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mercredi 3 octobre 2007

Payé pour accompagner un proche en fin de vie ?

20 Minutes - 01/09/07

Le Comité de suivi du développement des soins palliatifs propose dans son premier rapport annuel de rémunérer le congé pris par des proches d'une personne en fin de vie, rapporte le quotidien «La Croix» dans son édition à paraître mardi.

Approbation du gouvernement

La loi de 1999 avait instauré ce congé, d'une durée de trois mois. Il serait désormais rémunéré, à l'instar du congé de solidarité familiale qui concerne les proches d'une personne gravement malade ou handicapée, selon la proposition faite par le comité et qui, selon le quotidien, devrait recevoir l'approbation du gouvernement. Ce dernier pourrait demander une étude complémentaire en vue d'engager concrètement la réforme.

«La rémunération d'un congé d'accompagnement ne coûterait pas plus cher à la société, mais procéderait d'une clarification», a expliqué Régis Aubry, responsable d'une unité de soins palliatifs au CHU de Besançon, président du comité et co-auteur du rapport.

Des arrêts maladie pour 200.000 proches

Selon lui, chaque année, sur 500.000 personnes qui meurent en France, 300.000 bénéficient de l'accompagnement d'un proche. Or, 200.000 de ces proches se voient accorder un arrêt maladie dans le cadre de cet accompagnement. «Cette situation que tout le monde connaît est biaisée», déclare-t-il, soulignant que le non-financement du congé d'accompagnement à la fin de la vie est une forme de déni de la mort par la société.

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Des professionnels de l'Assurance-maladie hostiles aux franchises médicales

20 Minutes 02/10/07

«Au mieux une illusion, au pire une tromperie.» Les présidents de caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) des huit départements de Midi-Pyrénées sont remontés contre les franchises médicales sur les médicaments, les transports sanitaires et les actes paramédicaux, applicables dès le 1er janvier 2008 .

«On a voulu diaboliser l’assuré»
Ils ont adressé un courrier aux parlementaires de la région pour signifier leur opposition à ce plan de financement du déficit de l’Assurance-maladie, présenté le 24 septembre dernier par le gouvernement. «En 2004, Douste-Blazy avait promis l’équilibre en 2007 grâce au forfait de un euro par consultation. On n’en est pas du tout là», déclare à «20 Minutes» Bernard Giusti, président du conseil d'administration de la CPAM de la Haute-Garonne, l'un des signataires du texte adressé aux députés et sénateurs.

«Croire que les nouvelles franchises vont combler le déficit de la branche maladie (6 milliards d’euros), c’est une vue de l’esprit», poursuit-il, soulignant qu’«en tant que présidents de caisses, nous sommes là pour représenter les assurés». Les présidents de CPAM se déclarent en effet «très fidèles aux principes qui ont prévalu à la création de la Sécurité sociale . «A l'époque, le principe était simple: on cotise en fonction de ses moyens, on reçoit en fonction de ses besoins», précise Bernard Giusti, pour qui une nouvelle fois «on a encore voulu diaboliser l'assuré».

«Avec la mise en place de ces nouvelles franchises, on crée une disparité entre les malades et les bien portants et on remet en cause notre choix de société», ajoute-t-il. «Choix de société qui garantit notamment la prise en charge des dépenses de santé les six derniers mois de la vie, même s’ils sont très élevés. Il ne faut pas que d’un côté on déduise des charges sociales, comme sur les heures supplémentaires, et que d’un autre, on demande à l’assuré d’en supporter les conséquences.» Bernard Giusti rappelle les 35 milliards d’euros de manque à gagner total pour la Sécu, faute de cotisations sociales sur certaines revenus, comme l’avait dénoncé la Cour des comptes à la mi-septembre.

«Nous allons vers un dispositif de sur-complémentaire»

Selon le président de la CPAM de Haute-Garonne, «10 à 15% des assurés paieront les 50 euros par an prévus dans le cadre des nouvelles franchises». Or, «ce qu'on ne prend plus en charge dans le système de prestations légales, on le voit arriver au travers de dossiers sociaux», souligne Bernard Giusti en prenant l'exemple des commissions d'action sanitaire et sociale où se multiplient notamment les dossiers de prise en charge du forfait journalier. Et de rappeler qu’en 1982, «le forfait hospitalier ne s’élevait qu’à 4 francs environ par jour, quand il atteint 15 euros aujourd’hui. A force, nous allons être entraînés vers un dispositif de sur-complémentaire, que seuls les plus aisés pourront se payer.»

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