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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mardi 25 septembre 2007

Un poste au gouvernement proposé au leader des Don Quichotte

NOUVELOBS 25.09.2007 

Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, a indiqué mardi 25 septembre sur France Inter qu'il avait reçu la proposition de Christine Boutin, ministre du Logement, d'intégrer son cabinet, et qu'il n'avait pas "dit non".


Interrogé sur l'éventualité d'intégrer le gouvernement, le comédien a précisé : "Je veux être le plus transparent". "J'ai eu une proposition avant-hier de Mme Boutin pour entrer justement dans le gouvernement, pour devenir chef de mission au cabinet", a-t-il expliqué. Il a indiqué ensuite qu'il serait prêt à participer au gouvernement à condition qu'on lui donne "des moyens". Le leader des Don Quichotte n'a pas décliné l'offre. "Ce serait idiot de dire non maintenant", a-t-il dit.

Comité de suivi
Auparavant, Augustin Legrand avait vivement critiqué Martin Hirsch, révélant qu'il avait "insulté" le Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
Depuis la "crise des tentes", notamment sur le canal Saint-Martin à Paris, Augustin Legrand copréside, avec la ministre du Logement Christine Boutin, le Comité de suivi sur le plan d'action gouvernemental pour l'hébergement des SDF. Ce comité avait été mis en place par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale.
Par ailleurs, Christine Boutin a décliné à la dernière minute l'invitation de la radio, pour débattre avec Augustin Legrand et les auditeurs de France Inter

"J'ai proposé à Augustin de rentrer dans mon cabinet comme chargé de mission. Je le connais depuis un certain temps, je le respecte et je l'admire", a-t-elle expliqué à l'occasion d'une de ses "Réunions de chantier", dans le cadre de la décentralisation à Lyon, pour deux semaines, de son ministère.

Christine Boutin souhaite que le comédien, qui reproche au gouvernement ne de pas tenir ses promesses envers les SDF, prenne ainsi "conscience de l'ensemble des difficultés concernant le logement."

"Il aurait l'accès à toutes les questions aujourd'hui restées sans réponses, il verra que ma volonté d'agir est totale et réelle", a-t-elle ajouté. "Si tu acceptes la mission, tu verras qu'il n'y a pas que l'administration qui bloque", a poursuivi la ministre à l'adresse du comédien. Augustin Legrand, qui présidait mardi à Lyon un comité de suivi du Plan d'action renforcé en faveur des sans-abri, a réitéré pour sa part ses critiques, sans rejeter d'emblée la proposition de Christine Boutin.

"On nous avait promis 27.100 places pour les sans-abri pour le 1er janvier 2008. A priori il y a déjà beaucoup de retard, on n'arrivera qu'à 14.000", a-t-il dit.

Interrogé sur la proposition de la ministre, Augustin Legrand a confié qu'il hésitait.

"Elle est sincère, elle a une vraie détermination, elle est venue en pleurant au canal Saint-Martin (à Paris) l'hiver dernier, mais je me demande si je serais plus utile à l'intérieur ou à l'extérieur", a-t-il dit.

"Il faut étudier la proposition. Je ne suis pas idiot, je veux éviter qu'on dise que c'est de la récupération, je me sens responsable face aux SDF, je veux continuer à les accompagner", a-t-il ajouté.

Augustin Legrand a souligné qu'il ne voulait pas faire de la politique et qu'il ne rentrerait pas au sein d'un cabinet s'il n'était pas en mesure de garder sa "liberté de parole."

Il a dit espérer que Christine Boutin ne sera pas "virée en janvier lors du remaniement ministériel" évoqué par des membres de la majorité.

Posté par Kozett à 12:30 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Marché noir autour de la Coupe du Monde

Ouest-France 23/09/07 - Agnès CLERMONT

Plusieurs centaines de billets pour la Coupe du Monde de rugby auraient été mises en vente illégalement. Un trafic détecté samedi, à Nantes.

Samedi, stade de la Beaujoire. Avant le match de rugby Angleterre-Samoa, le manège d'un acheteur alerte l'organisation. Bingo : plus qu'une revente à la sauvette, sans doute un véritable trafic.

Il avait réservé ses places via Internet. Jusqu'ici, tout va bien. Sauf qu'au guichet du stade de la Beaujoire, samedi, avant le début de la rencontre entre l'Angleterre et Samoa, l'homme ne passe pas inaperçu : le personnel remarque que l'acheteur a déjà plusieurs billets en sa possession.

Aussitôt, c'est l'alerte, explique Rémi Leonetti, directeur de la billetterie pour la Coupe du Monde de rugby : « On ne fait pas la chasse systématique à la revente à la sauvette. Mais il y a une différence entre le père de famille qui veut céder sa place et le marché noir. Lorsque des billets sont revendus plusieurs fois le prix, c'est un préjudice pour le spectateur. Pour cette raison, on s'efforce d'enrayer les fraudes. »

À Nantes, trois personnes ont été interpellées en flagrant délit, samedi : deux Indiens et un Norvégien âgés de 20 à 30 ans. En leur possession, de l'argent liquide et une cinquantaine de billets. Les trois suspects ont été déférés, hier, au parquet de Nantes.

Ce marché noir organisé autour de la Coupe du Monde pourrait trouver des ramifications ailleurs sur le territoire national. On parle de cinq cents billets en circulation, d'un site créé pour l'occasion avec des prix qui font la culbute, trois ou quatre fois supérieurs au tarif initial. Du côté de l'hôtel de police et du parquet de Nantes, silence total sur une affaire en cours d'élucidation.

Jusque-là, précise Rémi Leonetti, aucun trafic n'avait affecté l'organisation de la Coupe du Monde 2007. Qui a installé plusieurs filtres pour empêcher les reventes illégales. Achat limité à six billets par personne et par matchs, deux seulement pour certaines rencontres. Avec, certes, quelques tentatives : « Il y a deux ou trois mois, nous avons eu affaire à un début de réseau. Très vite, nous avions alerté la brigade de répression de la délinquance astucieuse. Tout était rentré dans l'ordre. »

Rappelons qu'une loi de juin 1919 interdit la revente de billets par toute personne non homologuée, « y compris pour un seul exemplaire, explique Loïc Le Gac, directeur de la société Satori. C'est vrai que ces pratiques ont beaucoup augmenté avec Internet. Mais elles sont illégales. »

Posté par werdna à 12:19 - Jeunesse et Sport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Niger: le correspondant RFI poursuivi pour "atteinte à la sûreté de l'Etat"

NIAMEY (AFP) - 22/09/2007

Le correspondant de Radio France Internationale (RFI) à Niamey, Moussa Kaka, est poursuivi pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), a affirmé vendredi soir la justice nigérienne.

"Moussa Kaka a été interpellé dans le cadre d'une enquête au regard de la nature de certains actes qu'il a posés (...). Si l'intéressé n'est pas au service du MNJ, il est de connivence avec ce mouvement (MNJ)", a déclaré à la télévision publique le procureur général près la Cour d'Appel de Niamey, Adama Harouna.

Le magistrat a notamment basé ses accusations sur des conversations téléphoniques que M. Kaka a eues entre le 27 août et le 20 septembre avec des membres du MNJ, dont son chef Agali Alambo.

"Quelques faits saillants" de ces conversations "constituent ses accointances avec le MNJ au détriment de l'intérêt supérieur du Niger", a déclaré le procureur.  Selon lui, les discussions du journaliste avec les rebelles ont tourné autour de leurs activités dans le nord, de leurs relations avec les rebelles touareg du Mali voisin, ainsi que des modalités de paiement de "prestations" offertes par M. Kaka au MNJ, notamment des photographies ou de copie de CD. Par "ces actes", M. Kaka "pactise avec l'adversaire en l'informant quotidiennement et méthodiquement de tous nos faits et gestes", a-t-il estimé.

"S'il s'avère que les faits dénoncés sont établis, la question sera soumise à l'examen des juridictions compétentes. Dans le cas contraire, M. Kaka sera remis en liberté", a-t-il assuré.  Egalement correspondant de Reporter sans frontière (RSF), M. Kaka a été interpellé jeudi par des gendarmes dans les locaux de Saraouniya, une radio privée qu'il dirige. Il est gardé depuis au secret.

"Je n'ai pas pu lui rendre visite", a affirmé à la presse l'épouse du journaliste.  Saraouniya est une des radios nigériennes qui donne le plus souvent la parole au MNJ.

Dans une déclaration, les journalistes nigériens ont "vivement" condamné samedi l'arrestation de M. Kaka, estimant qu'elle "vise à entraver le droit du public à l'information", notamment sur le conflit entre l'armée et le MNJ.  "Nous exigeons sa libération immédiate et sans conditions et rendons le président de la république et le gouvernement responsables de tout ce qui adviendra à notre confrère", souligne leur déclaration.

RSF et RFI, par l'intermédiaire de sa Société des Journalistes (SDJ), avaient demandé vendredi la libération de M. Kaka.  La SDJ a dénoncé "des méthodes d'intimidation et de censure qui ne disent par leur nom", en rappelant que M. Kaka avait été menacé de mort le 14 juillet par le chef d'état-major de l'armée nigérienne et que les émissions de RFI avaient été suspendues en FM durant un mois.

Posté par werdna à 12:12 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hong Kong, plaque tournante de la contrebande d'antiquités chinoises

TV5 25/09/07

Porcelaines, terres cuites, calligraphies et autres Bouddhas géants: les amateurs d'antiquités chinoises trouvent sur Hollywood Road les pièces les plus anciennes, souvent pillées sur les sites chinois mais vendues en toute légalité à Hong Kong.

"La plupart des antiquités vendues à Hong Kong proviennent de Chine et la grande majorité sont issues de sites pillés", affirme le professeur P.K. Cheng, directeur du département de civilisation chinoise à l'Université de Hong Kong.  "C'est un secret de polichinelle", confirme Sally Chu, qui tient l'une de ces boutiques. "Les pièces que nous vendons ont été prélevées sur des sites chinois anciens", ajoute cette spécialiste des antiquités chinoises et tibétaines. La Chine, qui a perdu ainsi des millions de trésors, souhaite mettre un terme à un trafic très juteux. Elle va interdire les exportations de toutes ses antiquités datant d'avant 1911.

Jusqu'à présent, cette interdiction concernait les antiquités remontant à 1795, ce qui n'empêchait pas des terres cuites et autres statues bien plus anciennes de se retrouver entre les mains de vendeurs peu scrupuleux. La nouvelle réglementation, qui va protéger le patrimoine jusqu'à la dernière dynastie impériale, celle des Qing, entrera en vigueur à la fin de l'année.  Hong Kong, région administrative spéciale, n'est pas concernée par cette réglementation et pourra donc continuer à commercialiser des antiquités datant d'avant 1911.

Du reste, les autorités hongkongaises montrent peu de zèle à lutter contre l'entrée illégale de telles pièces. Depuis 10 ans, l'administration des douanes n'a interdit qu'à trois reprises des entrées d'antiquités chinoises. "Le peu de saisies réalisées au cours des dix dernières années montre que la contrebande est faible à Hong Kong", assure un représentant des douanes. Un point de vue que ne partagent pas collectionneurs et experts. "Si autant de gens peuvent entrer ou sortir en douce du territoire chinois, ils peuvent aussi se livrer à ça (la contrebande)", estime le professeur Cheng.

"Il y a 10 ans, le phénomène était plus important. Des fonctionnaires et des militaires étaient également impliqués, mais le gouvernement central a commencé à y mettre un terme", ajoute M. Cheng. Des pilleurs de tombe ont ainsi été condamnés à mort et exécutés.  Mais dans le même temps, "dans les campagnes, les villageois ont pris conscience de la valeur commerciale de ces objets et n'hésitent pas à piller des trésors enterrés, comme des tombes", relève encore M. Cheng.

Quant aux acheteurs qui arpentent Hollywood Road, "les plus riches viennent de Chine", assure Sally Chu. "Les antiquités qu'ils achètent ici sont accompagnées de certificats, ce qui leur permet de repasser la frontière en toute légalité", ajoute l'antiquaire.

Pour un autre marchand, "l'achat d'antiquités munies de certificats fournis par les commerçants de Hong Kong est aussi un moyen de blanchir de l'argent. Ainsi, "beaucoup de collectionneurs privés paient en cash des antiquités qui pourront ensuite être revendues sans souci à New York, Paris ou Londres", ajoute-t-il sous couvert d'anonymat.  Au final, pour le professeur Cheng, le risque d'éparpillement du patrimoine, et par là même la destruction de l'histoire d'un pays, constitue le principal enjeu.

"Ces antiquités présentent aux yeux des collectionneurs un intérêt esthétique, mais ce qui est grave, c'est qu'en les retirant de leur site, leur signification historique et culturelle disparaissent", plaide M. Cheng.

Et même si la Révolution culturelle de Mao et ses Gardes rouges ont en partie détruit le patrimoine historique, "ils ne s'en sont pas pris à tous ces trésors enterrés, comme ces chambres funéraires que certains paysans de la province de Shanxi ouvrent à la dynamite", conclut le professeur.

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Demandons à l'Europe d'imposer un moratoire sur l'exploitation des ressources en Arctique

25 septembre 2007  Emile Vivier, Antoine Bonte, Alfred Leclercq
Présenté par Nord Ecologie Conseil

En quoi un Danois, un Canadien, un Russe, un Américain, a-t-il plus de légitimité qu'un Aborigène, un Péruvien, un Malien, un Malgache pour revendiquer des réserves accumulées sous l'océan Arctique à une époque où l'espèce humaine n'était encore qu'une improbable possibilité de l'évolution ?

Ce qui est vrai dans l'espace l'est aussi dans le temps : en quoi une quinzaine de générations s'autorise le droit de piller, au profit d'une minorité, des réserves inaliénables propriété du Vivant passé, présent et futur.

L'Humanité dispose peut-être d'une dernière chance pour se sauver et comprendre enfin l'étendue du problème auquel les générations futures auront à faire face. Ne pourrissons pas l'océan arctique comme nous avons pourri le Rhône et tant d'autres fleuves et rivières.

En 50 ans la température moyenne de la terre a augmenté d'environ 0.6 °C, mais la température de l'Arctique a augmenté de 2.1°C. Il y a fort à craindre une accélération de cette évolution : la diminution de la banquise entraîne un réchauffement de l'eau liquide et la fonte du permafrost dégage de grandes quantités de méthane, gaz hautement actif par effet de serre, sans compter les risques de fonte de la calotte polaire du Groenland et les risques de modification du Gulf Stream ; bel exemple de réaction positive.

Au risque de dégrader encore plus l'état de la Planète, les appétits s'aiguisent, une guerre économique se prépare, en attendant probablement plus. Peut on imaginer que l'extraction de ces ressources n'engendre pas, dans l'état actuel de nos technologies des pollutions qui dégraderont encore plus l'état de l'Arctique, sans compter les risques d'accidents quasiment inévitables, de guerres, de sabotages ou d'attentats.

Ces richesses n'appartiennent t-elles pas à l'ensemble de l'Humanité, n'avons-nous pas déjà pillé suffisamment la Terre au détriment des générations futures pour ne pas décréter un moratoire sur cette région si importante pour la maintien de conditions de vie acceptables sur toute la Planète ?

Dans l'état actuel des techniques, ces exploitations seront coûteuses, dangereuses, aussi bien pour la Planète que pour ceux qui y travailleront. Investissons cet argent dans des énergies renouvelables, dans des techniques de traitements des déchets et de récupérations efficaces, de réparations d'espaces de vie et lorsque l'avenir de notre espèce ne sera plus menacé, il sera toujours temps pour les générations futures de décider ce qu'il conviendra de faire de ces ressources naturelles.

L'écologie humaniste, celle qui veut préserver un avenir acceptable pour la Planète et ses occupants, elle doit « faire le pont » entre toutes les sensibilités politiques et philosophiques. Ce projet sera soumis aux différentes organisations politiques, leurs dirigeants, leurs élus, aux ONG et à des personnalités pour obtenir un soutien le plus large possible.

Sauf indication contraire, les soutiens obtenus pourront être publiés :


- Emile Vivier : agrégé de Sciences Naturelles, docteur en biologie, professeur de Biologie animale à l'Université des Sciences de Lille où il a mis en place des cours d'écologie dès 1975,
a été chercheur à l'institut Pasteur et au CNRS.

Membre du conseil économique et social de la région Nord Pas de Calais. Il a participé à la campagne électorale de René Dumont en 1972. Il a participé à la fondation de Nord Nature pour s'opposer à la création d'un barrage dans l'estuaire de la Canche. Il a été membre du conseil d'administration de France Nature Environnement.  Membre fondateur et Président d'Honneur de Nord Ecologie Conseil.

- Antoine Bonte : ingénieur I.D.N (devenue Ecole Centrale de Lille), docteur en géologie.

Dans son dernier livre, écrit en 1987 peu de temps avant son décès, il pose une question essentielle qui sert de base à notre motion : « à qui la Terre » (titre du livre) Il met en évidence que la lutte contre le gaspillage et la pollution suppose, au préalable, un accord international sur la propriété des richesses naturelles pour éviter que leur gestion ne soit laisser « à l'initiative d'individus sans scrupules ou d'organismes avides et irresponsables ». Il met aussi l'accent sur le problème de la démographie galopante, véritable pollution qui potentialise toutes les autres, et comme le dit J.Y Cousteau dans la préface du livre : »....l'influence déterminante de l'explosion démographique sur la dérive des riches vers le gaspillage et des pauvres vers la misère ».

- Alfred Leclercq : agrégé de Sciences Physiques, professeur de chaire supérieure,
Professeur de Physique en Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles. Membre fondateur et Président de Nord Ecologie Conseil . Membre du Comité de Pilotage de l'Alliance pour la Planète. Membre de Nord Nature.

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Pour les Verts, Sarkozy se fait "agent commercial du nucléaire"

PARIS (AFP) - 25/09/2007 06h24

Nicolas Sarkozy est "en train de dégrader l'image de la France en rabaissant sa fonction à celle d'agent commercial du nucléaire", a affirmé mardi Yann Wehrling, porte-parole des Verts.

"Les déclarations de Nicolas Sarkozy à l'ONU sur le réchauffement climatique ont le mérite de la clarté. Le réchauffement climatique n'est qu'un enrobage et un prétexte de ses véritables intentions : vendre le nucléaire made in France", a ajouté Yann Wehrling dans un communiqué.

Selon lui, "si les conséquences n'en étaient pas dramatiques pour la planète, cela pourrait en devenir ridicule et faire sourire".

"Que le candidat Sarkozy ait fait des promesses au lobby nucléaire français est une chose. Mais le président de la République, martelant son nucléaire français à chacun de ses déplacements à l'étranger, est en train de dégrader l'image de la France en rabaissant sa fonction à celle d'agent commercial du nucléaire", a-t-il dit.

Lundi lors du sommet sur le climat organisé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, Nicolas Sarkozy a déclaré que la France était "prête à aider tout pays" à se doter du nucléaire civil".

Posté par werdna à 11:53 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le dilemme des généraux birmans

REUTERS : lundi 24 septembre 2007 - Ed Cropley

bonzes

BANGKOK (Reuters) - Tapis dans leur nouvelle capitale, à grande distance du mouvement de protestation le plus large depuis 1988, les généraux au pouvoir au Myanmar sont confrontés à un dilemme sans grand précédent dans l'histoire de l'ex-Birmanie.

Si les généraux choisissent, comme ils l'ont fait en 1988, de mater la contestation, ils courront le risque de propager l'indignation au-delà des cercles restreints de la dissidence. Lancer les forces de l'ordre contre les moines bouddhistes, devenus les fers de lance du mouvement, aurait en effet un impact dévastateur auprès de la population qui révère ses bonzes.

S'ils choisissent en revanche de laisser les manifestations se dérouler dans quelques villes du pays, le risque sera alors de voir se joindre au mouvement d'autres groupes sociaux, les étudiants et les fonctionnaires notamment qui furent des acteurs majeurs du soulèvement de 1988.

Pour l'heure, la stratégie choisie par la junte semble être la prudence. Suu Kyi, qui n'avait plus été vue en public depuis mai 2003 et a passé près de douze des 18 dernières années en prison ou en résidence surveillée, est apparue pendant un quart d'heure sur le pas de sa maison. Même si les moines n'ont pu renouveler cette rencontre symbolique dimanche, ce succès sans précédent a renforcé leur détermination.

"La perspective de voir les moines renoncer est désormais inexistante", notait lundi un diplomate basé à Rangoun. "Ils gagnent chaque jour en courage, leurs revendications grandissent chaque jour, le mouvement devient beaucoup plus ouvertement politique. Il s'agit désormais d'Aung San Suu Kyi, il s'agit désormais de réforme", poursuivait ce diplomate.

"LES GÉNÉRAUX NE FONT JAMAIS DE COMPROMIS"

Malgré la passivité apparente des forces de l'ordre, l'histoire récente enseigne que la junte, au pouvoir depuis 45 ans, peut opter à tout moment pour la répression. En 1988, le mouvement avait pris pendant plusieurs mois, agrégeant étudiants, moines puis fonctionnaires dans une remise en cause du régime militaire et de ses errements économiques. Avant que les généraux ne fassent donner la troupe. La répression avait fait jusqu'à 3.000 morts !

"C'est leur façon traditionnelle de faire face à ce genre de situation. Les généraux ne font jamais de compromis et n'ont aucune idée de la manière de négocier", prévient Win Min, un des leaders aujourd'hui exilé en Thaïlande du mouvement étudiant de 1988. Vingt ans après, les étudiants ont été déplacés loin du centre de Rangoun, dans les faubourgs de l'ex-capitale. Les fonctionnaires ont été transportés eux à Naypyitaw, la nouvelle capitale construite dans la jungle à quelque 400 km plus au nord.

Dans Rangoun, les rumeurs fusent sur l'imminence d'une loi d'urgence, sur l'évacuation en cours des hôpitaux, sur le rassemblement de bataillons entiers aux abords de l'ancienne capitale. Mais les forces de sécurité restent très discrètes dans le centre de la ville. Pour certains diplomates, la Chine, plus proche alliée de l'ex-Birmanie, jouerait un rôle modérateur, poursuivant dans la coulisse ses appels publics à la "réconciliation nationale" lancés lors du récent sommet de Sydney des pays de la région Asie-Pacifique.

Des analystes estiment eux que l'absence de réaction immédiate pourrait être simplement le signe que la junte ne s'attendait pas à ce que le mouvement, réaction à la hausse brutale des prix des carburants à la mi-août, prenne une telle ampleur un mois plus tard.

Posté par werdna à 11:09 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Médecins du Monde veut une charte pour les sans-papiers

REUTERS : mardi 25 septembre 2007

BRUXELLES (Reuters) - Les sans-papiers en Europe n'accèdent que rarement aux soins de santé auxquels ils ont droit par manque d'information ou par peur d'être expulsés, peut-on lire dans un rapport de Médecins du Monde (MDM).

L'organisation non gouvernementale a mené une enquête dans sept pays - Belgique, France, Espagne, Grèce, Italie, Portugal et Royaume-Uni - auprès des migrants en situation irrégulière dans la perspective de la conférence sur l'immigration et la santé qui aura lieu jeudi et vendredi prochain à Lisbonne. "Ce rapport démontre qu'une partie de la population vivant dans l'Union européenne n'a accès ni à la prévention la plus élémentaire, ni aux soins essentiels, alors même qu'il s'agit de personnes vivant dans des conditions particulièrement néfastes à la santé", explique MDM dans ce document rendu public mardi.

En théorie, pourtant, 78% des personnes interrogées peuvent bénéficier d'une couverture santé, même si la situation est très disparate selon les pays qui accueillent les sans-papiers, la Grèce étant citée comme le mauvais élève de la classe. Mais en Belgique, où 99% des personnes y ont droit, 14% seulement d'entre eux l'utilisent. Ces pourcentages sont respectivement de 90% et 7% en France.

Dans 56% des cas, les sans-papiers ne savent tout simplement pas où aller et 24% d'entre eux ont peur d'être dénoncés.

UNE CHARTE EUROPÉENNE

Un sans-papiers sur dix se heurte également à un refus de soins alors que certains des problèmes dont ils souffrent sont des urgences, comme des fractures ou des maladies infectieuses. MDM dénonce un mythe: les migrants en situation irrégulière ne viennent pas en Europe pour se faire soigner: il faut au contraire être en bonne santé pour survivre à l'épreuve d'une immigration clandestine, notamment en provenance d'Afrique.

Mais leurs conditions de vie - 40% ont un logement précaire, 11% vivent dans la rue et tous sont sans ressources fixes - en font une population à risque du point de vue sanitaire et les traumatismes subis dégénèrent souvent en maladies mentales. Quelque 14% des sans-papiers originaires d'Afrique subsaharienne sont porteurs du virus du sida mais 54% d'entre eux ignorent qu'ils peuvent bénéficier d'un test HIV. Cela entraîne un retard dans la découverte des cas et le sida n'est souvent diagnostiqué qu'à l'état de maladie.

Il en va de même pour la vaccination: une petite majorité des sans-papiers savent que leurs enfants peuvent en bénéficier gratuitement et la plupart ignorent où y procéder. MDM demande que les Etats membres de l'Union européenne régularisent et renoncent à expulser les sans-papiers gravement malades qui ne peuvent avoir un accès effectif aux soins de santé dans leur pays d'origine. L'ONG propose aussi une charte pour la santé de toutes les personnes étrangères résidant en Europe.

Posté par werdna à 10:46 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sécurité Sociale : Un faux plan pour gérer l’urgence. Les vrais changements seront pour 2008 !

Avec le projet de financement de la Sécurité sociale présenté hier, l’Etat voit à court terme. Le temps de préparer un plan plus radical pour 2008.

Par FRANçois WENZ-DUMAS Libération mardi 25 septembre 2007

Si l’Etat est, selon l’expression malheu­reuse de François Fillon «en situation de faillite», en matière de Sécurité sociale, il organise carrément son insolvabilité.

Hier, à l’occasion de la réunion de la Commission de comptes de la Sécurité sociale, Eric Woerth a dévoilé les ­grandes options du Projet de loi de financement de la Sé­curité sociale (PLFSS) pour 2008. «On ne se contentera pas de colmater les fuites, de rus­tiner , de courir d’année en année après un équilibre toujours reporté», a assuré - sans rire - le ministre du Budget et des Comptes publics. En oubliant de préciser que les «rustines» dont le gouvernement se contente pour 2007 et 2008 servent à boucher des trous qu’il a lui-même percés, par exemple en exonérant les entreprises de charges sociales sur les heures supplémentaires.

Plonge. Une évidence : la ré­forme de l’assurance maladie que Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand avaient fait voter en 2004 n’aura pas servi à grand-chose. Après le léger mieux de 2006 (un déficit de 5,9 milliards d’euros au lieu 8 milliards en 2005), l’assurance maladie plonge à nouveau : 6,2 milliards en 2007 et 7,1 milliards en 2008. Toutes branches confondues, on retrouve en 2007 le trou abyssal d’il y a trois ans: 11,7 milliards d’euros.

Côté assurance vieillesse, ce n’est pas mieux. Jusqu’ici, la réforme des retraites de François Fillon, en 2003, ayant surtout permis aux salariés qui ont commencé à travailler à 15 ou 16 ans de partir plus tôt que prévu, le déficit de cette branche se creuse. Avec 5,7 milliards d’euros de manque à gagner attendu en 2008, le déficit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse atteint un niveau record.

Expédients. Face à cette dé­bâcle sans précédent, on s’attendrait à des mesures fortes de la part d’un gouvernement qui peine déjà à boucler un budget de l’Etat plombé par les cadeaux fiscaux. Or, à l’exception des franchises de remboursement, les mesures annoncées hier sont à ranger dans la famille des expédients classiques et des formules incantatoires : recettes de poche, dénonciation des fraudes, etc.

«Au total, les recettes fiscales transférées au régime général devraient passer de 21 à près de 27 milliards d’euros», expliquait Eric Woerth aux membres de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Un bel effort du budget de l’Etat. Sauf qu’à y regarder d’un peu plus près, ces quelque 6 milliards d’euros ne sont que l’exacte compensation pour la Sécu des allégements de charges sur les heures supplémentaires décidés par le gouvernement. Tout au plus a-t-il grappillé 1,6 milliard de recettes diverses (taxe sur le chiffre d’affaires des laboratoires pharmaceutiques, hausse de la contribution sur les préretraites…) pour contenir le déficit sous la barre des 10 milliards.

A minima. Le choix du gouvernement pour ce projet de budget de la Sécu pour 2008 est donc clair : on attend 2009… Eric Woerth d’ailleurs ne s’en cache pas: «Quand on dérape, il faut d’abord contre-braquer. C’est ce que nous faisons avec ce PLFSS. Ensuite, il faut accélérer. C’est ce que nous ferons avec les trois débats menés d’ici début 2008», sur la TVA so­ciale, sur le financement de la santé, et sur les retraites, notamment les régimes spéciaux.

En laissant déraper comme il le fait les déficits, le gouvernement se prépare des arguments pour justifier des mesures de déremboursement de soins et d’allongement de la durée de cotisation pour la retraite.

Posté par werdna à 10:37 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Il n'y a pas de "plan de rigueur caché", assure Henri Guaino

NEW YORK (Reuters) - "Il n'y a absolument aucun plan caché de rigueur dans les tuyaux, il n'y a aucune stratégie de préparation des esprits à un tournant quelconque vers une cure d'austérité", a dit Henri Guaino, le principal conseiller du président, joint par des journalistes.

"Je ne commente pas les propos du Premier ministre", a-t-il déclaré. Le conseiller de Nicolas Sarkozy rejette l'idée que le gouvernement et le chef de l'Etat pourrait avoir découvert une situation plus grave que celle à laquelle ils s'attendaient.

"La situation, nous la connaissions, tout est sur la table, il n'y a pas de mystère. On n'a rien caché aux Français pendant la campagne présidentielle, on n'a rien découvert du tout", explique-t-il. "La seule inconnue, pour nous, ce n'est pas les finances publiques, c'est la croissance. On ne sait pas ce qu'elle sera dans trois mois ou dans un an, personne ne sait", a-t-il ajouté.

Henri Guaino assure qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts pour compenser un manque de recettes.

Le chef de l'Etat et le gouvernement ont fait en revanche le choix de réduire les dépenses publiques, "non par le rationnement" ou de façon "comptable" mais "par la voie de la réforme" et en particulier des "réformes structurelles". "C'est comme ça qu'on aura une vraie réduction en profondeur des dépenses publiques. Voilà la stratégie", souligne le conseiller du président. "Plus la situation sera difficile, plus on fera des réformes".

Quant aux premières mesures prises par le gouvernement pour créer un "choc de confiance" et de croissance, tel que le "paquet fiscal" voté cet été, "il faut du temps pour qu'elles produisent leurs effets", fait-il valoir.

"Donc le choc de croissance n'est pas pour tout de suite", ajoute Henri Guaino, pour qui "il ne faut pas suréagir de façon conjoncturelle".

La semaine dernière sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu'il attendait ce coup de fouet pour l'année 2009 : "2007, je n'y suis quand même pour rien ( !), 2008 on va essayer de la doper, et 2009 ce sera la mienne."

Ouf ! On le croit

Posté par werdna à 10:36 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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