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vendredi 26 octobre 2007

Traité modifié : 63% des Français interrogés, sont pour un référendum !

Marianne 25 Octobre 2007

Marianne publie les résultats du sondage Louis Harris-Financial Times. A quand une étude identique dans la presse française ?

L'industrie du sondage se porte bien en France : tous les jours les télévisions, les radios et les magazines nous abreuvent d'études sur les sujets les plus divers. Récemment, un journal a publié une enquête établissant que 93% des Français étaient prêts à respecter l'écologie dans leur vie quotidienne. Une très grande majorité de Français a aussi pris position sur le divorce du couple Sarkozy. Non, non, non, il n'aurait aucune conséquence sur la vie politique.

Pourtant, aucun parti ni aucun organe de presse français n'a jugé utile de commander une étude d'opinion au sujet du Traité européen que l'Union européenne propose de faire adopter par les Parlements nationaux. C'est ce qu'a fait le Financial Times en commandant à
l'Institut Louis Harris une étude dans les cinq nations pionnières de l'Europe (voir ci-dessous).

Le résultat y est édifiant : 63% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le sujet, et l'exigence est encore plus marquée en Allemagne et dans les autres pays européens. Certes, nous ne sommes pas, à Marianne, des fanatiques des sondages. Mais, quelles que soient les insuffisances de celui-ci - il ne prend en compte que les réponses des personnes connaissant l'existence du traité, ce qui paraît logique - il a au moins le mérite de montrer le décalage entre les peuples et leurs représentants.

À bien y réfléchir en ce qui concerne la France, ce résultat est parfaitement cohérent avec le vote enregistré lors de la dernière élection présidentielle : à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, tous les candidats s'étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen. Mais une fois de plus, les élites préfèrent contourner le suffrage universel et tenter de faire adopter le Traité en catimini, et les dirigeants de médias préfèrent regarder ailleurs. Comme pour le référendum de 2005, un défi redoutable est ainsi lancé aux vrais démocrates : au-delà de leurs options pour ou contre le Traité, seront-ils capables d'imposer le débat interdit par les élites ?

Le sondage du Financial Times
Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

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L'ouverture : toujours plus loin ?

Dessin de Kroll paru dans Le soir ( Bruxelles )

L_ouverture_toujours_plus_loin

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Les artisans très critiques sur les propositions de la commission Attali

PARIS (AFP) - 25/10/2007

L'Union professionnelle artisanale (UPA) s'est montrée très critique jeudi lors de son congrès à l'égard des propositions de la commission Attali concernant la grande distribution estimant que leur application mettrait en péril l'existence du commerce de proximité.

"Nous vous demandons d'être très prudents sur les propositions de la commission Attali que je me permets de qualifier de simplistes", a déclaré le président de l'UPA Pierre Martin en s'adressant au Premier ministre François Fillon, présent au congrès.

La Commission pour la libération de la croissance française (CLCF), présidée par Jacques Attali, propose notamment la suppression des lois Galland et Royer-Raffarin sur le commerce et l'implantation des grandes surfaces, ce qui aboutirait notamment à la fin de l'interdiction de la revente à perte. La commission souhaite également restaurer la liberté des négociations commerciales entre distributeurs et fabricants.

Des mesures "suicidaires" qui, si elles venaient à être appliquées, "conduiraient à opposer artisanat, commerce de proximité et fabricant d'un côté, grande distribution de l'autre", a fustigé le numéro un de l'UPA qui a trouvé un allié en la personne de Jean-Pierre Raffarin, venu participer aux débats.

"Ce qui est dangereux dans ce que propose la commission Attali, c'est cette logique unique. A logique unique, pensée unique", a critiqué à son tour l'ancien Premier ministre, jugeant aussitôt "très préoccupante" l'économie "de nivellement" que propose selon lui la commission Attali.

Selon M. Fillon, "il est hors de question d'opposer les structures de proximité à la grande distribution mais il est hors de question aussi de ne rien faire".

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BIRMANIE Aung San Suu Kyi rencontre un représentant de la junte

NOUVELOBS | 25.10.2007

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Privée de liberté pendant 12 ans
Le prix Nobel de la paix, privée de liberté pendant 12 ans et qui préside la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avait quitté pour la dernière fois sa résidence le 2 octobre pour rencontrer à Rangoun l'émissaire de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari.
Ce dernier avait appelé la junte à désigner un responsable pour maintenir des contacts avec l'opposante.


Ibrahim Gambari, actuellement en tournée dans six pays d'Asie afin de renforcer la campagne mondiale en faveur d'une démocratisation en Birmanie, se rendra de nouveau dans le pays au cours de la première semaine de novembre.
Les autorités birmanes ont violemment réprimé fin septembre les manifestations de protestation contre le régime. Au total quelque 3.000 personnes ont été arrêtées durant cette période. Parmi elles, au moins cent moines sont encore emprisonnés.

L'opposante privée de liberté depuis 12 ans a rencontré pour la première fois un haut représentant de la junte.

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a rencontré pour la première fois jeudi 25 octobre un haut représentant de la junte au pouvoir chargé des relations avec l'opposition. C'est la télévision d'Etat qui a annoncé la nouvelle.
Cette première rencontre jeudi entre l'opposante et un représentant de la junte survient alors que la pression internationale sur le régime militaire birman s'intensifie

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Rachida Dati : L'affaire du faux diplôme

NOUVELOBS | 25.10.2007

La ministre de la Justice aurait été reçue à l'Ecole de la Magistrature en présentant un dossier mentionnant un diplôme qu'elle n'a en fait jamais eu.

Rachida Dati, ministre de la justice, a été reçue à l’Ecole de la Magistrature en présentant un dossier falsifié, peut-on lire cette semaine dans le magazine L’Express.

Un scoop retentissant, puisque, comme l’expliquent nos confrères, une "rumeur" courrait Paris depuis cet été: "la Garde des Sceaux aurait usurpé ses diplômes.

L’affaire est devenue tellement sensible que le ministère de l’Intérieur a fini par s’en émouvoir". Quelques lignes plus loin, arrive la réponse de l’Express : "Son dossier (pour intégrer l’école de la magistrature, ndlr)  fait état de deux maîtrises, de cours suivis à l’Isa et -curieusement- de l’obtention d’un 'MBA européen du groupe HEC-ISA'", détaille l’hebdomadaire. "

Or, rappelons-le, selon la grande école, elle n’a jamais obtenu  le diplôme…".

On va donc résumer : la garde des Sceaux a certainement été choisie à ce poste, pour avoir été magistrate. Or, elle a intégré l’ENM sur la base d’un dossier dont un des principaux éléments se révèle faux. Comme dirait la ministre, elle-même: "Quand on veut, on peut".

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Banlieues, la fracture

Edito LE MONDE | 25.10.07

Les banlieues sont le miroir grossissant et cruel des fractures de la société française. Deux ans après le drame de Clichy-sous-Bois - deux garçons de 15 et 17 ans étaient morts électrocutés dans l'enceinte d'un transformateur où ils s'étaient réfugiés pour échapper à une possible interpellation policière -, deux ans après les semaines d'émeutes que ce drame avait provoquées, le constat s'impose, plus que jamais.

La crise des banlieues qui avait secoué la France à l'automne 2005 n'était qu'une nouvelle explosion des conflits qui ne cessent d'agiter périodiquement ces quartiers où la République loge la grande masse des Français les moins favorisés, ouvriers et employés, souvent immigrés ou d'origine immigrée. Deux ans plus tard, les maires des cités concernées le confirment, quelle que soit leur étiquette politique : en dépit des efforts de l'Etat et des collectivités locales, en dépit des politiques de rénovation urbaine, en dépit de la mobilisation des associations de terrain, en dépit du parler cru de la nouvelle secrétaire d'Etat à la politique de la ville, Fadela Amara, la désespérance de ces quartiers et les tensions entre leurs populations et la police n'ont pas régressé.

Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que les "fondamentaux" (emploi, logement, pauvreté, sécurité) n'ont pas changé.

La fracture sociale n'a pas été réduite : le niveau du chômage dans les "zones urbaines sensibles" a diminué de 10 %, comme dans le reste du pays, mais il reste deux fois plus élevé qu'ailleurs.

La fracture scolaire, qui, avant même le chômage, nourrit le mélange de "rage" et de résignation des jeunes et de leurs familles, reste aussi profonde, malgré les politiques de réussite éducative ou quelques initiatives aussi emblématiques qu'homéopathiques. La crise du logement s'est aggravée du fait de la hausse du marché et des prix de l'immobilier.

Quant à la fracture "ethnique" et au racisme ordinaire qu'elle sécrète, il est bien peu probable que les credos affichés par le gouvernement depuis cinq mois aient contribué à la résoudre. Quand la politique pénale met l'accent sur la répression et traque la récidive y compris pour des délits mineurs, quand la politique en matière d'immigration enracine le sentiment que l'étranger est d'abord une source de danger, on ne voit guère comment pourrait s'atténuer la ghettoïsation et le communautarisme.

Il serait injuste d'ignorer les efforts des acteurs qui s'échinent à ravauder un tissu social profondément déchiré. Mais il ne faut pas se raconter d'histoires : faire des banlieues sensibles des "territoires comme les autres", les réinscrire pleinement dans la collectivité nationale, suppose du temps et un projet de société autrement solidaire. C'est l'affaire d'une génération. 

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La Lettre / Une affaire de pédagogie

24 Octobre 2007

Dessin de Mix & Remix  paru dans L'Hebdo ( Lausanne )

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La lecture de la lettre de Guy Môquet dans les lycées, voulue par Nicolas Sarkozy, a pris des formes très variées dans les établissements, sur fond de controverse. De nombreux enseignants et politiques ont dénoncé une instrumentalisation, voire une récupération politique, de la lecture de la lettre d’adieu du jeune résistant communiste, fusillé le 22 octobre 1941 par les nazis avec 49 autres otages – la liste de ces otages avait été établie par le ministre français de l’Intérieur, Pierre Pucheu.
Le Parti communiste s’est en particulier insurgé contre le fait que l’engagement communiste du jeune homme ait été passé sous silence dans la circulaire décrétant le 22 octobre journée de commémoration de la mort de Guy Môquet.

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Modification du régime des députés fonctionnaires

NOUVELOBS | 25.10.2007

RETRAITES Un amendement interdit désormais aux élus issus de la fonction publique de cotiser à leur régime de retraite d'origine en plus de celui de l'Assemblée nationale. En revanche, la double cotisation reste possible pour les autres professions. 

L'Assemblée nationale a adopté par vote, jeudi 25 octobre, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) interdisant aux députés fonctionnaires de cotiser à leur régime de retraite d'origine.
L'adoption de l'amendement entraîne une nouvelle modification au régime spécial de retraite des parlementaires, après la réforme de 2003 qui l'a aligné sur celui des fonctionnaires.
Les députés et sénateurs sont obligatoirement affiliés au fonds de Sécurité sociale de l'Assemblée ou du Sénat. Auparavant, les élus issus de la fonction publique, considérés comme détachés, continuaient, parallèlement, à cotiser à leur régime de retraite de fonctionnaires et à y acquérir des droits.
La possibilité de cotiser aux deux caisses est supprimée par l'amendement.
Les députés qui continuent à exercer une profession libérale peuvent toujours cotiser à leur caisse d'origine en plus de celle de l'Assemblée nationale, l'amendement voté ne les visant pas.
Tandis que le gouvernement a engagé une réforme des régimes spéciaux de retraite, plusieurs médias s'étaient émus du régime particulier des parlementaires.

Caractère éphémère des carrières parlementaires
Les trois questeurs de l'Assemblée, Richard Mallié (UMP), Philippe Briand (UMP) et Marylise Lebranchu (PS), avaient récemment annoncé qu'ils proposeraient fin octobre de revenir sur certaines "particularités" du régime des députés.
Ils avaient ainsi évoqué la "suppression de la faculté de faire liquider sa retraite à partir de 55 ans avec une décote" et, notamment, "la non-possibilité de cotiser en parallèle à la caisse des parlementaires et à leur caisse d'origine sans avoir d'activité dans ce régime".
Les députés doivent, depuis 2003, justifier de 40 annuités pour une retraite à taux plein, mais dans les faits, certaines années donnent lieu à des majorations de cotisations: ils cotisent double pendant 15 ans, puis 1,5 fois pendant cinq ans et acquittent une cotisation simple les 2,5 années suivantes,
ce qui représente en réalité 22,5 annuités.
Cette disposition ne devrait pas être remise en cause par la réforme annoncée par les questeurs. Les députés la justifient en invoquant le caractère parfois éphémère des carrières parlementaires

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Moscovici : les ministres d'ouverture, " ministres UMP "

NOUVELOBS. | 25.10.2007 

Pour le député PS, ils n'apportent "rien" au gouvernement. Le député socialiste Pierre Moscovici a estimé, mercredi 24 octobre, que les ministres dits d'ouverture du gouvernement Fillon ne servaient à "rien". Le député PS du Doubs a ajouté sur Public Sénat qu'ils étaient "devenus des ministres UMP".
Interrogé pour savoir quel était l'apport de ces ministres, le secrétaire national du PS a répondu: "J'ai cherché pendant longtemps. Je ne cherche plus. Je crois que j'ai trouvé la réponse : rien".
Seul Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, "a obtenu une petite chose", que la droite renonce à ne pas accueillir les sans-papiers dans les centres d'hébergement. "Ca ne fait pas lourd", a-t-il commenté.

Mise en scène
Selon l'ex-ministre des Affaires européennes, l'ouverture "c'est de la mise en scène, c'est du cinéma; ça ne sert qu'une seule personne, Nicolas Sarkozy".
Il a estimé que Fadela Amara avait plusieurs choix possibles après avoir pris position contre les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, comme "mettre tout son poids dans la balance (et obtenir) qu'on retire le texte (...), ou démissionner".

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Les Indégivrables : Environnement

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