lundi 12 novembre 2007
MALADIE DE LA LANGUE BLEUE. --Sa présence en Guipuzcoa déclenche un plan de protection dans le département
Sud-Ouest Béarn 7 Novembre 2007
La fièvre menace. Son nom : fièvre catarrhale. Son surnom : maladie de la langue bleue. D'origine virale, transmise par des moucherons, elle affecte les bovins, ovins et caprins. Mais pas l'homme. Aucune inquiétude sanitaire à avoir, ni pour la population, ni pour les consommateurs, les produits animaux, viande et lait, ne présentant aucun risque. Pour les ruminants en revanche, elle peut être mortelle. Depuis quelques jours, des foyers ont été détectés en Pays basque espagnol, dans les communes d'Oiartzun et Renteria. A une quinzaine de kilomètres à peine de la frontière. Hier, 56 ovins contaminés avaient été comptabilisés, dont 33 étaient déjà morts.
Jusqu'à présent le nord de l'Espagne avait été épargné par une épidémie qui sévit dans le pays depuis plusieurs années. Jamais elle ne s'était donc approchée aussi près du sud de la France. La proximité des foyers (sept ovins, deux bovins) a contraint le ministère de l'Agriculture et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques à prendre plusieurs arrêtés afin de maîtriser la diffusion de la maladie. Une zone de protection d'un rayon de 70 kilomètres autour des foyers découverts a été délimitée. À l'intérieur de ce périmètre comprenant l'ensemble du Pays basque et quelques cantons béarnais limitrophes, les mouvements des ruminants sont libres. En revanche, leur sortie sera désormais contrôlée. Pour obtenir leur laisser-passer, les animaux auront dû être désinsectisés plusieurs jours à l'avance. Des analyses sérologiques seront également nécessaires. Dans un autre périmètre beaucoup plus restreint (lire ci-contre), toutes les bêtes, sans exception, devront être traitées.
Un coup dur. Ces mesures contraignantes concernent près de 4 500 élevages dans le département. Soit les trois-quarts du cheptel ovin et la moitié des ovins. Un coup dur pour les éleveurs qui en subiront les conséquences économiques, les frais d'analyses et de désinsectisation étant à leur charge. Le marché pourrait aussi en souffrir, avec des prix tirés vers le bas.
Les mesures prises hier devraient s'appliquer pendant plusieurs mois. Et la situation peut empirer d'un jour à l'autre. Le risque de propagation du virus dans les Pyrénées-Atlantiques est très sérieux. « Un risque certain », souligne Véronique Bellemain, directrice départementale des services vétérinaires. La question est désormais de savoir quand la maladie de la langue bleue frappera.
Interdit. Le périmètre dit « interdit » (20 km autour des foyers) dans lequel les ruminants devront systématiquement faire l'objet de mesures de désinsectisation comprend les cantons d'Espelette, Saint-Jean-de-luz, Ustaritz, Hendaye.
Protégé. Le périmètre de protection (70 km autour des foyers) dans lequel s'appliquent les mesures de restriction aux mouvements des ruminants en dehors de la zone réglementée concerne les cantons d'Anglet, Aramits, Bayonne-Nord, Bayonne, Biarritz, Bidache, Hasparren, Iholdy, La Bastide-Clairence, Lagor, Mauléon, Navarrenx, Oloron-Ouest, Orthez, Saint-Etienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais, Salies-de-Béarn, Sauveterre-de-Béarn, Tardets, Saint-Pierre -d'Irube
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=295434&pid=6846757
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
