Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

dimanche 4 novembre 2007

Un rapport propose de recentrer la médecine du travail sur la prévention

PARIS (AFP) - 02/11/2007

Un rapport rendu public vendredi par le gouvernement préconise d'augmenter le nombre de médecins du travail, actuellement de 6.500, et de recentrer leur activité sur la prévention, en leur permettant de déléguer certaines tâches à des infirmiers spécialisés.

La réforme de la médecine du travail, engagée depuis plus de 15 ans, reste inaboutie, souligne ce rapport, rédigé par deux médecins, Françoise Conso et Paul Frimat, ainsi que par les inspections générales des affaires sociales (IGAS) et de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR).

Lors d'une conférence patronat-syndicat-gouvernement sur l'amélioration des conditions de travail début octobre, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait insisté sur une "meilleure implication des services de santé", sur la formation des médecins généralistes à la santé au travail, et sur la "délégation de tâches médecins-infirmiers du travail".

La médecine du travail couvre les 15,3 millions de salariés du secteur industriel et commercial, avec plus de 6.500 médecins et 10.500 personnels non médicaux, regroupés dans 943 services de santé au travail.

Selon les auteurs, cette médecine est "mal armée pour affronter les transformations" des formes d'emplois et des conditions de travail, alors que "le vieillissement de la population active devient un défi majeur" et que "les risques sanitaires en milieu du travail se diversifient et deviennent plus complexes à appréhender".

Les auteurs insistent sur la priorité à donner à "l'action en amont sur les facteurs d'environnement professionnel susceptibles d'affecter la santé des salariés" et proposent pour cela que soient définies législativement "les missions des services de santé au travail, centrées sur la prévention".

Les médecins devraient alors mettre en place "des projets de prévention" dans l'entreprise, avec "un plan pluriannuel de santé au travail". La loi pourrait ensuite imposer à l'employeur d'indiquer par écrit les suites données au plan.

Pour améliorer la traçabilité des expositions aux produits toxiques ou cancérigènes, un "outil" retraçant l'historique des expositions et des facteurs professionnels susceptibles d'affecter éventuellement la santé du salarié s'avère indispensable.

Face à la pénurie de médecins du travail, les auteurs préconisent d'augmenter "significativement" le nombre de postes au concours de l'internat, pour le porter de 60 actuellement à 100 puis 170 internes. D'ici cinq ans, 1.700 médecins du travail partiront à la retraite alors que seulement 370 nouveaux médecins auront été formés.

De même, la hausse des effectifs des enseignants en médecine du travail est une "priorité absolue", certaines facultés n'ayant déjà plus d'enseignants de cette matière.

Le rapport propose de "donner une base juridique à la délégation de tâches du médecin (...) vers d'autres catégories de professionnels", en développant notamment "une qualification d'infirmier(e) spécialisé(e) en médecine du travail".

Posté par Kozett à 11:05 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=295434&pid=6766342

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :