jeudi 4 octobre 2007
Face à la détresse des salariés, les numéros d’assistance psychologique font le plein.
LUC PEILLON Libération jeudi 4 octobre 2007
Des employés au bout du boulot
Lumière basse et tamisée, bureau spacieux : la plate-forme d’appels de Psya, entreprise d’assistance psychologique par téléphone, n’a rien d’un call center comme on se l’imagine, genre cages à lapin. Dans cette pièce d’un grand appartement parisien, seules trois psychologues se partagent les appels de salariés en détresse. Thales, Accor, la Caisse d’épargne ou l’ANPE ont signé un contrat avec Psya. Leurs salariés disposent, 24 heures sur 24, d’un numéro vert pour confier leurs soucis au travail. Dernier client en date : Peugeot. Après les cinq suicides sur le site de Mulhouse, la direction a souscrit à un numéro gratuit.
Psya se partage avec IAPR, l’autre leader du secteur, le marché florissant de la sous-traitance des troubles psychosociaux au travail. Créée en 1997 pour s’occuper des affections post-traumatiques des adhérents de mutuelles, la structure réalise désormais la majorité de son chiffre d’affaire auprès des entreprises. «Il y a une évolution culturelle, explique Patrick Charrier, responsable de la plateforme. Le harcèlement, les suicides, le stress sont de plus en plus médiatisés et les entreprises sont démunies. » Pour quelques euros par salarié, l’établissement client bénéficie ainsi d’un forfait annuel auprès du centre d’appel et d’un numéro propre à diffuser auprès de ses employés. Chaque appel est anonyme, mais le numéro permet de repérer l’entreprise à laquelle le salarié appartient. Un rapport est ensuite remis à l’employeur sur le nombre d’appels et le type de plaintes. «Tout ce que le psy peut glaner comme renseignements au cours de l’entretien est intégré à un questionnaire. Mais nous ne sommes pas là pour régler les problèmes. Nous ne faisons pas de psychothérapie par téléphone», prévient Richard Lavergne, responsable des relations avec les entreprises chez Psya.
Burn-out. Si le recours à un psy est aujourd’hui moins tabou, aller le voir physiquement reste encore problématique, notamment pour les ouvriers. «Au téléphone, c’est plus anonyme, les gens se lâchent plus facilement», témoigne Laure Arnould, 34 ans, psychoclinicienne sur la plateforme. «Certains nous interpellent sur des problèmes strictement privés, mais que nous traitons aussi.» Le gros des épanchements reste cependant d’ordre professionnel et, selon Laure Arnould, si les plaintes abordent le harcèlement, le stress ou les collègues, tout ou presque se résume, au final, à la question de la reconnaissance au travail.
Responsable d’IAPR, la concurrente, Jacques Rondeleux voit lui aussi «le marché se développer de plus en plus». Thèmes phares : le stress aigu, le burn-out (l’épuisement à la tache) et, ces derniers temps, le suicide. Mais il reconnaît que «ces appels ne permettent pas de régler le problème». Même méfiance côté syndical. «On a rien contre, mais ça ne suffit pas. On préférerait la création d’une écoute psychologique de proximité», explique Robert Calvet, délégué syndical CFDT de Peugeot, à Mulhouse. Patrick Ackerman, délégué Sud à France Télécom, a mis en ligne un observatoire du stress sur Internet, à l’usage des salariés. Selon lui, l’engouement pour les numéros verts représente avant tout «un marché lucratif pour certaines boîtes, mais qui restent coupées de la réalité du terrain».
Désaveu. Et cette externalisation de la souffrance au travail déstabilise certains médecins du travail. «Les gens peuvent venir nous voir, nous sommes payés pour ça, confie François Becker, l’un d’entre eux. Si je travaillais dans une entreprise ayant mis en place un numéro vert, je le prendrais comme un désaveu.» Reste que certains syndicats, comme la CGC et la fédération CFTC de l’éducation, ont eux-mêmes souscrit un numéro vert pour leurs adhérents…
Un marché florissant ?
Bio à la cantine, l'expérience d'un lycée lyonnais
Dardilly (Rhône) - Laure Noualhat Envoyée spéciale de libération – 04/10/07
Alimentation. Visite dans la cuisine d’un lycée proche de Lyon qui expérimente une restauration plus saine.
Manger mieux pour bâfrer moins ? Avec l’introduction - prochaine - de produits bio dans les cantoches, on tient peut-être là le nouveau slogan de l’ère sarkozyste. Michel Barnier et Nathalie Kosciusko-Morizet, respectivement ministre de l’Agriculture et secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ont proposé qu’environ 20 % des produits utilisés en restauration collective proviennent de l’agriculture biologique, d’ici à 2012. Vu le niveau de production de bio en France, il va falloir s’accrocher. A Dardilly, près de Lyon, le lycée agricole expérimente depuis un an l’entrée du bio dans ses cuisines. Nous sommes allés voir dans leurs assiettes.
Cantine bio, kézako ?
Naïvement, on imagine un repas 100 % bio tous les jours. C’est sans compter le principe de réalité : avec 2 % de surface agricole utile cultivée en bio, la production ne peut fournir le nécessaire. La France figure au 17e rang des 27 pays producteurs de l’Union européenne. A Dardilly, un repas par mois est intégralement bio depuis un peu plus d’un an. «Plus souvent, c’est impossible , confirme Sandrine Quemin, gestionnaire du lycée. Nous y allons progressivement.»
Approvisionnement
C’est le problème principal. « En l’état actuel du marché, l’agriculture bio ne permet pas un approvisionnement en quantité, et pas toujours en heure», explique Jean-Michel Guitton, du Syndicat national de la restauration collective qui sert quotidiennement 4,5 millions de repas et représente 30 % du marché en France. Si l’économe d’une cantine veut de l’agneau au menu, il lui faut les mêmes morceaux pour tout le monde, «pour nos quantités, à savoir 250 repas, il faudrait que le producteur tue trois agneaux. S’il ne peut pas écouler les autres parties des bêtes, il préférerait vendre autre chose.» La restauration collective bio nécessite un grand travail d’anticipation. « En bio, on appelle d’abord les producteurs et ensuite on fait le menu », raconte Anne-Sophie Aucourt, économe du lycée de Dardilly, qui a au passage revu sa façon de concevoir les repas : il n’est pas obligatoire, par exemple, de servir de la viande à tous les coups. Au fond, les repas 100 % bio demandent plus de travail. Il arrive que des employés du lycée aillent eux-mêmes chercher les pommes d’un producteur qui ne peut les livrer. «Chacun doit faire un pas, et les producteurs doivent s’adapter aux contraintes de la restauration collective », estime Sandrine Quemin. Pour la gestionnaire, la bio devrait être intégrée en amont dans le circuit des cantines. « Ainsi, sur l’année, les producteurs connaîtraient nos besoins et pourraient anticiper leurs cultures, s’arranger entre eux. » L’expérience rhônalpine privilégie la bio locale. Ainsi sont bannis les oignons venus d’Egypte, les tomates d’Agadir, la viande d’Argentine.
La bio, c’est plus délicat
Les ingrédients provoquent parfois un surcroît de travail. Pascal Trinçon, le cuistot, se souvient d’un jour de topinambours qui a nécessité des heures de pluches. Mais, dans le fond, il est fier et content. « Je travaille plus de produits frais et je m’adapte, les modes de cuisson étant différents. » En bon Poitevin, il a concocté un farci, du barboton du Forez, de la grimolle (un gâteau cuit dans une feuille de chou), des poires au vin. « Inutile de peler la poire bio », sourit-il.
La bio, c’est bon
L’ado face à la carotte, un vrai défi ? Ce jour-là, non. « Hé, les gars, les jours de bio, c’est le seul repas bon du self », lance à la cantonade Aurélien Fuchs qui s’empiffre de farcis poitevins et de fromage. Le succès incontestable du repas bio : le pain complet. Il est bon et il cale l’ado en croissance. « On a dû limiter les tranches par élève, sinon cela nous coûte trop cher !» s’amuse Sandrine Quemin. Les fromages, un véritable « délice » , les légumes « ont du goût » , la tomate est « parfumée et ferme », et la viande «fondante». Camille, 20 ans, se lance dans un cours de militantisme alter. « Vu comme l’état de la planète empire, je trouve que manger bio est la première démarche à mettre en œuvre. » A croire qu’on est tombé dans un nid d’écolos !
C’est bien bio mais…
Ce n’est pas un mythe, la bio coûte plus cher. « D’ordinaire, un repas coûte 2,50 euros en aliments », détaille Anne-Sophie Aucourt. En bio, il faut compter 3,40 euros. Un surcoût en grande partie pris en charge par la région Rhône-Alpes, qui subventionne chaque repas 100 % bio à hauteur de 80 centimes par convive. Coût global de l’opération : 200 000 euros pour dix repas mensuels dans onze lycées. Cette somme inclut aussi les services de l’association Corabio qui organise des visites dans les fermes ou sensibilise les cuisiniers. « Cette année, on préfère introduire des produits tous les jours qu’organiser un repas 100 % bio par mois, pour structurer la filière » explique Eliane Giraud, vice-présidente (PS) de la région. La bio ne se décrète pas, elle se gère.
Cécilia Sarkozy évite les projecteurs bulgares
ANTOINE GUIRAL Libération jeudi 4 octobre 2007
Craignant la polémique, la femme du Président ne s’est pas rendue à Sofia.
«On ne la voit pas», «elle passe en coup de vent», disent les plus téméraires. «Elle fonctionne à coup de SMS et de coups de fil sur le portable», assure un de ceux qui en est destinataire. «Tout ce qui la concerne relève du domaine privé et non de la politique», dit le porte-parole de l’Elysée (et ami intime de Cécilia), David Martinon (le candidat contesté à la mairie de Neuilly). Dans le tout premier cercle du chef de l’Etat, chacun prend cependant soin de cultiver de bonnes relations avec elle et de se tenir au courant des hauts et des bas du couple.
Elle, qui déteste passer pour une diva, a déclaré dans son unique interview à l’Est républicain avoir «toute (sa) vie aidé les gens qui souffrent […]. On ne m’empêchera jamais d’essayer de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit». Aujourd’hui, elle répond aux centaines de lettres qui lui arrivent chaque semaine, selon son attachée de presse. De même, elle essaie de «débloquer des situations individuelles, d’apporter son soutien à des gens en difficulté ou en détresse morale», explique sa collaboratrice. Bref des interventions ciblées grâce à ses entrées privilégiées dans l’appareil d’Etat.
Enfin, il y a le cas d’Ingrid Betancourt qu’elle suit tout comme son mari avec la plus grande attention. Si des preuves de vie de la Franco-Colombienne lui sont apportées, il est «très probable qu’elle se rende en Colombie si cela peut être utile à sa libération», affirme une source élyséenne.
Pourquoi pas ?
«Détresse».
Très sollicitée par des associations françaises et internationales, Cécilia Sarkozy en a reçues, mais ne s’est pas engagée à leurs côtés pour défendre une cause. «Elle ne participera jamais aux bonnes œuvres des épouses de chef d’Etat. Elle ne veut pas entendre du tout ce qui est officiel, protocolaire ou trop cadré. Elle veut faire des coups et recherche l’originalité», confie un de ceux qui l’a beaucoup côtoyé jusqu’à peu.
Avant l’été, l’entourage de Cécilia Sarkozy indiquait qu’elle formaliserait à la rentrée son rôle et ses fonctions à l’Elysée. Elle ne l’a toujours pas fait. Le 14 juillet, son mari avait déclaré qu’ils s’installeraient à l’Elysée début septembre. Les travaux n’ont pas commencé.
SMS.
Au-delà du cas libyen, Cécilia Sarkozy reste le sujet tabou à l’Elysée. En dehors de sa conseillère en communication, Carina Alfonso Martin, tous les collaborateurs du Président baissent les yeux dès que le nom de Cécilia est lâché.
Une grande cérémonie de remerciements en son honneur était pourtant prévue aujourd’hui à Sofia. Nicolas Sarkozy rencontrera finalement seul, en fin de journée, à la résidence de France, les cinq infirmières et le médecin qui avaient été détenus en Libye. Les Sarkozy seront faits citoyens d’honneur de la ville de Sofia et recevront la plus haute décoration bulgare, la Stara Planina.
Cécilia Sarkozy ne sera donc pas du voyage en Bulgarie qu’effectue aujourd’hui le chef de l’Etat. Elle a hésité à se rendre à Sofia où elle était très attendue par les autorités locales et les soignants bulgares emprisonnés en Libye. La polémique sur les conditions de leur libération et l’ouverture prochaine d’une commission d’enquête parlementaire souhaitant l’entendre sur ce sujet (ce que Nicolas Sarkozy a «exclu» ), l’en ont dissuadé.
Le soldat Villepin fait de la résistance

Vu dans le Canard Enchaîné du mercredi 3 octobre
La stratégie de l’ouverture, une aubaine pour Nicolas Sarkozy qui dit n’avoir que faire des râleurs
Par ANTOINE GUIRAL mercredi 3 octobre 2007 Hier, en Côte-d’Or, le chef de l’Etat a redit sa volonté de poursuivre le recrutement dans l’opposition. Les barbons de l’UMP ont encore grogné contre elle ce week-end ? Et voilà Nicolas Sarkozy en première ligne pour leur répondre. C’était hier à Dijon où le chef de l’Etat, aux côtés de Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives, était venu vanter le RSA, (revenu de solidarité active) mis en place à titre expérimental dans 25 départements. Mais plus que sur la pauvreté, c’est sur l’ouverture politique à gauche qu’il a eu plaisir à disserter dans un exercice d’autoglorification désormais bien rodé. Doux sujet en réalité que l’ouverture pour le chef de l’Etat, qui lui permet de broder sans fin sur «le sectarisme» de ceux qui la rejettent et de détourner l’attention de sujets autrement plus gênants : un «choc de confiance» évanoui, une croissance en berne, des ménages qui ont aussi vite perdu le moral qu’ils l’avaient retrouvé en mai après son élection. Alors hier, au sortir d’une visite dans une entreprise d’insertion, Sarkozy en a remis une couche: «Qu’on ne compte pas sur moi pour faire l’Etat UMP. Je n’ai pas été élu pour ça. Ce qui me passionne, c’est de rassembler des femmes et des hommes de talent sur un même projet.» Et de voir, chez ses amis politiques qui se sentent trahis, «de petites crispations» dues à leur ringardisme, soit selon lui, «des différences de génération et de conception de la politique». Pour lui, c’est pur bonheur que de s’afficher aux côtés de ces stars de gauche. Martin Hirsch qu’il dit «admirer depuis bien longtemps» en est une. Le «président-d’Emmaüs-qui-a-fait-un- travail-exemplaire» finira par le couper d’un «non» lorsque Sarkozy le présentera comme «rendez-vous compte, le successeur de l’abbé Pierre…» Même tonalité sur l’autre vedette du moment, Dominique Strauss-Kahn, nouveau directeur du FMI: «Et j’aurais dû faire passer la France à côté de ce succès parce que DSK est un socialiste?» Ce soir à l’Elysée où il recevra pour la deuxième fois les parlementaires de droite, il redira comme hier qu’il n’est pas près d’abandonner sa martingale: «L’ouverture, ça va continuer!»
Les villages français manifesterons à Paris le 6 octobre 2007, révoltés par le projet de construire de 10.000 éoliennes géantes
Première manifestation anti-éolien dans une capitale européenne, c'est la révolte des habitants des campagnes trompés, des marins pécheurs privés de leur espace maritime, agressés en eux-mêmes et dans leurs biens qui refusent de subir la loi des acteurs d'un lobby. Aucune de nos provinces ne sera épargnée. Chaque village est en danger. Personne n'est à l'abri des éoliennes géantes.
Le collectif du 6 octobre organise une manifestation le samedi 6 octobre de 14h à 17h à Paris devant le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables, 20 avenue de Ségur, Paris 7ème.
Depuis le début du processus, le paysage a été le grand absent du Grenelle de l’environnement. Or, le paysage est, par excellence, l’interface entre la culture et la nature, la traduction des choix de civilisation sur le visage de la planète.
La "Fédération Environnement Durable " (FED) et la Fédération Nationale des Associations de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux (FNASSEM), auxquelles se sont jointes de nombreuses autres fédérations dont Vent de Colère, d'associations de protection de l'environnement et du patrimoine, de la Chasse, de la Pêche et d'élus se sont regroupés en " COLLECTIF DU 6 OCTOBRE ", pour dénoncer la construction de plus de 10.000 éoliennes géantes de 150m de haut en France
Il refuse que la France soit inutilement massacrée par les éoliennes qui sont une imposture écologique, ne diminuent pas les gaz à effet de serre, créent pour les riverains des nuisances inadmissibles et portent atteinte aux paysages, notre grande richesse touristique.
Il refuse l'accaparement des espaces maritimes par les éoliennes offshore.
Il dénonce le scandale financier, " l'éco-business éolien " et les méthodes employées pour faire accepter dans l'opacité la plus complète le programme éolien, manipulé par quelques groupes qui bernent les autorités.
Il demande d'arrêter de spolier les consommateurs français et de ramener de
83 €/MWh à 60 €/MWh le prix scandaleusement élevé de rachat de l'électricité éolienne.
Des infos sur le sujet à http://ventdubocage.net/
Rachida Dati serait sur une liste UMP aux municipales à Parisdans le VIIème
REUTERS : mercredi 3 octobre 2007
La ministre de la Justice, Rachida Dati, sera candidate aux élections municipales à Paris, dans le VIIe arrondissement, mais pas en tête de liste, croit savoir Le Journal du Dimanche. Dans cet arrondissement, la liste de l'UMP devrait être conduite par la député Martine Aurillac.
"Réticente, la ministre de la Justice aurait cédé à la demande de l'Elysée et de l'UMP", insistant pour ne pas "être en première ligne" c'est-à-dire pas tête de liste, écrit le journal sur son site internet Jdd.fr.
Ce que le JDD présente comme "un coup de tonnerre dans le ciel parisien" en vue des municipales de mars prochain fait suite à l'annonce dimanche dernier que le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, conduira la liste de l'UMP à Neuilly-sur-Seine, ancien fief de Nicolas Sarkozy.
L’opposition juge incompréhensible la décision du CSA sur le temps de parole de Nicolas Sarkozy
AP | 03.10.2007 |
Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a jugé mercredi "incompréhensible" la décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de ne pas comptabiliser le temps de parole du président Nicolas Sarkozy dans l'équilibre majorité-opposition.
"Je suis extrêmement étonné de la réponse du président du CSA", a déclaré François Hollande lors de l'émission "Questions d'Info" sur France-Info et LCP. "C'est une décision incompréhensible et infondée en droit".
François Hollande et le député socialiste Didier Mathus avaient saisi le CSA pour dénoncer "l'omniprésence" de Nicolas Sarkozy dans les médias.
Dans un courrier de réponse, le président du CSA Michel Boyon a expliqué mercredi que l'institution n'entendait pas modifier sa pratique qui veut que "le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte pour l'application des règles définies" depuis 1982, cette position ayant été "jugée légale par le Conseil d'Etat" le 13 mai 2005.
LES TESTS ADN POUR LES IMMIGRÉS : La ligne jaune est franchie !
NOUVELOBS.COM | 03.10.2007 | JMB
L’ESTOCADE finale a été donnée hier matin par Charles Pasqua pour qui le choix des tests ADN n'est pas "acceptable", rappelant "de mauvais souvenirs, à nous gaullistes. On sait l'usage qu'ont fait les nazis de la génétique".
Dans cette affaire, le gouvernement s’est sérieusement embourbé et ne sait plus comment se sortir de ce mauvais pas, avec quelques amendements de dernière minute. Même en limitant le test génétique à la recherche d'une preuve de filiation avec la mère, et non avec le père, que se passe-t-il avec les enfants adoptés ? Ils n’ont pas voix au chapitre ? L’opposition, elle, ne cesse de grossir. Hortefeux ne s’est pas seulement mis à dos la conférence des évêques, la fédération protestante, les associations humanitaires, mais aussi… Jean-Pierre Raffarin, plusieurs ministres et même Henri Guaino, principal conseiller de Sarkozy.
C’est que ce mélange de la génétique à la politique de l'immigration, crée un grave précédent. Une sorte d’hommage au droit du sang dans un pays où domine le droit du sol, qui a permis à la famille Sarkozy de s’installer et de devenir de bons Français. Le député Mariani, auteur de cet amendement et descendant d'immigrés italiens qui fuyaient la misère, tout comme les immigrés Africains, serait-il de nationalité française si la France avait voté la loi 0% régularisation, comme ce député l’avait proposé ?
Alors, pourquoi cette insistance ? Parce qu’il faut bien faire quelques gâteries à l’électorat du Front National. D’ailleurs, Le Pen a applaudi. Quitte à mettre à mal les valeurs sur lesquelles s’est construite cette «nation ouverte et accueillante» dont parlait Sarkozy dans son discours fondateur du 14 janvier. Mais d’autres pays européens n’ont-ils pas mis en place ces tests ? Alors pourquoi pas nous ? nous dit Hortefeux. Selon lui, il n’y aurait "pas de tabou". Eh bien si, il y a des tabous ! Des lignes jaunes à ne pas franchir.
Mais ce débat met en évidence une autre contradiction de la politique Sarkozy, une politique de gribouille qui mène à l’inverse de ce qui était souhaité. En voulant les tests ADN, il entre en contradiction avec son souhait d’une "immigration choisie" en fonction de besoins de main d’œuvre particuliers, des médecins, des ingénieurs, des informaticiens. Si on veut attirer les candidats à l’immigration “à valeur ajoutée”, il faut songer à ce que leur vie quotidienne ne devienne pas invivable, à ce que leur famille ne soit pas en butte aux tracasseries administratives, à la suspicion permanente de fraude.
En Italie, l'immigration est "une véritable bénédiction"
Tommasa Padoa-Schioppa, le ministre des Finances italien, a déclaré mercredi 3 octobre, devant le Sénat, que l'immigration était une "véritable bénédiction" pour son pays.
"Pour les entreprises, pour les travaux les moins qualifiés, pour l'assistance aux personnes âgées et aux handicapés, la présence d'immigrés, non seulement avides de travailler mais également hautement appréciés pour la qualité de leurs rapports humains, est une véritable bénédiction" a déclaré le ministre lors d'un débat consacré au projet de budget 2008 devant la chambre haute.
"Il nous faut garantir des conditions d'accueil et d'égalité (à ces immigrés) et à leurs enfants, naturellement dans le respect de la loi", a-t-il indiqué.
3 millions d'étangers résident en Italie
"Et dans le même temps, il nous faut extirper sans hésitation les poches de criminalité créés par quelques petits mais puissants groupes d'origine étrangère", a-t-il poursuivi.
Le nombre d'étrangers résidant en Italie a augmenté de 10% en un an pour atteindre près de 3 millions au 1er janvier 2007, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique (Istat).
Lettre de Guy Môquet : le Snes appelle à résister
NOUVELOBS. 03.10.2007
ENSEIGNEMENT Le principal syndicat d'enseignants du second degré appelle "l'ensemble de la communauté éducative" des lycées à "refuser" de participer à "la cérémonie commandée" par Nicolas Sarkozy, le 22 octobre prochain.
Le Snes-FSU, principal syndicat d'enseignants du secondaire, appelle mercredi 2 octobre "l'ensemble de la communauté éducative" des lycées à "refuser" de participer à "la cérémonie commandée" par Nicolas Sarkozy, le 22 octobre prochain dans les lycées, autour de la lecture de la lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet.
Le chef de l'Etat avait souhaité, le jour de son investiture, que la lettre de Guy Môquet adressée de sa prison à ses parents, avant d'être fusillé par l'occupant allemand, le 22 octobre 1941, soit lue le 22 octobre dans le cadre d'une journée de commémoration du souvenir.
Dans sa publication "l'Université syndicaliste", parue mercredi, le Snes a demandé "comment accepter que l'école devienne le lieu de création factice d'une Union sacrée par le biais d'une cérémonie commandée?".
"Certains ont déjà pris leur décision: ils ne liront pas la lettre ce jour là", a annoncé le syndicat
"Recours à l'émotion"
"Il n'est pas défendable de fonder l'enseignement sur le recours à l'émotion, ni d'obéir à une prescription du Président, venant perturber une progression pédagogique construite selon une logique précise s'inscrivant dans le respect des programmes", a-t-il estimé.
"Le Snes ne peut cautionner une entreprise commémorative décidée par le seul chef de l'exécutif. Il n'accepte pas que les enseignants y soient associés malgré eux, ne serait-ce qu'en suspendant leurs cours pour accompagner les élèves à une cérémonie qui aurait lieu dans l'établissement", a-t-il ajouté.
"Face à cette situation inédite, une autre position" est "tenable", selon le Snes: "le refus collectif de l'équipe éducative".
Aussi le syndicat a-t-il appelé "l'ensemble de la communauté éducative des établissements concernés à construire collectivement ce refus" et "à l'expliciter auprès des parents d'élèves". (avec AFP)

