samedi 10 novembre 2007
Un pédégé bien recompensé
LORSQUE Serge Tchuruk fut nommé pédégé d'Alcatel, alors l'un des fleurons de l'industrie française, il rêvait à haute voix d'une entreprise sans usine. Douze ans après, Alcatel est devenue une entreprise sans profit. Et presque sans salariés, car la fusion avec l'américain Lucent, décidée il y a un an, a déjà eu un premier résultat : 16 500 nouvelles suppressions d'emplois sont programmées pour les dix-huit prochains mois. Quant aux actionnaires d'Alcatel, il leur reste leurs yeux pour pleurer: l'action, qui valait 92 euros en 2000, cote aujourd'hui un pitoyable 6,20 euros.
Une telle réussite mérite des revenus à sa hauteur. Lors du dernier èxercice, Serge Tchuruk, pour avoir laissé son poste de pédégé du nouveau Alcatel-Lucent à l'Américaine Patricia Rousso, a reçu un premier chèque de 5,7 millions d'euros.
Et, selon les calculs du mensuel « Capital ", un deuxième chèque de 2,75 millions d'euros au titre de présIdent du conseIl d'administration. En outre, quand Tchuruk, foit de ses succès, quittera la boîte, il est d'ores et déjà assuré de toucher une retraite de 1,1 million d'euros, rente entièrement financée par Alcatel.
La dégringolade de l'action Alcatel-Lucent a quand même eu un effet néfaste sur ses revenus: il ne peut plus aujourd'hui lever les nombreux plans de stock-options dont il a bénéficié depuis des années car leur prix d'émission est inférieur à la valeur de l'action. Mais c'est pas pour autant qu'il faut faire une quête pour Tchuruk
© << Le Canard enchaîné» - mercredi 7 novembre 2007
Sarko s'abaisse à s'augmenter
SIX mois après son entrée à l'Elysée, Sarko a multiplié par 2,7 son salaire: 19 331 euros brut mensuels contre 7 084. Une belle augmentation. A l'heure où les Français réclament plus de pouvoir d'achat, le Président montre l'exemple, certain que l'opinion va l'applaudir. « Je ne vois pas pourquoi, a-t-il dit en petit comité, je gagnerais moins qu'un secrétaire d'Etat ou que le Premier ministre. Et quand je vois les salaires des patrons du CAC 40, je suis certain que les Français ne me tiendront pas grief de cela, parce que ce ne sont pas les journalistes qui font l'opinion. »
Les députés UMP sont moins sereins que le Président, même s'ils ont compris que Sarko doit faire face à une nouvelle charge:
la pension alimentaire versée à Cécilia et petit Louis.
Pour désamorcer la contestation, l'Elysée, en la personne de Claude Guéant, a pris soin d'expliquer que Sarko ne fait qu'aligner son traitement sur celui de ses homologues étrangers.
Privé ou public?
Problème, il n'est pas soumis aux mêmes charges que ses voisins. La chancelière allemande, par exemple, paie un loyer pour son logement de fonction à Berlin, Sarko lui, est logé gracieusement. Son augmentation va t-elle l'amener à acquitter des frais personnels pour lesquels ses prédécesseurs n'avaient rien à débourser?
Désormais, affirme un conseiller du chef de l'Etat, « l'Elysée ne prend plus en charge les frais d'ordre privé ".
Mais qu'est-ce qui relève du privé et du public quand on est président? Exemple. Sarko part en vacances avec sa famille aux Etats-Unis. Il paie les billets d'avion, mais un Falcon 900 de la présidence est du voyage pour lui permettre de regagner le territoire français à tout moment.
Plus complexe encore, Cardiff.
Sarko prend un des deux Airbus A319 de la République pour assister le 6 octobre au quart de finale de la Coupe du monde de Rugby entre la France et la Nouvelle-Zélande. Voyage privé ou public? «Public, répond l'Elysée, le Président représentait la France au match. " Privé, dit un responsable de l'ambassade d'Allemagne à Paris, pour qui une telle échappée sportive à l'étranger sur fonds publics n'est guère concevable dans son pays. D'autant que Sarko trimballait une palanquée d'invités qui n'avait pas grand-chose à voir avec l'événement. Pour célébrer la victoire d'un soir, tout ce petit monde a fini à La Boule rouge, un célèbre restaurant de couscous du IX° arrondissement de Paris. Qui a payé? Interrogé par « Le Canard ,1e 1° novembre, l'Elysée assure que le restaurateur a offert le gite et le couvert à la quarantaine de prestigieux invités.
Mais le lendemain au téléphone, Raymond Haddad, le patron de La Boule rouge, dément cette version au « Cànard ». C'est un conseiller de l'Elysée, explique-t-il, qui a réglé la douloureuse. il se rétracte cinq jours plus tard.
Manque de pot, à œtte date, l'Elysée jure que la facture a été effectivement acquittée par le Château. Sans vouloir en préciser le montant. Couscous confidentiel, donc. L'imbroglio démontre qu'il va être bien difficile aux magistrats de la Cour -des comptes d'assumer leur nouvelle mission:
assurer une « transparence» totale quand aux dépenses du Président. Bon courage à eux !
© << Le Canard enchaîné» - mercredi 7 novembre 2007
De quoi être dé-lorienté !
DE qui ces paroles très indulgentes à r égard des marins pêcheurs bretons?« Chez les marins on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on a recours à la violence, ce n'est jamais pour se distraire, ce n'est jamais pour nuire à autrui, c'est parce qu'on est désespéré, c'est parce qu'on n'a plus de recours et qu'on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale. »
Quel politicien particulièrement irresponsable a osé insinuer que la violence a parfois du bon?
Nicolas Sarkozy lui-même, le 4 avril dernier, lors d'un meeting à Lorient. Bien sûr, de la part du candidat UMP en pleine campagne électorale, il ne pouvait s'agir d'un encouragément à la castagne et aux actions illégales.
Il était seulement question de peche... aux VOlX .
© << Le Canard enchaîné» - mercredi 7 novembre 2007
Distributeur et à travers
INTÉRESSANT aveu «( Libération », 1/11), fait aux enquêteurs du fisc par le prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnacà la tête de l'UIMM, Daniel Dewavrin, lequel explique qu'illui« est arrivé de récupérer (dans les fonds secrets du syndicat patronal) 3 000 euros en liquide avant de partir en vacances: "Ça m'évitait de passer à la banque." »
Sans compter qu'en puisant dans son propre compte ce déshérité s'exposait à une fin d'été difficile, au camping.
© << Le Canard enchaîné» - mercredi 7 novembre 2007
Le patronat veut inscrire la "rupture à l'amiable" dans le droit du travail
LE MONDE | 09.11.07 | Rémi Barroux
Pour la première fois depuis le début de la négociation sur la "modernisation du marché du travail" lancée en septembre entre les partenaires sociaux, les syndicats avaient, pour la séance du vendredi 9 novembre, un texte étoffé de douze pages, censé préfigurer un éventuel accord final à trouver avant la fin de l'année.
Les conditions du "deal" entre la sécurité pour le salarié et la flexibilité pour l'employeur se précisent. Les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) demandent la création d'un contrat à durée indéterminée (CDI) "pour la réalisation d'un objet précis". Celui-ci, plus souple puisque sa durée serait liée à la réalisation d'un travail et non à une période de temps, viendrait en sus du CDI qui, rassure le Medef, resterait "la forme normale et générale du contrat de travail". Sont aussi maintenus le contrat à durée déterminée et le contrat de travail temporaire.
Pour le CDI, la période d'essai serait portée à trois mois "renouvelable une fois" pour les ouvriers, employés et techniciens, et à six mois "renouvelable une fois" pour les cadres. Toujours côté souplesse pour les entreprises, le Medef propose une "rupture à l'amiable" qui permettrait d'éviter, de la part du salarié, des recours juridiques que les sociétés jugent longs, aléatoires en terme de décision judiciaire et coûteux. Est inscrite aussi dans le projet d'accord la rupture du contrat de travail "due à la survenance d'une inaptitude d'origine non professionnelle" qui ne pourrait pas être considérée comme un licenciement.
Côté sécurisation du parcours professionnel pour le salarié, le texte propose des mesures sur l'indemnisation des jeunes demandeurs d'emploi (notamment ceux qui n'ont pas cotisé assez pour y avoir droit), le maintien des droits à la formation pour les licenciés, la portabilité de certains droits, mais sans transférabilité d'une entreprise à une autre comme le demandent les syndicats.
Il mentionne encore le suivi des demandeurs d'emploi ainsi que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) sans être néanmoins très précis sur ces sujets.
Dans son mensuel Actualité, l'UIMM, principale fédération du Medef, précise que le risque existe "de vouloir rallier un maximum de syndicats, au prix d'un accord vidé de son contenu, s'en tenant à des déclarations de principe sans portée réelle".
Mis en cause, le Medef de Laurence Parisot nie avoir détourné les fonds de la médecine du travail
LE MONDE | 09.11.07 | Claire Guélaud
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a contesté, jeudi 8 novembre, sur LCI, les résultats d'une enquête du site Internet d'information Rue89 et de France Inter assurant que la médecine du travail finance les comités locaux du patronat.
Publiée mercredi, l'enquête de Rue 89 et de France Inter, étayée par les témoignages de plusieurs médecins du travail, fait état du financement en sous-mains de biens immobiliers du Medef dans les Hauts-de-Seine, et de la prise en charge de frais de secrétariat et de dépenses salariales dans le Var. Ce "vaste système déployé depuis des années dans toute la France" aurait permis de financer "emplois fictifs, voyages somptueux, notes de frais et services de complaisance", ajoute-t-elle.
Surgissant en pleine affaire UIMM, ces révélations ont relancé le débat sur le financement du patronat et son opacité. Mercredi, le Medef avait rappelé, que depuis le 13 septembre 2000, les services de santé au travail ont l'obligation d'avoir des comptes certifiés, et précisait avoir élaboré, en 2001, des recommandations de bonnes pratiques à destination de ses 155 Medef territoriaux.
Ces précisions n'épuisent pas les questions soulevées par Rue 89 et France Inter. Créée après-guerre et à la charge exclusive des employeurs, la médecine du travail, à visée préventive, concerne 15,3 millions de salariés. Composée de 943 services, elle emploie 15 598 personnes, dont 6 573 médecins. Elle est financée à hauteur d'un milliard d'euros.
Longtemps ces services ont été dirigés par le seul patronat. Aujourd'hui, 10 % ont un conseil d'administration paritaire. "Jusqu'à la réforme de 2005, il n'y avait aucun contrôle, assure Bernard Salengro, secrétaire national de la CFE-CGC, qui accuse les directions départementales du travail et de l'emploi de ne pas avoir exercé leur mission de contrôle. C'était très facile pour la médecine du travail de financer les Medef territoriaux. Et les appareils patronaux locaux ont mis la main dans la confiture." Selon lui, les dysfonctionnements persistent.
Sous couvert d'anonymat, d'ex responsables syndicaux nationaux, non affiliés à la CFE-CGC, nuancent sans l'infirmer ce diagnostic. "En général, dans un département, explique un ex-secrétaire d'union départementale, l'appareil patronal est logé dans une maison des entreprises. Son secrétaire général est aussi directeur de l'association de médecine du travail et d'un comité interprofessionnel du logement ou d'une SA-HLM, ce qui lui assure un salaire mensuel d'au moins 10 000 euros, à moindre frais pour le Medef." Lundi 5 novembre, le Medef a planché sur la réforme de ses statuts. Elle prévoit d'imposer aux Medef territoriaux des comptes certifiés.
Les impatiences coûteuses de M. Sarkozy plombent la dette de l'état
LE MONDE | 09.11.07 | Alain Trannoy
La récente visite du président Sarkorzy aux pêcheurs de Guilvinec pose à la fois des problèmes de méthode et des questions de fond. Arrivé avec un chèque de 10 millions d'euros, il est reparti en laissant sur la table une enveloppe trois fois plus importante, le tout en moins d'une heure.
Il venait annoncer l'exonération temporaire des charges patronales, les pêcheurs en ont profité pour lui demander aussi celle des charges salariales. Selon les propres dires du président du comité de crise, Philippe Le Moigne : "Nous n'en espérions pas tant, Sarkozy a repris mot pour mot nos revendications, comme s'il avait fait partie des grévistes." En se déplaçant, en venant demander la paix des braves, il s'est mis dans la position de tout accepter pour éviter le camouflet d'un échec dûment médiatisé.
Il faut se demander si l'impatience de Nicolas Sarkozy ne va pas finir par se révéler très coûteuse. Il est bien connu que, dans une négociation, celui qui est le plus pressé des deux se met objectivement dans une position de faiblesse.
Qu'a obtenu Nicolas Sarkozy de l'Allemagne en échange du traité simplifié ? On attendait au moins un petit quelque chose sur la gouvernance économique en Europe, il n'en a rien été. Les observateurs ont noté que dans la réorganisation d'EADS, les Allemands s'étaient taillé plutôt la part du lion et que, au départ de Louis Gallois, ils détiendraient la plupart des postes stratégiques. Les concessions faites à Kadhafi pour la libération des infirmières bulgares ont été pour le moins importantes.
A chaque fois, le désir ardent de Nicolas Sarkozy de remporter un succès rapide le met dans une situation de faiblesse. Il parade devant les plateaux de télévision cependant que l'autre partie se frotte les mains en silence. A force de jouer les pompiers à chaque début d'incendie social, le président de la République Sarkozy risque de se transformer en pyromane vis-à-vis des finances publiques. A n'en pas douter, dès demain, les chauffeurs routiers, les taxis, les agriculteurs, etc., vont s'engouffrer dans la brèche et demander à ce que Nicolas Sarkozy leur rende visite, ou alors leurs représentants syndicaux ne répondront plus de rien.
Mais au-delà d'une méthode de négociation qui présente des faiblesses évidentes, il faut se demander s'il est bien légitime que le contribuable français vienne acquitter le surcoût de facture de gazole des pêcheurs, ou d'autres catégories mentionnées ci-dessus. Il n'est plus à démontrer que l'augmentation du baril de brut ne relève pas d'une quelconque péripétie, mais d'une tendance de fond.
Le pétrole, et d'une manière générale les matières premières, deviennent plus rares. L'augmentation du prix transmet simplement cette information capitale. On devrait saluer les marchés, d'habitude si décriés, car ils jouent là pleinement leur rôle en poussant les entreprises et les ménages à économiser ce facteur rare. L'écologiste, pour une fois, ne peut s'élever contre le raisonnement économique, car réduire la consommation de carburant permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre des moteurs à combustion utilisés par les pêcheurs.
Les points de vue économique et écologique concordent donc pour trouver légitime une répercussion de cette hausse dans le prix du poisson et on ne voit pas d'ailleurs par quel phénomène il pourrait en être autrement, puisque cette augmentation du prix du gazole touche l'ensemble des marins pêcheurs du monde entier ! Subventionner les pêcheurs français, c'est même leur accorder un traitement de faveur par rapport à leurs collègues du tiers-monde dont les Etats n'ont pas les moyens de payer la facture de gazole !
Sans aide publique, le prix du poisson aurait augmenté avec pour conséquence une baisse du pouvoir d'achat. Avec l'aide publique, le pouvoir d'achat va également diminuer par suite de l'augmentation des impôts. Dans la première solution, seuls les consommateurs de poisson sont touchés alors que dans la seconde le pouvoir d'achat de tout le monde, y compris celui des végétaliens par exemple, est amputé.
Les cyniques répondront que la seconde solution présente un avantage politique, personne ne se rendra compte de la hausse des impôts parce qu'elle sera noyée dans la masse du budget général. Mais c'est avec des raisonnements de cette sorte que l'endettement de la France dépasse les 1 000 milliards d'euros et que le Parlement n'a pas voté un seul budget en équilibre depuis vingt-cinq ans !
Il faut remettre complètement à plat le régime des aides publiques que les lobbies obtiennent sous la menace crédible de bloquer le pays. Dans un pays où l'Etat a renoncé à user de son monopole de la force légale, il faut donner à celui-ci le moyen de refuser de céder à ce type de chantage en restreignant par la loi les conditions a priori de ce type d'aide. Le rétablissement durable des finances publiques est à ce prix.
Dans ce domaine, la rupture se fait manifestement attendre. L'évidence réside dans la continuité des politiques précédentes avec une simple accélération du tempo comme innovation.
Alain Trannoy est directeur d'études à l'EHESS, économiste.
L'État en économisant sur les contrats d'insertion, remet en cause toute la politique d’insertion
Ouest-France 09/11/07- Monique GIRARD.
Les contrats aidés sont revus à la baisse. Au point que leur renouvellement n'est plus automatique. Les Régions doivent faire avec l'enveloppe budgétaire.
Mauvaise surprise pour Sophie. Son Contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE), prévu pour deux ans, ne sera pas renouvelé. Le 4 décembre, cette jeune mère de famille devra pointer à l'ANPE. « Je l'ai appris par l'association pour laquelle je suis chargée de mission depuis un an. »
C'est en sollicitant la reconduction du contrat de Sophie auprès de l'ANPE que Maxime Apostolo, directeur de Pulsart, a été alerté. « Nous nous sommes engagés à pérenniser le poste, à l'issue des deux ans, et nous apprenons, à trois semaines du terme, que les renouvellements et les nouveaux contrats aidés sont suspendus, voire supprimés. »
« Ce n'est pas un guichet ouvert »
« Les structures associatives sont au pied du mur », s'insurge le directeur rennais. Plus grave, « des salariés se retrouvent au chômage, sans aucun préavis. C'est toute la politique d'insertion qui est remise en cause ».
Le but de ces contrats, souvent à temps partiel, est d'aider les chômeurs et les RMistes à reprendre pied sur le marché du travail. Ils permettent aux employeurs privés (Contrat initiative emploi, CI-RMA) et surtout publics ou associatifs (CAE, contrat d'avenir) de bénéficier d'une prise en charge par l'État allant de 31,5 % à 90 % du coût du salaire et des cotisations. C'est aussi un bon moyen pour faire baisser le chômage, ces salariés n'étant pas comptabilisés comme chômeurs.
Selon une étude du ministère de l'Emploi (Dares), publiée en octobre, la France a connu, en 2006, une « forte hausse des embauches », avec 358 000 nouveaux contrats aidés signés (247 000 en 2005), dont pas moins de 162 000 CAE. Le ministère estime avoir été trop loin. Bercy a annoncé, cet été, la réduction d'un tiers des contrats aidés, utilisés généralement pour des missions sociales par des associations et organismes publics. Il est vrai que les vannes avaient été largement ouvertes pour embaucher des agents administratifs dans l'Éducation nationale notamment. Les contrats d'avenir ont fait un bond spectaculaire l'an dernier : 94 000 CA ont été conclus contre 18 000 en 2005.
L'enveloppe attribuée par l'État a donc fondu comme neige au soleil. Plus vite dans certains départements, comme en Vendée (1 000 personnes en contrat aidé). Pour sortir de cette situation, le préfet des Pays de la Loire a tranché. Il a fait jouer la solidarité, piochant dans les secteurs qui ont moins consommé.
En attendant le contrat unique d'insertion, « pas avant 2009 », les contrats aidés continueront en 2008, affirme le cabinet de Christine Lagarde. Tout en précisant que « le renouvellement n'est pas automatique. Il se fait au cas par cas ». Les instructions de la ministre sont claires. Il n'y aura pas de rallonge et chaque Région devra respecter l'enveloppe allouée. « Ce n'est pas un guichet ouvert. »
Alliot-Marie veut tripler le nombre de caméras dans la rue
PARIS (Reuters) –
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, veut tripler en deux ans le nombre de caméras de surveillance dans la rue, qui permettent selon elle de lutter efficacement contre l'insécurité.
"Les maires le disent : les caméras ont permis de faire baisser la délinquance chez eux d'environ 40%", déclare-t-elle dans un entretien publié dans l'édition de samedi du Figaro.
"Je veux en tripler le nombre sur la voie publique en deux ans afin de passer de 20.000 à 60.000", précise-t-elle.
Michèle Alliot-Marie déclare par ailleurs aborder sereinement les manifestations de la semaine prochaine contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.
"Novembre est traditionnellement un mois où s'expriment les revendications", fait-elle remarquer. "Nous l'abordons sereinement. Les grandes manifestations sont encadrées par des syndicats qui ont le sens des responsabilités et ne souhaitent pas plus que nous des débordements".
La dame aux caméras acte III ...
La Suisse va-t-elle interdire la production de fourrures de chats ? Une pratique interdite dans l'union européenne !
04/11/07 SOS-Planete, http://terresacree.org
Une enquête de l'émission 30 millions d'amis révèle que plusieurs Suisses abattent des chats et en font des fourrures. Une pratique interdite dans l'Union Européenne.
Ce midi, l'émission "30 millions d'Amis" a diffusé une enquête édifiante sur le commerce de peaux de chat en Suisse.
Un journaliste de l'émission, se faisant passer pour un acheteur français de peaux de chats, a réussi à en acheter sans difficulté et s'en envoyer en France, au mépris de la loi française, qui interdit un tel commerce depuis plusieurs années.
Manger la viande des chats
Pire, l'enquête a révélé que des Suisses abattent les chats errants et les vendent à des tanneries qui utilisent la peau de l'animal. Le prix : 15 francs suisses, c'est-à-dire, 9 euros. Et ces gens, décrits dans l'enquête comme des "paysans", en mangeraient la viande.
La fondation 30 millions d'amis, sur son site internet, a lancé une pétition et une lettre ouverte à la présidente de la Confédération Suisse pour faire cesser cette pratique. C'est cette même fondation qui avait poussé les autorités françaises à faire de même il y a quelques années.
"Honte d'être Suisse"
Les commentaires des internautes du site de l'association de défense des animaux sont unanimes : Eveline avoue avoir "honte d'être suisse" à la vue de ce reportage. "Je suis tout simplement atterrée et subjuguée" poursuit-elle.
D'autres internautes avouent leur surprise, comme MarieC qui s'avoue "surprise qu'un pays tel que la Suisse ne soit pas un allié de la première heure quant à la défense de la cause animale".
http://www.chats-errants.com/blog/




