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lundi 8 octobre 2007

Nicolas Sarkozy interpellé sur l'accès à l'information

NOUVELOBS | 08.10.2007

 Deux associations reprochent à la France "d'imposer une interprétation très limitée du droit du citoyen d'accéder aux informations" dans le cadre à la rédaction de la Convention européenne sur l'accès aux documents administratifs

Les associations Liberté d'informer et Access Info Europe interpellent la France sur la question de l'accès à l'information. Dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, au ministre des Affaires Etrangères et au président de la Commission d'accès aux documents administratifs, lundi 8 octobre, il est reproché à la France "d'imposer une interprétation très limitée du droit du citoyen d'accéder aux informations détenues par les autorités publiques" dans le cadre de la rédaction de la future Convention européenne sur l'accès aux documents administratifs. Les représentants de quinze pays du Conseil de l'Europe, dont la France, travaillent actuellement sur le projet de traité.
La France, qui se situe derrière la Roumanie, la Bulgarie ou l'Arménie dans la facilité d'accès à l'information, est montrée du doigt par Access Info Europe.
Parmi les premiers signataires figurent Reporters sans frontières, Florence Aubenas (journaliste au
Nouvel Observateur), Denis Robert (écrivain), la Fédération internationale des journalistes...

Retard de l'Europe Les associations, qui soulignent néanmoins les efforts engagés par le gouvernement français en faveur de la transparence, demandent que le droit d’accès à l’information s’applique également aux documents détenus par les pouvoirs législatif et judiciaire.
Les ONG jugent, en outre, que la version actuelle de la Convention est largement en dessous des normes déjà existantes en Europe. Elles estiment que le texte irait à l'encontre des lois sur l’accès à l’information adoptées dans vingt pays issus du bloc communiste depuis 1992 et des nouvelles lois votées par le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Dans une lettre transmise vendredi 28 septembre, journée internationale du droit à l'accès à l'information, au Conseil de l'Europe, Access Info Europe avait déjà dénoncé le retard de l'Europe en matière d'accès aux documents officiels.

Pour signer la lettre,
cliquer ici


Posté par Kozett à 12:55 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jérusalem - Le gouvernement israélien accepterait une "partition"

NOUVELOBS | 08.10.2007

Il soutiendra cette voie lors de la conférence sur la paix en novembre. Jérusalem-Ouest deviendrait la capitale israélienne officielle, Jérusalem-Est, la capitale du nouvel Etat palestinien. Israël ne transférerait pas aux Palestiniens le contrôle de la Ville Sainte.

Le vice-Premier ministre israélien Haïm Ramon a déclaré, lundi 8 octobre, que son gouvernement soutiendrait une division de Jérusalem, une question essentielle dans la déclaration israélo-palestinienne qui doit être faite le mois prochain à l'occasion de la conférence de paix sur le Proche-Orient, organisée sous l'égide des Etats-Unis.
Dans le cadre des récentes négociations entre les deux parties, le vice-Premier ministre israélien a proposé de restituer des quartiers arabes de Jérusalem-Est aux Palestiniens. Selon Haïm Ramon, les Palestiniens pourraient établir la capitale d'un futur Etat dans ce secteur de la ville, dont Israël s'était emparé pendant la guerre de 1967.
En contrepartie, l'Etat hébreu recevrait la reconnaissance de la communauté internationale, dont celle des Etats arabes, de sa souveraineté sur les quartiers juifs et de l'existence de sa capitale à cet endroit, a expliqué Haïm Ramon.
Il a ajouté que même les "faucons" de la coalition de Ehoud Olmert, comme le ministre Avigdor Lieberman, d'Israël Beitenou, petit parti extrémiste, soutiendraient une telle concession israélienne, tout comme le Parti travailliste.

Etat juif et démocratique :
"La chose la plus importante, c'est de garder un Etat d'Israël juif et démocratique", a-t-il expliqué à la radio de Tsahal.
Dans un entretien accordé à la même radio, Avigdor Lieberman a confirmé qu'il serait prêt à abandonner le contrôle de certains quartiers de Jérusalem-Est, mais qu'il faudrait en contrepartie un accord palestinien pour transférer sous contrôle israélien les blocs de colonies juives en Cisjordanie.
Dans le cadre de cette proposition, des quartiers de Jérusalem-Est où vivent environ 170.000 Palestiniens seraient transférés sous souveraineté palestinienne, selon Haïm Ramon.
Mais Israël ne transférerait pas aux Palestiniens le contrôle de la Ville Sainte et des quartiers l'entourant, a-t-il ajouté. (AP)

Posté par Kozett à 12:43 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Indégivrables : ADN Traçabilité

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Posté par Kozett à 11:58 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les pros de la nuit interpellent Juppé

QUAI DE PALUDATE. -- Des propriétaires d'immeubles abritant des discothèques et des professionnels de la nuit repartent en guerre contre les heures de fermeture.

Sud Ouest 08 07 2007 Denis Lherm

L'association des propriétaires fonciers des quais de Paludate vient d'envoyer une lettre à Alain Juppé. Elle l'alerte sur la situation économique des discothèques.
Cette association regroupe une dizaine de propriétaires d'immeubles situés dans le quartier de Paludate et qui sont loués à des exploitants de discothèques. Elle est présidée par Henri Rodriguez, signataire de cet appel au maire de Bordeaux, qui intervient aussi pour le compte de l'association des commerçants de Paludate. Propriétaires et locataires réunis, faut-il que l'heure soit grave...

« 10 000 à 15 000 personnes dans la rue à 4 heures ». Depuis l'adoption du « 2-4-6 », rien ne va plus, dit en substance Henri Rodriguez. Ce terme bizarre désigne l'arrêté préfectoral qui, depuis 2004, impose aux discothèques de la Gironde une fermeture à 4 heures du matin dernier carat. Les bars ferment depuis lors à 2 heures; les night-clubs, à 4 heures donc, et les bars peuvent rouvrir à 6 heures.

Cette mesure destinée à empêcher que les débits de boissons soient ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre, aurait deux conséquences catastrophiques, selon l'association des propriétaires de Paludate et les professionnels de la nuit. En imposant une fermeture dès 4 heures, elle jette tout d'un coup dans la rue des nuées de noctambules pas forcément animés de l'envie de se coucher sagement. « Quand on fermait plus tard, les départs des clients étaient étalés dans le temps. Là, c'est tout le monde dehors au même moment. A Paludate, cela veut parfois dire 10 000 à 15 000 personnes dans la rue à 4 heures du matin. Sur le plan de la sécurité, c'est de la folie ! », explique Arnaud Zielinski, directeur du People (ex-Polux).
La deuxième conséquence du 2-4-6, selon ces détracteurs, est économique. Paludate faisant le plein en deuxième partie de soirée, après la fermeture des bars, la durée de fréquentation maximum s'est considérablement réduite. « Les gens arrivent vers 2 h 30 - 3 heures. Ils repartent à 4 heures. Ca veut dire qu'on travaille bien pendant 1 h 30, pas plus », résume Charly, patron de la Pachanga.

Résultat : la situation des établissements se serait nettement dégradée. Au point que les propriétaires des immeubles s'inquiètent pour leurs loyers. D'où le front commun propriétaires-locataires. « Je suis patron du Lusi Klub. J'ai pu m'installer parce que j'ai racheté deux établissements qui avaient déposé le bilan, raconte Eric Pires. Je m'en sors parce que j'ai la seule boîte franco-portugaise dans toute l'Aquitaine, mais le 2-4-6 fait des ravages. Cette semaine, il y a encore une discothèque qui a déposé le bilan à côté de chez moi. » Henri Rodriguez, lui, révèle qu'il fait « de gros efforts sur les loyers », parce que la situation des locataires est chancelante.


Courrier à Sarkozy. L'appel à Juppé vise à mobiliser son pouvoir d'influence auprès du préfet, seul habilité pour décider d'une révision du 2-4-6. La lettre est assortie d'un tableau qui montrerait que dans une majorité de départements, les discothèques peuvent fermer plus tard qu'en Gironde.
Par ailleurs, une pétition signée par 15 000 clients sera bientôt portée à la mairie. Enfin, les propriétaires et commerçants annoncent qu'ils vont bientôt écrire à Nicolas Sarkozy.
« Les gens arrivent vers 2 h 30-3heures. Ils repartent à 4 heures. Ca veut dire qu'on travaille bien pendant 1 h 30, pas plus »

Posté par Kozett à 11:51 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Aung San Suu Kyi ne serait pas libérée par la junte avant l'adoption d'une constitution

La Tribune 08/10/07

RANGOUN (Reuters) - La junte militaire birmane a laissé entendre lundi qu'Aung San Suu Kyi, chef de file des partisans d'une démocratisation, resterait en résidence surveillée jusqu'à ce qu'une nouvelle constitution soit adoptée, ce qui, de l'avis de la plupart des observateurs, est une perspective vague et lointaine.

Le journal Nouvelle lumière du Myanmar, organe officiel du pouvoir, ne laisse ainsi guère espérer de voir satisfaites rapidement les revendications des manifestations de septembre, les plus importantes au Myanmar depuis 1988.

"Les trois exigences des manifestants - baisse des prix à la consommation, libération d'Aung San Suu Kyi et des prisonniers politiques, et réconciliation nationale - ne peuvent pas être satisfaites par des manifestations", écrit ce journal.

"Désormais, ceux qui en sont chargés font ce qu'ils faut pour rédiger la constitution de l'Etat et dresser la liste des électeurs", ajoute le journal. "Lorsque la constitution aura été approuvée, la réalisation des trois revendications sera possible."

Posté par werdna à 11:39 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La psychologie du mangeur décryptée

La psychologie du mangeur décryptée
[ 04/10/07 ] ALAIN PEREZ - Les Echos

Le comportement alimentaire humain est un objet de science au même titre que la physiologie de la nutrition ou le fonctionnement du système nerveux. » En recevant récemment le prix de l'Institut français de la nutrition, France Bellisle a rappelé à quel point cette discipline était complexe.

Cette spécialiste du comportement alimentaire s'intéresse à l'un des sujets les plus tendance du monde de la nutrition : la psychologie du mangeur. Il s'agit en fait de décrypter les mécanismes innés ou acquis qui contrôlent le besoin de s'alimenter. Un circuit qui mobilise des milliers de réactions hormonales émises par les quatre organes principaux de la nutrition : le cerveau, l'intestin, le pancréas et l'estomac. Pour le sociologue Eric Birlouez, historien de l'alimentation, ces données physiologiques se doublent d'un facteur génétique qui obscurcit encore le tableau : « Le génome humain est conçu pour les situations de pénurie alimentaire. Il n'est plus adapté à l'abondance actuelle. » Ce déterminisme génétique fait dire au spécialiste américain Jeffrey Friedman de l'Howard Hughes Medical Institute qu'il faut « faire la guerre à l'obésité et pas aux obèses ». « C'est une bataille que peu d'entre nous sont capables de gagner », indique l'expert new-yorkais.

En Allemagne, la Bavière a lancé un programme « anti-gros » centré sur les jeunes enfants. Selon Berthold Koletzko de l'université de Munich, qui a participé à la définition du projet : « La prévention auprès des enfants en âge préscolaire est la seule solution. » Selon ce pédiatre, « donner des informations sur le contenu nutritionnel des aliments n'est d'aucune utilité pour changer les habitudes des jeunes ». Une enquête américaine confirme clairement les limites de l'information. Près des deux tiers des Américains se déclarent incapables de comprendre les surabondantes informations nutritionnelles portées sur les étiquettes des produits vendus aux Etats-Unis. Certains consommateurs sont même induits en erreur par ces « nutrition facts » destinées en principe à les protéger.

Désorientés

Le bilan est sans appel, selon Berthold Koletzko, l'Europe à vingt-sept compte désormais environ 14 millions d'enfants en situation de surpoids et environ 3 millions d'entre eux ont atteint le stade de l'obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30). Cette dernière population augmente d'environ 85.000 jeunes tous les ans.

Pour de nombreux spécialistes, cette dérive confirme l'émergence d'une nouvelle classe d'acteurs : « les mangeurs désorientés ». Ces consommateurs sont très perturbés par une offre pléthorique et des injonctions diététiques peu compréhensibles, voire contradictoires. Pour Béatrice de Reynal, nutritionniste à la fondation Bonduelle, la solution passe par l'éducation : « Il faut apprendre de nouvelles règles adaptées aux nouveaux aliments et sensibiliser les consommateurs sur les bons et les moins bons comportements. » La mise en contact physique des enfants avec les légumes permet ainsi de leur faire aimer un produit qu'ils ne réclament pas spontanément. Ceux qui ont récolté, coupé ou cuisiné des légumes avec leurs parents sont en général plus réceptifs à une alternative aux sempiternelles frites.

En matière de nutrition, les Français connaissent très bien les bonnes recettes. Presque 8 Français sur 10 acceptent l'idée qu'il ne « faut pas manger trop de sucres ou de graisses » et 76 % reconnaissent qu'il vaut mieux « préparer ses repas soi-même avec des produits frais ». Plus de 80 % se considèrent globalement « bien informés » sur la nutrition et seulement 9 % « ne cherchent jamais d'informations sur ces questions ». Mais, malgré ce bon niveau, « l'épidémie » ne cesse de gagner du terrain. Du coup, les initiatives se multiplient. La Lorraine vient de lancer une expérience chez les lycéens baptisée « Pralimap ». Elle s'appuie sur un triptyque dont l'efficacité reste à démontrer : éducation nutritionnelle, dépistage et prise en charge médicale du surpoids, surveillance de l'environnement alimentaire des jeunes. Dans un premier temps, 24 établissements pilotes de la région vont être testés d'ici à 2010. Si l'expérience est concluante, elle sera étendue à l'ensemble des lycées français.

La santé rapporte

En attendant, la prévention et la détection précoce des troubles du métabolisme sont en train de devenir des business de plus en plus nourrissants. Une tendance qui n'a pas échappé aux industriels du secteur : « La santé doit être considérée comme un investissement. C'est un gage de stabilité et de croissance pour les pays », indique Reinaldo Garcia, président et Ceo de GE Healthcare. « Quand on augmente de 10 % la durée de vie des citoyens d'un pays, on gagne 0,4 % en croissance », estime ce dirigeant qui s'attend à une expansion rapide de la demande de prévention médicale. Dans ce contexte, deux technologies semblent promises à un avenir radieux. D'abord, l'imagerie médicale qui va bientôt permettre de visualiser le corps humain pratiquement au niveau de la molécule. Ensuite, l'industrie des traceurs biologiques qui permet de détecter les petits dérèglements avant qu'ils ne deviennent graves.

Posté par werdna à 11:35 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les biocarburants roulent vers l'inconnu

[ 08/10/07 ] MARC LE FUR, (Côtes-d'Armor, UMP)

Le développement de l'« essence verte » révèle toutes les contradictions de notre début de siècle, avec une préoccupation principale : la rareté des espaces.

Face à la nécessité de trouver des énergies alternatives, renouvelables et moins polluantes, nos sociétés envisagent à nouveau d'utiliser massivement l'espace rural à des fins énergétiques. Par un curieux balancier de l'histoire, le monde rural apparaît donc, grâce au développement des biocarburants, de nouveau susceptible d'impulser le progrès. Mais déjà les critiques fusent, et pas seulement du côté des écologistes appelant à un renouveau des biocarburants.

Car, en moins de cinq ans, la donne a complètement changé avec la hausse du prix des matières premières. La première génération, notamment les biodiesels en Europe, consiste à incorporer de l'huile végétale dans le gazole pour les véhicules Diesel. On a pour cela multiplié les plantations de colza bien au-delà des surfaces en jachère. De l'autre côté de l'Atlantique, le Brésil utilise l'éthanol, alcool utilisé dans les voitures à essence, et a développé les surfaces en canne à sucre, tandis que les Etats-Unis le produisent à partir du maïs. Mais ces cultures entrent désormais en concurrence avec la production végétale alimentaire.

Face à la rareté de l'espace, trois impératifs s'imposent donc aujourd'hui au développement de biocarburants : le rendement énergétique à l'hectare, le bilan énergétique, produit de la soustraction entre l'énergie produite et l'énergie dépensée au cours de la production et la longueur des circuits de production.

Le cas du biodiesel

Examinons les modèles de développement à travers le monde au regard de ces trois critères. L'Europe, notamment l'Allemagne et la France, suivant en la matière les orientations des constructeurs automobiles, a fait le choix de développer le biodiesel dont la production mondiale est de 1,6 million de tonnes. Il est produit à partir de betterave, de tournesol ou de colza. 44 % sont produits en France, 22 % en Allemagne et 17 % en Italie.

Quel est le bilan énergétique du biodiesel ? Un hectare de colza mobilise 20.000 gigajoules pour produire 72.000 gigajoules. Donc 27 % de la capacité énergétique du colza sont consommés par la seule production de cette énergie.

Choix européen

Si, sur le plan économique, le choix européen exige que l'on s'interroge car il est moins rentable et ne saurait raisonnablement fournir une alternative crédible à l'énergie fossile, il est des solutions astucieuses à partir d'huiles végétales pures qui souffrent de l'opposition des motoristes.

La France se doit donc d'être innovante afin de ne pas se retrouver, comme sur l'éolien, condamnée à suivre les technologies élaborées par d'autres, comme les pays scandinaves. Le rapport du groupe de travail Douaud-Gruson sur les biocarburants du 15 janvier 2006 comporte à ce titre des pistes de réflexion intéressantes. Il reprend l'orientation soutenue par l'Union européenne, celle de la production de carburants liquides à partir du gaz de synthèse issu de la biomasse ou « biomass to liquid » (BTL), visant à fabriquer, à partir d'un gaz de synthèse, un carburant de type gazole constitué d'un mélange d'hydrocarbures. Selon le groupe de travail, « une grande quantité de biomasse lignocellulosique peut également provenir des résidus secs agricoles, dont la quantité et la composition peut varier de façon importante en fonction des espèces et des conditions pédoclimatiques ».

Nous sommes donc face à un choix économique, écologique et stratégique majeur : celui de la constitution d'une filière biocarburant performante, propre, assurant notre indépendance agricole et permettant une utilisation rationnelle de notre espace rural. L'Europe a compris l'intérêt des biocarburants. Elle a souhaité s'engager dans l'expérience des biocarburants de première génération, ceux qui sont tirés de végétaux destinés également à la consommation alimentaire comme le colza, le tournesol, la betterave.

Se pose la question de la gestion de l'espace agricole, du bilan, du rendement énergétique de ces produits et de la pollution que peuvent générer leur exploitation. On peut manifestement mieux faire.

Engageons-nous dès maintenant dans la production de biocarburants de deuxième génération, plus rentable énergétiquement, tirés de produits qui n'entrent pas en concurrence sur le marché alimentaire et qui sont strictement dédiés à la production d'énergie.

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Grenelle de l'environnement : le doute saisit les associations

[ 08/10/07  ] MARISOL TOURAINE - Les Echos

Après le temps des rapports d'experts, place au débat public : le Grenelle de l'environnement se délocalise en forums régionaux, dont le premier s'est tenu vendredi dernier à Bourges. Mais après l'enthousiasme suscité par la démarche - surtout à gauche ! - c'est aussi le temps des doutes qui s'annonce. Le risque est grand que la démarche ne débouche sur des déceptions aussi grandes que les espoirs qu'elle avait suscités. Pour ce premier forum, 200 personnes étaient au rendez-vous, élus, représentants associatifs ou citoyens intéressés, qui sont reparties frustrées de n'avoir pu s'exprimer sur les enjeux écologiques locaux.

Les premières réactions des associations sont à cet égard éloquentes. Déjà, les fédérations nationales, regroupées dans l'Alliance pour la planète, ont pris leurs distances avec la synthèse des groupes de travail. Mais, surtout, les associations locales se sentent ignorées : deux minutes de temps de parole pour chacune, dans des débats organisés au pas de charge pendant trois petites semaines ! Un débat pour l'affichage, pensent beaucoup, une « démocratie participative » de façade. Après le débat sans vote à l'Assemblée nationale, le Grenelle de l'environnement s'annonce comme bouclé d'avance. Il est prévu que le président de la République annonce à la fin du mois les propositions qu'il aura retenues : à quoi bon, alors, ces débats ?

La frustration provoquée par l'absence de débat réel dans l'opinion provoque aussi des interrogations de plus en plus ouvertes sur les résultats prévisibles de ce Grenelle, qui risque de n'accoucher que de mesurettes.

Manque de financement

Car tout le monde est d'accord sur un point : aucune politique d'envergure n'est possible sans financements nouveaux. Or les financements, c'est ce qui manque à un gouvernement qui ne bénéficie plus d'aucune marge de manoeuvre budgétaire, après avoir tout englouti dans le « paquet fiscal ». Les élus locaux se disent inquiets à l'idée que le gouvernement ne se décharge sur leurs collectivités en leur demandant d'inciter financièrement, par exemple, des programmes favorisant l'éco-construction, l'habitat durable, etc.

Autre sujet de préoccupation : l'absence de toute prise en compte des questions sociales. Ce sont les plus aisés qui achètent des voitures moins polluantes et ont les moyens d'investir sur les énergies renouvelables. Pour éviter que le débat ne reste confiné aux bobos-écolos chics des centres urbains, il faut à la fois des investissements publics socialement ciblés, et une remise en question de nos modes de production et de consommation. C'est bien là que le bât blesse. Alors que jamais l'opinion n'a été aussi prête à changer de comportement, le consensus semble illusoire : les lobbies en tout genre n'ont pas manqué de pousser de la voix, comme les céréaliers, qui ont malmené le ministre de l'Agriculture, coupable de n'avoir pas écarté la perspective d'un gel des cultures OGM.

Alors, une occasion manquée ? A Bourges, en tout cas, les participants sont repartis sceptiques.

Posté par werdna à 11:25 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La loi Hortefeux mine le gouvernement de l’intérieur

ADN, hébergement d’urgence. le ministre doit gérer les divisions de la majorité.

Libération Par CATHERINE COROLLER

Les turbulences continuent pour Brice Hortefeux. Cinq mois après sa nomination à la tête du tout nouveau ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, ce très proche de Nicolas Sarkozy doit faire face à une double polémique d’une rare ampleur… au sein même de sa majorité. En cause, dans sa loi sur la maîtrise de l’immigration actuellement en débat, les amendements incitant, pour l’un, les étrangers candidats au regroupement familial à passer des tests ADN et réservant, pour l’autre, l’accès aux centres d’hébergement d’urgence aux étrangers en situation régulière. Deux boulets qui lui viennent du très droitiste député du Vaucluse Thierry Mariani, pas au goût de tout le monde.

Cacophonie.  Manifestement pas d’accord avec François Fillon qui considère l’amendement ADN comme «un détail», l’ancien Premier ministre Edouard Balladur a samedi mis les pieds dans le plat : il a demandé que l’article ADN soit «retiré», affirmant que «quand on commet une erreur, on la répare et on ne se laisse pas impressionner par les arguments de ceux qui disent il ne faut pas reculer ». Charitablement, Balladur a dédouané Hortefeux. Selon lui, son projet de loi «était équilibré». «On lui a compliqué la tâche et on lui a gâché son projet par des dispositions qu’on aura de toute manière le plus grand mal à appliquer et qui portent atteinte à l’image de la France».

La veille, c’est sur l’hébergement d’urgence des sans-papiers que la cacophonie a saisi le gouvernement. Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités, ayant relayé la grogne des associations ( Libération des 6 et 7 octobre) et obligé Hortefeux à recevoir aujourd’hui les acteurs de terrain concernés «pour entendre leurs analyses et lever leurs interrogations». Hier, Thierry Mariani a répliqué dans le JDD en demandant aux deux hommes de «lire les textes» avant de parler. Ambiance.

Jusque-là, le ministre de l’Immigration soutenait fidèlement Mariani, sarkozyste comme lui. Mais samedi, en marge du Conseil national de l’UMP (lire ci-contre), il n’a pas caché son exaspération, s’étonnant que le député du Vaucluse ait pu ajouter ces amendements «sans concertation avec qui que ce soit» et «sans en débattre même avec [lui]». «S’il croyait me rendre service, il s’est lourdement trompé», a-t-il conclu.

Libération lundi 8 octobre 2007 

Silence. 

En attendant la commission mixte paritaire qui devrait se réunir mi-octobre, prochaine étape institutionnelle du texte de loi, Brice Hortefeux pourra-t-il compter sur le soutien de son ami Nicolas Sarkozy ?

Le 20 septembre, le Président avait affirmé «ne pas être choqué» par l’amendement ADN. Depuis, silence radio. La cacophonie règne dans la majorité. Son pote Hortefeux patauge, mais Sarkozy se tait

Posté par Kozett à 11:25 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Déficits : la BCE rappelle à nouveau à l'ordre les mauvais élèves de la zone euro

[ 08/10/07  - AFP  ]

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a exhorté lundi les pays de la zone euro à respecter de manière "rigoureuse" le Pacte de stabilité européen sur la réduction des déficits, dans une critique implicite à la France.


"Une application rigoureuse du Pacte de stabilité et de croissance européen est essentielle à nos yeux", a-t-il déclaré lors d'une conférence à Bruxelles, ajoutant que "certains pays" de la zone euro avaient "tendance" à ne pas le respecter, mais qu'une grande partie d'entre eux s'y tenaient.
"Pour toutes les raisons possibles, en particulier la cohésion de la zone euro, le Pacte est pour nous extraordinairement important et constitue un élément essentiel de l'Union économique et monétaire", a ajouté M. Trichet.


Le président de la BCE doit participer en fin de journée à Luxembourg à une réunion de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances de la zone euro), au cours de laquelle la France risque une nouvelle fois d'être critiquée pour ses manques d'efforts en matière de réduction des déficits.
Le gouvernement français vient de présenter son premier projet de budget depuis l'élection à la présidence de Nicolas Sarkozy, pour 2008, et il se qui se limite à stabiliser les déficits malgré les appels pressants des Européens à plus de rigueur.


Le gouvernement table sur un déficit public de 2,3% du Produit intérieur brut en 2008 (contre 2,4% en 2007), alors que l'Allemagne dans le même temps, après des années dans le rouge, va présenter cette année des comptes publics quasiment à l'équilibre. En vertu du Pacte de stabilité auquel ils ont souscrit, les pays européens doivent limiter leurs déficits publics à 3% du PIB chaque année et tendre vers l'équilibre des comptes ou des surplus sur le moyen terme.


Au sein de l'UE, les pays de la zone euro se sont engagés en avril, avant l'arrivée au pouvoir de M. Sarkozy, à équilibrer leurs comptes d'ici 2010. Mais aujourd'hui la France vise plutôt 2012 et s'est fait pour cette raison tancer par ses partenaires.

Posté par werdna à 11:07 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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