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jeudi 25 octobre 2007

Les 50 patrons français les mieux payés ont touché en moyenne 316 smics en 2006

LEMONDE.FR avec AFP | 24.10.07

Les revenus des patrons français ont encore progressé en 2006 avec, pour les cinquante mieux

payés de France, un revenu moyen de 3,8 millions d'euros sur l'année, soit l'équivalent de 316 années de smic chacun, indique Capital dans un article paru jeudi 24 octobre.

"En comparaison de la hausse du pouvoir d'achat des ménages (+ 2,3 %), ils se sont accordés l'an dernier des augmentations de Père Noël, jusqu'à 25 % pour les mieux lotis", écrit Capital dans son palmarès des plus hautes rémunérations. Cette "envolée va de pair avec une explosion des résultats des entreprises", avec notamment des bénéfices de près de 100 milliards d'euros et des cours de Bourse en hausse de 17 % pour les sociétés du CAC 40, mais cela "n'explique pas tout", selon Capital.

LOUIS SCHWEITZER NUMÉRO UN Ce classement prend en compte à la fois les salaires, les bonus, les plus-values sur stock-options, mais aussi les dividendes, les parachutes et les retraites futures, indique le mensuel économique.

Le président du conseil d'administration de Renault, Louis Schweitzer, arrive en tête avec des revenus s'élevant pour 2006 à 11,9 millions d'euros, notamment grâce à une "belle plus-value de stock-options". Il est suivi de Daniel Bouton (Société générale, 10,8 millions d'euros) et de Bernard Charlès (Dassault Systèmes, 10,3 millions d'euros).

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IMMIGRATION : Une quarantaine de députés de l'UMP n'ont pas voté la loi

LE MONDE | 24.10.07

Après cinq semaines de polémique et de divisions de la majorité, le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration a été définitivement adopté, mardi 23 octobre, par le Parlement.

A l'Assemblée nationale, le texte a été adopté par 282 voix contre 235. Soit une majorité nettement plus restreinte que celle réunie, une heure plus tôt pour la première partie (volet recette) du projet de loi de finances, adoptée avec 339 voix.

Dès dimanche soir, pourtant, le président de la République avait insisté, au bureau politique de l'UMP, pour qu'aucune voix ne manque. Et, lundi, le député d'Ille-et-Vilaine Pierre Méhaignerie, qui n'avait pas caché, lors de l'examen du texte, sa réserve vis-à-vis de l'amendement ADN, publiait un communiqué pour souligner que "la limitation très stricte de son utilisation grâce aux modifications apportées et à l'intervention du juge ne justifiait plus la caricature qui en est faite" et qu'il voterait le texte.

LE NOUVEAU CENTRE DIVISÉ Le groupe UMP de l'Assemblée n'a cependant pas fait le plein de ses voix, contrairement à ce que promettait son porte-parole Eric Ciotti, qui garantissait "son unanimité". Sur les 321 députés UMP, une quarantaine a fait défection : trois, dont François Goulard, ont voté contre, vingt et un se sont abstenus, tandis qu'une quinzaine n'a pas pris part au vote.

Le Nouveau Centre s'est partagé entre quatre votes pour (dont le président du groupe, François Sauvadet), quatre votes contre (dont Jean-Christophe Lagarde) et dix abstentions.

Les élus UDF-Modem, dont François Bayrou, quant à eux, se sont joints au vote contre avec les socialistes, communistes et Verts.

Le gouvernement pouvait néanmoins se féliciter d'avoir rallié l'essentiel des sénateurs de la majorité autour de son texte, qui avait pourtant suscité une véritable fronde sénatoriale. Celui-ci a été adopté par 176 voix pour et 136 voix contre. Même Hugues Portelli, qui s'était opposé à l'amendement ADN et avait voté contre, a choisi de s'abstenir

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Patrick Buisson, journaliste à LCI, devient officiellement conseiller de Nicolas Sarkozy

Mercredi 24 Octobre 2007 - A.B. - Marianne

Patrick Buisson, journaliste à LCI avait joué le rôle de conseiller occulte de Nicolas Sarkozy pendant la campagne. Depuis un mois, l'occulte est devenu officiel.

Le 24 septembre dernier, Nicolas Sarkozy a remis la légion d'honneur à Patrick Buisson, journaliste et chroniqueur pendant la campagne dans l'émission Politiquement show, sur LCI. Ce geste symbolique, accompli devant un parterre de sondeurs, s'est accompagné d'un florilège de compliments et d'un petit discours dans lequel le chef de l'Etat remerciait l'intéressé de lui avoir conseillé « d'aller au peuple » quand d'autres lui recommandaient de faire campagne au centre… Que ce nouveau chevalier ait fait ses premières armes à Minute et au Crapouillot il y a bien longtemps n'est pas en question, mais en lui remettant la rosette, Nicolas Sarkozy a officialisé une situation déjà connue des lecteurs de Marianne : la double casquette de Patrick Buisson, à la fois journaliste sur une grande chaîne de télévision et…conseiller d'homme politique !

Un conseiller qui a la cote
En plus de ses émoluments journalistiques, Patrick Buisson perçoit en effet d'autres rétributions via Publifact, une société dont il est l'actionnaire principal. Avant de se rapprocher du candidat de l'UMP, le journaliste avait déjà manoeuvré auprès d'autres clients potentiels : Charles Pasqua, Alain Madelin et François Bayrou. Objectif : tenter de monnayer sa proximité avec de nombreux sondeurs pour proposer aux hommes politiques en difficulté de « redresser » leur cote. Une proposition qui aura finalement les faveurs de Philippe de Villiers en 1999, année où le leader du MPF dépassa la barre fatidique des 5% dans les sondages, année, également, où son Parti rétribua une vague analyse de prévisions électorales à Patrick Buisson pour la somme de... 250 000 francs. Depuis, Publifact prospère, avec un chiffre d'affaires de 560 000 euros pour la seule année 2005.

La légende veut que ce soit lors de la campagne référendaire que le journaliste ait approché Nicolas Sarkozy. Il lui aurait alors « prédit » que le « non » à la Constitution européenne l'emporterait par 55%... Depuis, il jouit d'un crédit illimité auprès du chef de l'Etat. Question : fort de cette proximité avec Nicolas Sarkozy, est-il bien normal que Patrick Buisson ait continué à « informer » les téléspectateurs pendant la campagne ? « Un journaliste décoré, c'est un journaliste de moins », dit l'adage. Qu'en pense LCI ? Contactée, la chaîne refuse de se prononcer sur cet étrange mélange des genres et se contente de signaler qu'elle a remplacé Patrick Buisson par Christophe Barbier dans le Politiquement show. L'ami du Président, lui, été promu par TF1 à la direction de la chaîne Histoire. Où il n'y a, bien sûr, aucune information.

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François Fillon promet de neutraliser les seuils financiers des PME

Les Echos - DEREK PERROT [ 24/10/07  ]

En visite au rendez-vous annuel des PME, le Premier ministre a promis la suppression de l'impôt forfaitaire annuel et un comportement modèle de l'administration, notamment en termes de délais de paiement.

François Fillon assure le service après-vente. Hier, à l'occasion de Planète PME, la journée nationale de la CGPME, le Premier ministre a vanté devant quelque 2.000 dirigeants les premières réformes du gouvernement et, surtout, leur a assuré que sa volonté de réforme restait intacte. Il se savait attendu au tournant. « Vos premiers mois sont encourageants », lui a certes rappelé Jean-François Roubaud, président de la CGPME, avant de pointer l'impatience des patrons qui ont placé de « grands espoirs » dans l'élection de Nicolas Sarkozy. D'autant que ces derniers sont déçus par la réforme des heures supplémentaires : « Les TPE en sont les grandes perdantes », a répété Jean-François Roubaud.

« Vos espoirs sont fondés », a répondu d'entrée François Fillon, rappelant qu'« il est urgent et vital de traiter les difficultés des PME ». Comme promis lors de la campagne présidentielle, il a confirmé la suppression de l'impôt forfaitaire annuel pour les entreprises déficitaires (« Les Echos » d'hier), sans pour autant s'engager sur le calendrier.

Gel expérimental

A la grande satisfaction des dirigeants, il a également garanti que le gouvernement allait s'attaquer à la question du passage des seuils d'effectifs en étudiant une « forme expérimentale » de « gel », pendant deux ans, des conséquences financières des passages de 9 à 10 salariés et de 19 à 20 salariés. Sur le financement des PME, il a assuré que le gouvernement ferait « tout » pour que les grandes banques jouent le jeu malgré les inquiétudes nées de la crise récente des marchés financiers. Dans le collimateur de l'Elysée, les grandes banques ont ainsi jusqu'au 29 octobre pour présenter les revues de prêts aux petites entreprises exigées cet été par le gouvernement.

En outre, France Investissements concentrera mieux ses fonds sur le financement des PME. Tout comme le futur organisme né de la fusion d'Oseo et de l'Agence de l'innovation industrielle, qui aura ordre de « donner la priorité aux projets portés par les entreprises de taille moyenne ou à fort potentiel ». Le Premier ministre en a profité pour préciser le calendrier de cette fusion, qui fera l'objet d'un décret publié d'ici au 15 novembre, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2008.

Une administration exemplaire

Comme pour souligner sa bonne volonté, François Fillon a enfin dressé le portrait d'une administration publique aspirant à être exemplaire. Le principe du « rescrit », qui permet aux PME de recevoir une réponse claire de l'administration sur les modalités d'application d'une loi, sera « généralisé », et les délais de réponse de l'administration « raccourcis », sur le modèle de ce qui vient d'être fait pour le crédit d'impôt recherche.

Sur le thème sensible des délais de paiement, le gouvernement va « étudier la possibilité » d'instaurer, pour les commandes publiques, le principe du « paiement prioritaire des PME ». Dernière promesse, et pas des moindres pour des petits patrons excédés par les lourdeurs de l'administration française, celle de poursuivre et d'achever la dématérialisation des procédures administratives.

Attention quand même car à force de trop donner aux entreprises, surtout sans contreparties, on va finir par avoir une croissance phénoménale…

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UNION MÉDITERRANÉENNE • Sarkozy se heurte au scepticisme poli des Marocains

Courrier International 24 Octobre 2007

Le dernier discours de la visite officielle du président français au Maroc était consacré au projet d'Union méditerranéenne, censé effacer les ratés des conférences euro-méditerranéennes, lancées en novembre 1995 à Barcelone. Dans la presse marocaine et espagnole, on s'interroge sur la crédibilité d'un tel projet.

Le président français a annoncé, le mardi 23 octobre, à Tanger, sa volonté de réunir en juin 2008 en France tous les chefs d'Etat et de gouvernement du bassin méditerranéen afin de fixer - sur le principe d'une "égalité stricte" - les bases de cette union.

"Le projet est-il si chimérique ?" se demande le quotidien marocain
La Nouvelle Tribune. Nicolas Sarkozy voudrait que l'Union méditerranéenne soit un espace commun de développement, de sécurité, d'échange et de dialogue des cultures. Le projet soulève un "scepticisme poli sur les rivages du Maghreb, déchiré par ses rivalités", explique le quotidien. "Il demeure pour l'heure une coquille vide, un concept abstrait, même si l'objectif est qu'il prenne forme au second semestre de 2008."

D'autant que les observateurs voient dans ce projet d'union un simple "alibi" sur lequel pourrait s'appuyer le président français pour contrer l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Le quotidien marocain L'Economiste évoque ainsi "l'idée de base" du "partenariat privilégié", concept qui rappelle la contre-offre faite par Sarkozy pour évacuer l'intégration de la Turquie par l'UE.

Pour Aujourd'hui le Maroc, le fait "que Nicolas Sarkozy ait choisi Tanger pour dévoiler le socle de sa politique méditerranéenne en dit long sur la capacité amplificatrice du message méditerranéen prêté au Maroc". Selon le journaliste Mustapha Tossa, moins sévère que ses confrères, le concept d'Union méditerranéenne "a besoin, pour augmenter son indice de crédibilité, d'un grand travail de pédagogie et d'explication. Et l'on s'attend à ce que Nicolas Sarkozy investisse autant de vitalité et d'énergie que celles qu'il avait mises à contribution pour sortir l'Union européenne de son impasse en arrachant au forceps un consensus sur le traité simplifié."

Pour
El País, Nicolas Sarkozy, en dépit de ses efforts pour "se démarquer du défaitisme promarocain de son prédécesseur", ne se démarque pas vraiment de la politique menée par Jacques Chirac. "La principale originalité du plan de Sarkozy réside dans sa méthodologie." "Il se serait en fait inspiré des débuts de la Communauté économique européenne (CEE), annonciatrice de l'Union européenne actuelle. Pour ce faire, il a exprimé le souhait de lancer cinq institutions : une banque d'investissement méditerranéenne, une agence de l'énergie nucléaire, une université méditerranéenne avec des programmes d'échanges inspirés d'Erasmus afin de favoriser les interactions culturelles, une agence de l'environnement et une autre dédiée à l'audiovisuel." Le président français a en outre "passé de la pommade aux Marocains en louant dans un autre discours 'l'exemplarité' du royaume alaouite dans le monde musulman et sa 'vigueur démocratique'".

Mouna El Mokhtari

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La crise immobilière américaine s'aggrave

Les Echos - 24/10/07  -

La crise de l'immobilier s'est encore aggravée en septembre aux Etats-Unis, la crise financière de l'été pesant durement sur le secteur. Les reventes de logements ont baissé de 8% en septembre par rapport à août, à 5,04 millions d'unités en rythme annuel, a annoncé mercredi le groupement national des agents immobiliers (NAR). C'est une grosse déception pour les analystes qui tablaient sur 5,25 millions de logements revendus. C'est aussi le rythme le plus faible enregistré depuis 1999, date à laquelle le NAR a commencé à compiler les chiffres dans leur présentation actuelle. Sur un an, les reventes de logements ont plongé de 19,1% en septembre.

Ces chiffres donnent une nouvelle illustration de la durée de la crise du marché immobilier, qui semblait devoir rebondir avant l'été mais s'est retrouvé plombé par la crise du crédit qui a débuté en août. "La crise du crédit d'août a eu un fort impact, qui a artificiellement retiré des ventes en septembre", a estimé Lawrence Yun, chef économiste de la NAR. Du fait du durcissement des conditions d'attribution de prêt, de nombreux acquéreurs potentiels ne peuvent plus prétendre à devenir propriétaires et certains doivent renoncer au logement pour lequel ils avaient pourtant signé une promesse d'achat.

Du côté des stocks, il faudrait 10,5 mois pour écouler les logements sur le marché au rythme des ventes de septembre, en raison d'une hausse de 0,4% des biens à vendre.

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Michèle Alliot-Marie annonce la présentation d'un nouveau découpage électoral mi-2008

24/10/07  - Les Echos

Le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a déclaré lors d'une audition mercredi à l'Assemblée qu'un "nouveau découpage électoral" devrait être présenté "en milieu d'année 2008", a-t-on appris de source parlementaire. Le ministre a fait cette annonce lors d'une audition à huis clos devant la commission des Lois, dans le cadre de l'examen du projet de budget 2008 sur les missions relevant de son ministère. Mchèle Alliot-Marie "a indiqué que, s'agissant du nouveau découpage électoral, son administration travaillait sur un projet et qu'elle serait en mesure de présenter quelque chose en milieu d'année 2008", a-t-on indiqué de même source.

Le ministre, qui répondait au député Jérôme Lambert (PS), a précisé en outre que "les principes du groupe de travail sont  : plus d'équité dans le nombre d'habitants par circonscription, avec des circonscriptions qui seraient aux alentours de 125.000 habitants, et travailler sur les réformes des circonscriptions cantonales en même temps que sur les circonscriptions nationales pour qu'une circonscription législative ne passe pas au milieu d'un canton", selon la même source. Michèle Alliot-Marie "a déclaré que, bien évidemment, sur la méthode, les élus seraient associés", a ajouté la source parlementaire.

On ne regrettera pas le découpage version Pasqua ! Quand à celui de Marie-Alliot, faut voir si ses intentions sont pures…

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Pancho : Le voyage au Maroc

Pancho_Maroc__Les_non_dits

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Simone Veil opposée aux tests ADN a aussi déploré la lecture obligatoire de la lettre de Guy Môquet

LIBERATION.FR : mercredi 24 octobre 2007

Celle qui a soutenu Nicolas Sarkozy durant la campagne se demande si le Conseil constitutionnel doit censurer le projet de loi.

Justifiant son opposition «par principe davantage que pour une question de réalité», Mme Veil a estimé qu'«il y avait déjà aujourd'hui mille façons pour identifier les gens».
«Utiliser des tests ADN pour autoriser les gens à venir en France, c'est trop lourd comme méthode», a ajouté l'ancienne ministre de Valéry Giscard d'Estaing et d'Edouard Balladur qui était à Metz pour l'inauguration d'une salle portant son nom au lycée Robert Schumann de Metz.

«Il y a des méthodes qui ne sont pas très bonnes»
Tout en rappelant son hostilité à «une immigration non contrôlée», Mme Veil a poursuivi: «Il y a des méthodes qui ne sont pas très bonnes. C'est une question d'image». Elle a enfin estimé qu'elle «se posait la question» de savoir si le Conseil constitutionnel, dont elle a été membre de 1998 à 2007, devait censurer le projet de loi Hortefeux sur l'immigration. Le Parti socialiste et le Parti communiste ont d'ailleurs indiqué qu'ils allaient saisir les sages du Palais-Royal à propos du texte définitivement adopté mardi par l’Assemblée et devant être examiné dans la soirée par le Sénat pour son adoption définitive.

Mme Veil a par ailleurs déploré l'obligation faite lundi aux enseignants de lire la lettre d'adieu de Guy Môquet. «Je n'aime pas beaucoup le principe de l'obligation imposée aux établissements scolaires et aux enseignants.» Considérant qu'il était «inutile de rendre obligatoire» la lecture de la lettre du jeune résistant communiste, elle a indiqué, face aux professeurs présents, que si elle avait été enseignante, «il n'est pas sûr qu'elle aurait choisi (de lire) ce courrier.»

Elle avait soutenu Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Aujourd’hui, elle le critique. Simone Veil, ancienne membre du Conseil constitutionnel, s'est dite mardi opposée à l'amendement Mariani sur le recours à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.

Trop tard Simone ! Ca aurait été plus courageux de dénoncer tout cela avant plutôt qu’après

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Le régime très spécial de nos députés

Réunion du groupe parlementaire UMP, le 16 octobre, à 1'Assemblée, pour débattre d'un sujet délicat entre tous: le régime spécial des retraites des députés. Il est entendu que la questure étudie une modification de ce régime très favorable sans trop remettre en cause des avantages acquis. Tout jeune (38 ans) député de la Marne, Benoist Apparu met les pieds dans le plat: il propose tout de go d'aligner le régime de retraites des parlementaires, sur le régime général.

« Nous devons être exemplaires, dit-il. On ne peut pas demander aux Français de renoncer aux régimes spéciaux sans toucher au nôtre. »

Brouhaha dans la salle. « Ferme ta gueule », lui lance un député.

Claude Goasguen, député de Paris, croit malin de lancer: « Il ne s'agit pas du versement d'une retraite, mais d'une indemnité compensatrice de perte d'emploi. »

François Fillon paraît alors défendre la position de Benoist Apparu, mais tout le monde a un doute, tant sa déclaration est évasive : «Je n'ai pas de leçon à vous donner, mais... »

Du coup, Jean-François Copé, président du groupe, interrompt le Premier ministre et met en garde, en visant le jeune député, ceux qui avec cette histoire veulent se faire «un coup de pub ».

On en est resté là. Les députés pourront toujours arguer qu'eux au moins se posent le problème de leurs retraites. Alors que les sénateurs restent sourds et muets sur le sujet.


" Le Canard enchaîné " - mercredi 24 octobre 2007

Un tel mépris des députés français pour ceux qui les élisent est consternant !

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