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samedi 29 septembre 2007

Echanges tendus entre Dati et le représentant des avocats

NOUVELOBS.COM | 28.09.2007 | 18:17

Invitée au Conseil national des barreaux, la Garde des Sceaux, accueillie par des applaudissements et des huées, s'est vue reprocher "la conception répressive" de ses premières mesures.

Aors qu'elle était invitée par le Conseil national des barreaux (CNB) vendredi 28 septembre, la ministre de la Justice, Rachida Dati a échangé des propos tendus avec le président du CNB, Paul-Albert Iweins. Ce dernier s'est dit "troublé", au nom des 46.000 avocats de France, par "la conception répressive" des premières mesures de la garde des Sceaux.
"Vous nous avez indiqué que votre mission était d'appliquer le programme du président de la République (...) mais je dois m'ouvrir à vous de notre trouble devant le choix des priorités", a lancé Paul Albert Iweins.

Et de citer pêle-mêle : "l'instauration des peines planchers (...) qui heurte notre conception de l'individualisation des peines ; les projets en germe sur l'hospitalisation forcée de délinquants ayant purgé leur peine, ou l'organisation d'audiences où pourraient comparaître des irresponsables pour permettre aux victimes de 'faire leur deuil'". "S'ils paraissent répondre à une demande de l'opinion, ces sujets ne doivent pas être traités sous la pression de l'émotion que suscite tel ou tel fait divers, si tragique soit-il", a-t-il dit, applaudi par des centaines d'avocats présents.

Applaudissements et huées


A ces mots, Rachida Dati, accueillie par des applaudissements mais également quelques huées, a répliqué que la responsabilité du gouvernement était "d'apporter une réponse". "Nous ne le faisons pas à cause de tel ou tel fait divers. Nous n'agissons pas à coup d'émotion", s'est-elle défendue. "Quant aux projets d'hôpitaux fermés pour délinquants dangereux en fin de peine, ils fonctionnent déjà dans "d'autre pays, parfaitement démocratiques et respectueux des droits de l'Homme (et) cela ne déclenche pas de polémiques disproportionnées", a-t-elle dit.
Paul-Albert Iweins a ensuite dénoncé "les restrictions aux droits des étrangers (et) les attaques répétées contre certaines décisions de justice ou des réquisitions jugées laxistes".
"Il s'agit de pressions inacceptables sur les juges et d'atteintes à leur indépendance qui dans les démocraties voisines seraient sanctionnées. Tout cela crée un climat de déséquilibre au profit d'une conception répressive en décalage avec le programme global annoncé", a-t-il dit.
"Je tiens à vous dire que tous les engagements du président de la République en matière de justice seront tenus", a répondu la ministre.

Sur la carte judiciaire


Paul-Albert Iweins a voulu croire à la véracité des informations de presse selon lesquelles la quasi-totalité des TGI seraient préservés, la réforme se bornant à regrouper en leur sein les "juridictions éclatées" comme les Prud'hommes ou les tribunaux de commerce.
La Garde des Sceaux a répété que cette réforme n'était "pas achevée" mais n'entraînerait pas de "phénomène de désertification".
Au passage, elle a bien souligné qu'une réévaluation de l'aide juridictionnelle ou l'extension de la représentation obligatoire en appel, deux mesures ardemment souhaitées par les avocats, ne pourraient être envisagées qu'"après la réforme de la carte judiciaire".
 

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"Politique antisociale" de Sarkozy :le Comité riposte s'organise

NOUVELOBS.COM | 28.09.2007 |

Groupés dans le "comité Riposte",  les principaux partis de gauche, à l'exception notable de la LCR et des Verts, réunis au sein d'un "comité Riposte", ont appelé, vendredi 28 septembre, à la mobilisation contre "la politique antisociale" du gouvernement.
La quasi-totalité des partis de gauche, à l'exception des Verts et de la LCR, se sont unis pour former ce comité : le Parti socialiste, le PCF, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), les Alternatifs, Mars-Gauche Républicaine et Convergence Citoyenne

"Regrettable"
Le socialiste Benoît Hamon a jugé pour sa part "regrettable qu'au moins pour exprimer la volonté de s'opposer à Nicolas Sarkozy, il manque quelques signatures".
Dans un communiqué, la LCR a expliqué de son côté que le texte n'était pas "satisfaisant" et avait, au cours de son élaboration, "considérablement régressé" et s'était "appauvri". "En l'état, la LCR ne peut signer ce texte. Une riposte unitaire reste totalement indispensable", a ajouté la formation d'Olivier Besancenot.
Le comité Riposte déclare soutenir "les mobilisations unitaires d'ores et déjà prévues et à venir pour imposer au gouvernement de réelles négociations" sur la politique sociale (retraites, services publics, pouvoir d'achat...).
Les signataires rappellent notamment les actions organisées samedi contre les franchises médicales et annoncent qu'ils seront "au côté des prochaines mobilisations à l'initiative des syndicats pour mettre en échec la politique antisociale de la droite".
Plusieurs syndicats des transports et de l'énergie ont appelé à une "journée de mobilisation et de grève" le 18 octobre pour défendre les régimes spéciaux de retraite.
Le "collectif Riposte", créé en 2006 dans la foulée du mouvement contre le CPE (contrat première embauche) et resté en veilleuse depuis, a été réactivité le 18 septembre après le discours de Nicolas Sarkozy sur les réformes sociales.

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"Sortir du nucléaire" appelle à manifester le 27 octobre

NOUVELOBS.COM | 28.09.2007 |

Le réseau, qui regroupe 800 associations, appelle à dénoncer l'absence de discussion sur le nucléaire au Grenelle et réclamer une loi pour que la France "en finisse avec l'atome".

 

Le réseau "Sortir du nucléaire", qui regroupe 800 associations, appelle les citoyens à un grand rassemblement de protestation samedi 27 octobre devant le "Grenelle de l'environnement" pour dénoncer l'absence de discussion sur le nucléaire au Grenelle de l'environnement, la politique de Nicolas Sarkozy et réclamer une loi de "sortie du nucléaire".

"En finir avec l'atome"
Dans un communiqué diffusé vendredi, l'organisation explique qu'il veut exiger "une loi de 'sortie du nucléaire' afin que la France, comme par exemple l'Allemagne, en finisse avec l'atome, ses risques et ses déchets, et investisse réellement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables".
"Cela permettra d'ailleurs de s'attaquer vraiment au réchauffement climatique tout en créant des dizaines de milliers d'emplois non délocalisables, en assurant – véritablement - l'indépendance énergétique du pays et en réduisant les risques de prolifération nucléaire", poursuit le texte.
"Sortir du nucléaire" revient également sur ce qu'il qualifie d' "accord nucléaire Sarkozy-Kadhafi" et demande son annulation.

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Yvan Touitou chronobiologiste : la semaine de quatre jours est une catastrophe pour l’enfant»

Propos recueillis par Catherine Fournier - Minutes du 28/09/2007

Yvan Touitou est chronobiologiste et spécialiste des rythmes scolaires. Il déplore la mise en place de la semaine de quatre jours à l’école primaire.

Xavier Darcos a confirmé ce vendredi que les enfants ne travailleront plus ni le mercredi ni le samedi. Quelle incidence ce changement peut-il avoir sur le rythme de l’enfant?


Il provoquera une «désynchronisation» plus importante : fatigue, perte de l’attention, mauvaise qualité du sommeil et de l’humeur... Les enfants arrivent déjà plus fatigués et agités après la pause du week-end le lundi. Cet état se prolongera jusqu’au mardi si l’arrêt consécutif dure deux jours entiers. La semaine de quatre jours est vraiment une catastrophe pour l’enfant car elle casse son rythme biologique.

Quatre parents sur cinq y sont pourtant favorables, selon un sondage publié jeudi...

Ce n’est pas étonnant. La semaine de quatre jours est faite pour eux, pas pour les enfants. Certes, ça leur permettra de partir plus tôt chez les grands-parents ou à la campagne mais les enfants, eux, seront déphasés. Quant à l’argument selon lequel ces derniers sont contents de dormir plus longtemps le samedi, ça ne veut rien dire. Ils seraient tout aussi contents de ne pas aller à l’école du tout !

Que préconiseriez-vous alors ?
Le seul conseil que je peux donner aux parents, c’est de faire en sorte que leurs enfants ne fassent pas trop la grasse matinée les jours chômés. Mais il aurait de toute façon mieux valu raccourcir les journées plutôt que de réduire la semaine. Je ne vois pas comment les enseignants vont faire tenir quatre jours et demi de cours en quatre, d’autant qu’on n’a jamais su réduire les programmes en France. Au collège, ce sera encore pire !

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Franchises médicales: le "bouclier sanitaire" proposé par Hirsch attendra

20Minutes avec AFP – 28/09/07

Le gouvernement exclut de mettre en place avant 2010 le "bouclier sanitaire" proposé par Martin Hirsch pour limiter les dépenses de santé des revenus modestes, qui pourraient s'accroître après l'instauration, de plus en plus contestée, de franchises médicales en 2008.

A la veille d'une journée de mobilisation contre ces franchises à l'appel d'un collectif réunissant professionnels de la santé, partis, syndicats et associations, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a indiqué qu'elle devrait "affiner sa réflexion" avant de décider si ce "bouclier sanitaire" était "faisable". me Bachelot a fait ces déclarations peu après la publication par son ministère d'un rapport jugeant possible seulement à partir de 2010 la mise en place de ce "bouclier" proposée en juin par le Haut commissaire aux solidarités actives afin notamment de limiter les dépenses de santé non remboursées des personnes les plus défavorisées.

M. Hirsch avait alors émis publiquement des réserves sur les franchises prévues sur les médicaments (50 centimes), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros) que le gouvernement auquel il appartient compte instaurer dès 2008, lesquelles devraient rapporter quelque 850 millions d'euros par an.

Interrogé par l'AFP, M. Fragonard, président du Haut Conseil sur l'avenir de l'assurance maladie,a nié "privilégier" l'hypothèse de fixer un plafond annuel de dépenses non remboursées à 800 euros, qui est davantage développée que d'autres dans le rapport, tout en précisant qu'elle "semble réaliste".

"Ce projet de bouclier a pour but de +faire passer la pilule+ des franchises", a dénoncé de son côté Bernard Teper, président de l'Union des familles laïques (Ufal) et membre, aux côtés de l'Amuf (médecins urgentistes), Attac France, la FSU ou le PS, d'un collectif qui appelle à se mobiliser samedi contre ces franchises.

Ce collectif, qui compte aussi participer à la manifestation contre les franchises et pour de meilleurs conditions de travail, organisée par l'Andeva (victimes de l'amiante) et la Fnath (accidentés de la vie), le 13 octobre à Paris, souhaite également suggérer aux députés et sénateurs plusieurs amendements au cours de la "bataille parlementaire d'octobre" sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2008.

Ces propositions d'amendements viseraient notamment à faire barrage aux franchises médicales, alors que, selon un sondage Ipsos réalisé pour le CISS (collectif inter associatif sur la santé, qui regroupe des associations de malades et de familles de malades), 70% des Français y seraient opposés.

Concernant leur éventuel remboursement par les complémentaires de santé, le président de la Mutualité française (FNMF), Jean-Pierre Davant, a reproché jeudi au gouvernement de "tout faire" pour en dissuader les mutuelles.

"Le gouvernement a tout fait pour qu'on ne rembourse pas ces franchises, par le biais de la fiscalité", a affirmé le président de la FNMF qui revendique 18 millions d'adhérents et 38 millions de personnes protégées par les mutuelles adhérentes, régies par le Code de la Mutualité.

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Un étudiant sur cinq exerce un emploi lourd

NOUVELOBS.COM | 28.09.2007 | 10:03

L' étude de l'Observatoire de la vie étudiante montre qu'un étudiant sur cinq pénalise ses études en raison d'un emploi parallèle.

Selon une étude de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE) publiée jeudi 27 septembre, trois étudiants sur quatre pratiquent au moins un petit job pendant l'année universitaire ou les vacances d'été. Mais un étudiant sur cinq a un emploi parallèle lourd qui hypothèque le succès de ses études.

Nettement pénalisés
"Pour 30% d'entre eux, il ne s'agit que de travaux d'été. Pour ceux qui travaillent durant l'année universitaire, certains ont un travail intégré (internes, alternance), d'autres ont un petit job – comme répétiteur par exemple – mais cela ne leur pose pas de problème dans la réussite de leurs études, a commenté à l'AFP Guillaume Houzel, président de l'OVE. "En revanche, environ 20% des étudiants travaillent beaucoup, longtemps et concurremment aux études à tel point qu'ils sont nettement pénalisés: leur réussite académique est à peine supérieure à la moitié de ceux qui ne travaillent pas, toutes choses étant égales par ailleurs", a-t-il ajouté.
Cette enquête triennale de l'OVE, menée en 2006, découle du traitement d'environ 25.000 questionnaires retournés par des étudiants à l'université, en classes préparatoires et en BTS.

Enquête triennale de l'OVE, menée en 2006, qui découle du traitement d'environ 25.000 questionnaires retournés par des étudiants à l'université, en classes préparatoires et en BTS. Olivier Morin AFP/Archives ¦ Une école, le jour de la rentrée scolaire.

Travailler plus pour étudier moins !

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Dessin de Kroll paru dans le Soir Bruxelles

Un monde nous sépare

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Officiel : Strauss-Kahn à la tête du Fonds Monétaire International

Il vient d'être nommé directeur général du Fonds monétaire international, selon une source diplomatique. Sa candidature avait été proposée par Nicolas Sarkozy.

20Minutes.28/09/07

Dominique Strauss-Kahn, porté vendredi à la tête du Fonds monétaire international (FMI), s'est engagé lors de la longue campagne qui a précédé son élection à être l'homme «de la réforme du FMI».

Les principaux axes de la réforme qu'il souhaite.

LE RECRUTEMENT DU PERSONNEL

Il faudra «introduire davantage de diversité dans le personnel pour faire en sorte que le Fonds développe toute l'expertise nécessaire sur les pays à qui il dispense ses conseils». Mais une plus grande ouverture géographique ne doit pas se faire «au détriment de la qualité» du personnel.

LA REPRESENTATION DES PAYS PAUVRES ET EN EMERGENCE

Il est nécessaire de donner aux pays émergents et en voie de développement «une voix plus forte au sein de l'institution». «Nous devons aller beaucoup plus loin» dans la réforme des quotes-parts «et nous accorder sur une réforme ambitieuse au bénéfice des pays dont le dynamisme et le rôle croissant dans l'économie mondiale ne sont pas adéquatement reflétés dans la répartition des quotes-parts, tout en veillant à donner aux autres pays une voix suffisante».

«Il peut être utile de réfléchir à de nouvelles règles de vote au sein du conseil d'administration du Fonds. Une double majorité de quotes-parts et de pays pourrait, par exemple, être exigée pour un petit nombre de décisions cruciales, ce qui garantirait un soutien incontestable aux décisions affectant les principaux aspects de l'institution.»

FINANCEMENT

«Le FMI a besoin d'un cadre budgétaire rénové, économisant les ressources des pays membres, ainsi que d'un modèle de financement plus viable.» Dominique Strauss-Kahn dit à cet égard adhérer «à la plupart des recommandations du rapport Crockett, paru en début d'année.» Parmi les pistes qui y sont explorées figurent le placement d'une partie du capital du Fonds ainsi que la vente d'une partie limitée de ses stocks d'or. Simultanément, le Fonds doit se doter d'un dispositif pour «mieux contrôler ses dépenses».

LE CHAMP D'ACTION DE L'INSTITUTION

«Le rôle du Fonds n'est certes pas de se substituer aux agences de développement. Cependant, étant donné l'importance de la stabilité macroéconomique pour la réduction de la pauvreté, il ne fait aucun doute que le FMI doit rester actif dans les pays à faibles revenus».

PROCESSUS DE DESIGNATION DU DIRECTEUR GENERAL

«Pour occuper un poste aussi primordial, il faut bénéficier du soutien international le plus large». Le directeur général «doit être choisi pour ses mérites sans la moindre référence à sa nationalité», alors que traditionnellement le poste revient à un Européen.

On dit merci qui ?

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André Santini : La mise en examen confirmée

LEMONDE avec AFP | 27.09.07

La cour d'appel de Versailles a confirmé, mercredi 26 septembre, la mise en examen d'André Santini pour des infractions financières présumées dans le cadre de la création de la fondation Hamon.

La chambre de l'instruction a rejeté la requête en annulation de procédure déposée par M. Santini, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat général. Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique a été mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêts", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics". Son avocat, Me Grégoire Lafarge, a confié son intention de se pourvoir en cassation, en sollicitant un examen immédiat.

Ces infractions présumées auraient été commises entre 2001 et 2003, à l'occasion de la création avortée en 2004 de la fondation d'art contemporain Hamon, qui devait exposer, sur l'île Saint-Germain dans les Hauts-de-Seine, cent quatre-vingt-douze toiles données par le riche promoteur et mécène Jean Hamon. Des malversations auraient été faites via le syndicat mixte de l'île Saint-Germain, créé en 2000 par le conseil général et la ville d'Issy-les-Moulineaux pour gérer cette donation.

NON-LIEU OU CORRECTIONNELLE

Charles Pasqua, ancien président du conseil général, Jean Hamon, deux cadres du conseil général et Bernard Bled, ex-bras droit de Jean Tiberi à la mairie de Paris et directeur général des services du conseil général des Hauts-de-Seine au moment des faits, ont été mis en examen dans ce dossier.

M. Santini, interrogé sur la "jurisprudence Balladur" qui empêchait tout ministre faisant l'objet d'une mise en examen d'appartenir au gouvernement, avait déclaré en juin, peu après sa nomination au gouvernement : "J'attends simplement un non-lieu et autrement, je prendrai les décisions qui s'imposent."

L'instruction, qui continue son cours, pourrait conclure soit à un non-lieu, soit au renvoi des personnes mises en examen devant le tribunal correctionnel

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GÉOPOLITIQUE • Iran-Bolivie, même combat ?

Courrier International 27 Septembre 2007

La visite en Bolivie, jeudi 27 septembre, du chef d'Etat iranien Mahmoud Ahmadinejad soulève la polémique. Les deux pays doivent rétablir des relations diplomatiques et signer des accords commerciaux. Mais en recevant son homologue iranien, le président Evo Morales entend surtout montrer qu'il fait partie du club des pays riches en ressources énergétiques et opposés aux Etats-Unis.

Le Movimiento al Socialismo (MAS), parti au pouvoir en Bolivie, assure que la visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad permettra de consolider un "bloc alternatif" contre l'hégémonie des Etats-Unis à l'échelle mondiale et régionale, formé de la Bolivie, du Venezuela et de la république islamique d'Iran.
Le vice-président Alvaro García Linera a reconnu que la venue d'Ahmadinejad avait à voir avec un "projet politique".

Ces dernières semaines, l'exécutif bolivien n'avait cessé de nier toute éventualité d'alliance stratégique avec l'Iran, soutenant que les accords seraient cantonnés exclusivement au cadre commercial.

Pour le sénateur du MAS Gastón Cornejo, si les gouvernements bolivien, vénézuélien et iranien ne partagent pas la même idéologie politique, il existe en revanche des objectifs communs pouvant justifier un accord stratégique : "Ces pays forment un bloc contestataire contre les Etats-Unis et disposent tous de grandes réserves de ressources naturelles non renouvelables. Dans ces trois pays, nous mettons en cause le système néolibéral, le capitalisme mondialisateur et la violence qu'engendrent les Etats-Unis dans d'autres pays du monde."
Ce parlementaire de la majorité souligne par ailleurs que la pensée du président Ahmadinejad et celle du Vénézuélien Chávez concordent avec certaines des politiques d'Evo Morales et du MAS, notamment sur l'idée de nations favorisant l'humanitaire et la non-violence, le respect de toutes les cultures ou encore le dépassement du capitalisme dans le monde.

A cette volonté de changement mondial s'associent également l'Equatorien Rafael Correa et le Cubain Fidel Castro, précise Gastón Cornejo.
Si ces objectifs sont des "idéaux", le sénateur du MAS estime que la consolidation du bloc par l'arrivée de ces nouveaux pays non alignés peut se traduire par des bouleversements mondiaux : "Ils sont d'ailleurs déjà perceptibles en Bolivie."
Selon Gastón Cornejo, qui fait partie de la commission de politique internationale de la Chambre des députés, ce premier rapprochement avec l'Iran va mettre en place un "cercle de pays dotés de ressources énergétiques", ce qui permettra "au politique de marcher main dans la main avec l'économique."

L'Iran et le Venezuela disposent tous deux d'une bonne part des réserves mondiales de pétrole, et la Bolivie est considérée comme l'une des plus importantes réserves de gaz d'Amérique latine

Posté par Kozett à 00:02 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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