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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 26 septembre 2007

Somalie, Irak, Birmanie: têtes de liste des pays corrompus, selon une ONG- la France seulement 22ème !

LONDRES (AFP)

Aux grands maux dont souffre d'habitude l'humanité - sida, faim, cancer, guerres etc. - il faut ajouter celui de la corruption. Et pourtant, malgré son caractère nuisant, celle-ci se présente le plus souvent sous une veste attrayante et a des amis dans tous les pays et dans toutes les couches sociales. Elle passe pour une chose dont on ne peut se passer pour faire de bonnes affaires, ou tout simplement, pour survivre.

La corruption pèse sur le relèvement de pays ravagés par la violence, dont l'Irak et la Somalie, qui ont rejoint la Birmanie au tableau des pays considérés comme les plus touchés par le fléau, selon le rapport d'une organisation non-gouvernementale présenté mercredi à Londres.

Transparency International (TI), basée à Berlin, estime dans son rapport annuel d'indice de perception de corruption dans 180 Etats que nombre des pays parmi les plus pauvres sont aussi ceux parmi les plus touchés par le problème.

La meilleure arme contre la corruption est une information libre. Cela ne fait aucun doute. Il n'y a pas d'hommes ou d'entreprises intouchables si les médias peuvent donner voix aux gens. Naturellement, les médias auront aussi à cœur de se protéger des pots-de-vin et des silences payés. Les dizaines de journalistes africains tués au cours de la dernière décennie témoignent qu'il y a des plumes non "vendues".

Les pays "propres" -- dont les meilleurs de la classe sont le Danemark, la Finlande et la Nouvelle Zélande -- devraient eux aussi faire plus pour éviter que leurs entreprises ne cherchent à corrompre les responsables de pays étrangers, ou ferment les yeux sur la provenance de fonds suspects déposés dans leurs établissements financiers, selon TI.

La plupart des pays occidentaux moins corrompus que la France

Notons d’abord que la Finlande arrive en tête, elle est donc considérée comme le pays le moins corrompu, avec une note de 9,7. Puis on trouve la Nouvelle Zélande (9,6), le Danemark (9,5), l’Islande (9,5), Singapour (9,3), la Suède (9,2), la Suisse (9,1), la Norvège (8,9), l’Australie (8,8), les Pays-bas ( 8,7), la Grande-Bretagne (8,6), le Canada (8,5).

Notons aussi la quinzième place de l’Allemagne (8,2) et la dix-septième place des Etats-Unis (7,5). La France est donc vingt-deuxième : nous étions vingt-troisième l’an dernier, le progrès n’est pas spectaculaire. Notre note est de 7,1. La plupart des pays occidentaux sont dans les quarante pays les moins corrompus, tandis qu’au contraire on trouve en bas du tableau les pays les plus corrompus : au numéro 145, le Bangladesh et Haïti, avec la note de 1,5. Mais on trouve aussi dans les plus corrompus la Côte d’Ivoire (132ème avec 2), l’Algérie (97ème avec 2,7), la Russie (90ème avec 2,8), aux côtés de bien d’autres pays du tiers-monde.

Cette année, Transparency international épingle en particulier les pays producteurs de pétrole tels que l’Angola, l’Azerbaïdjan, le Tchad, l’Equateur, l’Indonésie, l’Iran, l’Irak, le Kazakhstan, la Libye, le Nigeria, la Russie, le Soudan, le Venezuela et le Yémen.

La corruption vient du secteur public

La corruption n’est pas le fait du secteur privé quand il fonctionne librement, mais du secteur public, livré à toutes les tentations des hommes de l’Etat. Ce n’est pas lié à un secteur (le pétrole), mais au mode de gestion étatique (En France, faut-il rappeler qu’Elf était nationalisé et que la corruption y battait son plein ?). Plus généralement, Transparency note que la corruption dans les marchés publics constitue un « obstacle majeur au développement » des pays pauvres.

D’une manière encore plus générale, sur 4000 milliards de dollars dépensés par les gouvernements pour les marchés publics, les sommes perdues en pots de vin et autres corruptions lors de la passation de ces marchés représentent au moins 400 milliards de dollars. Conclusion de l’ONG : pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, il faut avant tout s’attaquer à la corruption dans les marchés publics. De même, les fonds d’aide publique venus des pays riches sont systématiquement détournés.

Posté par werdna à 13:51 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Indégivrables : Vive l'écologie

Les_Ind_givrables___Vive_l__cologie

Posté par Kozett à 12:35 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Et pendant ce temps là...à l'heure de l'apéro au comptoir de l'Univers dans un petit port Breton.

20 Minutes 25/09/07

- Qu'est-ce que tu bois ?
- Un jaune.
- Daniel, deux jaunes s'il te plaît !
- Pastis ou Ricard ?
- Pourquoi le Ricard, c'est pas du pastis ?
- Ben non, c'est du Ricard.
- Pourtant y'a bien écrit pastis sur la bouteille de Ricard, non ?
- Euhhh... Ouais, bon fais pas chier, hein ? Alors, 51 ou Ricard ?
- Ben voilà ! C'est peut-être pareil sauf que c'est pas la même chose. Deux 51.
- Oué Robert, comme tu dis c'est pareil mais pas la même chose.
- T'as vu Sarkozy dans le poste hier ou avant-hier ?
- Les deux, c'est tous les jours qu'il est dans le poste.
- T'as raison mais là il était sur la 1 et la 2 en même temps.
- Comme ça il était sur la 12. De toute façon il est partout tout le temps, j'ai l'impression qu'ils sont plusieurs, moi.
- Ben au moins il fait ce qu'il a dit, lui.
- Ah ? Ça c'est sur qu'aux riches il leur fait ce qu'il leur avait dit. Le problème c'est qu'il nous l'avait pas dit à nous.
- De quoi tu parles ?
- Ben des 15 milliards, pardi.
- T'exagères, ça concerne pas grand monde, ça.
- Justement, ça fait beaucoup d'argent pour pas grand monde.
- Il a pas fait que ça non plus depuis qu'il a été élu.
- Sûr. Y bouge beaucoup mais moi j'ai pas vu grand chose. Je gagne pas plus et les prix sont pas moins chers.
- Ben ça peut pas marcher tout de suite les réformes. Faut attendre un peu.
- Faut attendre ? T'en as de bonnes, toi. Ça sert à quoi alors qu'il court tout le temps si nous y faut qu'on attende ? Ça sert à nous faire croire qu'y fait quelque chose et à éviter qu'on s'endorme ?
- Ben il travaille lui au moins. Pas comme ceux d'avant.
- Ouais, y travaille des mollets et moi je préférerais qu'il travaille du ciboulot. Parce que pour sortir des conneries pareilles, tout le monde peut le faire.
- Quelles conneries ?
- Je veux 3% de croissance, par exemple. Moi aussi je veux, tout le monde veut. C'est facile de vouloir.
- Tu sais ce que c'est la croissance, toi ?
- Ben non, comme toi. Mais les journalistes, ils savent eux. C'est bien pour ça que je dis qu'il raconte que des conneries. C'est pas à nous qu'il parle mais aux journalistes.
- T'es de mauvaise foi. La croissance c'est quand y'a du travail.
- T'as raison. Quand y'a une marée noire ici y'a du travail après, ça fait de la croissance ça ? Y'a qu'à faire des marées noires alors.
- T'es encore de mauvaise foi.
- Ah ouais ? Explique alors.
- Ben il faut aller décrocher des contrats à l'étranger, par exemple. Si on fait travailler les entreprises françaises ça fera du boulot en France, non ?
- Sauf si pendant ce temps on en détruit plus encore du boulot.
- Ça il y est pour rien le président.
- T'es bien de son bord, toi. Il y est pour rien quand ça détruit mais c'est grâce à lui quand ça en fabrique !
- Ouais bon, tu comprends rien à ce que je dis. On reboit un coup ?
- Ben parle clairement alors, ça j'ai compris. Daniel, tu remets deux jaunes ?
- À la nôtre !
- À la tienne.
- Et puis comment ça je suis pas clair ? On n'a bu qu'un verre.
- Heureusement. Parce que toi tu parles comme un livre mais quand t'es bourré t'es con comme la couverture.
(Rires)
- C'est sûr que Sarkozy il parle pas comme un livre. Au moins, on le comprend lui.
- C'est que tu l'écoutes pas bien. Parce que quand il sort un truc du genre : 'J'ai pas dit que je voulais pas qu'ils le fassent pas, hein ? Non, j'ai pas dit ça !" Ben moi, je comprends rien.
- Là c'est vrai, moi non plus. Mais il a vraiment dit ça ?
- C'est ce qu'il dit tout le temps. Regarde c'est comme l'Iran. Il a dit qu'il fallait éviter la guerre et l'autre ministre, là, j'sais pus comme y s'appelle, il a dit qu'il fallait s'y préparer et après ils nous racontent que c'est pas ça. C'est quoi alors ?
- C'est différent ça. Même l'Amérique veut pas faire la guerre à l'Iran, y'a assez de bordel avec l'Irak.
- La faute à qui ? Bon c'est sur qu'avec Sarkozy on va faire que ce que l'Amérique veut. Là aussi c'est pareil. Pendant la campagne il avait dit qu'il fallait être indépendant, tu te rappelles pas ? T'as lu ce qu'il dit Dupont Aignant à ce sujet ?
- Pontégnan ?
- Dupont Aignant. Le mec de droite qui est vachement déçu aujourd'hui. Un gaulliste.
- Ça existe encore les gaullistes ?
- Presque plus, Sarkozy les a presque tous tués. Il reste Villepin, remarque.
- Ah çui-là... On pourrait presque croire qu'il est de gauche tellement il est pas d'accord.
- T'as raison... Parce que la gauche, hein ? Pas terrible...
- La gauche elle sait pas reconnaître ses deux pieds alors... Ils sont tous chez Sarkozy. Remarque on se demande bien comment ils auraient pu gagner.
- Oué, c'est sûr. Même Jospin il le dit.
- Il en connait un rayon pour perdre, lui.
- Enfin bref... J'ai bien l'impression qu'on va en boire quelques-uns de pastis avec Sarkozy au pouvoir.
- Ouais. Et même un tout de suite. Parce que je suis pas sûr qu'on puisse continuer à les payer si ça continue. Juste avant l'euro c'était sept francs cinquante le pastis, maintenant c'est deux euro vingt. Le double quoi.
- Pas la faute à Sarkozy, ça.
- T'as raison. Si ça avait été de sa faute on le paierait trois dollars.
(Rires)
- Ce que t'es con, toi...
- Ben ouais. Allez, un dernier pour la route. Et puis la France c'est un petit pays plein de petits cons, l'Amérique un grand pays plein de gros cons, et la Chine un immense pays plein de petits cons. Tu vois, nous on est un mélange entre la Chine et l'Amérique.
- Daniel ? Tu remets ?
- Non, moi je sers ni les Chinois ni les Américains.
(Rires)
- Mais non, nous on est bretons.
- Ouf... Au moins on risque pas de voir Sarkozy en visite tous les jours.
- Pas la peine, il est dans tous les postes tous les jours.
- C'est même pour ça qu'on boit.
- Qu'est-ce qui faut pas faire pour un apéro, hein ?
- Ben ouais... Travailler plus pour boire plus.

José

Posté par werdna à 12:32 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nicolas Sarkozy parle à la terre entière

20 Minutes du 25/0907

Après George W. Bush mais avant Mahmoud Ahmadinejad, c'est au tour de Nicolas Sarkozy de s'adresser pour la première fois à l'Assemblée générale de l'ONU mardi.

17h29 (heure française) : Le président français prend la parole. La France «fait confiance» au secrétaire général de l'ONU. Il parle d'un «moment solennel et émouvant» pour lui, en tant que chef d'Etat.

17h31 : «Les nations unies, c'est un réveil de la conscience humaine contre ce qui menace l'humanité» et non pas qu'une «simple construction politique».

17h32 : Timor, Namibie, génocide cambodgien... Il égrène les champs d'action de l'ONU sans laquelle une «troisième guerre mondiale» aurait déjà eu lieu. «L'ONU ne doit pas être affaiblie mais renforcée»

17h33 : Il appelle à la «conscience universelle» afin que la terre entière se parle. C'est un «appel à la paix, à l'ouverture, à la diversité, à la justice»

17h34 : «La France a commis des fautes et même des erreurs» dans son passé. Mais reste fidèle à la démocratie. Elle est «fidèle à ses amis» mais ce n'est pas de la «soumission». Clin d'oeil aux Etats-Unis.

17h35 : Il ne faut pas «transiger» avec le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le terrorisme. Il faut en finir avec les drames au Proche-Orient.
«L'Iran a le droit au nucléaire civil». Mais «risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde» si Téhéran possède l'arme nucléaire. «Pas d'arme nucléaire pour l'Iran, l'arsenal des sanctions pour les convaincre, la négociation, la discussion, la fermeté» sont les positions de la France sur le dossier iranien.

17h37 : Il faut «respecter la diversité», les religions à travers le monde. «On évitera pas le choc des civilisations si on force tout le monde à penser la même chose».

17h38 : «La France sera toujours au côté du Liban indépendant». Sur le Proche-Orient, «la paix est possible dès maintenant» et la coexistence est possible entre les différentes religions.

17h40 : «Regardons le monde comme il est afin qu'il soit meilleur». «La justice, c'est un Etat pour les Palestiniens, la sécurité pour les Israéliens, l'indépendance pour les Libanais»

17h42 : Il s'adresse aux «puissants du monde» pour qu'un «new deal écologique et économique à l'échelle planétaire» soit mis en place.
«Les biens communs de l'humanité doivent être placés sous l'autorité de l'humanité toute entière».

Nicolas Sarkozy lance différents «appels solennels» au nom de la France : garantir dans le monde l'accès aux ressources de l'eau, de la connaissance, une «plus juste répartition des richesses», une «moralisation du capitalisme financier», «aller plus loin dans la lutte contre la corruption».

17h44 : «Il faut que les choses changent. C'est notre responsabilité maintenant.» «Ensemble, nous pouvons construire un avenir meilleur», adresse-t-il aux «peuples du monde».

17h45 : «La France demande l'action, elle sera au rendez-vous de l'action dans le monde». Fin de l'intervention.

Vertigineuse et planétaire la démagogie française .

Posté par werdna à 12:26 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

«Qu'a fait Sarkozy à l'ONU? Du Sarkozy»

20Minutes - du 25/09/2007

Le premier grand oral international de Nicolas Sarkozy mardi à la tribune des nations unies est largement commenté mercredi par les éditorialistes.

«Que fait Nicolas Sarkozy lorsqu'il s'exprime pour la première fois à l'ONU?», s'interroge Pierre Taribo, de «L'Est républicain». «Du Sarkozy. C'est à dire qu'il parsème son propos de quelques vigoureux et péremptoires "il faut", qui sont la signature de son volontarisme. Comme s'il conduisait, ordonnait, dominait la politique mondiale. Voilà pour l'écume des choses et le petit côté donneur de leçon planétaire qui ne doit pas masquer le reste. Car le président de la République qui se savait attendu, a tenu un discours assez chiraquien et plutôt classique avec une vision très universaliste. Pour faire simple, on dira que ça ne mange pas de pain».

Jules Clauwaert, de «Nord Eclair», a lui aussi vu «un Sarkozy égal à lui-même, soucieux de faire savoir que la France sera au rendez-vous de toute action favorable à la paix dans le monde, et de tenir son rang». «Un Sarkozy, poursuit-il, qui n'a sans doute pas cité par hasard le "New Deal", cette "nouvelle donne" qui a permis à Roosevelt de sortir son pays du marasme».

Rousseau, Mao, Roosevelt…
«L'autre jour, c'était Rousseau qui était appelé à la rescousse, le temps d'un nouveau "contrat social" pour les retraites. Le lendemain, place à Mao pour une "révolution culturelle" à appliquer d'urgence à la Fonction publique. Et voilà qu'hier c'est à Roosevelt que Nicolas Sarkozy emprunta ce "New Deal planétaire" qu'il fit résonner bien haut à la très solennelle tribune des Nations Unies. Pas un jour ou presque sans que le président français ne se réfère ainsi, fût-ce de façon indirecte, à quelque célèbre figure du monde des idées, de la politique ou de l'histoire», observe, non sans ironie Didier Pobel, dans le «Dauphiné libéré».

Sur le dossier iranien, Jean Levallois dans «La Presse de la Manche», accorde un satisfecit au président de la République : «plutôt que de faire la guerre, qui, en effet, peut devenir dans ce contexte, inéluctable, Nicolas Sarkozy propose la coopération internationale pour aborder le nucléaire sous l'angle de la paix. La fermeté à l'égard de l'Iran, a-t-il rappelé, n'exclut pas le dialogue. On peut toujours, comme certains commentaires français l'ont indiqué, ne voir dans la démarche du président que celle d'un petit représentant des produits d'Aréva. C'est la liberté de chacun de le penser. Mais l'enjeu dépasse largement cette perception de petit boutiquier. Il y va de la paix du monde», écrit-il.

Un discours qui n'écarte pas «l'illisibilité de la diplomatie française»

François Sergent, dans «Libération», se montre plus dubitatif. «Faut-il bombarder l'Iran? Pour avoir - très maladroitement - agité cette menace, Bernard Kouchner, plus va-t-en guerre qu'humanitaire, s'est fait salement plaquer par son boss qui, pourtant, avait dit à peu près la même chose trois semaines plus tôt. Cette illisibilité de la diplomatie française, que ni le discours de Sarkozy à l'ONU ni un jogging à Central Park n'auront éclairé, dissimule un véritable débat».

Hervé Favre, dans «La Voix du Nord», observe un changement : «là où son prédécesseur Jacques Chirac avait plutôt tendance à minimiser la menace nucléaire iranienne, Nicolas Sarkozy a fait de cette question une priorité». Mais, nuance-t-il aussitôt, «reste à savoir comment l'homme pressé de l'Élysée réagira si le 'Machin' moqué par le général de Gaulle montre là aussi son impuissance ?».

Posté par werdna à 12:20 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le trou de la Sécu ? Xavier Bertrand : la faute aux «fraudeurs»... l’UFC-Que Choisir désigne les médecins et les labos


20Minutes - 25/09/2007

La lutte contre les fraudes et les gaspillages permettrait de faire «disparaître» le déficit de l'assurance-maladie. C’est ce qu’a estimé mardi le ministre du Travail et de la Solidarité Xavier Bertrand, sans fixer de délai pour y parvenir.

«Vous avez aujourd'hui six à huit milliards d'euros de dépenses inutiles par an, (...) tout cet argent-là, je préférerais qu'il ne soit pas gaspillé, et qu'il nous serve non seulement à réduire les déficits mais aussi à les supprimer», a expliqué l'ancien ministre de la Santé. En luttant «contre les abus, les gaspillages et les fraudes, (...) jusqu'au bout, sans relâcher les efforts, je pense même que le déficit peut disparaître», a assuré Xavier Bertrand.

Selon lui, «sans la réforme de l'assurance-maladie de 2004, sans les efforts des Français, le déficit ne serait pas de six milliards d'euros comme cette année, il serait de 20 milliards d'euros». «Les Français ont joué le jeu du médecin traitant. Il y a eu davantage de contrôles sur les arrêts de travail et puis on a pris par exemple des génériques», s'est-il réjoui. Mais «on n'est pas allé assez loin, notamment dans la lutte contre les fraudes».

Pour l’UFC-Que Choisir ce sont «Les labos et les médecins» qui plombent les comptes de la Sécu

Au terme d’une longue étude, l’association de consommateurs a retracé l’évolution des dépenses de médicaments par classe thérapeutique entre 2002 2006. Résultat : les mauvaises prescriptions ont coûté 650 millions d’euros à la Sécurité sociale. Et ce sur seulement trois problèmes de santé (hypertension, arthrose et problèmes gastro-oesophagiens), soit 14 % des prescriptions annuelles.

Selon l’UFC-Que Choisir, les médecins ne prescrivent pas les médicaments les plus efficaces au meilleur coût, parfois incités par les laboratoires à contourner l’arrivée des génériques sur le marché. Exemple : selon l’étude, les praticiens ont continué à prescrire de l’Inexium pour soigner les problèmes gastro-oesophagiens, alors que «ce médicament non génériquable, non innovant et pas plus efficace, est plus coûteux» .

Création d’un corps de visiteurs médicaux indépendants
Pour en finir avec le fait que les laboratoires pharmaceutiques ont «façonné l’information des médecins» concernant les nouveaux médicaments, l’UFC-Que choisir préconise la création d’un corps indépendant de 1.700 visiteurs médicaux (en remplacement des délégués de l'assurance maladie) sous la responsabilité de la Haute Autorité de Santé et financés pour moitié par les laboratoires.

Posté par werdna à 12:16 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Etre exposé au bruit peut nuire à la santé, des pistes qu'il va falloir explorer davantage. »

Mickaël Bosredon - 20 minutes 25/09/07

Chez les patients habitant des domiciles très exposés (bruit routier d'au moins 65 dB*, survol d'avions à moins de 2 000 m, point noir ferroviaire) des troubles de la tension artérielle ont été mis en évidence chez les hommes actifs. On trouve ainsi 5,6 fois plus de cas d'hypertension chez les 40-69 ans quand leur logement est survolé par des avions à moins de 1 000 m. L'étude relie aussi l'exposition au bruit urbain à une plus grande fréquence des hospitalisations et des arrêts de travail chez les femmes, et des états anxieux chez les deux sexes.

Pour parvenir à ces résultats, 78 médecins franciliens ont questionné durant une semaine, fin 2005, tous les patients qui se sont rendus à leur cabinet, soit un total de 4 391 personnes. Le questionnaire portait sur leur état de santé. Les résultats ont ensuite été mis en relation avec l'adresse du patient et son éventuelle exposition au bruit. « Ce travail d'analyse a pris plusieurs mois, et a dû être recoupé plusieurs fois », précise le Dr Jean-Marie Cohen, responsable du projet. Pour le médecin, « le bruit et ses conséquences sur la santé sont un univers que nous découvrons. Cette étude est très enrichissante de ce point de vue, et nous a permis d'identifier

Aucune étude sur le bruit n'avait encore été menée à pareille échelle. Celle publiée aujourd'hui par la région Ile-de-France, se penche sur les liens statistiques entre l'exposition au bruit des Franciliens et leur état de santé. Certains résultats sont inattendus.

Posté par werdna à 12:06 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Enquête ouverte contre un haut responsable du Medef

20 Minutes 25/09/07

Le parquet de Paris a été saisi d'une enquête de la cellule antiblanchiment du ministère des Finances sur des retraits de fonds suspects de 5,6 millions d'euros opérés par Denis Gautier-Sauvagnac, négociateur en chef du Medef, dans une caisse de l'organisation patronale. Une information révélée mercredi par «Le Figaro».
   
Il appartient maintenant au procureur de Paris, Jean-Claude Marin, de décider de la suite à donner à ce signalement : ouverture d'une enquête préliminaire ou information judiciaire.

5,6 millions d'euros retirés en liquide
La justice a été informée lundi de cette affaire par un signalement de la Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère de l'Economie et des Finances. Selon les enquêteurs de Bercy, Denis Gautier-Sauvagnac, président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), aurait retiré, dans des conditions jugées suspectes, 5,6 millions d'euros en liquide des caisses de cette importante structure patronale entre 2000 et 2007.
   
Bercy alerté par un cadre de la BNP
Tracfin avait été alerté de ces retraits par un cadre de la BNP, intrigué de voir ce responsable du Medef, une assistante ou un de ses collaborateurs, venir retirer d'importantes sommes en liquide, pouvant atteindre 150.000 à 200.000 euros, du compte de l'UIMM.
   
Interrogé alors par la banque sur ces retraits, l'intéressé, qui est également vice-président de l'Unedic, aurait expliqué que ces fonds étaient consacrés aux oeuvres sociales de la métallurgie et plus particulièrement aux retraités ou malades du secteur !

A t-il au moins été suspendu de ses fonctions ?

Posté par werdna à 12:02 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les forces de sécurité entrent en action en Birmanie

REUTERS : mercredi 26 septembre 2007 par Aung Hla Tun

RANGOUN (Reuters) - Les forces de sécurité du Myanmar ont procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule qui manifestait près de la pagode de Sule, rapporte un témoin. Plus tôt, les autorités avaient fermé l'accès à la pagode de Shwedagon, avant d'utiliser des gaz lacrymogènes et d'arrêter plus de 200 moines qui tentaient de pénétrer à l'intérieur du lieu de culte.

Selon des témoins, de nombreux religieux ont été frappés par la police anti-émeute.

Ce déploiement de force n'a pas dissuadé au moins 10.000 moines et civils qui ont entamé un nouveau défilé dans le centre de la ville de Rangoun, en direction de la pagode de Sule, certains d'entre eux portant des masques chirurgicaux en prévision de l'usage de gaz lacrymogènes par la police. Dès mercredi matin, des soldats et des policiers anti-émeute birmans s'étaient déployés autour d'au moins six monastères bouddhistes de Rangoun, à la pointe des manifestations des derniers jours contre la junte militaire, ont rapporté des témoins.

Plusieurs centaines de membres des services de sécurité se trouvaient dans un parking du centre de la ville, près de la pagode Sule, qui a été au centre des manifestations, et il semble qu'ils se tiennent prêts à empêcher tout nouveau défilé de moines et autres manifestants. La junte au pouvoir avait levé le couvre-feu nocturne qui avait été imposé la veille dans les deux principales villes du pays, Rangoun et Mandalay, à la suite des plus grandes manifestations de protestation contre la dictature depuis 1988.

Signe d'un durcissement de l'attitude des autorités, un acteur vedette, Za Ga Na, qui avait rejoint lundi les rangs des moines qui manifestent, a été arrêté à son domicile de Rangoun dans la nuit de mardi à mercredi, ont déclaré ses proches.

Autre signe de durcissement, Aung San Suu Kyi, chef de file de l'opposition démocratique, assignée à résidence depuis des années, a été conduite dimanche à la prison d'Insein, 24 heures après être apparue devant sa résidence pour saluer les moines qui défilaient, a-t-on déclaré de source bien informée. La journée de mardi pouvait rappeler certains aspects des jours sombres de 1988, durant lesquels 3.000 personnes avaient été massacrées.

LA 22E DIVISION AURAIT ÉTÉ DÉPLOYÉE DANS RANGOUN

Des véhicules équipés de mégaphones ont parcouru Rangoun en diffusant des menaces d'intervention, en vertu d'une loi qui autorise l'armée à disperser les manifestations illégales.

L'enquêteur de l'Onu sur les droits de l'homme chargé du Myanmar, Paulo Sergio Pinheiro, a dit craindre "une répression très sévère". "Il y a urgence", a-t-il dit, en estimant que la Chine était une puissance de la région à même de jouer un "rôle positive" pour désamorcer la tension au Myanmar.

Malgré les menaces diffusées par haut-parleurs, des manifestants sont descendus dans les rues de Rangoun, avec à leur tête 10.000 bonzes scandant le mot de "Démocratie! Démocratie!" En signe de défi, certains manifestants agitaient le drapeau rouge du "paon combattant", emblème des syndicats étudiants qui s'étaient placés à la pointe du mouvement insurrectionnel de 1988.

A Taunggok, ville côtière à 400 km au nord-ouest de Rangoun, des milliers de moines et de civils sont là aussi descendus dans les rues mardi, ont rapporté des témoins. Des rebelles karen, actifs près de la frontière thaïlandaise, ont quant à eux déclaré à Reuters que des soldats de la 22e division avaient été dépêchés à Rangoun. Cette division avait joué un grand rôle dans les massacres de 1988 et cette information donne un poids certain aux menaces lancées par le ministre des Cultes, le général Thura Myint Maung.

Celui-ci, cité par la radio nationale, a dit en début de semaine que des mesures seraient prises à l'encontre de la hiérarchie des moines bouddhistes si ceux-ci ne contrôlaient pas leurs subordonnés en les empêchant de participer à des manifestations fomentées par des "extrémistes politiques".

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Une marche anti-OGM du 9 au 13 octobre, de Chartres à Paris avant le "Grenelle de l'environnement"

REUTERS : mercredi 26 septembre 2007

PARIS (Reuters) - José Bové et les anti-OGM demanderont à rencontrer Nicolas Sarkozy après la marche prévue du 9 au 13 octobre de Chartres à Paris en faveur d'un moratoire et d'une loi sur les organismes génétiquement modifiés.

"On ne demande pas à Nicolas Sarkozy de décrocher la lune, on lui demande simplement de suivre de ce que demande la majorité des Français et des pays européens", a déclaré mercredi le leader altermondialiste sur RTL.

La marche organisée par les anti-OGM sera suivie le 14 octobre à Paris "d'assises" destinée à promouvoir un projet de loi, auquel semble favorable, selon lui, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. Ce texte visera à "préserver ceux qui ne veulent pas d'OGM ni dans leurs champs, ni dans leur assiette."

"Suite à cela, il sera temps de rencontrer le président de la République pour lui faire part de cette proposition, qui est utilisée aujourd'hui dans la majorité des pays européens", a souligné José Bové.

Le tribunal correctionnel de Carcassonne a ordonné sine die la semaine dernière le renvoi du procès de cinq militants anti-OGM dont José Bové, poursuivis pour une action menée en 2006 chez le semencier Monsanto à Trèbes (Aude).

José Bové a confirmé que le parquet avait requis ce renvoi en raison de la tenue fin octobre du "Grenelle de l'environnement", instaurant ainsi une forme de moratoire judiciaire.

Un journaliste lui demandant s'il était normal que les procureurs fassent de la politique, José Bové a répondu : "ce n'est pas un scoop, les procureurs aujourd'hui prennent leurs ordres au ministère de la Justice."

Posté par werdna à 11:52 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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