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dimanche 4 novembre 2007

Economie chinoise : Des milliards qui dérangent

Par Bruna BASINI Le Journal du Dimanche 04/11/07

Finis les bons du trésor américain. L'horizon s'ouvre pour la Chine et ses 1 330 milliards de dollars de réserves de devises. "A l'avenir nous ne connaîtrons pas de limites, nous investirons partout dans le monde", affirme le dirigeant chinois.

Lou Jiwei n'est pas le seul à tirer des plans sur la comète. Comme lui, une vingtaine de gros investisseurs publics venus du Moyen-Orient, d'Asie, d'Europe du Nord et d'Amérique sont partis à l'assaut du marché. Enrichis comme jamais grâce aux profits du pétrole et du gaz et à des excédents commerciaux ou budgétaires colossaux, ils jouissent collectivement d'un pactole supérieur à 3.000 milliards de dollars. Des sommes logées dans des fonds dits "souverains", autrement dit des structures d'Etat. Et au rythme actuel, avec la hausse continue des cours de l'or noir et des matières premières et un dynamisme commercial débridé, on voit mal ce qui pourrait arrêter cette machine à cash. Selon un rapport publié mi-octobre par la banque d'affaires britannique Standard Chartered, ces fonds pourraient disposer de plus de 13.000 milliards de dollars d'ici une dizaine d'années !

Les prises de participation se multiplient
En attendant, les grandes manoeuvres ont commencé, provoquant l'inquiétude des pays riches du G7. Désormais les prises de participation dans les fleurons occidentaux de la finance et de l'industrie se multiplient. En mai, l'émirat de Dubai a acquis plus de 3 % d'EADS au côté de la banque publique russe Vnechtorgbank (VTB), présente avec 5,06 % au capital du groupe européen d'aéronautique depuis août 2006. En juillet, le fonds quatari Delta Two offrait de racheter Sainsbury, le numéro trois de la distribution britannique, une opération toujours en discussion. Le Qatar détient 5,1 % du groupe Lagardère. La China Development Bank et le fonds singapourien Temasek ont investit ensemble 13 milliards d'euros dans la banque britannique Barclays. Et Dubai Ports World a placé 5,1 milliards de dollars dans MGM Mirage, le géant des casinos de Las Vegas.

"Ces fonds, qui existent pour certains depuis des décennies, ont décidé de passer d'une gestion bon père de famille à une gestion dynamique de leurs réserves de change. Or s'ils se mettent à acheter massivement des actions, vont-ils le faire en minoritaires passifs, soucieux de rentabiliser leur mise, ou dans une optique de conquête industrielle ou de pillage technologique ?", se demande Christian de Boissieu, président délégué du Conseil d'analyse économique.

Le premier scénario, la recherche du meilleur rendement, a été jusqu'ici la norme. "S'ils maintiennent ce cap nous avons tout à y gagner. Bientôt les grands fonds de pension anglo-saxons commencerons à se retirer des marchés actions pour payer les retraites de leurs clients et les salariés chinois prendront le relais. C'est un gage de stabilité financière", analyse Olivier Garnier, directeur général adjoint de Société Générale Asset management. En revanche, la deuxième hypothèse, un capitalisme d'Etat offensif, serait le scénario du pire. D'autant que les garde-fous, tant supranationaux que nationaux, sont quasiment inexistants.

Compliqué d'isoler les bons des mauvais fonds
Face à cela, le G7 préconise l'instauration de règles de bonne conduite. Tandis qu'à Berlin Angela Merkel réfléchit à une liste de secteurs stratégiques qui seraient fermés à ces fonds, Bruxelles ne veut pas, accroché au marché libre, entendre parler de protectionnisme. "Il faut exiger d'eux de la transparence", déclarait fin septembre Joaquin Almunia, le commissaire européen pour les Affaires économiques et monétaires.

"Un schéma d'échange libéral est en place à l'échelle planétaire. On ne va pas changer la règle du jeu parce que ces fonds arrivent. Et puis il est compliqué d'isoler les bons fonds des mauvais fonds qui, eux, poursuivraient des objectifs de déstabilisation économique. Tout au plus peut-on définir des règles de bonne conduite, les encourager à être transparents, voire bloquer l'accès de nos marchés à ceux qui n'ont pas de règles de contrôle démocratique chez eux", raisonne Anton Brender, professeur d'économie à Paris-Dauphine. Lou Jiwei appréciera.

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La France des mal-logés

Editorial  LE MONDE | 03.11.07 paru dans l'édition du 04.11.07.

Comme tous ses prédécesseurs depuis des années, la ministre du logement, Christine Boutin, est confrontée au casse-tête du mal-logement. Les manifestations des membres des trois cents familles qui campent depuis des semaines rue de la Banque, à Paris, et reviennent s'y installer aussitôt après leur expulsion par la police, cristallisent désormais l'attention de l'opinion. Une situation presque classique, mais délicate pour la ministre dans la mesure où elle doit maintenant mettre en oeuvre le droit "opposable" au logement, dont elle était rapporteur à l'Assemblée. La loi entrera en vigueur, au moins pour partie, le 1er janvier 2008.

Dans ce domaine, les contraintes législatives rejoignent donc la simple humanité. Mais ce dossier a quelque chose d'inextricable parce qu'il est intimement lié à la montée de la précarité et de la misère sociale, celle de nombreux Français comme de milliers d'étrangers, avec ou sans papiers. Les mal-logés qui manifestent, souvent avec une famille nombreuse, font valoir que leurs faibles ressources et leurs emplois nécessitent un domicile proche de leur lieu de travail. Face à ces revendications, Mme Boutin fait observer qu'il ne serait pas juste que le règlement de leurs cas retarde celui de tous ceux qui suivent la voie légale et attendent un logement depuis des années. Ils sont plus d'un million. La ministre a elle-même évoqué des fonctionnaires qui, faute de logements, dorment dans leur voiture avec leur famille !

Le paradoxe est saisissant : les moyens d'agir sont réunis, mais les pouvoirs publics et les élus se montrent timides. La loi solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui impose un seuil de 20 % de logements sociaux dans certaines communes, suscite toujours des réticences, voire le refus, d'une partie des élus. Le droit de réquisition n'est pas utilisé. Les pouvoirs publics pourraient enfin imposer des contraintes réglementaires et légales plus rigoureuses aux marchands de sommeil et aux tenanciers d'hôtels borgnes qui, modernes Thénardier, exploitent la misère humaine pour un coût exorbitant.

Personne ne peut construire des dizaines de milliers de logements en quelques mois. On ne saurait donc reprocher au gouvernement une pénurie héritée de plusieurs décennies d'actions insuffisantes, sans réelle priorité. En revanche, M. Sarkozy et son gouvernement sont bien comptables de leurs propres orientations et engagements budgétaires. Malgré des déclarations généreuses, ceux-ci ne vont toujours pas dans le sens d'une relance de la construction des diverses catégories de logements locatifs dont le pays a besoin.

Avant de permettre à chaque Français d'être propriétaire, il faut d'abord assurer à chacun un toit, adapté à ses besoins et à ses moyens. 

Posté par Kozett à 11:50 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Elysée frappée par la hausse du coût de la vie

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Zinedine Zidane inaugure un centre pour les enfants des rues au Caire

LE CAIRE (AFP) - 01/11/2007

L'ancienne star du football français Zinedine Zidane était au Caire jeudi pour inaugurer un centre d'hébergement pour les enfants des rues handicapés.

Le centre national égyptien pour l'enfance a signé un accord avec le géant français de l'alimentation Danone, dont Zidane est l'ambassadeur, afin de fournir des logements, des soins médicaux et un accès à l'éducation pour certains de ces enfants.

"Cela me procure un immense plaisir d'inaugurer ce centre pour les enfants des rues handicapés en Egypte", a déclaré Zidane devant des journalistes.

"Bien sûr, je serai encore plus satisfait quand tous les enfants du monde bénéficieront de soins médicaux, de sécurité et de protection", a précisé le footballeur à la retraite.

Le programme, qui offrira un hébergement à des enfants des rues, devrait aussi se pencher sur la création d'emplois pour les familles de ces enfants.

Entre 200.000 et un million d'enfants des rues sont recensés au Caire, selon l'agence des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

L'ancien meneur de jeu de la Juventus de Turin et du Real Madrid a mis un terme à sa carrière professionnelle en 2006 après la Coupe du monde.

Posté par Kozett à 11:08 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un rapport propose de recentrer la médecine du travail sur la prévention

PARIS (AFP) - 02/11/2007

Un rapport rendu public vendredi par le gouvernement préconise d'augmenter le nombre de médecins du travail, actuellement de 6.500, et de recentrer leur activité sur la prévention, en leur permettant de déléguer certaines tâches à des infirmiers spécialisés.

La réforme de la médecine du travail, engagée depuis plus de 15 ans, reste inaboutie, souligne ce rapport, rédigé par deux médecins, Françoise Conso et Paul Frimat, ainsi que par les inspections générales des affaires sociales (IGAS) et de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR).

Lors d'une conférence patronat-syndicat-gouvernement sur l'amélioration des conditions de travail début octobre, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait insisté sur une "meilleure implication des services de santé", sur la formation des médecins généralistes à la santé au travail, et sur la "délégation de tâches médecins-infirmiers du travail".

La médecine du travail couvre les 15,3 millions de salariés du secteur industriel et commercial, avec plus de 6.500 médecins et 10.500 personnels non médicaux, regroupés dans 943 services de santé au travail.

Selon les auteurs, cette médecine est "mal armée pour affronter les transformations" des formes d'emplois et des conditions de travail, alors que "le vieillissement de la population active devient un défi majeur" et que "les risques sanitaires en milieu du travail se diversifient et deviennent plus complexes à appréhender".

Les auteurs insistent sur la priorité à donner à "l'action en amont sur les facteurs d'environnement professionnel susceptibles d'affecter la santé des salariés" et proposent pour cela que soient définies législativement "les missions des services de santé au travail, centrées sur la prévention".

Les médecins devraient alors mettre en place "des projets de prévention" dans l'entreprise, avec "un plan pluriannuel de santé au travail". La loi pourrait ensuite imposer à l'employeur d'indiquer par écrit les suites données au plan.

Pour améliorer la traçabilité des expositions aux produits toxiques ou cancérigènes, un "outil" retraçant l'historique des expositions et des facteurs professionnels susceptibles d'affecter éventuellement la santé du salarié s'avère indispensable.

Face à la pénurie de médecins du travail, les auteurs préconisent d'augmenter "significativement" le nombre de postes au concours de l'internat, pour le porter de 60 actuellement à 100 puis 170 internes. D'ici cinq ans, 1.700 médecins du travail partiront à la retraite alors que seulement 370 nouveaux médecins auront été formés.

De même, la hausse des effectifs des enseignants en médecine du travail est une "priorité absolue", certaines facultés n'ayant déjà plus d'enseignants de cette matière.

Le rapport propose de "donner une base juridique à la délégation de tâches du médecin (...) vers d'autres catégories de professionnels", en développant notamment "une qualification d'infirmier(e) spécialisé(e) en médecine du travail".

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Procédure disciplinaire de l'Ordre des avocats contre Roland Dumas

PARIS (AFP) - 03/11/2007

L'Ordre des avocats de Paris a ouvert une procédure disciplinaire à l'encontre de l'ex-ministre Roland Dumas, redevenu avocat après avoir siégé au Conseil constitutionnel, a-t-on appris samedi auprès de l'Ordre, confirmant une information parue dans Le Monde.

La Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi le 10 mai, M. Dumas a alors été définitivement condamné à un an d'emprisonnement avec sursis et 150.000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti.

La procédure disciplinaire a été ouverte le 23 octobre, a-t-on précisé à l'Ordre des avocats, rappelant qu'une telle démarche n'avait rien d'exceptionnel et était engagée à chaque fois que le comportement d'un avocat semblait contraire "à l'honneur, à la conscience, à la dignité ou à la probité" de la profession.

L'Ordre a désigné un rapporteur qui dispose de quatre mois pour instruire le dossier.

A l'issue de cet examen, M. Dumas, 85 ans, pourrait faire l'objet d'un blâme, d'un avertissement, voire dans le pire des cas d'une radiation.

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Les Etats-Unis envisagent la fermeture du centre de Guantanamo selon le New York Times

WASHINGTON (AFP) - 04/11/2007

Le gouvernement américain envisage de fermer le centre de détention de Guantanamo (Cuba) et le transfèrement des détenus suspectés de terrorisme sur le sol américain, a affirmé samedi le New York Times sur son site internet.

Parmi les autres mesures à l'étude, selon le journal qui citent des responsables américains anonymes, figurent la possibilité pour les prisonniers de bénéficier d'une défense légale et l'examen de leur cas par la justice fédérale civile et non plus par les tribunaux militaires.

"S'ils (les prisonniers) doivent être transférés aux Etats-Unis (...) il faudra pour des raisons politiques des procédures plus élaborées que celles en vigueur actuellement à Guantanamo", a souligné un haut responsable, cité par le New York Times.

Pour l'instant, seuls les militaires ont le pouvoir de décider qui parmi les étrangers suspectés de terrorisme doit être emprisonné à Guantanamo et pour combien de temps.

Quelque 330 hommes sont actuellement prisonniers sur la base américaine du sud de Cuba, qui depuis janvier 2002 regroupe des détenus soupçonnés de menacer la sécurité des Etats-Unis, arrêtés dans divers pays depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Posté par Kozett à 11:04 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les négociations sociales se compliquent

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Posté par Kozett à 11:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A Dunkerque, les associations dénoncent le marquage au feutre des réfugiés

A Dunkerque, les associations dénoncent le marquage au feutre des réfugiés

LE MONDE | 02.11.07 Geoffroy Deffrennes

Ce sont "des chiffres inscrits, au gros feutre indélébile, sur les mains de réfugiés, dans un refuge dunkerquois". Dans la lettre qu'il a écrite le 27 octobre, Aïssa Zaibet, secrétaire du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) du littoral dunkerquois (Nord), juge la méthode "indigne du pays des droits de l'homme".

La missive, adressée à Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, et Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'intégration, est consultable sur le "blog des réfugiés et migrants de Loon-Plage" (http://refugies.over-blog.com/).

Les associations qui soignent les migrants à Calais dénonçaient déjà, en 2005, les croix inscrites par les forces de police sur les mains. Selon ces collectifs, "ces pratiques continuent". Les inscriptions au feutre permettent de suivre les mouvements des réfugiés.

Conseiller principal d'éducation dans un collège de Grande-Synthe, M. Zaibet dit avoir observé ces pratiques le 24 octobre, lors d'une visite à des migrants "en provenance de Lille". Il s'insurge : "De nos jours, seuls les animaux sont ainsi marqués."

Pour Hervé Alloy, directeur de cabinet du député et maire de Dunkerque, Michel Delebarre, "le nombre de réfugiés est bien moins important ici qu'à Calais ou Cherbourg. Notre port a un terminal transmanche, ce qui explique la présence de Kurdes. Le principal problème du secteur est une aire d'autoroute squattée par des passeurs de la filière calaisienne". La mairie a évoqué le problème la semaine dernière avec le sous-préfet. Ce dernier envisagerait de fermer cette aire de l'A16 – l'autoroute du littoral Nord.

Les migrants avaient d'abord élu domicile entre Grand-Fort-Philippe et Fort-Mardyck, aux abords d'une zone industrielle entourée d'un cordon de dunes, parmi les oyats et épineux. Ils en ont été délogés en début d'année.

Ils ont alors élu domicile parmi des containers à marchandises du port de Loon-Plage. Ceux-ci, empilés, aux couleurs pastel, ressemblent à de fantomatiques cités HLM. Un autre monde a été recréé, "avec ses quartiers, ses étages, son voisinage", écrivait en février 2007 sur son blog Aïssa Zaibet.

A Calais, la situation n'évolue pas. Françoise Duvieubourg, la responsable de la Maison de la solidarité, a fait les comptes : "Au 30 octobre 2007, et depuis le 1er janvier, nous avons enregistré 2 250 mineurs. Soit déjà quatre fois plus qu'en 2006..." Enfants et adultes viennent du Moyen-Orient, d'Asie, d'Afrique subsaharienne, d'Europe de l'Est... Une multinationale de l'exode.

Posté par Kozett à 00:46 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

FMI : L'au-revoir de DSK à la France

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Posté par Kozett à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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