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vendredi 9 novembre 2007

Allemagne - Manifestations contre une loi sur la sauvegarde de données téléphoniques

LE MONDE | 07.11.07

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans près de 30 villes allemandes, notamment à Berlin et Leipzig, mardi 6 novembre, pour protester contre un projet de loi sur la sauvegarde de données téléphoniques et des communications par Internet.

Le texte, présenté par le gouvernement en avril et qui pourrait être adopté dès le 9 novembre par le Bundestag, applique une directive européenne qui prévoit à partir de 2008 l'enregistrement des données de communication pendant au moins six mois pour faciliter la recherche des criminels et des terroristes.

Les opposants à cette loi, parmi lesquels figurent des avocats, médecins, journalistes et représentants des partis de l'opposition, sont descendus dans la rue à l'appel du "cercle de travail sur la sauvegarde de données". Les manifestants exigent le "retrait de cette attaque anticonstitutionnelle contre les droits du citoyen et la protection des données en Allemagne". Les opposants ont annoncé qu'ils déposeraient une plainte devant la cour constitutionnelle si la loi est votée

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Carburants: l'UFC-Que Choisir réclame encore une taxe des pétroliers

[ 07/11/07  - 12H14 - AFP  ]

L'UFC-Que Choisir a réclamé à nouveau mercredi l'instauration d'une taxe exceptionnelle sur les profits des compagnies pétrolières, alors que le gouvernement doit bientôt réunir les distributeurs pétroliers pour lisser la hausse des prix des carburants.


Cette taxe, d'un milliard d'euros par an pendant cinq ans, demandée à plusieurs reprises par l'association, contribuerait au financement d'un "plan Marshall pétrole", pour investir 10 à 25 milliards d'euros dans les transports collectifs, les moteurs économes, le fret ferroviaire et les énergies renouvelables, a expliqué l'association de consommateurs dans un communiqué.


"Pendant que les consommateurs voient leur pouvoir d'achat amputé par cette flambée des prix" des carburants, "les compagnies pétrolières démultiplient leurs profits", a-t-elle accusé, estimant que le français Total a dégagé un milliard d'euros par mois de bénéfices nets en 2007.
Total a annoncé mercredi avoir dégagé un bénéfice net sur 9 mois stable, à 9,581 milliards d'euros, et enregistré une hausse de 1% de sa production.


Le prix du brut, qui vole de record en record et a dépassé les 98 dollars mercredi à New York, "vient rémunérer les pays producteurs mais aussi les compagnies pétrolières, dont les profits tirés de l'exploration-production ont plus que doublé en trois ans", précise l'UFC.


La ministre de l'Economie Christine Lagarde devra aussi demander aux groupes pétroliers "d'augmenter les capacités de raffinage", estime l'association qui constate une "très forte croissance de la marge de raffinage" en Europe, "multipliée par trois depuis 2003", alors que "raffiner un baril de pétrole, qu'il soit coté à 30 ou à 90 dollars, présente le même coût".


Selon l'UFC, "l'industrie du raffinage (...) rationne ses quantités produites, ce qui permet d'accroître les profits réalisés sur cette activité. En France et en Europe, les capacités de raffinage stagnent depuis 10 ans alors même que la très forte demande mondiale a tendu le marché".

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L'Etat ponctionne 1 milliard d'euros à EDF grâce à un acompte sur dividende

[ 08/11/07  -  ] Les Echos

EDF au secours des finances de l'Etat, la situation n'est pas nouvelle...

Les syndicats F0-Energie et la CFDT ont dénoncé jeudi le versement, prévu fin novembre, d'un acompte sur dividende d'un montant global d'un milliard d'euros aux actionnaires d'EDF, voté jeudi en conseil d'administration, qui profitera surtout à l'Etat, actionnaire à 87% d'EDF. Dans un communiqué publié jeudi, EDF a annoncé que le conseil d'administration avait voté mercredi le versement d'un acompte sur dividende de 0,58 euro par action au titre de l'année 2007, qui sera versé le 30 novembre 2007.

Le conseil d'administration s'est "fixé pour objectif de procéder au versement chaque année, en fin d'année, d'un acompte sur dividende au titre de l'exercice en cours", a précisé EDF. Ce vote pour "l'attribution d'un acompte sur dividende dont le versement sera anticipé de six mois" s'est fait "contre l'avis notamment des six représentants des salariés", a indiqué FO dans un communiqué, précisant que cet acompte "s'élève à un milliard d'euros". "Seules six entreprises du CAC 40 pratiquent ces modalités d'attribution d'acompte", affirme le syndicat, qui estime que le gouvernement, qui détient 87% du capital d'EDF, utilisera cet argent "pour financer ses promesses électorales et notamment les allégements fiscaux". "Cette décision intervient quelque mois après l'augmentation des tarifs de l'électricité", rappelle FO, qui "dénonce vigoureusement cette provocation du gouvernement qui ne peut que renforcer la colère des personnels".

Pour la CFDT, "l'Etat impose sans vergogne à EDF un acompte sur ses dividendes 2007 de 1 milliard d'euros, alors que les salaires d'EDF sont contraints depuis plusieurs années et que le gouvernement remet en cause le régime spécial de retraite des salariés". Dénonçant une "pratique scandaleuse", la CFDT souligne que les salariés, "pleinement acteurs des bons résultats du groupe EDF, subissent une disette salariale et sont récompensés par quelques actions gratuites, livrables au mieux en 2011, voire en 2014". "Pendant ce temps, l'Etat n'hésite pas à se servir dans la caisse", ajoute le syndicat. "Au travers de cette initiative inacceptable, l'Etat révèle son incapacité à équilibrer son budget sans artifice comptable", affirme la CFDT.

EDF, premier producteur d'électricité en Europe, a publié jeudi un chiffre d'affaires sur neuf mois en recul de 0,3%, mais a confirmé les objectifs d'une croissance de son résultat brut d'exploitation en 2007 comprise entre 3 et 6%.

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Le gouvernement prêt à alléger les charges des entreprises en matière d'apprentissage

[ 08/11/07  ] Les Echos

Les députés, qui débattaient de la mission « travail et emploi » hier, devaient rétablir une partie des exonérations liées aux services à la personne et aux contrats de professionnalisation.

Les mesures d'économie décidées dans le cadre de la loi de Finances pour 2008 n'ont pas toutes résisté à l'examen parlementaire. Les députés, qui débattaient de la mission « Travail et emploi » hier, ont en effet alourdi, de quelques dizaines de millions d'euros, le budget de l'emploi. Hier soir, ils prévoyaient de rétablir, notamment, l'ensemble des exonérations de charges liées aux services en faveur des publics fragiles. Le gouvernement avait prévu de supprimer ces allégements pour les activités ne nécessitant pas un agrément qualité, tels que l'entretien de la maison ou les travaux de jardinage. L'amendement proposé par Laurent Hénart, avec le soutien du gouvernement, permet de les rétablir. Un autre amendement devait être adopté pour renforcer l'aide à la reprise d'activité des femmes après un congé maternité, moyennant 3,4 millions d'euros annuels.

Le gouvernement, quant à lui, a proposé un amendement visant à desserrer la contrainte pesant sur les entreprises de plus de 250 salariés en matière d'apprentissage. Celles qui emploient moins de 2 % de jeunes apprentis en 2007 (et 3 % les années suivantes) doivent s'acquitter d'une taxe égale à 0,6 % des salaires. Pour alléger cette contrainte, le gouvernement propose qu'elles puissent intégrer à ce quota les adultes bénéficiant d'un contrat de professionnalisation.

Cette mesure est une contrepartie à la suppression des exonérations de charges sur les contrats de professionnalisation, qui permettra d'économiser 140 millions d'euros l'an prochain. Les députés, toutefois, devaient rétablir ces allégements de charges pour les groupements d'employeur et les adultes de plus de 45 ans rémunérés au-dessus du SMIC, avec le soutien du gouvernement.

De même, Thierry Mariani (UMP) souhaitait revenir sur la volonté du gouvernement de limiter aux 30 premiers salariés les aides à l'emploi dans le secteur des hôtels, cafés et restaurants. « Si nous ne les rétablissons pas, nous ne respecterons pas la parole de l'Etat. Ce sera un marché de dupes », a-t-il défendu en fin d'après-midi. Un amendement en ce sens devait être débattu dans la soirée, sans le soutien du gouvernement.

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Les marques aiment votre vie privée : deux tiers des français ignorent l’ampleur de la surveillance dont ils font l’objet !

[ 08/11/07  ] SOPHIE PÉTERS -  Les Echos

Face à une technologie de plus en plus intrusive dans la connaissance des consommateurs, émerge la peur d'un Big Brother marchand.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) est débordée : en 2005, elle avait reçu 40 demandes d'autorisation des marques pour utiliser les nouvelles technologies afin de mieux connaître les consommateurs et leur proposer de nouveaux services. En 2006, le nombre de dossiers reçus est grimpé à 360 ! Témoin, la Maaf, qui avait imaginé pour diminuer les primes d'assurance des jeunes conducteurs d'équiper leur véhicule d'une puce GPS permettant de contrôler la vitesse.

Jugée trop intrusive par la CNIL, sa demande a été refusée. « L'innovation technologique est porteuse de progrès comme de dangers. Les individus sont tentés par le confort qu'elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, et de leurs goûts », faisait valoir Alex Türk, le président de la CNIL, à ses homologues rassemblés en congrès international il y a un an à Londres.

S'inquiétant que cette vague technologique ne submerge les individus du fait de sa miniaturisation, et donc de son invisibilité, le recueil des données se faisant à leur insu, la CNIL rappelle aux citoyens, dans son rapport d'activité 2006 paru cet été, qu'ils possèdent des droits à la protection des données personnelles, ajoutant : « Vos informations personnelles ont de la valeur, ne vous en fichez pas ! » Et elle lance une « alerte à la société de surveillance » qui, selon elle, menace « la protection des données et de nos libertés ». Deux tiers des Français ignoreraient l'ampleur de l'espionnage dont ils font l'objet.

A l'heure où l'intimité est devenue un objet de consommation cathodique, les individus ne rechignent pourtant pas à livrer des informations personnelles, moyennant, en échange, bons de réduction, cadeaux, invitations à des événements privés, avantages et privilèges divers. Résultat : des nouvelles puces RFID (identification par radiofréquence) ou de celle de la carte Navigo, capable de tenir l'historique de tous les déplacements de son propriétaire, aux caméras de surveillance, en passant plus benoîtement par les questionnaires des cartes de fidélité qui répertorient dépenses et préférences, chacun sème derrière lui des petits cailloux souvent à son insu. Même en veille, un téléphone portable envoie des signaux permettant de le localiser !

Curiosité

En lézardant le mur qui séparait vie privée et vie publique, les Français ont ainsi ouvert la porte à une certaine curiosité des marques pour leurs modes de vie. Tirant profit du besoin d'affirmation de soi des individus et donc du désir de communiquer ses goûts et ses préférences, les marques ont saisi la balle au bond, aidées par de nouvelles technologies qui, au nom du confort ou de la sécurité, multiplient les moyens de recueil d'informations.

Mais la peur du contrôle d'un Big Brother ne saurait les laisser plus longtemps utiliser ces techniques sans réfléchir à leurs implications. Pour preuve, un baromètre de l'intrusion initié par l'agence de marketing services ETO avec le cabinet d'études Market Audit et réalisé auprès de 35.000 internautes révèle que 76 % des Français se disent gênés par le fait que de nombreuses informations sur eux soient stockées dans des fichiers. Et 61 % estiment être insuffisamment informés de leur utilisation. Un tiers des Français notent enfin que le niveau d'intrusion des marques dans la vie privé est élevé. « Le vrai problème réside dans l'inquiétude des consommateurs quant à l'utilisation de ces données. Et si c'est pour être continuellement harcelés par des offres commerciales, cela ne les intéresse pas. », souligne Yves Riquet, directeur associé d'ETO.

Objectif de l'étude : savoir jusqu'où les consommateurs sont prêts à aller dans leurs relations avec une marque ou une enseigne. Ainsi la majeure partie dit ne pas être d'accord sur le fait qu'une enseigne mémorise ses achats, et admet difficilement de donner ses coordonnées personnelles pour recevoir des offres personnalisées. Mais les interviewés ne sont pas un paradoxe près en jugeant plutôt efficace la carte de fidélité sur leur comportement d'achat ! « C'est la preuve que les consommateurs n'ont pas réellement conscience de l'usage qui est fait de la carte de fidélité par les marques et des informations qu'elle contient sur eux », souligne Yann Clayessen, directeur général d'ETO. Même chose lorsqu'ils surfent sur Internet : si beaucoup détestent que l'on suive leur parcours sur la Toile, ils oublient un peu vite que la technique permet très aisément de repérer le chemin emprunté. Seuls les jeunes de moins de 18 ans acceptent globalement mieux cette situation.

Informations personnelles

Mais contre des avantages personnalisés (services gratuits, offres de réduction ou bons d'achat), les consommateurs sont prêts à amender leur position. Concernant enfin la communication d'informations personnelles, si la zone de résidence et l'activité professionnelle ne posent pas de réels obstacles, il n'est pas question de donner des précisions sur le conjoint et les enfants, les événements de la vie, et de laisser en pâture des données biométriques. Ce sont les données financières qui sont les plus épineuses. Plus de la moitié des interviewés ne sont pas du tout d'accord pour que les enseignes connaissent les financements qu'ils ont sollicités ou leurs revenus. « Réciprocité, transparence, respect sont les trois clefs sur lesquelles baser la relation. Quant au tiercé gagnant en matière de récompenses, c'est une offre personnalisée plutôt financière [réduction, chèque cadeau] glissée dans la boîte aux lettres ou par e-mail, conseille Yves Riquet. Le SMS devant plutôt être réservé pour offrir un service précis ou une invitation à un événement de marque. » Deux personnes sur trois souhaitent ne jamais recevoir d'information par ce biais.

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Monsanto/OGM : deux ex-responsables de la firme condamnés partiellement en appel

Publié dans AFP - Date : 08/11/2007

Deux anciens Pdg d'Asgrow France, filiale du semencier Monsanto, ont été condamnés jeudi par la cour d'appel de Montpellier à des amendes de 5.000 euros pour l'un et 10.000 euros pour l'autre, pour "mise sur le marché d'OGM sans autorisation".Les deux hommes ont en revanche bénéficié d'une relaxe... ...

Et pour les faucheurs, on fait quoi ?

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Le déficit de l'Etat s’est de nouveau creusé pour atteindre à 51,71 milliards d'euros fin septembre

[ 08/11/07  -  Les Echos]

En excluant les comptes spéciaux, le déficit s'est également dégradé à 27,84 milliards d'euros contre 25,2 milliards à fin septembre 2006. Une contre-performance liée à des "décalages calendaires en dépense", explique le ministère du Budget.

Le déficit budgétaire de la France s'est creusé à 51,71 milliards d'euros au 30 septembre, contre 42,01 milliards d'euros à la même date en 2006, a annoncé le ministère du Budget. "Cette dégradation apparente résulte d'une part du compte d'affectation spéciale des Participations financières de l'Etat, qui enregistrait encore en septembre 2006 d'importantes recettes de privatisation en attente d'utilisation, et d'autre part du compte d'avances aux collectivités territoriales, qui s'inscrit comme chaque année à cette époque en légère dégradation par rapport à l'année précédente dans l'attente de recouvrements à venir d'impôts locaux qui interviennent à la fin de l'année", précise Bercy dans un communiqué. Fin septembre 2005, le déficit de l'Etat s'élevait à 50,83 milliards d'euros.

Si l'on exclut les comptes spéciaux, le déficit de l'Etat à la fin septembre 2007 est de 27,84 milliards d'euros, contre 25,19 mds à la même date en 2006. Cette "légère dégradation" du solde du budget général de l'Etat est principalement liée à des "décalages calendaires en dépense", selon le ministère du Budget.

Au 30 septembre 2007, les dépenses du budget général ont atteint 196,49 milliards d'euros, contre 192,53 un an plus tôt. "La légère accélération des dépenses d'un an sur l'autre durant le mois de septembre, d'origine calendaire, ne remet pas en cause l'objectif d'une évolution des dépenses de 0,8 % à la fin de l'année, conformément aux prévisions de la loi de finances", affirme cependant Bercy. Les recettes nettes du budget général de l'Etat progressent quant à elles légèrement, à 168,65 milliards fin septembre contre 167,34 un an plus tôt. Le ministère précise qu'"à périmètre constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent en progression de 2,2% par rapport à la même période l'année dernière", soit une hausse de 4,3 milliards d'euros.

L'augmentation de ces recettes fiscales provient essentiellement des recettes nettes de TVA ( 2,7 milliards, soit une hausse de 2,9% d'un an sur l'autre) et de celles de l'impôt sur les sociétés ( 3,6 milliards, en hausse de 10,8%). "Les recettes de l'impôt sur le revenu diminuent de 1,8% (-0,9 milliard) sous l'effet de la réforme du barème", souligne le ministère du Budget. Les recettes de TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers) s'inscrivent en retrait de 3,6% à périmètre constant par rapport à septembre 2006, indique encore Bercy. "Les recettes non fiscales sont toujours en nette hausse d'une année sur l'autre ( 1,9 md par rapport à 2006 à la fin du mois de septembre) en raison du niveau élevé des dividendes encaissés cette année", conclut le communiqué. (Source AFP)

Rin compris de la langue de bois fiscale, mais on sait lire une feuille d’impôts !

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Les surveillants de prison battent le pavé parisien

Cordélia Bonal LIBERATION.FR jeudi 8 novembre 2007

Près de 2.000 surveillants de prison ont manifesté jeudi à Paris pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

Les surveillants de prison et les étudiants ont défilé jeudi dans les rues de Paris. Mais pas ensemble. A quelques rues de la manifestation étudiante place de la Bastille, 2.000 matons en uniforme ont pris sur leur jour de repos pour sortir banderoles, sifflets et fumigènes devant le siège de l'administration pénitentiaire, avant de se diriger vers le ministère de la Justice.

Insalubrité et surpopulation
Rassemblés à l'appel de l'Union fédérale autonome pénitentiaire, (Ufap, le principal syndicat du personnel pénitentiaire), et de la CGT, FO ayant choisi de ne pas s'associer au mouvement, ils réclament une revalorisation de leurs indemnités (garde de nuit et de week-end, treizième mois), et dénoncent la dégradation des conditions de travail dans les prisons: surpopulation, sous-effectif du personnel, rythmes de travail épuisants, insalubrité, agressions sur le personnel...

Avec au 1er octobre 63 500 détenus en France de source syndicale, 61 000 selon le ministère de la Justice, pour 50 000 places, la surpopulation carcérale s'aggrave de mois en mois. Dans les maisons d'arrêts, les plus surpeuplées (où sont les prévenus en attente de jugement et les condamnés à de courtes peines), les surveillants commencent à constater les effets du surencombrement provoqué par la récente loi sur la récidive.
Les cellules, prévues pour deux, logent donc en réalité bien souvent trois, quatre ou même cinq détenus. «Dans le pays des Droits de l'homme, il n'est pas normal que les détenus dorment sur des matelas par terre. Là, ça devient vraiment de la folie», s'énerve David Besson, secrétaire général adjoint de l'Ufap.

Pas de droit de grève
Conséquence directe de la surpopulation, la tension monte entre détenus, et entre incarcérés et surveillants. Ces derniers disent être confrontés à de plus en plus d'attaques physiques. «Les détenus en viennent vite aux mains, les agressions de surveillants, c'est tous les jours, témoigne Lydia Amenzou, première surveillante à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy, et qui doit, à elle seule, prendre en charge 60 détenus. Or comme on est dans un milieu très fermé, que l'on n'a pas le droit de grève, beaucoup de choses sont étouffées.»

Grande coupable aux yeux des manifestants: l'Administration pénitentiaire, accusée de minimiser les faits. «Tant qu'il n'y a pas quinze points de suture, l'AP ne réagit pas», résume Christian Fischer, délégué CGT à la maison d'arrêt de l'Elsau, près de Strasbourg, «700 détenus pour 420 places». Même constat pour David Besson: «L'AP magouille les chiffres, il n'y a pas d'autre mot. Comment se fait-il qu'un coup de poing sur un surveillant ne soit pas reconnu comme une agression?» Comme ses collègues, il déplore l'incarcération des détenus présentant des problèmes psychiatriques avec les autres.

Le 22 octobre, le comité d'orientation sur la future loi pénitentiaire, qui devrait être examinée à l'Assemblée à partir de décembre, a remis à la ministre de la Justice Rachida Dati une première mouture de ses propositions.

Contrôleur indépendant des prisons
Le texte, destiné à mettre la France en conformité avec les règles pénitentiaires du Conseil de l'Europe, prévoit notamment la nomination d'un contrôleur indépendant des prisons. Chez les mâtons, on voit l'initiative d'un bon œil, mais sans grandes illusions. «Un contrôleur indépendant, c'est une bonne chose. Mais sera-t-il vraiment indépendant et aura-t-il de vrais moyens pour agir ?», s'interroge-t-on dans le cortège, avec l'air de connaître déjà la réponse.

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Les Roms, des Européens, cible privilégiée des expulsions sans répit

CATHERINE COROLLER Libération mercredi 7 novembre 2007

Pour un ministre de l’Immigration soucieux de montrer sa fermeté, et de faire monter son « quota », les Roms sont des clients idéaux. «Ils sont visibles, pauvres, vivent dans des bidonvilles, ne sont pas défendus par leurs pays d’origine – quand on les expulse, la Roumanie et la Bulgarie ne protestent jamais –, ils se laissent expulser sans problème selon la police et ils n’engagent pas de contentieux», affirme Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des droits de l’homme (LDH). Brice Hortefeux peine à réaliser l’objectif des 25 000 reconduites à la frontière pour 2007 que lui a assigné Sarkozy ? Pas d’angoisse, les Roms peuvent l’y aider.

Lundi, la LDH et le collectif Romeurop ont dénoncé «les retours humanitaires forcés». Dans trois communes de Seine-Saint-Denis (Bondy, Saint-Denis et Bagnolet), la police a investi des terrains occupés par des Roms bulgares ou roumains, les a fait monter dans des bus, et leur a «proposé» une expulsion immédiate avec aide au retour. A leur arrivée, des chèques de 153 euros pour les adultes et de 46 euros pour les enfants leur ont été remis. Cette aide au retour est légale, mais elle est censée être distribuée sur des bases réellement volontaires, les familles capables de présenter un projet économique pouvant recevoir une somme supplémentaire de 3 600 euros.

Une fois les 153 euros reçus, que font les Roms ? Une bise à la famille, et retour. «Un billet de car jusqu’à Paris coûte 120 euros. Plus d’un tiers des familles expulsées reviennent dans le mois qui suit grâce aux 153 euros», affirme Malik Salemkour. Ce même lundi, Médecins du monde a demandé l’arrêt des expulsions des Roms, rappelant que «les conditions de vie déplorables auxquelles ils sont condamnés les exposent fortement à des risques sanitaires, notamment la tuberculose», et que les «expulsions incessantes et répétées dont ils sont victimes conduisent à la rupture des soins et traitements».

En théorie, les Roumains et Bulgares ont le droit de séjourner librement sur le territoire d’un autre Etat membre de l’Union européenne pendant trois mois. Les seules restrictions apportées sont «d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique». Au-delà des trois mois, il leur faut travailler ou apporter la preuve qu’ils disposent de ressources suffisantes. Dans le cas des Roms, «les préfectures ne vérifient même pas la date d’entrée», affirme Malik Salemkour.

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330.000 dollars pour un discours de Tony Blair en Chine

LIBERATION jeudi 8 novembre 2007

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a effectué cette semaine une prestation de trois heures dans le sud de la Chine, payée 330.000 dollars, selon la presse chinoise très critique.

Lors de cette visite à Dongguan, dans la province du Guangdong (sud), Blair s’est arrêté dans un des complexes immobiliers de luxe construits par Guangda Group, la société qui l’avait invité, et prononcé un discours. Il a reçu 330.000 dollars pour cette escapade, 500.000 dollars avant impôts, a affirmé le Guangzhou Daily.

Le promoteur immobilier lui a aussi offert une des maisons, d’un coût de 38 millions de yuans (cinq millions de dollars), selon le journal qui ne précise pas si l’ancien Premier ministre a accepté.
 
Jeudi, le Quotidien de la Jeunesse, organe de la Ligue de la jeunesse communiste, a critiqué le discours de Blair, estimant qu’il était rempli de généralités sur des thèmes comme la collaboration entre le secteur privé et le gouvernement, l’éducation, l’innovation ou la protection de l’environnement.

«Tout comme les discours de certains responsables locaux, il n’avait rien de novateur… est-ce que ce discours valait la somme versée par les responsables et les hommes d’affaires locaux?
, se demande le quotidien. Nous devrions faire preuve de moins d’ostentation et de vanité, nous intéresser au vrai savoir, en particulier lorsque nous dépensons l’argent du contribuable», estime le Quotidien de la Jeunesse dont la direction est proche du président Hu Jintao.

Encore plus fort que DSK !

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