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jeudi 27 septembre 2007

Polémique sur la présence de Total en Birmanie

Selon Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, la France ne demande pas le retrait du groupe pétrolier de Birmanie.

Par Arnaud Vaulerin (avec source AFP) Libération jeudi 27 septembre 2007

Un retrait de Total ne changerait pas la donne en Birmanie. La secrétaire d’Etat française aux Droits de l’Homme Rama Yade a défendu jeudi le fait que la France ne demandait pas un retrait du groupe pétrolier de Birmanie, tout en confirmant son intention de s’entretenir avec la direction de l’entreprise.

s’est-elle demandée lors d’un entretien avec la radio RTL.

Mercredi, Nicolas Sarkozy avait appelé les sociétés françaises privées, notamment Total, à «faire preuve de la plus grande retenue ( ?) s’agissant des investissements en Birmanie», et à demandé «qu’il n’y en ait pas de nouveaux», après avoir reçu le «Premier ministre» de l’opposition birmane en exil, Sein Win.

Total n’est pas «irremplaçable»
Contacté quelques heures plus tôt par Libération, après le début de la répression, Jean-François Lassalle -directeur des relations extérieures à l’exploration et la production du groupe- affirmait qu’«il est difficile de condamner la répression en cours car Total n’est pas une autorité morale ou politique. Simplement, nous espérons que des solutions conformes aux droits de l’homme seront trouvées, que des discussions et des négociations» interviendront pour qu’«aucune violence n’ait lieu», a déclaré Lassalle. Qui tient à préciser que Total n’est pas «irremplaçable» en Birmanie. Si le groupe s’en va, «un autre prendra notre place».

Interrogé sur la radio RMC jeudi matin, Sein Win a accusé Total de bénéficier, au moins indirectement en Birmanie, des services d’une main d’œuvre forcée fournie par la junte militaire au pouvoir. «Bien sûr Total peut toujours dire qu’il n’utilise pas de main d’œuvre forcée. Mais l’armée le fait puisqu’elle protège l’entreprise Total», a dit Sein Win. «Lorsque vous avez un pipeline ou un gazoduc qui doit être protégé, qu’il faut mettre en place une infrastructure, c’est l’armée qui va venir sur place pour des raisons de sécurité», a-t-il ajouté. «Selon nos informations, les militaires utilisent le travail forcé. Bien sûr Total dit le contraire, mais il y a forcément quelque chose de ce genre», a-t-il dit.

Présent depuis 1992
Le pétrolier français est présent en Birmanie depuis 1992, sur le champ gazier de Yadana (sud), où il a produit en 2006 17,4 millions de m3 de gaz par jour, qui alimentent des centrales électriques en Thaïlande. Total «a investi massivement sur le projet de Yadana il y a une dizaine d’années, mais n’a pas prévu d’autres investissements depuis», a souligné la porte-parole. «Une filiale du groupe reste présente dans le pays, employant environ 270 personnes», a-t-elle ajouté. Selon elle, la filiale de Total est surtout implantée dans le sud du pays mais aussi à Rangoun.

«Imaginez que Total sorte de Birmanie, qu’est-ce que ça change?»,

Posté par werdna à 13:22 - Energies - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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