lundi 12 novembre 2007
Marginaux et système de soins ne font pas bon ménage
[ 12/11/07 ] ALAIN PEREZ – Les Echos
Un nombre croissant de personnes en France sont en situation précaire, échappent au système de santé et cumulent les risques.
C'est un véritable tsunami qui nous attend entre 2010 et 2020. » Pascal Melin, médecin au centre hospitalier de Saint-Dizier, est confronté à une dure réalité. Selon cet expert, vice-président de l'association SOS Hépatites, près de 80 % des nouvelles contaminations par le virus de l'hépatite C (VHC) touchent désormais des usagers de drogues. Les méthodes de prévention et de prise en charge traditionnelles ne fonctionnent pas avec ces personnes isolées, vivant dans des conditions précaires ou psychologiquement fragiles. « Il faut inventer de nouvelles formes de prise en charge adaptées à ces patients », indique Pascal Melin.
Selon lui, le traitement socio-médical de ces exclus réclame deux approches nouvelles : une gestion multidisciplinaire et des structures de traitement construites sur mesure. « Quand les centres de soins sont bien adaptés à ces populations, on obtient un taux de guérison de 70 %, comme pour le reste de la population. » Quelques centres de ce type existent désormais dans l'Hexagone. Ils ont été présentés récemment aux rencontres de Biarritz consacrées à un trio infernal qui fait des ravages chez les laissés-pour-compte de la santé : toxicomanie, hépatites, sida.
Taux de réussite
A Bordeaux, c'est un psychiatre, le docteur Jean-Michel Delile, qui dirige CEID, dont un nouvel établissement sera opérationnel à la fin de l'année. Il dispose d'une équipe soignante de 18 spécialistes venus d'horizons divers. Cette unité pilote a été conçue pour soigner des personnes à « haut risque de contamination », peu ou pas dépistées, ni réellement suivies par un médecin. « Notre public est constitué d'usagers de drogues, peu demandeurs, souvent jeunes et très marginalisés. Ils combinent des problématiques généralement lourdes aux plans social et psychiatrique », ajoute Jean-Michel Delile. Ce centre est destiné à recevoir une « population en errance » composée essentiellement d'hommes (72 %), de sans-domicile fixe (29 %) et marquée par des antécédents d'incarcération (35 %). Dans un récent avis, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) constate cette réalité de la société française : « Les plus démunis cumulent les inconvénients d'une exposition maximale aux risques et d'un accès réduit aux soins. »
Une très grande majorité des malades traités au CEID connaissent de lourds problèmes d'addiction. Près de 70 % d'entre eux sont héroïnomanes, 90 % sont des adeptes de la cocaïne, 94 % sont des usagers du cannabis et 44 % ont un problème grave avec l'alcool. Leur prise en charge réclame des personnels particulièrement dévoués, et la collaboration de disciplines peu habituées à se côtoyer dans le monde hospitalier classique : hépatologues, addictologues, psychiatres. Quand ils sont bien encadrés, les toxicomanes observent les prescriptions comme les autres ». Cela détruit une idée reçue , assure le médecin bordelais.
Le problème des prisons
Certains pays comme le Canada, l'Espagne ou la Suisse sont allés encore plus loin dans la relation avec ces patients hors normes. A Genève, une salle de consommation de drogue par voie intraveineuse est ouverte depuis la fin 2001. Ce site (appelé Quai 9) offre un « accueil respectueux » aux toxicomanes. Il propose l'échange de matériel et un espace sécurisé pour les injections. En contrepartie, les visiteurs se voient proposer des conseils ou un suivi médicalisé.
Le monde carcéral est un autre milieu où l'infection par le VHC est dix fois plus élevée que dans le reste de la population (près de 7 % contre, 0,84 %). « Actuellement, seulement 14 % des détenus sont traités », regrette le docteur Laurent Michel, de l'hôpital de Limeil-Brévannes, près de Paris, spécialisé dans le traitement des populations détenues.
L'enquête menée par l'ANRS (Agence nationale de recherche contre le sida et les hépatites) et l'InVS (Institut national de veille sanitaire) auprès des usagers de drogues confirme l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir. Près de 65 % de toxicomanes sont sans emploi, 55 % n'ont pas de logement stable et 61 % ont eu au moins un antécédent carcéral dans leur vie. « C'est une population fortement marquée par la précarité sociale», indique l'enquête Coquelicot, réalisée en 2004. Dans certaines villes françaises, la situation est catastrophique. A Marseille, plus de 30 % des toxicomanes sont porteurs du VIH, et plus de 65 % sont infectés par le VHC.
Pancho : en plan ...

La 11e semaine pour l'emploi des personnes handicapées démarre ce lundi.
Stéphanie PLATAT
La loi de 2005 sur le handicap a augmenté les amendes des entreprises qui ne respectent pas le quota de 6% de personnes handicapées parmi leurs salariés. Certaines perdent ainsi beaucoup d'argent qu'elles reversent à l'Agefiph (Association qui se charge de récolter les contributions financières des entreprises qui sont hors la loi 2005).
Pierre Blanc, directeur général de l'Agefiph fait le point sur l'emploi handicapé en France, et sur le parcours professionnel de la personne handicapée.
Avant la loi sur le handicap de 2005, la moyenne nationale atteignait 4,2%. la réforme a introduit des modifications dans le mode de calcul. Dans l'ancien système, une personne avec un handicap lourd pouvait compter pour plusieurs unités, on ne calculait pas en taux d'emploi réel mais en unités. L'harmonisation du système a fait que mécaniquement, le pourcentage a chuté, nous en sommes aujourd'hui à 2,8%.
Y a-t-il encore des entreprises qui ne font rien pour l'emploi handicapé?
Sur 100 000 entreprises concernées par la loi, nous en avons compté 23 000 qui ne font rien du tout. Ce sont, pour 95% d'entre elles, des entreprises de 20 à 100 salariés, des PME dans lesquelles les dirigeants doivent souvent assumer toutes les fonctions. Elles n'ont pas de direction des ressources humaines par exemple qui pourrait les aider, ou du moins les aiguiller. Pour eux, cela représente souvent une prise de tête, ce n'est jamais une priorité. Or la loi a prévu de les surpénaliser si d'ici trois ans si elles ne font toujours rien.
Comment ?
Les entreprises qui ne remplissent pas le quota des 6% sont redevables à l'Agefiph, elles doivent verser au minimum de 400 fois le Smic horaire par salarié manquant. Si au bout de trois ans, rien n'est fait, la pénalité passe à 1500 fois le smic horaire. C'est une charge économique énorme qui équivaut carrément à un smic. C'est extrêmement pénalisant. Voire, pour certaines, cela peut être une petite catastrophe économique.
L'amende aujourd'hui semble encore le seul moyen pour inciter les entreprises à embaucher des handicapés...
C'est pourquoi, à l'Agefiph, nous allons mettre en place un système d'aide et d'accompagnement de ces entreprises et les accompagner dans l'élaboration de cette solution spécifique. D'ici juin 2009, nous avons pour objectif d'analyser le cas des 23 000 entreprises qui ne font rien. L'objectif est de démystifier l'emploi handicapé. Le législateur nous a confié des ressources, à nous de les utiliser intelligemment.
Comment un handicapé évolue-t-il dans son travail?
Nous nous occupons de l'insertion dans l'emploi et du maintien dans l'emploi, mais entre ces deux pôles rien n'existait encore. A partir de 2008, nous allons mettre en place un service d'accompagnement de la vie au travail. Nous avons décidé d'analyser sur cinq ans la situation du travail des personnes handicapées, pour voir comment elles évoluent par rapport à leur embauche. La gestion de la carrière n'est pas souvent prise en compte. Or, la personne handicapée a un égal besoin de formation et un besoin d'adaptation.
L'intérim est-il un bon outil pour faire repartir ces handicapés vers le travail?
C'est un excellent moyen pour reconstruire des parcours professionnels stables et fiables en cohérence avec le besoin de main d'oeuvre. 112 000 personnes handicapées ont signé un contrat de travail en 2006, 15 000 étaient en intérim, et 40% d'entre elles ont transformé ce contrat en CDI. C'est 10 points de plus que l'intérim tout venant.
Quels seront les moments forts de cette semaine pour l'emploi handicapé?
Il faut multiplier les occasions de rencontres entre les entreprises et les handicapés en recherche d'emploi. Nous continuons donc l'opération "un jour un métier". Un handicapé se rend dans une entreprise pour découvrir un métier qui l'intéresse. Il y avait 100 entreprises participantes l'année dernière, elles sont 600 cette année pour 1600 volontaires. Il s'agit de mettre en vis à vis des personnes, de changer le regard sur le handicap, qui n'est pas aussi lourd qu'on le pense et de montrer aussi que la personne handicapée a des compétences et des talents.Où en est-on aujourd'hui du quota de 6% de salariés handicapés dans les entreprises françaises?
LIBERATION lundi 12 novembre 2007Les Groupes d’Entraide Psychologique : Un lieu d’accueil où se poser
Du magazine Soleil levant Oct 07
Deux psychologues-psychanalystes, Chantal et Jean-Marc Henriot les ont mis sur pied il y a plus de dix ans....
Ils avaient auparavant formé et supervisé des bénévoles d’associations dans l’accompagnement aux mourants ou pour les couples en difficulté. Ayant constaté que ces bénévoles accomplissaient un travail non seulement utile mais efficace, ils eurent l’idée d’étendre leur expérience à un niveau plus général, dans la société ordinaire.
La société actuelle laisse peu de place à l’écoute ou à la parole authentique. Nous sommes bien occupés par une vie agitée pour la plupart....Les médias, notamment la télévision, occupent pour beaucoup une part importante du temps libre. Internet est venu ajouter une dimension, bien souvent illusoire, à la véritable communication et au contact réel. Et lorsque la vie dérape et que les souffrances sont aiguës, on a recours aux tranquillisants ou à la médecine, qui ne traitent pas les maux de la psyché.
Les GEP :Groupe d’Entraide Psychologique furent créés en 1991, à Roanne -42-. Ils s’étendirent à d’autres villes de France dès 1995.
Les personnes suivent une formation, pour entrer dans un réseau d’écoute, elles se reçoivent mutuellement pour des entretiens d’entraide. On ne peut être seulement écouté ou écoutant, on est nécessairement les deux. Chacun apprend à ne pas intervenir ou interpréter à mauvais escient, il ne s’agit pas de devenir le sauveteur de l’autre, mais d’être présent et de l’accompagner de manière à ce qu’il mobilise ses propres capacités internes, et trouve un éclairage ou une solution aux problèmes qui le rongent.
Cette forme d’écoute a été mise sur pied pour que chacun s’autonomise et découvre ses capacités d’autogestion interne. L’écoutant joue le rôle de catalyseur des énergies internes de l’autre, et pour éviter la dépendance vis à vis d’une personne on ne peut faire ses entretiens avec la même personne chaque mois, puisqu’il est prévu un entretien par mois au minimum, mais on change d’écoutant. Cela évite les transferts massifs en positif ou en négatif. Comme chaque participant de ces groupes a appris à écouter avec la même méthode, on change sans difficulté d’écoutant....
Ce n’est pas une thérapie, même si certains témoignent d’effets thérapeutiques, lesquels sont issus de leur propre cheminement. Dans le cadre des GEP, le groupe et l’écoutant constituent une sorte d’accueil inconditionnel qui a un rapport avec l’aspect maternel primaire. Il arrive, assez fréquemment, que des participants mènent de front une thérapie individuelle et la formation à l’écoute des GEP. Le but des GEP est bien de proposer un lieu d’accueil à la souffrance quotidienne. Dans notre société on ne trouve pas grand-chose de très structuré pour cela. La souffrance est en général somatisée...Les Groupes d’Entraide Psychologique peuvent éviter les somatisations.
Les GEP offrent un espace sociétal pour recréer des liens soutenants qui existaient auparavant et qui se sont considérablement distendus.
Sur quoi s’appuie la formation ?
Pour une part importante sur la référence Rogérienne avec l’écoute non-directive. La formation comprend des séances techniques, pour apprendre vraiment la technique de ce type d’entretiens, et des journées au cours desquels sont proposés des exercices de type Gestalt ou analyse transactionnelle.
A qui s’adresse cette formation ?
A toutes les couches de la population désireuses d’avoir un lieu de parole ou d’offrir ses services pour recevoir la parole de l’autre.
Pour en savoir plus : Fédération des GEP, chez Annik Veillard 7 rue Jean-Baptiste Say, 69001 Lyon Tél : 04 78 30 51 31
E-mail : fedegep@gep.asso.fr ou a.veillard@wanadoo.fr - www.gep.asso.fr
Justice toujours sous pression - Un député UMP reproche à Dati de "guillotiner la justice de proximité"
NOUVELOBS. | 11.11.2007
Yannick Favennec critique les méthodes employées par la Garde des Sceaux. "Faut-il passer en force ? Mépriser les élus de terrain, les acteurs locaux et les professionnels concernés ?", s'interroge-t-il.
Le député UMP Yannick Favennec reproche dimanche 11 novembre à la Garde des Sceaux Rachida Dati de "guillotiner la justice de proximité", dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.
"La rupture, quelle idée séduisante! J'ai cru en cette volonté de Nicolas Sarkozy de rompre avec des méthodes passéistes", ironise le député à propos de la carte judiciaire. "Mais aujourd'hui, alors que la garde des Sceaux guillotine arbitrairement notre justice de proximité, je suis cruellement déçu et je me sens trahi" lance-t-il.
Manque de concertation Le député de la troisième circonscription de la Mayenne considère que la refonte de la carte judiciaire, qui est la même depuis 1958, est "indispensable pour que les Français aient accès à une justice plus moderne et plus efficace". Cependant Yannick Favennec critique les méthodes employées par le gouvernement qui, selon lui, ne concerte pas assez les magistrats. "Mais faut-il pour cela passer en force? Mépriser les élus de terrain, les acteurs locaux et les professionnels concernés?", s'interroge-t-il.
Deux tribunaux d'instance supprimés en Mayenne La semaine dernière, Yannick Favennec a annoncé avec Marc Bernier, également député de Mayenne, qu'il voterait contre le budget de la justice qui sera soumis le 15 novembre aux députés. Dans son département, les tribunaux d'instance de Mayenne et Château-Gontier devraient être supprimés. Une quinzaine de tribunaux de grande instance (TGI) et environ 140 tribunaux d'instance ont déjà été rayés de la nouvelle carte judiciaire. Des suppressions qui sont annoncées au fur et à mesure des déplacements de Rachida Dati, généralement accueillie par des manifestations.
Une cinquantaine de parlementaires PS lancent un appel contre les divisions
PARIS (AFP) - 11/11/2007 20h14
Une cinquantaine de parlementaires socialistes ont cosigné un appel contre les divisions de leur parti et pour que celui-ci assume son "devoir d'opposition".
"Dans tout le pays", écrivent le signataires, "on proteste, on manifeste y compris dans l'actuelle majorité ! Et c'est précisément à ce moment-là que l'on tente de faire revivre la division des socialistes et de la gauche à propos du débat européen".
"Nous nous respectons", poursuivent-ils: "nous refusons la stigmatisation ou la revanche. Nous voulons tourner la page, nous voulons l'union. Nous lançons un appel: assez de divisions ! Retrouvons notre devoir d'opposition et de reconstruction !".
Ils affirment que "le pays constate, amer, tous les mensonges du pouvoir". "Partout, la contestation s'installe", énumèrent-ils: "parmi les salariés et les retraités en difficulté avec leur pouvoir d'achat, dans les professions libérales avec la nouvelle carte judiciaire, chez les jeunes avec les étudiants, les pêcheurs, les agriculteurs, les fonctionnaires, mais aussi dans la culture sans oublier le tollé éthique à propos du recours à l'ADN pour maîtrise de l'immigration".
Parmi les signataires figurent notamment les députés Claude Bartolone, Philippe Martin, Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Christian Paul, Jean-Marie Le Guen et Sandrine Mazetier, la sénatrice Catherine Tasca et le député européen Benoît Hamon.
OGM: José Bové devant le juge d'application des peines lundi à Millau
TOULOUSE (AFP) - 11/11/2007 21h39
Le leader altermondialiste José Bové est convoqué lundi à Millau (Aveyron) devant le juge d'application des peines dans le cadre de sa condamnation à quatre mois de prison pour un arrachage de maïs transgénique."Un pique-nique de soutien", organisé par la Confédération paysanne et les Faucheurs volontaires de l'Aveyron, précédera cette rencontre devant le tribunal.
L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne a déjà fait savoir fin octobre qu'il refusait des aménagements de peine comme le bracelet électronique, estimant qu'ils n'étaient "pas conformes à la réalité d'un engagement politique".
"Concernant ma convocation lundi, j'ai déjà posé les conditions qui me paraissent acceptables: c'est-à-dire que je refuse tout ce qui me priverait de ma liberté", a indiqué vendredi à l'AFP le leader altermondialiste, qui habite sur le plateau du Larzac près de Millau. José Bové a également dénoncé "le paradoxe" entre sa situation et l'annonce par le président Sarkozy lors du Grenelle de l'environnement de la suspension de la culture commerciale des OGM.
En novembre 2005, la cour d'appel de Toulouse avait condamné José Bové à quatre mois de prison pour un arrachage de plants de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) un an plus tôt, une peine confirmée en février par la Cour de cassation.
Manifestation à Paris en solidarité avec les mal-logés
PARIS (AFP) - 11/11/2007 16h16
Le chiffre de 800 n'avait pas été confirmé à 16H30 par la Préfecture de police. Le cortège, parti vers 14H30 de la rue de la Banque (IIe arrondissement) où un campement de mal logés est installé depuis près de six semaines, a constaté une journaliste de l'AFP. Il devait revenir à son point de départ après être passé notamment par le passage Brady (Xe) où un incendie survenu dans la nuit de mercredi à jeudi dans un petit immeuble a fait trois morts.
"Un toit c'est la loi!", "ça suffit Madame Boutin", scandaient les manifestants en interpellant la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin. "On demande des logements dignes au gouvernement, on travaille, on paie des impôts, on mérite mieux que des petits appartements", a expliqué à l'AFP Diaby, une Malienne de 22 ans qui vit à Paris avec ses deux enfants dans un appartement de 10 m2.
Derrière les drapeaux colorés de Droit au Logement (Dal), la FSU, la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), la Ligue des droits de l'homme (LDH) ou encore d'Alternative libertaire, une grande banderole dénonçait le travail de la justice après une série de trois incendies meurtriers dans des hôtels parisiens insalubres en 2005. "52 morts dont 33 enfants, que fait la justice?", pouvait-on lire. Silla, 22 ans, campe avec les autres mal logés de la rue de la Banque depuis un mois : "On est prêts à rester le temps qu'il faut pour nous faire entendre du gouvernement" mais "ce n'est pas facile d'être dehors avec les enfants", a-t-elle ajouté.
Peu avant la manifestation, les comédiennes Carole Bouquet et Josiane Balasko ont stigmatisé le désintérêt de la majorité de la classe politique pour ces questions, lors d'une conférence de presse dans un café du quartier de la Bourse. "Je me demande ce que foutent les mecs du Parti socialiste (PS), où est l'opposition?", a interrogé Josiane Balasko.
Carole Bouquet a de son côté interpellé Nicolas Sarkozy. "Je demande au président de la République pourquoi il y a une telle différence de traitement dans un pays qui se dit de l'égalité entre les citoyens, quelles que soient leurs couleurs et leurs origines", a déclaré l'actrice. "Nous sommes dans une République où il y a deux poids deux mesures", a-t-elle ajouté. S'exprimant aux côtés de Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Dal, du médecin urgentiste Patrick Pelloux et de Mgr Jacques Gaillot, la comédienne a tenu à préciser qu'elle parlait en son nom propre.
A Lille, une quinzaine de militants de Dal ont manifesté dimanche devant la préfecture du Nord en soutien aux "sans-logés et mal-logés" et pour demander "une politique immédiate du logement".
Entre 800 personnes selon une source policière et 2.500 selon les organisateurs ont manifesté dimanche à Paris leur solidarité avec les mal logés aux cris de "Un toit c'est la loi!", à l'appel du collectif d'associations "ministère de la crise du logement".MALADIE DE LA LANGUE BLEUE. --Sa présence en Guipuzcoa déclenche un plan de protection dans le département
Sud-Ouest Béarn 7 Novembre 2007
La fièvre menace. Son nom : fièvre catarrhale. Son surnom : maladie de la langue bleue. D'origine virale, transmise par des moucherons, elle affecte les bovins, ovins et caprins. Mais pas l'homme. Aucune inquiétude sanitaire à avoir, ni pour la population, ni pour les consommateurs, les produits animaux, viande et lait, ne présentant aucun risque. Pour les ruminants en revanche, elle peut être mortelle. Depuis quelques jours, des foyers ont été détectés en Pays basque espagnol, dans les communes d'Oiartzun et Renteria. A une quinzaine de kilomètres à peine de la frontière. Hier, 56 ovins contaminés avaient été comptabilisés, dont 33 étaient déjà morts.
Jusqu'à présent le nord de l'Espagne avait été épargné par une épidémie qui sévit dans le pays depuis plusieurs années. Jamais elle ne s'était donc approchée aussi près du sud de la France. La proximité des foyers (sept ovins, deux bovins) a contraint le ministère de l'Agriculture et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques à prendre plusieurs arrêtés afin de maîtriser la diffusion de la maladie. Une zone de protection d'un rayon de 70 kilomètres autour des foyers découverts a été délimitée. À l'intérieur de ce périmètre comprenant l'ensemble du Pays basque et quelques cantons béarnais limitrophes, les mouvements des ruminants sont libres. En revanche, leur sortie sera désormais contrôlée. Pour obtenir leur laisser-passer, les animaux auront dû être désinsectisés plusieurs jours à l'avance. Des analyses sérologiques seront également nécessaires. Dans un autre périmètre beaucoup plus restreint (lire ci-contre), toutes les bêtes, sans exception, devront être traitées.
Un coup dur. Ces mesures contraignantes concernent près de 4 500 élevages dans le département. Soit les trois-quarts du cheptel ovin et la moitié des ovins. Un coup dur pour les éleveurs qui en subiront les conséquences économiques, les frais d'analyses et de désinsectisation étant à leur charge. Le marché pourrait aussi en souffrir, avec des prix tirés vers le bas.
Les mesures prises hier devraient s'appliquer pendant plusieurs mois. Et la situation peut empirer d'un jour à l'autre. Le risque de propagation du virus dans les Pyrénées-Atlantiques est très sérieux. « Un risque certain », souligne Véronique Bellemain, directrice départementale des services vétérinaires. La question est désormais de savoir quand la maladie de la langue bleue frappera.
Interdit. Le périmètre dit « interdit » (20 km autour des foyers) dans lequel les ruminants devront systématiquement faire l'objet de mesures de désinsectisation comprend les cantons d'Espelette, Saint-Jean-de-luz, Ustaritz, Hendaye.
Protégé. Le périmètre de protection (70 km autour des foyers) dans lequel s'appliquent les mesures de restriction aux mouvements des ruminants en dehors de la zone réglementée concerne les cantons d'Anglet, Aramits, Bayonne-Nord, Bayonne, Biarritz, Bidache, Hasparren, Iholdy, La Bastide-Clairence, Lagor, Mauléon, Navarrenx, Oloron-Ouest, Orthez, Saint-Etienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais, Salies-de-Béarn, Sauveterre-de-Béarn, Tardets, Saint-Pierre -d'Irube
Un parti d'opposition russe accuse le Kremlin d'une cyber-attaque
MOSCOU (AFP) - 09/11/2007
Un parti d'opposition russe a accusé vendredi le Kremlin d'avoir organisé une cyber-attaque massive qui a bloqué son site Internet à trois semaines des élections législatives du 2 décembre.
"Le site officiel de l'Union des forces de droite (SPS) a été victime d'une attaque massive de hackers et ne marche plus" a déclaré le chef du parti Nikita Belykh dans un communiqué publié sur son site personnel.
"Le caractère et l'ampleur de l'attaque signifient que cela fait partie d'une opération contre la SPS orchestrée par l'administration présidentielle", a-t-il accusé. Le serveur "a été attaqué depuis 400 localités dans le monde avec une intensité de 5.000 à 6.000 connexions par seconde", a-t-il ajouté.
Le site www.sps.ru doit de nouveau être actif samedi, a-t-il dit.
La SPS avait déjà dénoncé la semaine dernière les pressions de la part du Kremlin contre ses candidats et une campagne visant à les discréditer à l'approche des législatives de 2 décembre.

