lundi 1 octobre 2007
C'est l'automne qui arrive

Ouest-France du 1er Ocobre 07
SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT. --Forte mobilisation pour dénoncer la vague d'arrestations de la semaine
Sud-Ouest Pays Basque 1er octobre 2007 Olivier Bonnefon
Un millier de manifestants ont répondu présent
Askatasuna n'avait pas mobilisé autant de monde depuis des lustres ! Samedi à Saint-Jean-Pied-de-Port, l'appel à la manifestation lancé par l'association a rencontré un écho dans une foule en colère qui était venue demander la libération des militants appréhendés la semaine dernière et qui doivent être présentés aujourd'hui à Paris devant le parquet antiterroriste dans le cadre de l'enquête sur les attentats qui ont visé l'hôtel-restaurant d'Alain Ducasse à Bidarray.
Les enquêteurs recherchent également visiblement des pistes pour les multiples incendies criminels qui ont visé depuis quelques mois des agences immobilières et des maisons particulières. Mais ils ont bien du mal à avancer. Un guide était d'ailleurs diffusé samedi aux militants, « mode d'emploi pour ne rien déclarer devant la police ».
Le « coup de force » selon les militants autonomistes et sympathisants, a donc poussé dans la rue des famille avec poussettes et enfants. Ils étaient un bon millier à se rassembler pour les discours avant de sillonner la ville pour venir au final défier les forces de l'ordre et le pouvoir, devant la gendarmerie locale.
Quelques jets de pierre, des slogans vengeurs, invitant en particulier sans politesse les gardes mobiles à rentrer chez eux. Mais au final, aucun débordement sérieux n'est à déplorer, même si la tension était palpable.
Maïder Daguerre galvanisée micro en main, a dénoncé le « montage ridicule » de l'opération policière du début de semaine. Une opération montée selon elle « de toutes pièces pour intimider et criminaliser une partie du monde associatif basque, loin de l'affaire Ducasse ».
Un propos auquel souscrit en grande partie Peio Etcheverry-Ainchart, porte parole d'Abertzaleen Batasuna qui regrettait l'absence dans le cortège de représentants du PS, des Verts, de la LCR tout en se félicitant de la présence d'AB, Askatasuna, Batasuna et Segi.
« Nous avons désormais une idée claire de la façon dont le nouvel exécutif a décidé de gérer les affaires basques », a ajouté pour conclure Peio Etcheverry-Ainchart.
Le leader de Greenpeace à la barre
Sud Ouest 1erOctobre 07
Le procès portera sur une action de Greenpeace visant le champ de maïs OGM à Grézet-Cavagnan, le 27 juillet 2006. L'opération avait été photographiée par Yann Arthus-Bertrand
La présidente de Greenpeace, Katia Kanas, devrait comparaître cet après-midi à la barre du tribunal de Marmande pour répondre en tant que personne morale de l'action menée par quelques-uns des militants de l'organisation écologique le 27 juillet 2006 à Grézet-Cavagnan.
Ce jour-là, des activistes de Greenpeace avaient pénétré de nuit sur l'exploitation de Claude Ménara pour dessiner une croix dans un cercle de 30 mètres de diamètre en pliant des pieds de maïs.
Le but de l'opération était de protester contre la décision du tribunal de grande instance de Paris qui avait condamné Greenpeace, la veille, à retirer de son site Internet les informations concernant deux exploitations de maïs OGM.
Yann Arthus-Bertrand, célèbre photographe auteur de « la Terre vue du Ciel », s'était déplacé en personne pour photographier le champ marqué de la croix depuis un hélicoptère, afin de médiatiser l'opération.
Six militants de Greenpeace avaient été interpellés.
Sur son site Internet, l'organisation « s'étonne, qu'en plein coeur du processus du Grenelle de l'environnement et alors que semble avoir été décrété un ''moratoire judiciaire'' sur l'ensemble des procès anti-OGM, cette décision ne s'applique pas dans le cas présent ».
Selon Greenpeace, « depuis quelques semaines, les procès des anti-OGM sont en effet systématiquement reportés à une date postérieure au Grenelle de l'environnement, au sein duquel la question d'un moratoire sur les OGM est au coeur des discussions avec l'Etat ». Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France, « a le sentiment que, concernant les anti-OGM, l'Etat semble appliquer une politique de deux poids deux mesures ».
Dans ce procès, Greenpeace est poursuivie pour « complicité de dégradation grave de biens commise en réunion ». L'association appelle le public et tous ses sympathisants à manifester leur soutien à l'association et leur opposition aux OGM à l'occasion de l'audience, à 13 h 30, devant le tribunal correctionnel de Marmande.
MUNICIPALES 2008. -- Alain Juppé devrait annoncer dès aujourd'hui sa volonté de briguer un nouveau mandat à Bordeaux.
Sud-Ouest 1er Octobre 2007
Une semaine décisive Anne-Marie Siméon
<< Pour ce que nous savons du plaisir de gagner peut-être en osant le risque de perdre parfois... » : l'élu qui signe ces jours-ci cette phrase, dans une ode au rugby, sait de quoi il parle. Cette semaine, il devrait dire si oui ou non il mènera en mars prochain la bataille de Bordeaux. Sachant qu'il se prénomme Alain, de qui s'agit-il ? Rousset, Juppé ? (1)
Tous deux devraient se prononcer rapidement, le maire sortant sans doute dès aujourd'hui. Tous deux ont hésité, et le président de la Région Aquitaine dit réfléchir encore. Mais on voit mal ce qui pourrait empêcher le duel attendu, les deux hommes s'étant déjà beaucoup engagés pour pouvoir désormais reculer.
Tout d'abord Alain Juppé, qui, après sa cuisante défaite aux législatives et son départ précipité du superministère de l'Ecologie, a eu la tentation de tout plaquer. Avant de se ressaisir et d'en appeler à la mobilisation des Bordelais. Il acceptait alors l'idée de se représenter, mais sous condition. Il veut sentir un élan autour de lui. Il veut aussi et surtout renouveler et ouvrir son équipe. Une main tendue vers le Modem, qui compte six élus dans la majorité sortante, mais aussi vers les Verts et la société civile. Rien n'est moins simple. A commencer au Modem, où les nouveaux adhérents privilégient la ligne autonome pendant que les anciens, issus de l'UDF, tergiversent et nient qu'un accord avec l'UMP soit déjà intervenu.
Réunion municipale ce matin.
Quant aux Verts, habitués à se présenter sous leurs propres couleurs, ils ont jusqu'à présent ignoré individuellement l'offre. Le renouvellement s'annonce donc difficile pour Alain Juppé. Il sera forcément douloureux pour les plus fidèles, formés pour la plupart à l'école Chaban, car certains vont devoir être sacrifiés.
Le suspense ne devrait pas durer. Ce matin, à 11 h 30, les élus de la majorité municipale au grand complet sont convoqués au Palais-Rohan. Alain Juppé devrait leur exposer sa stratégie pour gagner. Peut-être leur livrera-t-il les résultats officiels du sondage BVA qu'auraient commandé les instances nationales de l'UMP et qui, selon la rumeur, seraient particulièrement encourageants... Même si l'intéressé a pu mesurer la relativité de cet outil qui n'a jamais prédit sa défaite en juin dernier, voilà qui peut néanmoins l'aider à pousser ses troupes.
L'idée d'affronter Alain Rousset a aussi de quoi le stimuler. Faut-il encore que celui-ci se décide. Le président de la Région Aquitaine rappelle qu'il est député de Pessac, ville dont il a été maire à deux reprises, puis premier adjoint, avant d'être frappé, dans tous les sens du terme chez cet affectif, par le cumul des mandats. Néanmoins, tout tend à prouver qu'il va quitter son fief pour partir à la conquête de Bordeaux.
Equipe de campagne.
Tout en multipliant les consultations, y compris dans les différents cercles de la ville, Alain Rousset vient de constituer un groupe de cinq personnes qui ont déjà fait leurs preuves lors des dernières régionales et qui a tout d'une équipe de campagne.
En outre, les pressions des socialistes, tant à Paris qu'à Bordeaux, sont telles qu'il est le seul désormais localement à incarner dans le parti à la fois l'unité et la chance de victoire. Le conseiller général Philippe Dorthe, qui s'était porté candidat à la candidature, a choisi de se rallier. Même Pierre Hurmic, le conseiller municipal vert et chef de liste sortant, se dit prêt à le suivre dès le premier tour. Car, pour la première fois depuis soixante ans, la gauche pense Bordeaux à sa portée.
Aux dernières législatives gagnées par Michèle Delaunay, ce n'est pas seulement la circonscription qui est tombée mais bien la ville tout entière. « Cette victoire n'est pas anecdotique. La sociologie de Bordeaux a changé », martèle Alain Anziani, le premier secrétaire de la Fédération.
Pour le vérifier, un sondage Sofres a été commandé, à défaut de connaître les conclusions de BVA ou d'un autre sondage mené par Ipsos.
Alain Rousset précise qu'il se décidera avant le 15 octobre, mais nombre des proches avancent sa déclaration de candidature dès la fin de cette semaine. La bataille de Bordeaux sera alors lancée. Avec, comme dans un match de rugby, la victoire assurée à celui qui en aura le plus envie.
(1) Il s'agit d'Alain Rousset dans le journal de la Région « L'Aquitaine » consacré à la Coupe du monde de rugby.
EDF supprimerait 5.000 à 6.000 postes d'ici 2010 !
REUTERS : lundi 1 octobre 2007
PARIS (Reuters) - Electricité de France a prévu de remplacer un départ à la retraite sur deux d'ici à 2010, ce qui devrait se traduire par la suppression de 5.000 à 6.000 postes, rapporte lundi Les Echos.
Le quotidien rappelle que l'électricien a déjà économisé 900 millions d'euros grâce aux 6.000 départs non remplacés en 2006 et 2007 et que l'objectif d'un milliard d'euros sur le périmètre France sera atteint à la fin de cette année.
Les efforts seront maintenus, ajoute-t-il en précisant que près de 11.000 agents doivent partir au cours des trois prochaines années. "D'ici à 2010, il (le groupe) a seulement prévu de remplacer, en moyenne, un retraité sur deux, ce qui devrait permettre de supprimer entre 5.000 et 6.000 postes".
"Un simple début, puisque 22.000 autres agents quitteront l'entreprise entre 2010 et 2015", souligne Les Echos.
Raffarin hostile à l'expression publique des conseillers de l'Elysée, qui multiplient les interviews
Les Echos - [ 01/10/07 ]
Invité hier soir du « Grand Jury RTL-« Le Monde »-LCI », l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est déclaré « pas favorable à l'expression publique des conseillers » du président de la République.
« Il est bien que les ministres puissent s'exprimer et que les conseillers conseillent », a-t-il expliqué, faisant cependant une exception - « un cas spécial » - pour le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Il a par ailleurs jugé « imprudente » l'idée de supprimer l'automaticité d'un référendum en France pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne : « Tant que le débat avec la Turquie n'est pas clarifié », a-t-il précisé.
Patrick Devedjian, élu président de l’Etablissement public d’aménagement du quartier d’affaires de La Défense
Les Echos - [ 01/10/07 ]
L’Etablissement public d’aménagement du quartier d’affaires de La Défense (Epad) vient d’élire à sa tête Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, député et président du conseil général des Hauts-de-Seine.
«Lors de sa réunion du 27 septembre, le conseil d'administration (CA) de l'Epad a élu à l'unanimité à sa présidence Patrick Devedjian», indique l'Epad.
Patrick Devedjian, qui siège au conseil d'administration (CA) au titre du conseil général (CG), succède à Jacques Gautier, maire UMP de Garches (Hauts-de-Seine) qui a démissionné du CG après être devenu sénateur des Hauts-de-Seine.
Le mandat exécutif de l'Epad est détenu par Bernard Bled (ancien directeur de cabinet de Jean Tiberi), directeur général depuis septembre 2004. Etablissement public à caractère industriel et commercial, l'Epad a été créé en 1958 pour développer le quartier de la Défense, situé dans le prolongement des Champs-Elysées. Près de 3 millions de mètres carrés de bureaux ont été construits, où travaillent 170.000 personnes et vivent 20.000 habitants.
Félicitations à l’infatigable cumulard. Quelques heures supplémentaires, à temps perdu pour arrondir les fins de mois
Martinon chahuté par des militants UMP à Neuilly
NOUVELOBS 01.10.2007
Alors que le porte-parole de l'Elysée venait d'annoncer qu'il dirigerait la liste de l'UMP aux municipales, certains militants ont dénoncé un "parachutage".
Malgré le soutien explicite du président, la candidature de David Martinon a suscité, dimanche 30 septembre, quelques critiques à la mairie de Neuilly. Au cri de "Martinon non ! non !", certains militants de l'UMP ont dénoncé devant la presse un "parachutage" et réclamé l'organisation de "primaires". "Neuilly n'est pas une annexe de l'Elysée", pouvait-on entendre lors de la réunion.
David Martinon, porte-parole de l'Elysée, avait annoncé, dans la soirée à Neuilly qu'il dirigerait la liste de l'UMP aux élections municipales du printemps 2008 à Neuilly (Hauts-de-Seine), le maire actuel Louis-Charles Bary ne se représentant pas.
A l'issue d'une soirée électorale organisée à l'issue d'une élection cantonale partielle à la mairie de Neuilly, en présence de l'actuel président de la République et ancien maire de la commune Nicolas Sarkozy, David Martinon a déclaré : "Je vous confirme ce soir que je vais m'investir à fond à Neuilly pendant les mois qui viennent". "Nous avons cinq mois maintenant pour réfléchir à ce que seront les cinq prochaines années à Neuilly, c'est un travail qu'il faut faire méticuleusement", a-t-il poursuivi.
Martinon reste porte-parole
Interrogé sur le fait de savoir s'il conserverait ses fonctions de porte-parole de l'Elysée pendant la campagne électorale et en cas de victoire, David Martinon a répondu par l'affirmative, précisant que "c'est effectivement comme ça que cela a été entendu avec le président".
"Il y a des gens ici qui ont pris la parole et qui ont fait beaucoup plus dur que cela, je suis prêt à travailler beaucoup, à m'investir énormément", a poursuivi David Martinon en faisant référence au chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy, s'exprimant lors de la soirée pour féliciter Marie-Cécile Ménard (UMP), qui lui a succédé dimanche soir en gagnant l'élection cantonale partielle de Neuilly-Nord, a implicitement intronisé la liste qui sera dirigée par David Martinon.
"Si, par extraordinaire, Louis-Charles (Bary, actuel maire) ne voulait pas faire un ou deux mandats de plus, je m'engagerai derrière la liste de jeunes que j'ai formés, poussés, accompagnés, parce que c'est aussi ma responsabilité", a déclaré le chef de l'Etat.
"Parachutage"
Pour cette campagne, David Martinon sera associé à Arnaud Teullé, qui dirige la section UMP de Neuilly, et briguait lui aussi la tête de liste. Dans son édition de samedi, Le Parisien a affirmé que le différend avait été tranché lors d'une réunion avec Nicolas Sarkozy à l'issue de laquelle Arnaud Teullé avait finalement accepté d'être le numéro 2 de David Martinon.
Agé de 36 ans, David Martinon occupe les fonctions de porte-parole de la présidence depuis l'élection en mai de Nicolas Sarkozy.
Il était auparavant son conseiller diplomatique au ministère de l'Intérieur. Dimanche, l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin s'était interrogé sur Canal + : "Est-ce que c'est compatible avec des fonctions de porte-parole? L'avenir nous le dira. Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut bien faire en politique que
Bruxelles lève aujourd’hui l’interdiction du «cobranding» en France : des cartes bancaires aux couleurs des grandes marques
Par CATHERINE MAUSSION Libération lundi 1 octobre 2007
La France va t-elle suivre l’exemple sur la Grande-Bretagne où le cobranding pullule et ou l’endettement des ménages explose ? Que peut apporter au petit consommateur cet amalgame entre vente à crédit et marketing informatique ?
Payer ses courses avec une carte bancaire au logo Nouvelles Frontières, ou régler son billet SNCF (à crédit) avec une carte siglée Orange, est-ce vraiment un progrès ? Cette petite révolution sera possible dès aujourd’hui. L’interdiction par la France du cobranding («cosiglage») tombe le 1er octobre. Des cartes bancaires d’un nouveau type, aux couleurs d’une marque ou d’une enseigne, vont faire leur apparition. Liaison incestueuse ou nouvelle façon de consommer ?
Hameçon. La France était le seul pays européen à résister aux sirènes marketing du cobranding. Mais une nouvelle réglementation européenne est en train d’unifier l’espace de paiement en rapprochant les pratiques entre pays membres. Son petit nom : Sepa (Single Euro Payments Area). Les banques commerciales françaises n’apprécient pas. Elles se sont constituées très tôt en groupement d’interêt économique (GIE) - certains disent en «cartel» -, pour construire un vaste réseau de distributeurs automatiques et de terminaux de paiement chez les commerçants.
La norme, pour le client de la banque, c’est d’être équipé d’une carte de paiement. Neuf Français sur dix détiennent un rectangle de plastique décoré d’une puce, et siglé CB. Et neuf fois sur dix, il s’agit d’une carte de débit. La carte cobranding, en revanche, est plus proche de l’univers du crédit. Et ce crédit est le cœur de métier d’établissements spécialisés (Cetelem, Cofinoga, Franfinance…). D’où la résistance des banques de dépôt. Bref, le cobranding rebat les cartes.
Nouvelles Frontières et Orange ont très vite repéré le profit qu’ils pouvaient en tirer et annoncé le lancement de cartes à leurs couleurs. Renault, Fiat vont aussi s’y mettre. Nouvelles Frontières lance la sienne dès mardi. Le voyagiste a décidé de s’acoquiner avec Franfinance, une filiale de la Société générale. Sa carte aura les fonctions d’une carte bancaire : on pourra retirer des espèces aux distributeurs de billets et payer chez les commerçants, mais ce sera aussi une carte de crédit. Au moment de régler son trekk au Tibet ou sa télé HD, le client choisira entre payer comptant ou à tempérament. L’hameçon : une ristourne promise par le voyagiste sur le prochain circuit en fonction des achats cumulés. Puissante incitation pour pousser à l’utilisation de la carte, et bel instrument pour tracer son client.
Endettement . Mais quel intérêt, outre la ristourne, pour le trekkeur ? La cotisation, promet le voyagiste, sera, «à quelques pour cent près, moitié moins chère qu’une carte bancaire ordinaire» . Mince avantage s’agissant d’une carte qui fonctionne aussi à crédit, sachant que le taux d’intérêt de la réserve d’argent n’est pas un cadeau. Franfinance, par exemple, annonce sur son site Internet, un taux effectif global (TEG) de 20,73 % hors assurance sur sa carte Pluriel. Et Cetelem, partenaire de la BNP, pratique du 19,85 % sur sa carte Aurore… Le cobranding va t-il banaliser la consommation à crédit ?
Il est bien loin des préoccupations de Bruxelles le petit commerçant du coin de la rue !!
Que valent les statistiques de la délinquance ?
France Inter 27/09/07 Un dossier de Florence Paracuellos.
Deux chercheurs, Jean-Hugues Matelly et Christian Mouhana, posent la question dans un livre à paraître la semaine prochaine aux éditions Michalon, « Police : des chiffres et des doutes ».
Des chiffres qui font régulièrement la une de l'actualité et une culture du résultat devenue le dogme de l'activité policière et gendarmesque.
Exemple avec le communiqué de presse du ministère de l'intérieur envoyé chaque mois dans les rédactions. Il se nomme "Evolution de l'activité des services de la police et de la gendarmerie nationale". Dans le dernier paru, celui du mois d'août, on apprend que le taux d'élucidation a atteint 34,14 %. Le taux d'élucidation c'est le pourcentage du nombre des faits élucidés par rapport à celui des faits constatés. Un chiffre avec lequel on peut s'arranger. C'est un gendarme qui le confirme, il exerce en zone périurbaine. Il préfère évidemment rester anonyme.
C'est comme ça qu'on atteint, pour cette infraction de falsification et d'usage de chèques volés, un taux de résolution de près de 227% en 2005 chez les gendarmes et d'encore plus de 181% l'an dernier.
L'idée c'est de faire de bons chiffres comme on dit pour atteindre les objectifs fixés à tous les niveaux de la hiérarchie avec les primes ou l'avancement qui vont avec.
Un autre exemple, très courant : Vous vous êtes fait voler votre portable dans la rue, et vous allez porter plainte au commissariat. Et bien il y a plusieurs façons de la traiter, cette plainte. Explications de Nicolas Compte, secrétaire général du syndicat de policiers SGP-FO.
Des chiffres qui ne reflètent donc pas forcément la réalité. D'ailleurs, un rapport de l'Inspection Générale de l'administration, de la police et de la gendarmerie révélait que 500 000 délits n'avaient pas été enregistrés en 2005. Ils sont restés à l'époque sur la main courante, mais n'ont jamais été comptabilisés dans les statistiques, décidément sujettes à caution.
Même Alain Bauer le reconnaît. C'est le président de l'observatoire national de la délinquance créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, ce même observatoire qui publie tous les mois les chiffres de la délinquance (interview).
La prochaine enquête de victimisation, ce sera la troisième, sortira le 12 novembre. Elle est donc censée donner une image plus fidèle de la réalité. Cela dit, cela ne change rien au sacro-saint résultat toujours exigé par Nicolas Sarkozy. Le président a fixé des objectifs précis à sa ministre de l'intérieur cet été : faire baisser la délinquance générale de 5% en 2 ans, de 10% pour la délinquance de voie publique et faire monter le taux d'élucidation des crimes et délits à 40%. On en n’a donc pas fini avec les statistiques. Christian Mouhana est chercheur au CNRS, co-auteur de « Police : des chiffres et des doutes » (interview).
