jeudi 27 septembre 2007
Ça plane pour le Premier ministre
LE pays est peut-être « en faillite », comme l'a dit Fillon, mais il parvient encore à offrir le gîte à son infortuné Premier ministre. Après sa fracassante déclaration devant des agriculteurs corses, Fillon est allé se refaire une santé à l'hôtel Cala Rossa, près de Porto-Vecchio, un des plus beaux établissements de l'ile. En cette « moyenne saison ", il faut tout de même compter entre.600 et 850 euros la chambre. Le Premier ministre et sa suite (famille, collaborateurs, sécurité) en ont occupé une dizaine, vendredi 21 et samedi 22 septembre.
Pour préparer cette petite halte, Fillon avait envoyé, le 14 septembre, son chef de cabinet, Franck Robine. Lequel est arrivé en compagnie d'officiers de sécurité à bord d'un Falcon sur l'aéroport de Figari, après une étape à Calvi et une autre à Ajaccio.
Il est exceptionnel de voir un chef de cabinet se déplacer pour organiser le voyage du patron.
Mais Matignonjustifie cette entorse par les mesures de sécurité spéciales mises en œuvre en Corse. En réalité, Robine était surtout investi d'une mission de la plus haute importance: préparer le week-end, qui s'annonçait compliqué car le Cala Rossa était complet. Or le Premier ministre tenait absolument à son week-end dans cet hôtel que fréquente également Sarko. Il a donc fallu négocier (avec l'aide du sous-préfet de Sartène) et trouver quelques clients qui acceptent de s'installer dans des villas voisines. Mission accomplie, Robine est remonté dans son Falcon.
Il aura pu,hureux hasard, enchaîner sur une intéressante réunion qui s'est tenue le 20 septembre à Matignon.
Ce jour-là, les chefs de cabinet de l'ensemble du gouvernement se sont fait tancer par le même Franck Robine. En cause : l'utilisation abusive par les ministres des aéronefs (hélicos et Falcon) du gouvernement. « Lorsque vos ministres vont à Lyon ou à Bruxelles, il estînutile de me demander désormais de pouvoir prendre l'avion! », a prévenu Robine, qui a vanté les délices du TGV. Les présents ont tous plongé leur regard dans celui du voisin. Genre: c'est pas moi, c'est l'autre. Pour être plus clair et plus précis, Robine a désigné directement Martin Hirsch comme fautif. Le haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a prévu de célébrer, le 17 octobre, la Journée mondiale contre la pauvreté... aux Açores.
Et pour l'occase a réservé non pas un pédalo, mais un Falcon gouvernemental. Hors de question, a tranché Matignon.
On peut être ministre des pauvres et avoir des goûts de riche, comme le chef du gouvernement...
© Le Canard enchaîné» - mercredi 26 septembre 2007
Sarko affole le "New York Times"
C'EST bien la peine d'avoir, pour une fois, un président américanophile ! Les deux journalistes du prestigieux « New York Times » qui ont longuement interviewé Sarko à propos de sa politique iranienne donnent l'impression très nette d'avoir eu affaire à une sorte de psychopathe mâtiné d'un enfant gâté mais pas trop développé intellectuellement (l' « International Herald Tribune » du 24 septembre, qui a repris l'intégralité de l'entretien) :
« Pour sa première interview présidentielle à un organe de presse anglo-saxon (...). Sarkozy, 52 ans, est apparu visiblement agité et a régulièrement usé d'un ton sec pendant cette interview d'une heure menée en français (.. .). A son entrée dans la pièce, sa démarche était comme vacillante. Se balançant (ensuite) très inconfortablement dans un fauteuil de brocart vert, il n'en finissait pas d'empoigner le dos des chaises brodées installées de chaque côté de lui-même. Les muscles de ses joues se contractaient. Il a à plusieurs reprises interrompu ses intervieweuses au beau milieu de leurs phrases. D'un débit très rapide, ila buté à deux reprises sur le mot "muitilatéralisme", riant de lui-même la seconde fois », etc.
« L'agité» et même « le crispé », et en tout cas « celui qui n'arrête pas de bouger », ne se détend finalement que « pendant une brève séance photo dans le bureau présidentiel» : « Posant ses bras sur les épaules de ses intervieweuses» (dont la chef du bureau du « New York Times» à Paris). il leur dit: « J'ai un bon Job!»
Un peu « crispant », peut-être ?
© Le Canard enchaîné» - mercredi 26 septembre 2007
L'Omnimenteur
CHACUN peut penser ce qu'il veut du président de la République, mais tous les Français doivent se.rassembler dans une commune admiration: Sarko a un culot d'acier! Au cours de sa dernière interview télévisée, le 21 septembre face à Arlette Chabot et Poivre d'Arvor, le chef de l'Etat a expédié son prédécesseur, pourtant surnommé « Supermenteur », dans la catégorie des piètres amateurs. Voici quelques exemples du talent présidentiel, dans le registre « plus c'est gros, mieux ça passe »...
A propos des peines planchers, Sarko a fourni à ses interviewers, qui en sont restés bouche bée, un exemple stupéfiant: « L'autrejour, au tribunal de Nice, un multirécidiviste. Dix-huit fois qu'il attaquait des automobilistes pour vols à l'arraché. Dix-huit fois relâché! » Il y a, en effet, de quoi s'indigner. Heureusement, grâce à la nouvelle loi, ajoute Sarko, ils ont pris 3 ans ferme. Voilà un résultat! » Vérification faite, deux multirécidivistes ont bien été condamnés à Nice, le 13 août dernier, à une peine de 3 ans.
Mais s'ils avaient bien été tous deux dix-huit fois relâchés », c'était au terme de dix-huit condamnations ferme qui leur ont été infligées en vingt ans. L'un et l'autre sortaient de prison, après avoir purgé de longues peines, dont une de... 3 ans! En 2009, sans aucun doute, ils seront relâchés une dix-neuvième fois. Toujours le laxisme!...
Sur le problème des déficits, Sarko a stigmatisé la fraude.
C'est un enjeu, la fraude sociale et la fraude fIScale, d'environ 30 milliards par an! », a martelé le Président.
Tiens? D'où sort cette fabuleuse estimation? Pour partie d'un calcul ébouriffant qu'explique « Le Figaro » (22/9) : «L'Elysée se base sur une étude officielle menée en Grande-Bretagne qui estime que les fraudes représentent 2,3 % des prestations sociales. » Il suffit d'appliquer le même taux à la France. Plus rigoureux comme méthode, cela ne peut pas exister!
Sur l'affaire Clearstream, Sarko s'est surpassé: «J'ai eu une commission rogatoire internationale pendant quinze mois sur le dos », a tempêté le chef de l'Etat. «Un beau jour, un juge vient vous dire: monsieur, vous avez un compte dans une banque. Et vous devez prouver que vous n'en avez pas! » Emouvant mais complètement faux. Jamais aucune commission rogatoire internationale n'a été «sur le dos» du malheureux, et aucun juge ne lui a posé la moindre question sur son prétendu compte. La seule convocation à laquelle il s'est rendu était celle des juges chargés d'instruire sa propre plainte. Ils l'ont reçu avec une extrême courtoisie...
Toujours à propos de Clearstream, Sarto a réaffinné qu'il ne retirerait pas sa plainte. A la question d'Arlette Chabot sur sa double casquette de partie civile et de président, il a eu cette formule admirable: « Le président de la République, il n'est pas au-dessus des lois, il n'est pas au-dessous non plus! .. Cela a laissé sans voix ses interlocuteurs. Petit détail, la Constitution place, Justement le chef de l'Etat « au-dessus des lois », puisqu'il ne peut pas être mis en cause par la justice, pas même interrogé comme témoin!
Toujours inventif, Sarko a sans doute ajouté en douce un article qui le place« au-dessus.. de la vérité.
L.-M. H.
© Le Canard enchaîné» - mercredi 26 septembre 2007
Préfet divers
A PEINE nommé préfet des Hauts-de-Seine, c'est-à-dire du Sarkoland, l'ancien patron de la DST Pierre de Bousquet de Florian fait déjà du zèle. Il a ainsi envoyé une lettre d'avertissement menaçante date du 7 septembre au maire de Clamàrt (PS) Philippe Kaltenbach, qui avait eu l'audace, le 30 juin, de parrainer publiquement six familles de sans-papiers.
La menace est explicite:
« Vous comprendrez donc que l'éventuelle réitération de la distribution de ce type de document (des« attestations de parrainage» sans valeur juridique) me conduira à appliquer les dispositions du Code de procédure pénale, à savoir à saisir le procureur de la République. » Et le préfet d'ajouter un alinéa moralisateur de son cru: «Nous voici, me semble-t-il, bien loin du rôle que vos concitoyens vous ont confié, que le Code généraI des collectivités territoriales a défini et que l'officier public que vous êtes doit s'attacher à respecter. »
Et un préfet qui sermonneles élus de la nation sur une question éminamment politique et douloureusement humaine, il n'outrepasse pas les limites de sa fonction. Mais BOUsquet de Florian ne craint pas la contradiction, car parmi les six familles qu'il reproche au maire de Clamart d'avoir parrainées en juin il en a lui-même, depuis, fait régulariser quatre par ses services!
La cause de l'énervement du ci-devant Bousquet est ailleurs: quelques jours après sa missive, il a fait partie le 11 septembre de la charrette de 19 préfets convoqués par Hortefeux au ministère de l'Immigration pour se faire passer un savon à cause de leurs mauvais chiffres d'expulsions! Et le 13 septembre, réponse du berger à la bergère: huit maires des Hauts-de-Seine (Bagneux, Chaville, Clichy-la-Garenne, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers, Malakoff, Nanterre et donc Clamart) écrivaient une bafouille commune à Hortefeux :
« Nous sommes indignés qu'un ministre enjoigne aux préfets de menacer les maires de poursuites judiciaires. (...)
Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d'émigration est d'autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu. » Alors que, dans le même temps, le préfet ne tient pas rigueur aux seize maires des Hauts-de-Seine, tous de droite, qui ne respectent pas un autre quota chiffré pourtant fixé par la loi: celui des 20 % minimum de logements sociaux dans chaque commune... Ainsi, par exemple, à Neuilly, bonnet d'âne avec son taux riquiqui de 3 % de HLM.
Vite, une lettre d'engueulade du préfet à l'Elysée, menaçant l'ancien maire de Neuilly de poursuites!
© Le Canard enchaîné» - mercredi 26 septembre 2007
Birmanie : la répression engagée par les militaires s’accompagne d’un black-out sur l’information
Les militaires perturbent les communications et à empêcher la presse internationale d’entrer dans le pays
Reporters sans frontières et la Burma Media Association sont scandalisées par les mesures prises aujourd’hui par la junte militaire visant à empêcher les journalistes et les militants de témoigner de la répression qui s’abat sur les manifestants. Ainsi, la plupart des téléphones portables du pays ont été coupés et le réseau Internet est drastiquement réduit, rendant difficile, voir impossible, le recueil d’informations auprès de sources indépendantes.
La police et l’armée ont commencé à charger les manifestants, le 26 septembre. La répression aurait déjà fait plusieurs morts à Rangoon, notamment près de la pagode Shwedagon. Des dizaines de personnes ont été arrêtées.
"Les généraux n’ont donc pas hésité à utiliser la force pour réprimer les manifestations pacifiques largement couvertes par la presse internationale. La junte, se sachant protégée par la Chine et l’impuissance de la communauté internationale, coupe le pays du reste du monde pour mieux tenter d’abattre la "révolution de safran" qui était en train de naître. Nous appelons la presse internationale à intensifier sa couverture de la situation en Birmanie, en tentant notamment d’envoyer des journalistes à l’intérieur du pays pour que ce drame ne se joue pas à huis clos", ont affirmé les deux organisations.
Les autorités ont fermé plusieurs cafés Internet à Rangoon et le fournisseur d’accès Bagan Cyber, contrôlé par la junte, a considérablement réduit la vitesse du trafic. Il est de plus en plus dur d’envoyer ou de recevoir des photographies et des vidéos vers ou depuis la Birmanie.
Le 25 septembre, Khin Mar Lar, épouse de Nyein Thit, journaliste et ancien prisonnier politique, a été arrêtée à son domicile de Rangoon. La police cherchait à interpeller le journaliste. Malgré ces restrictions, des images et des informations continuent à sortir du pays grâce aux journalistes étrangers présents dans le pays et aux journalistes birmans.
Par ailleurs, des dizaines de reporters étrangers se sont vu refuser un visa pour la Birmanie dans les ambassades de Bangkok ou Pékin. Les militaires limitent drastiquement les visas de presse et des dizaines de journalistes et de militants des droits de l’homme sont placés sur une liste noire.
Un photographe japonais tué, un autre journaliste étranger blessé dans les rues de Rangoon
Reporters sans frontières est horrifiée par la mort dans la matinée du 27 septembre 2007 d’un photoreporter de nationalité japonaise dans les rues de Rangoon. Kenji Nagai, cameraman de cinquante ans employé par l’agence photo et vidéo APF, était entré en Birmanie deux jours plus tôt. Un autre journaliste étranger aurait été blessé.
Polémique sur la présence de Total en Birmanie
Selon Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, la France ne demande pas le retrait du groupe pétrolier de Birmanie.
Par Arnaud Vaulerin (avec source AFP) Libération jeudi 27 septembre 2007
Un retrait de Total ne changerait pas la donne en Birmanie. La secrétaire d’Etat française aux Droits de l’Homme Rama Yade a défendu jeudi le fait que la France ne demandait pas un retrait du groupe pétrolier de Birmanie, tout en confirmant son intention de s’entretenir avec la direction de l’entreprise.
s’est-elle demandée lors d’un entretien avec la radio RTL.
Mercredi, Nicolas Sarkozy avait appelé les sociétés françaises privées, notamment Total, à «faire preuve de la plus grande retenue ( ?) s’agissant des investissements en Birmanie», et à demandé «qu’il n’y en ait pas de nouveaux», après avoir reçu le «Premier ministre» de l’opposition birmane en exil, Sein Win.
Total n’est pas «irremplaçable»
Contacté quelques heures plus tôt par Libération, après le début de la répression, Jean-François Lassalle -directeur des relations extérieures à l’exploration et la production du groupe- affirmait qu’«il est difficile de condamner la répression en cours car Total n’est pas une autorité morale ou politique. Simplement, nous espérons que des solutions conformes aux droits de l’homme seront trouvées, que des discussions et des négociations» interviendront pour qu’«aucune violence n’ait lieu», a déclaré Lassalle. Qui tient à préciser que Total n’est pas «irremplaçable» en Birmanie. Si le groupe s’en va, «un autre prendra notre place».
Interrogé sur la radio RMC jeudi matin, Sein Win a accusé Total de bénéficier, au moins indirectement en Birmanie, des services d’une main d’œuvre forcée fournie par la junte militaire au pouvoir. «Bien sûr Total peut toujours dire qu’il n’utilise pas de main d’œuvre forcée. Mais l’armée le fait puisqu’elle protège l’entreprise Total», a dit Sein Win. «Lorsque vous avez un pipeline ou un gazoduc qui doit être protégé, qu’il faut mettre en place une infrastructure, c’est l’armée qui va venir sur place pour des raisons de sécurité», a-t-il ajouté. «Selon nos informations, les militaires utilisent le travail forcé. Bien sûr Total dit le contraire, mais il y a forcément quelque chose de ce genre», a-t-il dit.
Présent depuis 1992
Le pétrolier français est présent en Birmanie depuis 1992, sur le champ gazier de Yadana (sud), où il a produit en 2006 17,4 millions de m3 de gaz par jour, qui alimentent des centrales électriques en Thaïlande. Total «a investi massivement sur le projet de Yadana il y a une dizaine d’années, mais n’a pas prévu d’autres investissements depuis», a souligné la porte-parole. «Une filiale du groupe reste présente dans le pays, employant environ 270 personnes», a-t-elle ajouté. Selon elle, la filiale de Total est surtout implantée dans le sud du pays mais aussi à Rangoun.
«Imaginez que Total sorte de Birmanie, qu’est-ce que ça change?»,
La Confédération syndicale internationale fustige un rapport «antisocial» de la Banque Mondiale.
Par CHRISTIAN LOSSON Libération jeudi 27 septembre 2007
L’un des rapports annuels de la Banque mondiale (BM), «Doing Business 2008», publié hier, met en émoi la plus grande coalition syndicale mondiale, la Confédération syndicale internationale (CSI), qui fustige «l’idéologie de la dérégulation» dans un contre-rapport (1) au vitriol. «Doing Business» tente d’évaluer l’environnement des affaires via un classement sur 178 pays. Il se base pour cela sur dix critères, dont la capacité des pays à «réformer» le monde du travail… La protection des travailleurs, variable d’ajustement à faire sauter pour faire des affaires ?
Assurément, dénonce la CSI : «L’élimination des limites sur les heures de travail, la réduction des salaires minimum, ou l’élimination du préavis en cas de licenciement collectif» sont, pour la BM, «la meilleure voie pour la croissance.»
Mieux (ou pire), la BM classe les pays en fonction de leur performance sur la base de ces critères. «L’Afghanistan, la Géorgie, Haïti, la Mongolie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée obtiennent un meilleur score que […] la Finlande, la Corée-du-Sud, les Pays-Bas, la Suède et Taiwan, simplement parce qu’ils ont dérégulé leur marché du travail», estime Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. Sans parler de la Colombie (qui détient le record de meurtre de syndicalistes), la Chine (où le syndicalisme n’existe pas hors du syndicat officiel), ou l’Arabie Saoudite (où les femmes sont exclues de certaines professions), qui récoltent de «bonnes notes» …
Problème : quand la mission première de la BM est - ou devrait être - la lutte contre la pauvreté et la préservation de filets «sociaux», la CSI explique que les pays de la Banque mondiale et du FMI s’appuient régulièrement sur les indicateurs de performance de «Doing Business», pour contraindre les pays à déréguler leurs marchés du travail. «Ce genre d’attaque n’a rien de nouveau» , répond la BM. La CSI rétorquant que les offensives antisociales n’ont rien de neuf. «Les éditions antérieures ont attribué aux Iles Marshall et à Palau la meilleure performance au plan de l’emploi des travailleurs.» Aucun n’était membre de l’Organisation internationale du travail.
(1) www.ituc-csi.org
La Banque mondiale, ou plus exactement le Groupe de la Banque mondiale, est la réunion de cinq organisations internationales créées pour lutter contre la pauvreté en apportant des financements aux États en difficulté.
La plus importante organisation de ce groupe est la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Son fonctionnement est assuré par le versement d'une cotisation réglée par les États membres.
Son siège est à Washington. Le président est élu pour cinq ans par le Conseil des Administrateurs de la Banque. Elle fait partie des organismes composant l'ONU.
Brad et Angelina, grandes stars et grands coeurs !
20 minutes 27/09/07

Brad Pitt et Angelina Jolie semblent passer au moins autant de temps à essayer de sauver la planète qu’à tourner sur les plateaux de cinéma… Preuve en est mercredi dernier avec une journée entièrement dédiée à des œuvres caritatives.
Brad a commencé sa journée par offrir 5 millions de dollars (3 millions d’euros) au programme de reconstruction de 150 logements écologiques en Louisiane. On se souvient que le beau gosse avait été particulièrement actif dans l’Etat après le passage de l’ouragan Katrina.
Un peu plus tard dans la journée, c’était au tour d’Angelina Jolie de retrousser ses manches. La brunette a tenu une conférence de presse aux Nations unies pour annoncer sa contribution à une campagne mondiale d’aide à l’éducation des réfugiés.
Au soleil couchant, Miss Jolie a vivement critiqué les dépenses liées à la guerre en Irak. « Il faudrait remettre de l’ordre dans les priorités de notre pays !», a déclaré l’actrice.
Suivez le lancement du Grenelle de l'environnement et l'annonce des propositions des groupes de travail
Catherine Fournier - 20 Minutes
Groupe ecologie et économie :
- A côté des indicateurs traditionnels, la création d'un PIB vert.
- Développement des éco-labels, généralisation des étiquettes énergie.
- La mise en place de démonstrateurs de technologies eco-responsables (prototypes issus de la recherche).
- Outils économiques : mise en place d'une fiscalité verte, d'un prix qui incorpore une composante écologique.
- Transports : éco-vignette, légalisation du péage urbain, péage kilométrique sur les poids-lourds.
Groupe gouvernance écologique : IMPLIQUER
- Reconnaître les partenaires environnementaux (ONG etc.) comme des acteurs à part entière de la société civile. Ils pourraient faire partie du Conseil économique et social national et local.
- Un Parlement au coeur de l'élaboration des stratégies du développement durable et la création d'un lieu ad hoc pour permettre à des élus de participer aux concertations.
- Garantir l'accès à l'information et à la connaissance des citoyens sur l'environnement. Démarche de débat public. Création d'un Haut conseil pour la médiation.
- Impliquer les entreprises dans la gouvernance écologique. Elargir les missions des comités d'entreprise et des CHSCT.
Groupe consommation et développement durable : ASSAINIR
- Interdiction du phosphore dans les produits de lessive
- Définition d'itinéraires de production dans l'agriculture conventionnelle en France, territoire par territoire. Divergences sur les incitations économiques pour y parvenir. Objectif : que 50% de l'agriculture conventionnelle y réponde d'ici 2012.
- 10% de produits à haute valeur environnementale, hors bio, d'ici 2012
- 20% de produits bio dans la restauration collective d'ici 2012.
- Interdiction des substances dangereuses (150 molécules environ) d'ici deux à quatre ans.
- Le relèvement du niveau de redevance pour les pollutions diffuses : pas de consensus. Idem pour les engrais chimiques.
- Générer la gestion collective de l'eau dès 2008.
- Créer une trame verte nationale
- Mettre en place un éco-label sur la pêche
- Fomer les jeunes agriculteurs à de nouvelles agricoles : module consacré à la biodiversité dans les lycées agricoles mais aussi dans l'enseignement général.
Groupe environnement respectueux pour la santé : PREVENTION
- Investir dans la prévention pour la santé de façon globale.
- Gestion prévisionnelle des risques pour adapter nos innovations en matière de recherche et développement.
- Lutte contre les polluants, avec des objectifs quantifiés exigeants : ceux de l'air extérieur comme intérieur (création d'une loi sur l'air), de l'eau, des sols.
- Diminuer l'usage des phytosanitaires de 50% (notamment les pesticides) et éliminer les substances les plus dangereuses utilisées au niveau domestique.
- Renforcer la veille sanitaire au niveau local. Création de centres des contrôles des maladies
- Création de pôles interrégionaux avec chercheurs, médecins sur le lien santé/environnement...
Groupe OGM : SURVEILLANCE
- «Garantir à l'agriculture le choix de son itinéraire» : OGM, bio ou conventionnel.
- La création d'une haute autorité chargée d'émettre des avis au niveau national et européen.
- La mise en place d'une loi sur les biotechnologies pour définir les notions de l'éthique, de la responsabilité et de la brevetabilité du vivant.
Groupe biodiversité : CONNAISSANCE
- Sensibiliser les enfants au sein de l'école à la nutrition pour leur apprendre à «bien manger». Réintroduire les sciences naturelles dès la maternelle par exemple.
- Création d'une fondation pour la biodiversité et d'un observatoire
- Remise en cohérence de l'ensemble des actions des services et établissements publics en faveur de la nature, via une mission parlementaire par exemple.
- Organiser en amont des lieux de concertation pour discuter du bien fondé d'une action, d'une infrastructure....
- Une loi-cadre pour préserver la biodiversité marine, notamment en Méditerranée.
- Pesticides : les agriculteurs ne sont pas opposés à leur réduction drastique à condition qu'on leur présente des alternatives
- Valorisation économique de la biodiversité : réduction de la fiscalité, attribution de points de retraite MSA etc.
Groupe transports : SANCTIONS
- La mise en place d'une «éco-pastille» pénalisant les voitures les plus polluantes et favorisant les plus vertueuses, selon le principe d'un «bonus-malus» annuel, a annoncé le président de ce groupe, Jean Jouzel.
- La réduction de 10 km/h de la vitesse des voitures sur le réseau routier hors agglomération, soit 120 km/h sur autoroute, 100 km/h sur voie express et 80 km/h sur nationales et départementales.
Plus tôt, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a prévenu jeudi qu'«il n'y avait aucune autre perspective que de changer radicalement la donne et faire la révolution écologique», en présentant les premières conclusions du Grenelle de l'environnement.
Cette table ronde entre les principaux acteurs de la société française a pour but «d'aller au fond des expertises, des sujets, sans aucun tabou, de façon transparente et démocratique», a poursuivi Jean-Louis Borloo.
Six groupes de travail présentent jeudi une série de propositions dans tous les domaines -- transports, agriculture, santé etc -- pour faire prévaloir le respect de l'environnement dans la consommation et la production en France.
«Propositions, et non décisions»
Le ministre a souligné qu'il s'agissait à ce stade de «propositions, et non de décisions», ces dernières étant du ressort du président Sarkozy à l'issue de la dernière étape du Grenelle de l'environnement prévu fin octobre.
Le Nouveau centre menace de ne pas voter le Budget
20 Minutes 27/09/07
Le Budget 2008 ne fait pas l'unanimité, même dans les rangs de la majorité. Le député UMP Hervé Mariton, un proche de Dominique de Villepin, «souhaite qu'on puisse aller encore plus loin, parce que l'état des finances de la France justifie qu'on fasse un effort beaucoup plus intense de réduction des déficits».
Les députés du Nouveau centre, alliés à l'UMP, ont été plus sévères. Maurice Leroy, député NC du Loir-et-Cher, a ainsi «alerté le gouvernement», estimant qu'il s'agit d'un «budget de transition, pas de rupture». On continuera à mener ce combat contre la dette excessiv, parce que c'est un combat juste», a-t-il déclaré, avant de laisser entendre que les députés Nouveau centre pourraient ne pas approuver la loi de finances. «Il y a la liberté de vote. Il y en aura peut-être qui s'abstiendront. J'alerte le gouvernement sur le fait suivant: si nous ne réduisons pas de 4 milliards d'euros les déficits, jamais nous ne parviendrons à l'équilibre en 2012».
«Nécessairement un budget de rigueur»
De son côté, le président du Modem, François Bayrou, a jugé que le budget 2008 serait «nécessairement un budget de rigueur, qu'on l'annonce ou qu'on ne l'annonce pas». «La réalité rattrape toujours la fiction. Les illusions, ça ne tient pas: on fait beaucoup de promesses, on fait rêver les électeurs et puis le moment vient où on est obligé de faire face aux réalités».
Sur la défensive, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a assuré jeudi sur France Inter que le «paquet fiscal» voté cet été était «nécessaire et efficace». «Ca fait 25 ans que la France attend des réformes, on ne peut pas demander à un gouvernement des résultats en trois mois », a-t-il fait valoir.
Une croissance surévaluée
A gauche, les critiques ont volé. Pour François Hollande, premier secrétaire du PS, le budget est «incohérent, insincère et inconséquent», jugeant notamment que la croissance «affichée» pour 2008, de 2,25%, sera en réalité bien inférieure. La loi de finances annonce donc, selon lui, «la prochaine promotion de l'austérité».
Didier Migaud, président PS de la commission des Finances, a également dénoncé «un projet de budget en décalage par rapport à la réalité économique du pays et des besoins de nos concitoyens». Quant à l'ancien ministre socialiste, Michel Sapin, il a prédit «un autre budget derrière, qui est en train de se préparer, celui de la rigueur, après les municipales».
Les députés communistes n'ont pas été en reste: Jean-Pierre Brard a fustigé «un budget qui va rendre la vie de nos concitoyens beaucoup plus difficile», tandis que Maxime Gremetz s'est indigné d'une «régression sociale sans précédent et d'une révolution conservatrice».





