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dimanche 30 septembre 2007

190 millions !!! et la dette ... ?

L’Est républicain 29/09/07

Quelque 190 millions d'euros sont déjà prévus pour financer la présidence de l'Union européenne que la France assurera au deuxième semestre 2008, a annoncé hier le ministère des Affaires étrangères.

Inscrite au projet de budget pour 2008, la somme sera gérée par les services du Premier ministre, mais chaque ministère « viendra y puiser ce qui lui revient » au titre des dépenses spéciales engendrées par cette présidence.
Le budget servira ainsi à financer les rencontres ministérielles européennes organisées en France, en plus des réunions habituelles à Bruxelles, ont indiqué des sources diplomatiques.

Pour évaluer les dépenses, les responsables français se sont notamment penchés sur les frais des présidences précédentes. « On a beaucoup regardé ce qu'ont fait les Allemands », qui ont assuré la présidence au premier semestre 2007, a dit un diplomate français.

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Et pendant ce temps ... :  La dette à 66,6 % du PIB

L’Est républicain 29/09/07

La dette de la France est montée à près de 66,6 % du PIB à la fin du deuxième trimestre, en hausse de 1,2 point par rapport au trimestre précédent, à 1.216,4 milliards d'euros, a annoncé l'Insee.

Au deuxième trimestre de 2007, l'ensemble de la dette publique (Etat, organismes d'administration centrale, collectivités locales et Sécurité sociale) a augmenté de 32,3 milliards d'euros par rapport au trimestre précédent.
A 66,6 % du PIB, le niveau de la dette publique est bien supérieur au taux du pacte de stabilité européen, fixé à 60 % par l'Union européenne.

Dans son projet de loi de finances (PLF) 2008 présenté mercredi, le gouvernement français prévoit une dette publique à 64,2 % du PIB pour la fin de l'année et à 64 % pour l'an prochain.

La dette de la Sécurité sociale a progressé de 5,8 milliards au deuxième trimestre, tandis que celle des collectivités locales a diminué dans le même temps de 2,6 milliards. 

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Journées parlementaires Strasbourg : On est là pour tout se dire

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ONU : un racisme "pernicieux" perdure en France

NOUVELOBS.| 28.09.2007

DISCRIMINATIONS  Les jeunes d'origine immigrée "se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l'identité nationale française", affirme une émissaire de l'ONU.

De retour d'une mission de 10 jours en France, l'émissaire de l'ONU Gay MacDougall a déclaré, vendredi 28 septembre, qu'un racisme "pernicieux" perdure en France, où des minorités sont reléguées dans des "ghettos" sans espoir de promotion sociale.
Regrettant l'"ambiguïté" du discours politique à cet égard, Gay McDougall s'est "rendue compte que le racisme était un sentiment pernicieux dans la société" française.
"Des personnes qui ont beaucoup travaillé, qui ont respecté toutes les règles du jeu et qui croient sincèrement aux principes de la République française se retrouvent piégées dans des ghettos urbains où le taux de chômage dans certains cas peut dépasser les 40%", a affirmé lors d'une conférence de presse l'experte américaine, qui s'est rendue notamment dans des banlieues défavorisées de Paris, Marseille et Strasbourg.

Concept de minorité

Les jeunes d'origine immigrée "se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l'identité nationale française qui ne leur convient pas", a-t-elle ajouté.
Gay McDougall a noté des "pas en avant très importants" dans un pays qui "rejette historiquement le concept même de minorité parce que contraire aux principes de la République", comme l'autorisation prévue de statistiques par origines ethniques, jusqu'à présent interdites en France, et le débat lancé sur la "discrimination positive" par le président Nicolas Sarkozy.

Tests ADN

Par ailleurs, Gay McDougall a regretté "l'ambiguïté" de certaines mesures et déclarations des responsables politiques français sur l'immigration, citant notamment le débat sur l'introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial et la mise en avant systématique de la notion d'"identité nationale".

"La France est en train d'engager un virage, mais sans un leadership engagé absolument sans la moindre ambiguïté, la voie ne sera pas la bonne. Il faut que tout le monde comprenne que le gouvernement est contre la discrimination et pour l'égalité", a-t-elle assuré.
L'émissaire doit présenter un rapport à Genève en mars lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

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Eric Rohmer et son film : Le Conseil général de la Loire débouté

Eric Rohmer - Le Conseil général de la Loire débouté dans l'affaire du film d'Eric Rohmer, Les amours d'Astrée et de Céladon.

La République des Lettres 28 Septembre 07

Le Tribunal de Grande Instance de Montbrison (Loire) a débouté vendredi 28 septembre le Conseil général de la Loire dans l'affaire qui l'opposait à la société Rezo Films, productrice et distributrice du dernier film d'Eric Rohmer, Les amours d'Astrée et de Céladon, sorti en salles au début du mois.

Les magistrats, qui n'ont pas examiné l'affaire sur le fond, ont déclaré "nulle et de nul effet" l'assignation, estimant que le TGI n'a pas été valablement saisi, comme l'avait fait valoir lors de l'audience Me Juliette Simoni, l'avocate de Rezo Films.

Dans ses attendus, le tribunal explique que le passage incrimé pour lequel il était appelé à statuer en référé relève des dispositions de la loi de Juillet 1881 relative à la diffamation par voie de presse.

L'avocat du Conseil général, Me Christian Bernard, a indiqué qu'une nouvelle procédure sera donc engagée sur la base de ce régime juridique spécifique.

Les amours d'Astrée et de Céladon d'Honoré d'Urfé est la quatrième oeuvre littéraire portée à l'écran par Eric Rohmer après Perceval le Gallois (Chrétien de Troyes), La Marquise d'O (Heinrich von Kleist) et L'Anglaise et le Duc (Grace Elliott, Ma vie sous la Révolution).

Détails sur le blog -  Justice : une assignation en référé pour dénigrement

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Tarification des chèques : enquête sur une possible entente

NOUVELOBS.COM | 28.09.2007 |

Le Conseil de la concurrence enquête actuellement sur les banques françaises au sujet d'une possible entente sur la tarification du traitement des chèques a indiqué à l'AFP, une source proche du dossier.

4 centimes par chèque

La source confirme l'information parue vendredi 28 septembre dans le Figaro, qui signale que des investigations menées depuis 2003 par le Conseil de la concurrence ont conclu à l'existence d'un cartel bancaire sur le prix du traitement des chèques. Le Conseil de la concurrence aurait été avertit par des entreprises qui avaient découvert que toutes les banques françaises facturaient à leurs client le même barème de 4 centimes par chèque traité, selon le Figaro.
Le Conseil de la concurrence s'est refusé à tout commentaire sur le sujet.

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samedi 29 septembre 2007

l'asphyxie médiatique

par Jean-Luc Mélenchon.

C’est l’asphyxie. Au rythme d’un discours fondateur tous les deux ou trois jours, le président de la République réalise une figure tactique inconnue jusqu’à ce jour, celle qui consiste à submerger amis et ennemis sous un flot d’annonces de toutes sortes qu’il leur est impossible d’analyser sérieusement et de discuter de façon argumentée avant qu’arrive la vague suivante. Dans de telles conditions le système médiatique est pris au piège : une information succède à l’autre, toute l’énergie dont il dispose est consacrée à ne pas manquer l’évènement que serait telle ou telle annonce. Alors le premier objectif de Sarkozy est atteint : tout ce qu’il dit prend l’allure de l’évidence puisque personne n’a le temps de le décrypter. Au mieux a-t-on ici ou là un débat « contradictoire » sur le mode : un pour, un contre dont les conditions mêmes de déroulement ne peuvent permettre de faire mieux qu’un bruit de fond du type « il ya un peu de vrai, un peu de faux » et ainsi de suite. Ce simulacre ne peut permettre un gramme de doute raisonné sur l’annonce faite ni même sa formulation.

Le système du CSA pour le décompte des temps de parole a lui aussi volé en éclat puisque la parole du président n’est pas prise en compte. L’équilibre de ses pointages était déjà bizarre : un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour l’opposition.... Il est devenu surréaliste. Passons évidemment sur les fameux plateaux média où sont présents en même temps jusqu’à huit personnes supposées commenter de leur point de vue particulier (écrivain, syndicaliste, élu des deux bords, économiste etc.) des questions aussi complexes que les régimes spéciaux de retraite, les dépenses de santé, le droit international sur le nucléaire, que sais je encore, en quelques minutes de pugilat sonore entre les pages de pub. Chez les responsables politiques, plus personne ne touche terre. Il y a des spécialistes de telle où telle question ? Ils sont inconnus du système médiatique. Le temps de les trouver le sujet du jour a changé. Mais quand ils arrivent jusque sur un plateau média ils se montrent totalement désemparés par le niveau de simplification et la vitesse à laquelle se déroule le temps médiatique. Ils sont inaudibles, au sens littéral du terme, du fait même de leur talent et de leurs connaissances qui leur fait refuser les formules à l’emporte pièce et les demi vérités tant ils connaissent la complexité de leur sujet. Comme ils ne se sont jamais entrainés à la présence médiatique, ils sont aussi démunis que des oiseaux de nuit jetés en l’air en plein jour. De leur côté les journalistes paniquent. Comment pourraient-ils maitriser tous les sujets et tirer la substantifique moelle d’un discours en quelques minutes ou même en vingt quatre heures alors même que celui-ci a mobilisé pendant des semaines des bataillons de spécialistes pour parvenir jusqu’à sa mise en page ! Et comment ignorer que ces rédacteurs ont eu aussi, entre autre objectif, le but de rendre l’énoncé aussi « furtif » que possible au radar de la critique. Du coup l’effet « miroir » des commentaires d’un média à l’autre n’a jamais été aussi élevé. Il ne peut en être autrement. Car dans de telles conditions de travail, la borne de sécurité absolue c’est de ne pas se décaler par rapport à « l’angle » moyen sous lequel les confrères examinent une question. Ainsi, rendu au point où nous en sommes la question n’est plus celle de la critique des médias. La question posée est celle de la volonté délibérée qui est à l’œuvre visant à les asphyxier pour obtenir d’eux une forme nouvelle d’instrumentalisation. Si nous en doutions il suffit de voir à quoi nous en sommes réduits dans l’opposition.

Au PS, parti des nuances infinies, le système des communiqués balancés susceptibles d’être lus dans tous les sens est tout simplement explosé. La modération alambiquée de la critique « en gants blancs » est dépecée vive par le tourbillon médiatique qu’a déclenché Sarkozy : vous n’êtes pas vraiment contre, donc vous êtes pour. Quand arrive le bombardement des sondages, il ne reste souvent déjà plus personne au créneau. Le seul commentaire qui vaudrait alors serait celui qui crierait au miracle : quand 68 % des français qui ont tout compris aux 128 systèmes des régimes spéciaux de retraite (comme le prouve l’opinion de 825 sondés) disent qu’ils approuvent leur suppression, il faut s’ébahir de voir qu’il en reste 23 % qui sont contre en dépit de l’invraisemblable déluge de propagande qui leur est tombé dessus.

De mon côté je suis tout aussi submergé que les autres. Nous avons monté un système de veille avec mes collaborateurs et quelques camarades pour pallier le fait qu’aucune structure du parti ne m’aide d’aucune façon puisqu’il est entendu que je suis un partisan de « l’opposition frontale » qui n’est la position du Parti sur aucun sujet. Amer constat : nous n’arrivons plus à suivre la cadence. Trop de discours, trop d’annonces, trop de sujets différents. Les camarades qui aident n’ont pas tous fait les écoles qui apprennent à faire des notes brèves. Mais est-ce possible ? Je reçois des commentaires parfois plus longs que le texte initial. Peut-il en être autrement ? En tous cas c’est inutilisable à la cadence imposée. On passe donc la grosse écumoire sur les discours et on passe aux lignes arrière l’analyse détaillée. Quand elle sera prête, évidemment, l’actualité sera ailleurs. Nos analyses seront donc alors inaudibles.

Jusqu’ici j’ai évoqué la situation des « producteurs d’informations » (pour utiliser le vocabulaire marchand de notre époque). Celle des citoyens appelés à en prendre connaissance est bien pire. Par quel miracle pourraient-ils ingurgiter tout cela, écouter, prendre connaissance, construire leur propre avis ? C’est tout bonnement impossible. Par conséquent la méthode de la saturation sarkozienne, d’un bout à l’autre est une méthode d’asphyxie de la démocratie. Je ne sais pas combien de temps il faudra aux professionnels de l’information pour réagir et comprendre la finalité du régime de cavalcade qui leur est imposé. Peut-être n’y aura-t-il aucune réaction. Je suis stupéfait du retournement de situation auquel nous assistons. Il y a peu encore la politique (une expression simplificatrice certes) se plaignait de ne pouvoir vivre au rythme des médias. J’ai écrit moi aussi toute sortes de choses sur les conséquences sur la démocratie de cette discordance des temps politiques et médiatiques. A présent Sarkozy a renversé la table. C’est le temps médiatique qui est à la traine, domestiqué par le tempo politique construit par le président, émetteur suprême et quasi unique de messages. Je vais revenir sur ce sujet aussitôt que possible.

Jean-Luc Mélenchon,

Posté par OhM_ à 23:48 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La vie des poulets ne va guère s'améliorer !

La vie des poulets ne va guère s'améliorer !
Après des années de tergiversations, les 27 pays de l’UE se sont finalement entendu sur un texte encadrant la production industrielle de poulets.
Hélas, la Directive européenne qui devrait être prochainement publiée au Journal Officiel de l'Union n'améliorera guère les conditions de vie des volailles élevées intensivement.
En effet, du fait des vives réticences manifestées par certains pays dont la France, premier producteur européen de poulets de chair, c'est un compromis à minima qui a été adopté.

La Directive, qui entrera en vigueur en 2010, prévoit des niveaux de densités limités à 33 kg/m2, avec des tolérances allant jusqu’à 39kg/m2 pour les élevages dont les bâtiments sont ventilés, et 42 kg/m2 pour ceux qui pourront en outre se prévaloir de faibles taux de mortalités (- de 4%). En d'autres termes, les éleveurs pourront continuer à entasser plus ou moins 20 poulets par mètres carrés.
La PMAF regrette vivement que la Directive ne s'attaque pas au problème de la vitesse de croissance des poulets. Les souches de poulets élevés intensivement ont été sélectionnés pour atteindre leur âge d'abattage en seulement 42 jours. Pour comparaison, les poulets Label Rouge, élevés en plein air,  sont abattus à 81 jours au moins. Du fait de cette croissance accélérée, leurs pattes ne grandissent pas aussi vite que leur corps énorme et chaque année des millions de poulets souffrent de douloureux maux aux pattes. De même, les muscles se développent rapidement, mais le coeur et les poumons ne se développent pas au même rythme. Ainsi, de nombreux poulets meurent d'insuffisance cardiaque alors qu'ils n'ont même pas atteint l'âge adulte.
 
La Commission européenne doit toutefois publier un rapport, au plus tard en 2010, notamment sur la question de la sélection génétique des poulets. Son contenu pourra conduire à une révision de la directive afin que leurs souffrances soient mieux prises en compte.
La PMAF appelle une nouvelle fois les consommateurs à refuser l'achat de poulets issus des élevages intensifs et à donner leur préférence aux poulets fermiers élevés en liberté Label Rouge ou AB.

Interdisons l'élevage intensif des poulets de chair
Il y a quarante ans, le poulet était un mets réservé aux dimanches et aux grandes occasions. Au fil du temps, son prix a connu une chute vertigineuse, tandis que la consommation grimpait en flèche. Le poulet est devenu un plat ordinaire, à bas prix. Les animaux, eux, le payent au prix fort….

830 millions de poulets de chair sont élevés chaque année en France.
Environ 80 % sont élevés intensivement, dans des hangars où peuvent être entassés de 10 000 à 100 000 animaux. On compte 15 à 24 poulets par m2. Les poulets sont abattus à environ 40 jours, c’est-à-dire deux fois plus jeunes qu’il y a 30 ans. Les animaux n’ont jamais accès à un parcours extérieur. La litière devient vite exécrable, saturée d'excréments et dégage une forte odeur d’ammoniac.

  Inflammations aux pattes – Bretagne août 2006   

Dans les élevages intensifs, on utilise des souches de poulets à croissance rapide. Leurs muscles se développent rapidement, mais le coeur, les poumons et les os ne suivent pas leur évolution. De ce fait, des millions de poulets souffrent de douloureuses déformations des pattes ou de paralysies. Beaucoup de poulets souffrent également d’insuffisance cardiaque, d’ampoules sur la poitrine, de dermites... En outre, ils ont beaucoup de mal à dormir car ils sont constamment dérangés par leurs congénères.

Posté par OhM_ à 23:43 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

« Comment les labos creusent le trou » de la Sécurité sociale

Que Choisir numéro 452, Libération, La Tribune, Les Echos, Le Monde, Le Figaro économie

C’est ce que titre Que Choisir sur sa Une.

Le mensuel remarque que « pour contrer la concurrence que leur font les génériques, les labos sortent de nouveaux médicaments pas forcément plus efficaces mais plus chers ».

« Quand les médecins les surprescrivent et que la Sécu les rembourse, on demande au patient de combler le déficit », poursuit le magazine.
Que Choisir estime que « faire du patient l'éternel coupable [du trou de la Sécu] en multipliant les franchises médicales, les déremboursements et autres pénalités ne réglera pas le déficit. Sans nier que l'usager puisse avoir une part de responsabilité, l'UFC-Que Choisir entend contribuer au débat en se penchant sur la politique du médicament telle que la France la pratique ».

Le magazine se penche ainsi sur « une aberration économique préjudiciable à l'équilibre des comptes doublée d'une mise en danger de la santé des patients ».

La revue livre son étude, qui « porte sur l'évolution, de 2002 à 2006, des dépenses consacrées à 4 classes thérapeutiques représentant plus de 2 milliards de prescriptions de ville » : les IPP (inhibiteurs de la pompe à protons), les traitements contre l'hypertension artérielle agissant sur le système rénine-angiotensive, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, et les médicaments contre l'hypertension en seconde intention.
Que Choisir parle de « médecins influençables », de « visiteurs médicaux [qui] se sont montrés efficaces » et de « médecins [qui] ont fait preuve de complaisance ».

Le magazine indique qu’« à partir de l'analyse des prescriptions dans seulement 4 classes thérapeutiques qui pèsent pour 13 % des médicaments prescrits en ville, c'est au bas mot un surcoût de 650 millions d'euros qu'a supporté la collectivité entre 2002 et 2006 du fait d'une politique du médicament incohérente ».

« Faut-il s'étonner que les prescriptions de nouveaux produits, toujours plus chers sans être forcément plus efficaces, explosent dès lors que la formation des médecins est assurée à 90 % par l'industrie pharmaceutique ? »,

s’interroge Que Choisir.

Le mensuel ajoute qu’« avant de demander aux assurés de nouveaux efforts financiers, peut-on espérer que les pouvoirs publics prennent enfin les mesures opportunes pour que l'usager ne soit pas le seul pénalisé ».

Libération se penche également sur cette étude de l’association de consommateurs, qui « dénonce des «prescriptions irrationnelles» et l’attitude des labos ».
Le journal relève que « devant ces attaques frontales, le syndicat Les Entreprises du médicament a réagi aussitôt, rappelant «que c’est une commission d’experts indépendants, la Commission de la transparence, qui apprécie l’amélioration du service médical rendu» ».
« Certes, mais la commission n’a pas les moyens de faire des contre-expertises. Et en face, le bulldozer marketing est impressionnant »,
poursuit Libération.

Les Echos abordent aussi ce « gâchis de 650 millions d'euros en 5 ans pour la Sécurité sociale ».

Le Monde note que « pour tenter de "rééquilibrer les sources d'information" des médecins, l'UFC propose de créer un corps de 1 700 visiteurs médicaux "indépendants", sous la responsabilité de la Haute autorité de santé ».


Et Le Figaro économie remarque que « l’association de consommateurs a «oublié» de relever le rôle clé des patients dans ces dérives ».

Posté par OhM_ à 23:40 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Droit d’asile : La loi n’accorde plus que quinze jours aux déboutés pour faire appel.

Par ANTOINE BAYET Libération samedi 29 septembre 2007

L’amendement qui coupe court les recours

«En réduisant le délai de recours devant la juridiction d’un mois à quinze jours, le projet de loi voté par l’Assemblée met à mal la possibilité d’un recours des décisions de l’Ofpra. Aussi, monsieur le Président, je sollicite de votre part un renvoi dans les ­affaires que je plaide aujourd’hui.»

Vendredi matin, de ­salle en salle, l’intervention est la même à l’ouverture des audiences de la Commission de recours des réfugiés (CRR). Les avocats habitués des locaux de Montreuil (Seine-Saint-denis) sont en grève pour la journée. Et lancent un appel aux sénateurs pour qu’ils reviennent sur une disposition votée le 20 septembre. Comme son grand frère relatif aux tests ADN, l’amendement n° 69 au projet de loi sur la maîtrise de l’immigration a été déposé par le député UMP Thierry Mariani.

Selon l’exposé des motifs, réduire le délai de recours devant la CRR permettrait «une économie de l’ordre de 10 millions d’euros par an pour l’État». Les juristes spécialisés dans le droit d’asile sont furieux. L’un d’eux détaille : «En deux semaines, le demandeur d’asile doit comprendre la décision de rejet de l’Ofpra, non traduite, rechercher un contact avec une association ou un avocat, prendre des rendez-vous avec un traducteur, recevoir des pièces de l’étranger pour motiver son recours.» Pour un avocat, cela conduira à «l’augmentation du nombre de dossiers rejetés d’office par ordonnance, sans au­dience, soit parce que le recours est arrivé en retard, soit parce qu’il n’est pas assez motivé».

Même le président de la CRR y voit une «accentuation de l’écart avec les procédures ordinaires du droit administratif», qui prévoient un délai de deux mois. «Nous avons donc déjà une dérogation, avec un mois», rappelle François Bernard, qui «se borne à constater» les nouvelles dispositions : «une juridiction applique la loi et les ­délais qu’elle prévoit». La commission des lois du Sénat s’est opposée à cet amendement. Mais le vote, la semaine prochaine, peut en décider autrement. Avant que le projet ne repasse devant les députés.

Posté par werdna à 12:00 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Immigration : en fait le gouvernement est pour...

Vendredi 28 Septembre 2007 - Anna Borrel – Marianne

A côté d'une disposition très critiquée sur les tests ADN, la loi sur le regroupement familial prévoit un amendement, beaucoup plus discret, pour faciliter l'immigration économique. Explication.

En apparence, tout est simple. Sur l'immigration, Nicolas Sarkozy est ferme, il veut du chiffre, il tance Brice Hortefeux en exigeant la reconduite à la frontière de 25 000 étrangers en situation irrégulière avant la fin de l'année. Discipline oblige, le ministre de l'Immigration a même dû convoquer ses préfets rue de Grenelle pour leur « remonter les bretelles ». Sur fond de drames lors des arrestations de sans-papiers, le nouveau gouvernement donne l'illusion de serrer plus fort que jamais la vis sur le robinet migratoire. Mais derrière cette vitrine qui devrait ravir l'électorat le plus droitier d'un président en campagne médiatique permanente se cachent des directives toutes autres. L'immigration n'est pas, et n'a jamais été l'ennemi de Nicolas Sarkozy. Dans ses discours électoraux, il n'a jamais été question d'immigration zéro, mais bien d'immigration choisie. La nuance est d'importance.

Ferme au dehors, tendre à l'Intérieur

La lettre de mission à Brice Hortefeux est d'ailleurs très claire : « Vous fixerez chaque année des plafonds d'immigration selon les différents motifs d'installation en France et vous viserez l'objectif que l'immigration économique représente 50% du flux total des entrées. » La loi sur le regroupement familial en débat au Sénat ces jours-ci va exactement dans ce sens. Très discrètement, loin des sirènes médiatiques aveuglées par une disposition sur les tests ADN, elle fait passer un amendement qui « donne la faculté à l'autorité administrative de régulariser un étranger sous la réserve qu'il trouve un travail dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement. » Comprendre : le regroupement familial, bof, mais la main-d'œuvre bon marché, corvéable à merci… oui, bien sûr !

Chômage, vous avez dit chômage ?

Quels sont ces fameux secteurs économiques visés par la disposition ? Pour le savoir, rien de plus facile, il suffit de consulter les études de l'ANPE sur les besoins du marché (voir document). Comme par hasard, ce sont les métiers les plus pénibles et les moins encadrés qui souffrent d'un manque de main-d'œuvre : en 2007, on cherchait à pourvoir 161 000 postes dans le bâtiment (ce chiffre devrait encore augmenter en 2008 suite au Grenelle de l'Environnement qui prévoit la réhabilitation des bâtiments vieillis), on prévoyait 223 000 projets d'aide aux particuliers (services hospitaliers compris), et près de 180 000 postes dans l'hôtellerie-restauration. Dans ces trois secteurs, les difficultés de recrutement sont la norme. Comme par hasard, ils ont en commun des conditions de travail pénibles, des salaires bas, à tel point que, dans le bâtiment, 54% des apprentis formés opèrent un virage professionnel et quittent le métier dès leurs deux premières années d'activité ! Comme par hasard, toutes les études réalisées ces dernières années, que ce soit par l'Insee (voir document) ou le Conseil économique et social (voir document) montrent que ces branches recourent massivement à la main-d'œuvre étrangère. On aurait également pu ajouter à la liste les emplois saisonniers dans l'agriculture et les médecins en secteur hospitalier.

Passeports pour la précarité

La Fédération française du bâtiment reconnaît officiellement que 14% des employés du BTP sont d'origine étrangère. Ce chiffre ne laisse évidemment pas apparaître le recours au travail au noir qui, comme dans la restauration, ne se décrypte que lorsqu'un employeur se fait épingler. L'immigration économique institutionnalisée par la loi permet, certes, la régularisation des personnes immigrées, mais, vice de la mondialisation, elle instaure de fait leur mise en concurrence avec les près de 2 millions de chômeurs officiellement « inscrits comme demandeurs d'emplois » à l'ANPE. Une situation qui désole les syndicats. « Le patronat se plaint de ne pas trouver de main-d'œuvre dans la restauration, mais c'est évidemment à cause des bas salaires et des conditions pénibles non reconnues ! », déplore ainsi Michèle Chaix, responsable CGT de la fédération commerces et service. Et tandis que la syndicaliste met en avant la dérogation spéciale qui permet de ne pas majorer les heures supplémentaires dans une branche ou l'on travaille déjà 39 heures au lieu de 35, les horaires décalées, le travail le week-end, les dépassements horaires… André Daguin, le président de l'Umih, le syndicat patronal, constate simplement que le recours à la main-d'œuvre immigrée est une constante depuis des années, sans forcément s'en plaindre.

« Les expulsions, c'est de l'affichage, moi je croirai au gouvernement lorsqu'il doublera le nombre d'inspecteurs du travail et qu'on ne profitera pas de la concurrence internationale pour faire travailler les gens dans des conditions qui sont celles de la main-d'œuvre forcée », s'exaspère le médiatique inspecteur du travail Gérard Filoche. Mais en attendant, les directives sur l'immigration économique passent sans débat. Et, bien caché derrière celui sur l'ADN, l'amendement à la loi sur le regroupement familial sur l'immigration choisie … à l'unanimité, par les députés de droite, comme de gauche.

Posté par werdna à 00:48 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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