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lundi 12 novembre 2007

Quand un enfant est rebelle à l’école.

Ouest-France 11/11/07 Recueilli par Laurent Beauvallet.

OF01_Il s’oppose avec violence au système scolaire. Il refuse les règles et ne supporte pas les contraintes. Son comportement nuit au bon fonctionnement de la classe… Comment réagir ?

L’avis d’un rééducateur

À quel moment considère-t-on qu’un enfant est rebelle à l’école ?
Quand il s’oppose au système scolaire soit en faisant preuve de violence, soit en refusant totalement les contraintes et les règles, soit en étant passif, inhibé, à l’image des anciens cancres. Tous ces comportements, révélateurs de souffrances, sont des appels à l’aide. Dans 9 cas sur 10, les enfants ont une estime très basse d’eux-mêmes. Dans ce cadre, l’autoritarisme n’est pas la bonne réponse, mais l’autorité est nécessaire.
L’enfant rebelle à l’école, c’est une préoccupation réelle pour les enseignants, mais aussi pour la hiérarchie qui est très sensible à ce problème.

Quelles sont les pistes pour comprendre ces comportements ?
Chaque histoire est singulière mais les difficultés pour les enfants en maternelle viennent souvent de l’angoisse liée à la séparation d’avec la mère, qui le prive de sécurité affective, et/ou de la défaillance de la fonction paternelle - qui peut être exercée par la mère ou le père - censée fixer les limites. Sans « rebords », il tombe dans le vide. Et puis la pression de l’école, des parents et de la société est de plus en plus forte.

Comment faire face ?
En maternelle, nous, les rééducateurs, faisons beaucoup de prévention en observant les comportements des enfants en classe. À partir du CP, il s’agit de rééducation individuelle, qui se passe toujours dans l’école, mais plus dans la classe. En moyenne, quinze séances sont nécessaires. Nous travaillons beaucoup sur le langage, car souvent l’enfant n’est pas capable de traduire ses émotions. J’utilise par exemple des personnages animaux qui permettent à l’enfant de rejouer les difficultés qu’il rencontre.

Quels sont les premiers signes d’une amélioration ?
Le premier progrès d’un enfant violent, c’est quand il apprend à menacer au lieu de passer à l’acte. En revanche, s’il n’y a aucun progrès au bout d’un an, si les enfants ont le même comportement violent dans tous leurs lieux de vie, il faut les orienter vers des soins.

Quel est le rôle de la famille ?
Nous consacrons de plus en plus de temps à l’accueil des parents. Ils sont généralement très demandeurs d’aide. Il faut souvent réconcilier la famille avec l’école. Il est également nécessaire que les parents se reconnaissent comme responsables de leurs enfants.

« Il ne faut pas hésiter à se faire aider »

Autour de Thomas, 7 ans, de Jessica et Aïline, 6 ans, des parents aimants. Qui, face aux difficultés qu’ils rencontraient, ont frappé à la porte du Rased. « Thomas manquait de concentration et de confiance en lui. Il ne voulait pas apprendre. Maintenant, il sait que l’école est faite pour travailler », constatent ses parents. Jessica, elle, « ne travaillait que quand elle en avait envie. On arrive tout doucement à changer ça ».

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CHILI Quand Juan Carlos dit à Chavez de "la fermer"

NOUVELOBS.COM

Lors du sommet ibéro-latino-américain de Santiago, au Chili, le roi d'Espagne Juan Carlos, excédé par les interruptions de parole du président vénézuélien Hugo Chavez, a tout simplement demandé à ce dernier de "la fermer".

La dernière journée des travaux du sommet ibéro-latino-américain de Santiago a failli dégénérer samedi 10 novembre lorsque le roi d'Espagne Juan Carlos, excédé par les interruptions de parole du président vénézuélien, a demandé à Hugo Chavez de "la fermer"."Pourquoi ne la bouclez-vous pas ?", a lancé le roi Juan Carlos, en montrant du doigt le chef de l'Etat vénézuélien qui tentait d'interrompre le discours du président du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.

"Fasciste"
Ce dernier était en train de critiquer Hugo Chavez pour avoir traité de "fasciste" son prédécesseur à la tête du gouvernement de Madrid, le conservateur José Maria Aznar. "Je voudrais dire au président Hugo Chavez que dans un forum réunissant des gouvernements démocratiques, (...) l'un des principes de base s'appelle le respect", a déclaré José Luis Rodriguez Zapatero devant les dirigeants du continent sud-américain réunis dans la capitale chilienne. "On peut émettre des points de vue radicalement différents sans manquer de respect", a ajouté le chef du gouvernement espagnol, qui a été applaudi par une partie de l'assistance.

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Grippe aviaire: 91e mort en Indonésie

JAKARTA (AFP) - 10/11/2007

Un homme de 31 ans, infecté par le virus de la grippe aviaire, est décédé mardi en Indonésie, portant à 91 le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, a annoncé samedi un responsable du ministère de la Santé.

Deux séries de tests ont confirmé que le patient, originaire de la grande île de Sumatra, était atteint du virus H5N1 hautement pathogène de la grippe aviaire.

"Les deux tests se sont avérés positifs", a indiqué à l'AFP Daswir Nurdin du centre d'information sur la grippe aviaire, une division du ministère de la Santé. La victime, dont l'identité n'a pas été divulguée, était tombée malade le 31 octobre. Elle est décédée peu après avoir été admise dans un hôpital de la localité de Pekanbaru, au centre de Sumatra.

Depuis début 2005, l'Indonésie a enregistré plus de la moitié des décès dus à la grippe aviaire sur la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus H5N1 s'est propagé dans la grande majorité des provinces de l'archipel.

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La Géorgie inquiète le monde

Par Marianne ENAULT leJDD

Au lendemain de la proclamation de l'état d'urgence en Géorgie, la communauté internationale est inquiète. Le président Saakachvili justifie cette décision en raison d'une "très grave menace de troubles" et promet d'avancer la présidentielle au 5 janvier. Tbilissi tient Moscou pour responsable de la déstabilisation du pays. Des accusations inacceptables, selon la Russie.

Jeudi, seule la télévision nationale avait le droit d'émettre. Les troupes ont pris position jeudi dans le centre de Tbilissi. Tous les rassemblements ont été interdits. Des mesures qui inquiètent la communauté internationale. L'Otan a ainsi exprimé sa préoccupation. "La déclaration de l'état d'urgence et la fermeture de médias en Géorgie, un pays partenaire de l'Alliance atlantique avec laquelle elle entretient un dialogue intensifié, sont particulièrement préoccupants et ne correspondent pas aux valeurs euro-atlantiques", a déclaré son secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer.

De son côté, Paris qualifie "d'inacceptables" les violences commises contre l'opposition ainsi que "les atteintes à la liberté de la presse et aux libertés individuelles". "Nous invitons les autorités géorgiennes à ouvrir le dialogue avec l'opposition afin de reprendre le cours du processus démocratique dans ce pays", a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay, Pascale Andréani, appelant les "forces politiques en présence à la retenue et au calme".

Bras de fer avec Moscou

La communauté internationale est d'autant plus inquiète que la situation politique en Géorgie, partie d'une crise interne, se transforme peu à peu en un nouveau bras de fer avec Moscou. Ainsi, mercredi soir, le président Saakachvili a estimé que "des responsables de haut rang au sein des services spéciaux russes" étaient "responsables de tout cela", à savoir des manifestations. Les relations entre Moscou et Tbilissi sont tendues depuis l'accession au pouvoir du pro-occidental Mikhaïl Saakachvili en 2003, porté par la "révolution des roses". Une élection synonyme de remise en cause de plusieurs siècles d'influence russe et de renforcement des liens avec l'Union européenne et les Etats-Unis. La Russie a depuis renforcé son soutien aux régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie-du-Sud et imposé un blocus commercial et des transports sur la Géorgie.

Les accusations de Tbilissi marquent donc une nouvelle étape dans ce bras de fer. Et ce d'autant plus qu'elles vont de pair avec des décisions concrètes : la Géorgie a rappelé mercredi son ambassadeur en Russie, convoqué l'ambassadeur russe à Tbilissi et expulsé trois diplomates russes. Des mesures qui n'ont pas manqué de faire réagir la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a rejeté ces accusations et considéré qu'elles étaient une "provocation irresponsable" destinée à détourner l'attention des problèmes intérieurs". La réponse a été immédiate: trois diplomates géorgiens ont été expulsés de Russie jeudi.

Ironie du sort, Moscou s'est érigé jeudi en défenseur des droits de l'Homme. "Les images en provenance de Tbilissi que le monde entier a vu montrent ce qu'est la démocratie à la géorgienne: c'est la dispersion brutale, violente de manifestations pacifiques, la fermeture de médias libres, les violences contre les journalistes étrangers", a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, appelant la communauté internationale à "exhorter Tbilissi à cesser les violences, à respecter pleinement les droits de l'Homme et à résoudre ses problèmes politiques internes dans le respect de la Constitution".

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Le milliardaire américain qui veut payer plus d'impôts

Par Axel de TARLE Le Journal du Dimanche 07/11/07

A 76 ans, Warren Buffet a toujours son franc-parler. Deuxième fortune du monde derrière Bill Gates, celui que l'on surnomme "Le Sage d'Omaha" dans son Nebraska natal, fustige l'actuel système fiscal américain mis en place par l'administration Bush. Fermement opposé aux parachutes dorés, il s'étonne de payer moins d'impôts que ses collaborateurs forcément moins fortunés!

"Le système des impôts a complètement dévié en faveur des riches aux dépens des classes moyennes, au cours de ces dix dernières années. C'est dramatique !" Cette déclaration n'est pas d'Olivier Besancenot, mais de l'Américain Warren Buffet, deuxième fortune mondiale après Bill Gates (Microsoft). Sa richesse est évaluée à 52 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.

Lors d'une récente interview à la chaîne américaine NBC, l'homme d'affaires américain s'est dit choqué: dans sa petite société d'investissement de 18 personnes, il a constaté que lui, le milliardaire, était le moins taxé par l'administration américaine. Warren Buffet reverse au fisc 17,7 % sur ses revenus, à comparer aux 32,9 % pour ses collaborateurs. Celui qu'on appelle le "sage" d'Omaha (Nebraska) a son idée sur l'origine du "problème". "Les hedges funds ont dépensé des fortunes en lobbying, ils ont multiplié les dons aux partis politiques", explique-t-il pour souligner, en creux, l'ampleur des cadeaux fiscaux du gouvernement Bush. "Mais qui représente la femme de ménage?", s'interroge-t-il.

Les déclarations de Warren Buffet, personnalité parmi les plus écoutées du monde des affaires, lui ont valu une mise au point de la Chambre de commerce américaine. Elle a rappelé que 1% des contribuables américains règlent, à eux seuls, 39% de l'impôt sur le revenu, et que les 25% les plus riches en génèrent 86%. Le chef économiste de la Chambre de commerce a ajouté que l'idée de relever les impôts, comme le préconisent les démocrates, risquait de plonger l'économie en récession.

Warren Buffet n'en est pas à sa première sortie sur les dérives du système. L'an dernier, il avait fustigé les parachutes dorés des patrons: "Etre licencié peut être un fantastique jour de paye pour un patron. Il peut gagner plus, en une journée, en nettoyant son bureau, qu'un travailleur américain gagnera toute sa vie en nettoyant des toilettes."

Un constat toujours d'actualité. En début de semaine, Stan O'Neal, le patron de la banque Merrill Lynch, a été débarqué pour cause de mauvais résultats en empochant un parachute doré de 160 millions de dollars. Soit quatorze fois plus que Noël Forgeard (EADS). Warren Buffet, pour sa part, a fait fortune en investissant dans différentes sociétés (Coca-Cola, General Re et récemment PetroChina en Chine...). A 76 ans, il s'est engagé à reverser l'essentiel de sa fortune à la fondation humanitaire de Bill et Melinda Gates.

Posté par Kozett à 00:02 - Fiscalité - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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