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dimanche 30 septembre 2007

Birmanie - L'émissaire de l'Onu a rencontré Aung San Suu Kyi

NOUVELOBS| 30.09.2007

La rencontre s'est déroulée à la résidence des hôtes d'Etat, à Rangoun. Fait exceptionnel, Aung San Suu Kyi a été autorisée à sortie de sa résidence surveillée pour assister à cet entretien.

L’émissaire de l'Onu, Ibrahim Gambari, a rencontré, dimanche 30 septembre, la figure de proue de l'opposition birmane, Aung San Suu Kyi, pendant environ 90 minutes.
Le diplomate nigérian était revenu dimanche à Rangoon après avoir entamé sa mission samedi à Naypyidaw, la capitale-bunker où sont retranchés les généraux de la junte, et où il avait passé la nuit.
Il a été immédiatement emmené à la résidence des hôtes d'Etat, qui se trouve sur University Avenue, pour y rencontrer Aung San Suu Kyi, qui a été amenée de chez elle pour cet entretien.
Celle qu'on appelle la "Dame", Prix Nobel de la paix 1991 et incarnation du mouvement démocratique birman, vit dans la même rue, en résidence surveillée.

Le fait que la dissidente sorte de chez elle est extrêmement rare.

Possible rencontre avec le général Than Shwe
L'Onu n'a toujours pas communiqué officiellement sur son programme, on ne sait donc pas qui l'émissaire a rencontré à Naypyidaw.

Des diplomates assuraient cependant auparavant qu'il refuserait de se rendre dans la nouvelle capitale de la junte à moins d'être assuré de rencontrer son numéro un, le général Than Shwe.
En outre, s'il a pu rencontrer Aung San Suu Kyi, ce ne peut être qu'avec l'autorisation de Than Shwe. (avec AP

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Belgique - Vers une sortie de crise politique

NOUVELOBS | 30.09.2007

Bruxelles - L'avancée des négociations entre démocrate-chrétiens et libéraux a permis au roi Albert II de charger le démocrate-chrétien Yves Leterme de former le futur gouvernement.

Démocrates-chrétiens et libéraux avaient réalisé, samedi 29 septembre, suffisamment de progrès pour permettre au roi Albert II de charger le démocrate-chrétien Yves Leterme de former le futur gouvernement belge, a annoncé samedi le palais royal.
Les partis pressentis pour former une "Orange bleue" - le mélange des couleurs de ces familles politiques - ont multiplié ces derniers jours les rencontres pour sortir le pays de la grave crise politique dans laquelle il est plongé.

Le rapport de Herman Van Rompuy
L'"explorateur" Herman Van Rompuy, un démocrate-chrétien flamand, a présenté samedi au souverain un rapport qui fait état d'une première véritable percée dans les pourparlers.
"Il en ressort qu'il y a suffisamment d'éléments de convergence pour permettre la reprise des négociations sous la direction d'un formateur", peut-on lire dans un communiqué du palais publié 112 jours après les élections du 10 juin.
Il s'agit, a-t-on appris officiellement samedi soir, d'Yves Leterme, un autre démocrate-chrétien flamand qui avait rassemblé sur son nom 800.000 voix en Flandre mais qui avait dû jeter l'éponge il y a un mois après avoir été une première fois nommé formateur.
La formation d'un accord complet risque toutefois de prendre plusieurs semaines encore, tant les choses paraissent fragiles.
Le scrutin du 10 juin a été marqué par la victoire des démocrates-chrétiens en Flandre et des libéraux francophones en Wallonie et à Bruxelles, qui disposent ensemble de 81 des 150 sièges que compte la Chambre des représentants. Ils peuvent donc envoyer dans l'opposition des socialistes lourdement battus.
Mais si leurs programmes économiques et sociaux sont aisément compatibles, les revendications communautaires des Flamands sont jugées inacceptables par les partis francophones.
Plus de 60% des électeurs flamands ont en effet plébiscité des partis qui prônent soit l'indépendance de la Flandre, soit une autonomie telle dans des domaines comme la sécurité sociale ou la fiscalité que la Belgique serait une coquille vide.
Depuis des mois, les partis de l'"Orange bleue" se livrent à un dialogue de sourds sur fond d'invectives de part et d'autre de la frontière linguistique et l'éclatement du royaume, longtemps annoncé, n'est plus seulement une hypothèse d'école.
Mais, comme toujours en Belgique, c'est au bord du gouffre que les hommes politiques se mettent à négocier.
"J'ai le sentiment que l'on progresse et c'est une bonne chose", a déclaré le négociateur libéral du côté francophone, l'actuel ministre des Finances Didier Reynders.
L'atmosphère a quelque peu changé ces derniers jours.
Même si le phénomène est circonscrit à la partie francophone du pays et tout particulièrement à Bruxelles, les drapeaux belges, denrée rare dans un pays aussi divisé, ont fleuri aux balcons pour marquer l'attachement à la Belgique.
Du côté flamand, on semble également vouloir calmer le jeu.

Pétition de 400 personnalités
Plus de 400 personnalités, majoritairement flamandes, dont les chanteurs Arno et Axelle Red, l'écrivain Hugo Claus ou la chorégraphe Anna-Teresa De Keersmaeker, ont signé une pétition appelant à la solidarité vis-à-vis d'une Wallonie appauvrie.
A l'exception de l'extrême-droite du Vlaams Belang, les hommes politiques flamands assurent qu'ils ne veulent pas mettre fin aux transferts financiers vers la Wallonie, soit 10 milliards d'euros par an, mais disposer de plus de compétences.
Les Flamands sont désormais d'accord pour confier à un groupe de sages venus de tous les horizons le soin de réfléchir pendant les prochaines années à la réforme de l'Etat belge.
Mais il reste un énorme obstacle à surmonter avant de parvenir à un accord et Leterme, qui avait incommodé les francophones en défendant uniquement les thèses flamandes pendant les négociations, suscite la méfiance au Sud du pays.
Comme un seul homme, toute la classe politique flamande pose en effet comme préalable à un compromis la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
C'est grâce à cet arrondissement que les quelque 200.000 francophones qui vivent dans la périphérie de Bruxelles, ville francophone à 85% mais enclavée en Flandre, peuvent voter pour des listes francophones malgré leur lieu de résidence.
Pour les partis francophones, la suppression de cette possibilité est inacceptable à moins d'élargir les frontières de Bruxelles à de nombreuses communes flamandes environnantes, ce qui est totalement exclu par les partis flamands.
Mais même sur ce point, des idées circulent, comme la possibilité de présenter des listes francophones ou flamandes dans n'importe quelle région ou d'autoriser les francophones vivant dans la "périphérie" à voter à Bruxelles. (Reuters)

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Grogne des sénateurs UMP contre la stratégie l'ouverture

NOUVELOBS | 29.09.2007 | 

"L'oecuménime a ses limites", a lancé le président du groupe UMP au Sénat, Josselin de Rohan, qui a reproché à Nicolas Sarkozy "d'introduire dans une équipe des ferments de division". Le sénateur s'est également opposé à la réforme institutionnelle. "Nous refusons que soit remise en cause la Constitution de la Ve République" 

Le président du groupe UMP au Sénat Josselin de Rohan a sévèrement mis en garde, samedi 29 septembre, la majorité contre les risques de poursuivre sa politique d'ouverture à gauche.
"L'oecuménime a ses limites", a lancé le sénateur du Morbihan dans son discours de clôture des journées parlementaires UMP. Il s'exprimait devant le Premier ministre François Fillon. Cette mise en garde est lancée alors que Nicolas Sarkozy a exprimé à plusieurs reprises son intention d'aller "plus loin" dans l'ouverture.

"Des ferments de division"
"Il est vain d'escompter rallier à tout prix des personnes qui ne partagent en rien notre conception de la gestion des deniers publics, notre vision de l'économie, notre approche de la solidarité sociale. Il est même dangereux d'introduire dans une équipe des ferments de division en ouvrant leurs portes à des personnages qui font passer leurs ambitions personnelles avant la recherche de l'intérêt général", a ajouté Josselin de Rohan dans une allusion aux tentatives lancées en direction de personnalités comme Jack Lang.
"Souvent les courants d'air proviennent de ce qu'il y a trop d'ouvertures. Ne nous calfeutrons pas, mais restons couverts", a souligné le chef de file des sénateurs UMP.

"Nous récusons"
Dans un discours très critique, Josselin de Rohan a par ailleurs exprimé les craintes des sénateurs UMP sur la réforme des institutions préparée par la commission présidée par Edouard Balladur. "Nous refusons que soit remise en cause la Constitution de la Ve République, ce qui signifie que nous récusons tout retour au régime d'assemblée ou toute instauration d'un régime présidentiel", a-t-il résumé.

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Alors que l'instauration d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés est à l'ordre du jour, il a exprimé l'attachement "inébranlable" des sénateurs UMP au scrutin majoritaire. "Notre loi fondamentale ne saurait servir de laboratoire expérimental pour les faiseurs de système ni donner prétexte à l'organisation d'un concours Lépine constitutionnel permanent", a-t-il lancé, réclamant une "pause de longue durée" après l'adoption de la réforme en préparation. (AP)

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Et le méchant est... l’Iran

Et le méchant est... l’Iran

Par Mathieu Lindon Libération samedi 29 septembre 2007

U n des nombreux dommages collatéraux de l’intervention américaine en Irak est que la mort de Saddam Hussein a privé le monde de son ennemi public numéro 1. Or on en a besoin. On a cru que Kim Jong-il pourrait tenir le rôle mais ça n’a pas pris. Cette semaine, la junte birmane fait ce qu’elle peut mais on sent que son apparition au premier plan, après des siècles en seconde ligne, ne durera pas. Non, c’est le président Ahmadinejad qui décroche ces temps-ci l’oscar du meilleur méchant.

Bien sûr, il fait des déclarations incendiaires. Mais, dans les faits, il reste assez mesuré. C’est bizarre que ce soient les Etats-Unis, où la liberté d’opinion est un culte, qui soient les plus énervés. Avec l’Iran, on n’aura même pas à chercher des armes de destruction massive puisqu’ils n’en ont pas encore, on ne se fera pas avoir deux fois. Il s’agit juste de les empêcher d’en obtenir, ce serait la guerre super-préventive.

La bombe atomique est vraiment dissuasive : maintenant, il n’y a même pas à menacer de s’en servir, il suffit de menacer de l’obtenir. Les Iraniens seront bien embêtés quand ils l’auront, à se faire vitrifier s’ils l’utilisent, à se faire traiter de couilles molles s’ils ne l’utilisent pas. Et prenons garde de ne pas employer contre des ennemis des arguments qui pourraient vexer nos amis. L’Iran professe la misogynie et l’homophobie d’Etat, mais il serait préjudiciable qu’à trop insister là-dessus on se fâche avec nos alliés d’Arabie Saoudite qui font de même. L’Iran veut détruire Israël ? Tous les pays arabes prétendent de même se démener pour les Palestiniens sans que cette rhétorique soit suivie d’effet. Et si on devait faire la gueule à tous les pays qui n’aiment pas Israël, ce serait la mort de la diplomatie. Ceci dit, l’Iran n’aurait pas la bombe qu’on ne crierait pas au scandale.

Outre l’ampleur de ses capacités meurtrières, la bombe atomique a une particularité comme arme : on n’a pas le droit de la vendre. Et ceux qui l’ont se jetteront peut-être moins sur nos avions et nos chars. Dans ces conditions, c’est complètement anticommercial que des gens la fabriquent eux-mêmes. Si tout un marché prolifère sous le manteau au risque de faire l’effet d’une bombe dans notre industrie de l’armement, on se croira revenu à l’époque où la floraison du porno amateur jetait le trouble parmi les notables du X.

Vu le mal que les Américains ont en Irak, ce serait sans doute un peu beaucoup même pour eux d’assurer la sécurité de toute la région. Rien ne dit qu’ils arriveraient à provoquer plus de morts en Iran, avec la guerre, qu’en Irak, avec la paix. Pour expliquer qu’un président américain mêle ses troupes à un conflit extérieur, on évoque toujours un problème intérieur qu’il tente de faire oublier.

Il ne faudrait quand même pas qu’on fasse la guerre en Iran pour faire oublier la guerre en Irak, comme quand on souffre d’une rage de dents et qu’on se tape exprès sur le pied pour se distraire de sa douleur. C’est un remède dont il faut user avec modération.

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Le marché de industrie pharmaceutique devrait tripler d'ici 2020 !

NOUVELOBS.COM | 28.09.2007 | 10:25

Selon une étude, il devrait atteindre environ 1.300 milliards de dollars.

Le marché mondial de l'industrie pharmaceutique devrait tripler en valeur pour atteindre 1.300 milliards de dollars en 2020, selon une étude diffusée, jeudi 27 septembre, par le cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers. Cette croissance devrait être portée par l'explosion de la demande de médicaments et de traitements préventifs dans le monde, du fait du vieillissement de la population, du développement de l'obésité et de la hausse du niveau de vie, rapporte l'étude.
Elle observe cependant que le modèle économique actuel du secteur est "économiquement insoutenable et opérationnellement incapable de réagir assez vite pour satisfaire la demande mondiale de traitements innovants".

Le défi majeur est le manque d'innovation, selon le Dr Steve Arlington, consultant en recherche et développement pharmaceutique chez PricewaterhouseCoopers, qui observe que le secteur investit aujourd'hui deux fois plus qu'il y a dix ans en R&D pour ne lancer que 40% du nombre de nouveaux médicaments de l'époque. Ce modèle n'est tout simplement pas viable, conclut-il.

Disparition du modèle des "blockbusters"
Steve Arlington note qu'au cours de la prochaine décennie, les priorités d'investissement devront être portées davantage sur la recherche et moins sur la vente et le marketing, avec un accent sur le développement de médicaments préventifs, actifs ou curatifs.
Parmi les principales mutations du secteur, PricewaterhouseCoopers prévoit un déplacement d'enjeu du traitement vers la prévention, la disparition du modèle de vente centré sur les blockbusters et l'emploi de nouvelles technologies dans la recherche et développement.
Le cabinet pressent par ailleurs une meilleure coopération internationale sur les aspects réglementaires et la fin du processus actuel de recherche et développement par phases linéaires, qui laissera place à des essais en continu et au concept de licence évolutive.

Intégrer les attentes des médecins, patients, organismes de remboursement...
De plus en plus, les laboratoires pharmaceutiques ne sont plus maîtres de leur destin, commente Simon Friend, responsable du secteur de l'industrie pharmaceutique chez PricewaterhouseCoopers. Il ajoute qu'à l'avenir, les laboratoires devront prendre en compte la dynamique du marché des soins en intégrant les attentes des organismes de remboursement, des patients, des médecins, des instances de contrôle et du monde politique.
Selon l'étude, d'ici 2020, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie devraient représenter un cinquième des ventes mondiales de médicaments.

Y aura-t-il assez de malades pour absorber tous ces médicaments ? On l’espère pour eux…pas pour nous !

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Don Quichotte et Kouchner

Daniel Schneidermann - vendredi 28 septembre 2007 

C’est une photo d’actualité, celle du footing Sarkozy-Kouchner à New York. On n’y a pas échappé. Tôt ou tard dans la journée, dans le journal, sur Internet, on les a croisés, les deux joggers. On n’échappe pas davantage à la savante analyse des tee-shirts qu’ils ont choisi d’arborer (un tee-shirt bleu de la police new-yorkaise pour Sarkozy). Pas davantage qu’à la signification hautement géopolitique de ce co-jogging.

On apprendra quelques jours plus tard qu’Augustin Legrand décline finalement la gentille invitation de Christine Boutin. Qui saura ce qui s’est passé, dans la tête de Don Quichotte, pendant ces deux secondes d’hésitation ? A-t-il entendu, impressionné, son propre silence ? S’est-il vu, lui aussi, courant en tee-shirt à côté des hommes de la deuxième photo, essoufflé, muselé, bâillonné, perdu ? Bon retour, Augustin, au pays où les choses ont encore le droit d’être simples.

Vertige matinal dans les salles de bains. Vertige devant cette mauvaise action en train de se produire, là, sous nos yeux. Vertige devant la dissolution immédiate de ce réconfort éprouvé quelques secondes plus tôt, en écoutant Augustin. Vertige devant ce qui se passe : la récupération, la digestion, l’étouffement consenti des cris et des protestations. Sous nos yeux. Vertige devant ces deux secondes de silence. Ces deux petites secondes où, soudain, l’homme à la libre parole se demande ce qu’il a encore le droit de dire, et ce qu’il doit désormais taire, ce dont il doit se faire complice, parce que «c’est plus compliqué qu’on ne croit». Vertige, aussi, de voir cette mauvaise action se dérouler en toute bonne conscience. Bonne conscience de la récupératrice, et du récupéré. Car tous deux font ça pour la cause. Elle, pour qu’il comprenne «de l’intérieur» que les choses sont plus compliquées qu’elles n’y paraissent. Vertige de les voir tous deux si parfaitement honnêtes. Honnêtes agents du processus qui va avaler tout le monde, dans la même grande image.

Et soudain, l’animateur Nicolas Demorand lui pose la question : «Et si on vous proposait, à vous, de rejoindre le gouvernement ?» Silence. Interminable silence de deux secondes. Et là, le chef des Don Quichotte : «Je veux être parfaitement transparent. Christine Boutin me l’a justement proposé hier.» Demorand : «Et vous n’avez pas dit non ?» Legrand : «Non, je n’ai pas dit non.»

Le matin même, sur France Inter, on entendait une autre grande voix. Un autre pousseur de coups de gueule, Augustin Legrand, chef de file des Don Quichotte. Une sorte de Kouchner jeune. Il était venu à la radio pour crier très fort que le gouvernement ne tient pas ses promesses de relogement des SDF. Une parole libre. On sentait que rien ne l’arrêterait, qu’il pourrait crier des heures, des jours entiers, crier leurs, vérités à tous les joggers de tous les gouvernements. De le savoir là, présent, fidèle à ses convictions, indomptable, on était comme réconforté.

Pour la deuxième fois en quelques mois, une étrangère est morte pour échapper aux policiers qui frappaient à sa porte. Cela se passe en France, sur les consignes expresses du premier des deux joggers de Central Park. Il doit tenir ses promesses de campagne. Alors il a donné des consignes. Et celui qui pourrait manifester devant l’immeuble, faire vibrer sa grande voix véhémente, sur le plateau du 20 heures, comme il savait si bien le faire naguère, celui-là est le deuxième jogger sur la photo. Il court à côté de l’homme qui a donné l’ordre. Il fait un concours de tee-shirts avec lui. Il a dit à la radio que les ordres de son ami de jogging ne lui «plaisaient pas», mais ne «l’indignaient pas», parce que les choses sont plus compliquées que ce qu’on imagine de l’extérieur. Il doit être sacrément heureux d’avoir trouvé des mots si bien balancés.

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Le retour du cloneur fou

Yaroslav Pigenet 20Minutes du 28/09/2007

Poursuivi dans son propre pays où il lui est interdit de continuer ses recherches, le biologiste coréen Hwang Woo-suk vient de créer un laboratoire… en Thaïlande.

Le Prix Nobel de la fraude

Un temps pressenti pour le Prix Nobel pour ses prétendues réussites dans le domaine du clonage thérapeutique, le professeur Hwang est devenu en 2006 l’archétype du scientifique malhonnête quand on a découvert qu’il avait falsifié ses résultats et violé plusieurs règles bioéthiques.

Des clones aux hybrides

Inculpé pour fraude, malversation et infraction à la loi bioéthique, le chercheur s’est vu retirer son autorisation de travailler sur des œufs humains. Celui-ci a donc décidé de s’exiler en Thaïlande avec dix de ses collaborateurs afin d’y fonder un nouveau laboratoire. Un officiel coréen a précisé à la revue Nature que Hwang comptait y mener des expériences portant sur le transfert d’ADN humain dans des oeufs animaux.

Persona non grata ? 

Bien que toute forme de clonage humain reproductif soit interdite depuis 2002 en Thaïlande, aucune loi ne s’applique au clonage thérapeutique ou à la création d’hybrides humain-animal. Toutefois, interrogé par Nature, un responsable du ministère Thaï de la recherche a déclaré que son gouvernement n’avait pas été officiellement informé de la venue de Hwang ni de la nature de ses recherches. Et qu’il s’en inquiétait…

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Pancho : Arrêt de travail

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PAYS BASQUE L'activité industrielle fait preuve de dynamisme

Sud Ouest - Philippe Hemmert

PAYS BASQUE. - Le baromètre de conjoncture économique pour le 1er semestre 2007 affiche une confiance des entrepreneurs

S'il est un chiffre que tous les observateurs de la vie économique du Pays Basque ont remarqué, c'est bien celui de la forte poussée des déclarations d'embauches auprès de l'Urssaf dans le secteur industriel au cours du premier semestre de cette année. Une hausse de 12,4 % par rapport à 2006, soit presque dix points de plus que la moyenne en Aquitaine.
Cet indicateur, qui constitue le principal enseignement du baromètre bisannuel de conjoncture présenté ces jours-ci par la CCI de Bayonne, traduit forcément, aux yeux de la chambre consulaire, un signe de confiance en l'avenir de la part des entrepreneurs.
« Cette performance est liée à l'implantation d'activités nouvelles, mais surtout à la bonne santé des entreprises existantes » estime Jean-Marie Berckmans, le président de la CCI, encore tout à sa joie de l'annonce, voici quelques jours, de l'installation de Jez à Arberats (voir notre édition du 18 septembre).
« Un projet qui efface en partie l'échec inexplicable de l'implantation d'Andros à Mendionde » dit-il en qualifiant ce rendez-vous manqué de « considérable et regrettable perte pour le Pays Basque intérieur, car notre région ne peut pas vivre que de commerces et de services ».
Que la bonne santé affichée par l'économie du Pays Basque depuis le début de l'année soit tout particulièrement due au secteur industriel constitue un motif de satisfaction supplémentaire pour la chambre de commerce et d'industrie.

Un laminoir sur le port ? « On se bat pour décrocher des implantations industrielles, car ce sont les plus porteuses de richesses, tant en termes d'emplois que de salaires ou de taxe professionnelle » fait valoir Bernard Darretche, le directeur général de la CCI, en soulignant par ailleurs qu'un important projet d'investissement était toujours à l'étude, celui portant sur la possible construction d'un laminoir sur le port de Bayonne, par le groupe italien Beltrame.

Bernard Darretche s'est par ailleurs montré, lui aussi, très amer en ce qui concerne le ratage d'Andros. Lequel portait, rappelons-le, sur un potentiel de 160 emplois. « L'échec de ce dossier dépasse la raison, il vient s'ajouter à celui de Derivados, un autre projet sur lequel on a fait croire n'importe quoi aux gens ».
Reste, au-delà de ce point noir, l'ensemble des indicateurs positifs. Selon l'enquête réalisée auprès de 600 entrepreneurs pour les besoins de ce baromètre semestriel, près de la moitié d'entre eux se déclarent confiants dans l'avenir, les trois quarts avancent un chiffre d'affaires à la hausse et 20 % d'entre eux prévoient d'embaucher.
Les prévisions d'activité sont telles que, tous domaines et tous niveaux de qualification confondus, 8 500 emplois pourraient trouver preneur rapidement, à l'échelle du Pays Basque, si les compétences requises ne faisaient pas défaut. Un millier de postes serait même disponible immédiatement dans le seul secteur de la métallurgie sur le bassin de l'Adour. Le bâtiment et l'agroalimentaire signalent eux aussi des difficultés à trouver le personnel nécessaire. « 48 % des projets de recrutement sont jugés difficiles à satisfaire » relève le baromètre.

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Débat dans le vent - Philippe Campa

Sud Ouest 29 /09/07

ÉOLIENNES. -- Gers Le débat sur les trois projets d'implantation, que « Sud Ouest » a lancé dans ces mêmes colonnes, s'est poursuivi hier, lors de la session du Conseil général 

Comme Borloo. « Je me mets à la place des maires qui voient, à travers ces projets, une ressource financière là où l'État les a souvent abandonnés, mais pas question de faire cela en catimini, a ajouté le patron de l'exécutif départemental. D'ailleurs, je souhaite que le préfet mette en place une concertation, à l'image de ce que fait le ministre Jean-Louis Borloo. » Pour Gérard Marcet (PCF, Mauvezin), « les investisseurs se battent déjà pour le retour sur investissement qui sera juteux. Et si dans 5 ou 6 ans, cela n'est pas rentable, qui démontera les éoliennes ? »
Robert Perrussan (PS, Montesquiou), défendant le point de vue de son voisin de Mirande, Francis Dupouey absent hier, s'est inquiété « des relations tendues, des positions violentes » déjà observées sur le terrain et soulève la question des conséquences « sur le secteur touristique ». Gérard Bézerra (UMP, Montréal) suggère pour sa part « de faire le point sur les autres énergies alternatives. Une peinture solaire doit arriver sur le marché avec des qualités très intéressantes. Il serait bon de faire un inventaire de toutes les possibilités. »

Le train de l'innovation. Aymeri de Montesquiou (PR, Gimont) pose d'ores et déjà la question de l'après 2014, « toutes les éoliennes seront-elles efficaces à cette date », autrement dit, une étude préalable sur l'intérêt de toutes les installations s'imposerait. Mémoire de l'hémicycle, l'historien Georges Courtès a rappelé « le débat, voilà 30 ans, sur le nucléaire. Nous nous sommes opposés, Golfech est né et, aujourd'hui, bien qu'à 5 km de la centrale, notre département n'en retire qu'une infime aide financière. Prenons garde de ne pas laisser passer le train de l'innovation. »
Passionnant et passionné, le débat a rebondi avec René Daubriac (PS, Samatan) qui après avoir suggéré que l'on installe des éoliennes « sur les bords de mer sauvage » (?) ou encore que l'on utilise « la force naturelle des marées » et enfin « que les mairies repensent leur éclairage public », a lancé cette question de bon sens : « Quel est notre pouvoir sur une commune qui aura délibéré favorablement pour l'installation d'éoliennes ? »
Passionné, on vous dit !

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