans Libération. "Les bans ne seront publiés que demain, mais UMP millionnistes ont signé un accord pour les municipales", annonce le quotidien. La liste de l'ancien ministre est déjà ouverte aux villieristes et cet accord devrait l'ancrer encore davantage à droite. "Les troupes de Million amène dans en dot leur audience auprès des couches les plus conservatrices de l'électorat lyonnais", précise Libé.
En 1998, Charles Million était parvenu à se faire élire président de la région Rhône-Alpes grâce aux voix du Front national.
Tapie bientôt dans l'équipe de Gaudin ?
NOUVELOBS.COM | 14.11.2007 |
L'UMP a confirmé récemment dans La Provence qu'"il y a bien eu des contacts" entre l'équipe du maire sortant de Marseille et l'ancien président de l'OM.
Bernard Tapie fera-t-il partie de l'équipe du maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin aux élections municipales ? Après la confirmation dans La Provence, le 7 novembre dernier, qu'"il y a bien eu des contacts" entre les concernés, le mystère restait entier mercredi 14 novembre, car les intéressés ne s'étaient toujours pas exprimés.
Impossible à "gérer"
Et pourtant, les déclarations au quotidien du maire des 4e et 5 e arrondissements Bruno Gilles, secrétaire départemental adjoint de l'UMP, étaient enthousiastes. "Oui, il y a bien eu des contacts avec Bernard Tapie, et il y en aura peut-être d'autres" affirmait-il, avant de nuancer "mais de là à ce qu'il figure sur nos listes pour les prochaines municipales…". Car le phénomène Tapie est à double tranchant, expliquait Bruno Gilles à La Provence: "une belle personnalité d'ouverture de gauche", mais impossible à "gérer". Pour conclure, l'élu UMP posait une question fondamentale: comment faire accepter à celui qui fut "le boss partout où il a été" un poste d'adjoint ?
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Quand Sarko fait effacer les impayés de Tapie junior !
Extraits d’un article du Canard Enchaîné du mercredi 14 Novembre
Parmi les politiques, Sarko a des amis nécessiteux. Mais Guéant a décroché son téléphone et l'Elysée est ainsi intervenu début octobre, pour réduire le contentieux financier qui oppose la Caisse des dépôts et le fils de Bernard Tapie. « La procédure est exceptionnelle, commente en frissonnant une éminence de l’établissement financier et immobilier de l’état.
Fils de l’ex-ministre de la Ville, rallié à Sarko lors de la dernière présidentielle, Stéphane tapie vit avec l’ancienne bru de feu Claude François dans un appartement que possède la caisse des dépôts. Avec leurs six enfants et leurs deux labradors, ils logent dans un cossu 220m² du boulevard Richard-Wallace à Neuilly-sur-Seine, ville dont Sarko a longtemps été le maire. Leur union a été célébrée à la mairie de Neuilly par Sarkozy en personne.
Montant mensuel du loyer : 4 100 euros et une vue imprenable sur le Bois de Boulogne. Le couple du fiston Tapie a oublié de payer son loyer pendant près de deux ans. Montant précis des impayés : 88 853 euros.
L’ouverture chère à Sarko passe par ces petits arrangements. Quand aux familles de la rue de la Banque, elles attendent toujours que Christine Boutin leur trouve un logement…
Au procès d'un chef de clan maffieux mais repenti

L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, ancien président du Conseil Général des Hauts de Seine, parrain politique de Nicolas Sarkozy à Neuilly a comparu en justice pour financement illégal. Il a reconnu avoir bénéficié, pour le financement de la campagne européenne de en 1999 des profits tirés de la vente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie) en 1995.
C'est la première fois que le sénateur UMP des Hauts-de-Seine, mis en examen dans plusieurs affaires financières, comparaît devant un tribunal où il aura six coprévenus, au terme d'une instruction menée de 2001 à 2006 par le juge Philippe Courroye aujourd'hui procureur de Nanterre.
Philippe Courroye, ancien juge terrible de la galerie financière vient en effet d'étouffer – mais très intelligemment – l'affaire de l'appartement de Nicolas Sarkozy à Neuilly. ce dossier qui, avait défrayé la chronique...
Pour Pasqua également, on attend sereinement le verdict...
Un vrai problème, c'est l'inégalité devant la retraite
14/11/07 - France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain.
Les grand absents du débat sur les retraites sont les fonds de pension. Pourquoi ? Les fonds de pension existent en France… Ils s'appellent l'assurance vie et représentent 1237 milliards d'euros, placés en actions comme les fonds de pension – sauf qu'il n'y a pas de sortie en rente, mais le principe est le même. Petite remarque au passage : 1237 milliards d'euros ça fait 69% du PIB non pas en dette, mais en créance ! Avis à ceux qui, comme le premier ministre, déclarent la France en Faillite, la France a de quoi payer, fin de la parenthèse !
Au total les français détiennent 3433 milliards d'euros de patrimoine financier, et ces français sont en général des vieux retraités. Les français sont donc de plus en plus inégaux devant la retraite…
C'est ça le vrai scandale ! Les vieux sont de plus en plus mal payés, le pouvoir d'achat des pensions des retraités se dégrade de 0,3 ou 0,4% par an depuis quinze ans, depuis les réformes de 93, tandis que le revenu de certaines personnes âgées explose. D'après Eurostat, la France est l'un des pays les plus inégalitaires pour les revenus des plus de 65 ans.
Depuis quinze ans le poids des retraites dans le pib est resté stable, il n'a augmenté que de 0,5% alors que le nombre de retraités du régime général a augmenté de27%, plus de 2,3 millions de retraités, cherchez l'erreur !
L'impôt de Bourse supprimé en commission à l'Assemblée
REUTERS : mardi 13 novembre 2007
La commission des Finances de l'Assemblée a adopté mardi soir l'ensemble de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2008, celle des dépenses, et a adopté plusieurs amendements dont un qui supprime l'impôt de Bourse.
La commission a adopté l'amendement des UMP Yves Censi et Gilles Carrez, rapporteur de la commission, qui supprime les opérations boursières qui rapportent 260 millions d'euros par an mais qui, selon ses auteurs, "génèrent 1,02 milliard d'euros de pertes fiscales et sociales du fait des délocalisations des opérations sur actions des résidents français".
Afin de ne pas dégrader le solde budgétaire, l'amendement propose de relever le taux d'imposition des cessions de valeurs mobilières et droits sociaux de 16 à 18%.
Parmi les autres amendements retenus par la commission, l'un prévoit la remise par le gouvernement au Parlement, avant le 15 février 2008, d'un rapport sur les "niches" fiscales.
Un autre, concernant le crédit d'impôt en faveur de la recherche, prévoit que les frais engagés pour les brevets sont considérés comme des dépenses de recherche et sont donc éligibles au dispositif.
Un autre amendement vise à élargir le dispositif d'exonération de la taxe professionnelle en faveur des salles de cinémas d'arts et d'essais.
Ces amendements dits non-rattachés ou additionnels seront examinés vendredi soir en séance par les députés dans le cadre de la seconde partie du projet de budget pour 2008, celle des dépenses.
L'assemblée se prononcera mardi par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi de finances pour 2008 que le Sénat examinera à son tour du 22 novembre au 11 décembre.
Par ailleurs, la commission des Finances a décidé mardi de créer cinq missions d'information : une sur les "niches" fiscales, une sur le financement en fonds propres des PME, une sur le financement à long terme des entreprises, une sur les exonérations de cotisations sociales et enfin une sur "la mesure des grandes données économiques et sociales" (les indices).
Un petit noël avant l'heure pour les boursicoteurs...
Un facteur à risque
LA POSTE. --Le projet de déménagement de la direction en Charente-Maritime suscite une levée de boucliers.
« Rien à cacher ». Et aussi Michel Boutant, le président du Conseil général. Il est sorti de sa mesure pour dénoncer « cette tactique de La Poste pour nous anesthésier ». conséquence « tous les élus à manifester leur attachement au service postal » samedi.
Tout a commencé voilà quelques jours avec un communiqué de la direction régionale de La Poste annonçant « la création de l'enseigne La Poste ». Les mots sont soigneusement choisis. Il s'agit d'« une réorganisation interne dont l'objectif est d'améliorer la qualité de service au client et le renforcement des relations que La Poste entretient avec les institutions publiques ».
Sur le papier, l'objectif apparaît louable et consensuel. En clair, sous le vocable « enseigne », il s'agit de rattacher la direction départementale, située place Louvel à Angoulême, à un futur pôle, basé à La Rochelle ou Saintes gérant tous les guichets. Ce centre chapeautera les deux départements de la Charente et de la Charente-Maritime.
Contacté, le directeur départemental de La Poste, Pierre Ferrero, prend soin de dire en préambule que « La Poste n'a rien à cacher ». « Mais cette décision n'est pas encore prise en interne », poursuit-il en réfutant le terme de « transfert ». Combien de postes seraient concernés ? Les chiffres divergent. Ce qui est sûr pour l'heure, c'est qu'aucune suppression n'a été évoquée.
Pierre Ferrero certifie ensuite « que La poste ne quitte pas le département ». Pour preuve, il annonce aussi qu'un directeur départemental délégué rattaché au siège sera nommé. Il promet ainsi « une meilleure réactivité aux interrogations des élus dont cette personne sera l'interlocuteur privilégié ».
Un discours qui ne passe pas. « On descend plutôt une marche supplémentaire » ironise Patrick Moimaux, du syndicat CGT-PTT. « On suit la logique qui a guidé France Télécom ou la DDE, dont les directions départementales ont été regroupées dans des directions régionales, voire interrégionales. »
Pour le syndicaliste, ce départ annoncé marque surtout une nouvelle étape dans « le démantèlement du service public de La Poste mis en oeuvre depuis l'an 2000 ».
Et de détailler : « Extirpation des activités les plus rentables comme la distribution de colis ou la banque postale, réorganisation de la présence postale avec la suppression en dix ans des trois quarts des bureaux de plein exercice ».
Des arguments qui ne convainquent pas Michel Boutant, qui l'exprime sous forme de métaphore. « On nous montre toujours en exemple tel ou tel arbre de la forêt. Mais on ne nous fait jamais voir la belle coupe qui a réduit la forêt. » Et pour lui, comme pour Patrick Moimaux, la Charente risque de devenir une clairière.
L'arbre et la forêt. Conséquence, c'est l'usager qui trinque selon le syndicaliste. « Déplacement plus long, horaires d'ouverture moins étendus, et distribution du courrier plus lente ». Michel Boutant est sur la même longueur d'onde. Le président du Conseil général cite un exemple personnel. « J'ai reçu le 8 novembre à Montbron une lettre m'invitant à une cérémonie à La Rochefoucauld le 27 octobre. La lettre a été postée le 4 octobre. Soit plus d'un mois pour effectuer 15 kilomètres? »Pierre Ferrero répète pourtant à qui veut l'entendre que « ni la présence postale ni les heures d'ouvertures ne sont en jeu ». Il parle au contraire d'un nouveau service de compensation apporté au client : « une plateforme téléphonique chargée du service après-vente » L'effet papillon. Le simple battement d'ailes d'un transfert de personnel interne à La Poste est en passe de provoquer une tempête sociale en Charente. Le collectif Charente de défense et de développement des services publics organise une manifestation samedi à 10 heures (1), devant la mairie d'Angoulême. La CGT-PTT a appelé à s'y rendre.
SUD-OUEST 14 Novembre 2007
Un président téflon : sur qui rien n'attache

Les hoax, ces canulars qui polluent Internet
Ouest France - mercredi 14 novembre 2007 Jean-Baptiste GAUDEY.
Des chaînes, transmises par e-mail, promettent le pire ou sollicitent votre générosité. Certaines ont des effets franchement néfastes.
Un virus exterminateur va ravager votre ordinateur. Votre compte de messagerie électronique sera bientôt fermé. De vilaines bactéries se nichent dans les sous-vêtements et dévorent sournoisement la peau... Tous les internautes trouvent régulièrement de tels messages parmi leurs e-mails. Ils promettent le pire et vous demandent, toutes affaires cessantes, de faire suivre l'information à toutes vos connaissances.
Ces « hoax » (canulars) sont vieux comme Internet. Ils se présentent tous de la même manière : une information qui inquiète ou émeut, une source qui accrédite le propos (Microsoft, le FBI, l'hôpital du coin...) et une invitation à diffuser largement le message.
Inoffensives, ces chaînes ? Pas toujours. L'une d'elle demandait aux internautes de supprimer - au prétexte d'éradiquer un virus - un fichier de Windows. Pas dramatique, mais gênant. « C'est une perte de temps, et cela encombre les réseaux », dénonce Hoaxbuster, l'un des deux grands sites français (avec Hoaxkiller) qui fait la chasse aux hoax. Il en a recensé plusieurs centaines, dont certains émanent de véritables escrocs qui en veulent à votre compte en banque.
Le vain appel pour Noélie
Il y a aussi le cas, tristement célèbre, la petite Noélie. « Je vous sollicite car Noélie est atteinte d'une leucémie rare. Le seul moyen pour que cette petite fille ne décède pas dans moins de deux mois, c'est que vous vous vous monopolisiez pour trouver un donneur compatible [...] avec un groupe sanguin A négatif », dit le message.
Contrairement à la plupart des hoax, celui-ci a un fondement de vérité. Noélie a existé. L'enfant est décédé en 2004. Mais l'appel continue toujours à tourner. « Cette information est erronée et néfaste », a beau rappeler le CHU d'Angers, où il est généralement indiqué que l'enfant est hospitalisé. Rien n'y fait. « Ces appels peuvent provoquer involontairement un afflux brutal d'appels téléphoniques ou de visiteurs vers les centres d'accueil, dénonce l'Établissement français des greffes. Ceux-ci n'y étant pas préparés, ils ne peuvent pas alors assurer une qualité d'accueil suffisante. »
Alors, comment lutter contre ces envahissantes chaînes, à l'origine presque toujours inconnue ? Pas de solution miracle : « Nous pouvons facilement développer des armes pour lutter contre les vrais virus, il est plus difficile de lutter contre la désinformation », observe un reponsable de la société Symantec, spécialisée dans la sécurité informatique. La seule parade, c'est sans doute le bon sens.

