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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

vendredi 21 septembre 2007

L'Elysée, une agence à communiquer

Au bord de la Sarkoverdose ? Hier soir encore le président s’était invité au JT des deux principales chaînes de télévision. L'omniprésence du président dans les médias est le résultat d'une stratégie pensée dans ses moindres détails. Des journalistes témoignent du rythme d’enfer imposé par le Président.

Les journalistes sont fatigués. «On a le nez dans le guidon», dit l’un. «On est noyés», soupire un autre. «J’en ai marre de toujours courir à droite et à gauche»,lâche une troisième. Tous crevés, épuisés, rincés par Nicolas Sarkozy, qui imprime à ceux qui le suivent le même train que le sien : d’enfer.

«Permanence». Cette semaine, c’était un festival : un discours sur le social à Paris, sur les fonctionnaires à Nantes… Avec, à chaque fois, les journalistes dans sa roue : «Il a dessiné un nouveau Tour de France, et nous on est les suiveurs», résume Zekri. A chaque déplacement de Sarkozy, un sujet au JT, des sons à la radio, un tombereau de dépêches AFP… «C’est notre rôle de chaîne d’info en continu, plaide Guillaume Dubois, directeur de la rédaction de BFM TV, que de suivre le Président en permanence.»

«Agenda». Faire gaffe : pas si facile pour ces moulinettes à info que sont LCI, i-télé et BFM TV. La journaliste Valentine Lopez, spécialiste de Nicolas Sarkozy pour i-Télé, l’admet : «C’est vrai qu’on en fait beaucoup mais, en même temps, Sarkozy est imprévisible. Il nous impose son agenda. Il distille de l’info tout le temps.» Géraldine Woessner, de BFM TV, renchérit : «Personne ne nous oblige à faire les sujets, mais on risque le ratage.» Les deux journalistes font le même constat : pas assez de temps pour travailler, passer des coups de fils, vérifier. Bref,bien faire son boulot de journaliste

 

Très décontractée, l’OPA de Sarkozy sur les médias, et sans risque : alors que le gouvernement, la majorité et l’opposition se partagent le temps de parole télévisé par tiers, celui du président de la République est à part. Décompté par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), mais les chaînes n’ont pas à compenser du Sarkozy par du Hollande. Cet été, le député PS Didier Mathus a attiré l’attention du CSA sur cette atteinte au pluralisme. Réponse : tout doux, le CSA réfléchit depuis plus d’un an, «mais il ne faut pas attendre de décision avant au moins la fin de l’année», indique-t-on au CSA. Pendant ce temps, Sarkozy poursuit son marathon médiatique.

Belles vitrines pour Sarkozy que ces chaînes info qui, depuis des mois, ont toutes pris le même pli : la retransmission des discours présidentiels en direct. Micro ouvert pour Sarkozy, sans filtre, sans commentaire, sinon, ici et là, un débat ou une analyse avant ou après la prestation. La course au direct va même jusqu’à retransmettre les déclarations des porte-parole de l’Elysée (BFM TV) ou de Matignon (LCI) !

Le 6 septembre, la veille du Conseil des ministres décentralisé en Alsace, Patrice Machuret, journaliste à France 3, a fait un truc de fou : contrairement à tous les suiveurs du Président, Libération inclus, Machuret n’a pas fait de sujet. «Il n’y avait rien, rien de nouveau, rien qu’il n’ait déjà dit, raconte Machuret, j’ai appelé la direction, ils m’ont dit : Ah, t’es sûr ? et puis ils m’ont écouté.» Ne pas faire de sujet quand il n’y a rien à dire, quoi de plus normal. Pourtant, les confrères de Machuret l’ont regardé de travers. Lui persiste et signe : «C’était de la com. C’est compliqué parce que Sarkozy nous bombarde tellement, le recul n’est pas facile à prendre, mais il faut que nous, les journalistes, on fasse attention.»

Même chanson à l’Agence France Presse : «On n’a pas tellement de solutions, l’AFP est censée tout couvrir, il faut suivre Sarkozy. Après on peut jouer sur le volume des dépêches. Sur les obsèques du marin pêcheur auxquelles Sarkozy a assisté, par exemple, on n’en a pas fait des tonnes». Pour Philippe Ridet, qui au Monde suit Sarkozy, «un accrédité doit suivre a priori, c’est le président, il propose des choses. Après, notre responsabilité, c’est écrire ou pas».

Par RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

Libération: vendredi 21 septembre 2007

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Pierre Bergé taille un costume de traître à Benamou

Mercredi 19 Septembre 2007 - Sylvain Lapoix

Interviewé par Médias, l'entrepreneur décrit Georges-Marc Benamou, un des proches conseillers de Sarkozy à la culture, comme un « traître » dénué de culture.

Dans un entretien au magazine Médias de septembre, Pierre Bergé, l'homme d'Yves Saint Laurent, révèle une grande amertume envers Georges-Marc Benamou, devenu conseiller de Nicolas Sarkozy. « Je suis fâché parce qu'il est un traître ! », explique-t-il en évoquant Le dernier Mitterrand (éd. Plon), ouvrage paru après la mort du président socialiste, signé par Benamou et adapté depuis au cinéma avec Le promeneur du Champs de Mars. Pierre Bergé reproche à l'auteur de ce livre, écrit à partir d'entretiens avec François Mitterrand, de télescoper les événements et d'avoir fait de l'argent avec une trahison : « J'ai trouvé ça immonde. Et je lui ai dit. » Le principal intéressé n'a pas souhaité répondre à nos question.

L'entrepreneur ne voit pas non plus d'un bon œil les nouvelles fonctions de son « ami de 20 ans » : « Il s'occupe de culture – on ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs », s'étonne-t-il, affirmant que le nouveau conseiller du président de la République n'a « jamais mis les pieds dans un théâtre, dans un concert, dans une exposition, dans rien ! Bref, une absence totale de culture ! » Mais Nicolas Sarkozy n'attend peut-être pas de Georges-Marc Benamou des conseils dans ce domaine.

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Paris Match une joue au « Petit rapporteur » pour provoquer Sarkozy

Mercredi 19 Septembre 2007 - Sylvain Lapoix

Après les photos de Richard Attias avec Cécilia Sarkozy, Paris Match profite de la mort de Jacques Martin pour ressortir clichés et anecdotes de sa vie avec l'actuelle première dame. Serait-ce la petite revanche de l'hebdo ?

Un costume sombre, une alliance bien en vue et une montre rutilante : non, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui fait la une de Paris Match cette semaine mais un de ses prédécesseurs… au bras de Cécilia ! Là où les autres médias ont salué la disparition d'un humoriste talentueux, l'hebdo met en avant un tout autre talent sur sa couverture : « Jacques Martin : 4 femmes, 8 enfants, l'amuseur était aussi un séducteur. » La dernière fois que le magazine s'était plongé dans la vie privée de Cécilia Sarkozy, en août 2005, cela avait nécessité l'envoi de deux paparazzi à New York pour la surprendre avec son amant, Richard Attias. Cette fois-ci, il a suffit au journal d'aller faire un tour dans les archives.

« Les Martin reçoivent les Sarkozy »
Les quatre pages intérieures consacrées aux années du couple « Jacques – Cécilia » sont un véritable festival : extraits de reportage intime à Grasse en 1985 avec maillot de bain et regards complices, pique-nique idyllique en compagnie de leurs deux filles et, cerise sur le gâteau, photo de groupe délicatement légendée « les Martin reçoivent les Sarkozy ». Que sel passe t-il ? Arnaud Lagardère avait pourtant veillé, quand Cécilia était apparu en une avec son amant, à laver l'affront de son ami Nicolas Sarkozy en limogeant Alain Genestar. Paris Match, las de retoucher les bourrelets du président de la République, aurait-il profité de l'occasion pour venger son ancien directeur de la rédaction ?

Insidieuses citations de Jacques et Cécilia
Une fois n'est pas coutume, les photos ne sont pas le seul intérêt de l'article. Le magazine rapporte ainsi que, quand elle a emménagé avec l'animateur, Cécilia aurait glissé à son ex-petit ami : « Je vis avec l'homme le plus connu de France. » De son côté, Jacques Martin se revendiquait une âme de chevalier blanc : « Je déteste les maris qui ont des maîtresses et qui passent leur vie à mentir. » Au moment de son divorce, il s'adonne à une autocritique troublante: « Mon métier est meurtrier. Forcément, je fais de l'ombre à la femme qui vit près de moi. » Toute ressemblance avec des faits s'étant déroulés depuis n'est que pure coïncidence.

Et, comme si les dents du chef de l'Etat ne grinçaient pas assez, Paris Match n'hésite pas à mettre en avant François Fillon dans le même numéro, et ce malgré tous les efforts de Nicolas Sarkozy pour faire oublier son existence ! Mais le chemin de Paris Match sera encore long pour regagner son indépendance.

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Philippe Bilger, avocat général près de la cour d'appel de Paris : "Nicolas Sarkozy n'aime pas la magistrature"

NOUVELOBS.COM | 20.09.2007

L'avocat général près de la cour d'appel de Paris, estime également que Rachida Dati n'a "pas été choisie pour sa compétence".

Avocat général près de la cour d'appel de Paris et auteur de nombreux ouvrages, notamment "J'ai le droit de tout dire" (Ed. du Rocher, juin 2007), Philippe Bilger était jeudi 20 septembre l'invité des forums de nouvelobs.com Interrogé par un internaute sur les capacités de Rachida Dati à la tête de la Chancellerie, il a répondu qu'"elle n´a pas été choisie par le président pour sa compétence. C´est une femme, un symbole et le chouchou du couple présidentiel". Selon lui, il est "fondamental qu´elle soit la représentante naturelle et politique de la magistrature auprès de celui-ci". Cependant, il rappelle l'indépendance du parquet vis-à-vis du ministre en affirmant : "Je ne tolèrerai pas elle vienne se pencher sur mon épaule pour me dire ce que je dois requérir".

"Pas le moindre mot de respect"
Philippe Bilger a, par ailleurs, poursuivi : " J´ai découvert sur le tard que, profondément, Nicolas Sarkozy n´aimait pas la magistrature et qu´il a promu une femme dont l´ambition n´est pas de complaire à l´institution dont elle a la charge mais, peut-être, de favoriser les seuls desseins judiciaires du président. Et de déplorer : " Je suis frappé de voir que celui-ci, avant son élection comme après, n´a jamais eu le moindre mot de respect pour notre administration capitale pour la démocratie".

Contre une politique de "réactions émotionnelles immédiates"

A la question "pourquoi êtes-vous sarkozyste ?", Admettant avoir "approuvé sur le plan intellectuel et judiciaire les projets que Nicolas Sarkozy a proposé", il rétorque toutefois avoir "commencé à penser depuis des années sur la justice, avant même les coups de boutoir de Nicolas Sarkozy contre l´institution judiciaire".
Par ailleurs, invité à s'exprimer sur les réactions du chef de l'Etat "à chaque fait-divers", Philippe Bilger a estimé "normal qu´après chaque catastrophe, le président exprime son émotion et compatisse à la douleur ou à l´indignation populaire". Il a cependant précisé que "ce qui serait anormal, c´est de prétendre tirer dans l´instant, une politique et des mesures de ces réactions émotionnelles immédiates".

Favorable aux peines-plancher et pour une grande loi pénitentiaire

Interrogé sur son opinion à propos des peines-plancher, Philippe Bilger a déclaré que "c´est une réforme certes fragmentaire mais utile. Elle devrait précéder d´autres réformes plus fondamentales et structurelles". Il a précisé ensuite que ce qui était "important" à ses yeux, " c´est de mener de front les réformes à tonalité répressive, qui apparaissent nécessaires et de s´attacher enfin à la restauration en dignité et en matérialité de l´univers pénitentiaire".

Sur les prisonniers sexuels
L'ancien Garde des Sceaux, Robert Badinter, a déclaré au Monde que le fait de pouvoir garder certains prisonniers "sexuels" en détention après l'exécution de la peine pouvait être vu comme un défi au droit, a rappelé un internaute. Philippe Bilger s'est déclaré d'accord "sur le principe" sur ce point. Avant de préciser : "Il n´empêche que pour certaines destinées criminelles (cf Evrard par exemple) un dispositif de surveillance aussi serré soit-il ne peut garantir qu´en liberté, la personne gravement atteinte ne récidive pas dans les intervalles où la surveillance ne sera pas effective".

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Municipales 2008: Françoise de Panafieu "fait la campagne de Ségolène Royal"

Politique Ap 20 09 07

La candidate UMP à la mairie de Paris Françoise de Panafieu "fait la campagne de Ségolène Royal", estime dans un entretien vendredi à "France-Soir" le député UMP Bernard Debré, également candidat.

Bernard Debré doit rencontrer vendredi le président Nicolas Sarkozy, et lui dire que "la droite parisienne a un vrai problème" avec Françoise de Panafieu. Les derniers sondages montrent que la députée-maire du 17e arrondissement de Paris "focalise sur elle 40% de rejet. Il y a un vrai malaise autour de sa personne", ajoute M. Debré.

"Les législatives ont montré que la situation de la droite est très mal engagée, et si vous ajoutez à cela la mauvaise campagne de Françoise... Je veux dire au président de la République qu'il doit agir s'il ne veut pas perde Paris".

D'autant que "nous sommes face à un bon candidat, très ambitieux, qui a fait des choses pour Paris, même si je suis en complet désaccord avec son projet. Face à lui, il faut proposer une rupture, une véritable vision et un projet pour la capitale", selon M. Debré.

Il publiera "bientôt un programme en 14 points" comportant de "nombreuses propositions en matière de logement, de pollution, de lutte contre le chômage" ou de circulation.

Françoise de Panafieu, déplore-t-il, "se contente d'attaques contre Bertrand Delanoë, cela me semble un peu court. Alors, elle dit qu'elle va faire des consultations populaires. Pour moi, elle fait la campagne de Ségolène Royal!".

Bernard Debré s'est "donné jusqu'au mois de novembre". S'il renonce à sa candidature à la mairie de Paris, il donnera à Françoise de Panafieu, soutenue par une majorité d'élus parisiens de l'UMP, le "fruit de (son) travail depuis deux ans".

"Mais je ne m'associerai pas à elle. Il est hors de question de monter à la place du passager sans ceinture dans une voiture qui fonce à toute vitesse vers le mur", affirme-t-il. AP

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Les allègements de charges ont favorisé le fort développement du temps partiel

La Tribune 20/09/07

La part des salariés à temps partiel a plus que doublé au cours des vingt-cinq dernières années, représentant près d'un emploi sur cinq aujourd'hui, selon une étude de la Dares. Plus de la moitié de ces salariés gagnent moins de 753 euros par mois !

La part des salariés travaillant à temps partiel a plus que doublé depuis vingt-cinq ans, passant de 8% de l'ensemble des salariés en 1982 à 18% en 2005. Les salariés à temps partiel sont des femmes dans 83% des cas aujourd'hui. Pourtant, le développement du travail féminin comme la tertiarisation de l'économie n'expliquent qu'une part limitée du développement de l'emploi à temps partiel. La principale raison de son expansion, en particulier depuis quinze ans, résulte dans "la mise en place de mesures de politiques publiques favorisant cette forme d'emploi", selon l'étude.

Or, un abattement de cotisations patronales sur les emplois à temps partiel dans le secteur privé a été créé en 1992 et amplifié en 1993. Parallèlement, une réduction de cotisations socialers patronales sur les bas salaires a été instaurée à partir de 1993, cumulable avec l'abattement pour les emplois à temps partiel. Les lois Aubry de 1998 et 2000 sur les 35 heures ont, à la fois, réduit l'ampleur de l'abattement sur les temps partiels et interdit son cumul avec les allègements de charges sur les bas salaires, d'où la baisse de l'emploi à temps partiel perceptible à partir de 1998.

Après une stabilité entre 2002 et 2004, l'emploi à temps partiel "augmente à nouveau en 2005", avec la nouvelle augmentation des contrats aidés dans le cadre du Plan de cohésion sociale, en particulier dans le secteur non marchand, ces contrats étant systématiquement à temps partiel. C'est la raison pour laquelle les collectivités locales, grandes utilisatrices de ces contrats, emploient un quart de leur personnel à temps partiel.

L'autre secteur dans lequel la part des salariés à temps partiel est très forte est celui des particuliers employeurs : un salarié sur deux y est employé à temps partiel.

La moitié des salariés à temps partiel perçoivent un salaire mensuel net inférieur à 753 euros, indique l'étude du ministère de l'Emploi. Le temps partiel subi concerne plus du tiers de ces salariés: 37% des hommes et 31% des femmes déclarent travailler à temps partiel parce qu'ils n'ont pas trouvé d'emploi à temps complet. Or, les salariés à temps partiel subi perçoivent des salaires inférieurs aux autres: la moitié d'entre eux gagnent moins de 627 euros net par mois. Les employés sont surreprésentés parmi les salariés à temps partiel, tout comme les CDD.

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L’âge critique, ou les mémoires d’Alan Greenspan ex-président de la Banque Fédérale Américaine

Par Isabelle Duriez Libération jeudi 20 septembre 2007

Les mémoires d’Alan Greenspan sortent à point nommé. Au moment où sa présidence à la tête de la Fed - la Banque fédérale américaine - est rééxaminée avec un regard critique après la crise des subprimes, son ouvrage The Age of the Turbulence vient lustrer son costume de gourou de Wall Street. Celui qui a été surnommé «l’oracle» par les marchés financiers, suspendus à ses prévisions pendant dix-huit ans , a présidé à la plus longue période de croissance des Etats-Unis. Et tient à ce qu’on ne retienne de son exercice que ce bilan exceptionnel. Mi-autobiographie, mi-testament économique, son pavé de 500 pages s’est hissé au top des ventes de Amazon.com dès lundi.

Alan Greenspan, 81 ans, raconte une success story à l’américaine. Ou comment un jeune clarinettiste de jazz, qui lisait des livres d’économie entre deux sets , est devenu l’économiste en chef des Etats-Unis pendant près de trente ans, comme conseiller à la Maison Blanche, puis président de la Fed, du krach d’octobre 1987 à la récession post-11 Septembre, en passant par l’éclatement de la bulle technologique.

Mais ce sont ses règlements de compte qu’ont retenus les médias : avec George W. Bush et les républicains. Le premier, qu’il rencontrait une fois par semaine, mais que l’économie avait l’air d’ennuyer, n’était préoccupé que par ses promesses électorales de baisse d’impôts. Les seconds ont lâchement laissé filer les déficits. La critique est facile, maintenant que Bush est impopulaire : Greenspan lui-même a donné son feu vert aux baisses d’impôts en 2001 .

Comme le note dans le New York Times l’économiste Paul Krugman, ces révélations arrivent «six ans et mille milliards de dollars trop tard» . Certains économistes s’interrogent sur d’autres aspects de sa politique. N’a-t-il pas favorisé la bulle immobilière en maintenant des taux bas, sans réguler les prêts hypothécaires ? Aujourd’hui consultant, Greenspan n’aborde pas la question, mais, interviewé par les médias, il a admis ne pas avoir anticipé le danger des subprimes.

Dans le monde feutré de «l’oracle», la remise en cause a ses limites

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Plantu : La réforme en direct

Plantu_La_e_forme

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IMMIGRATION Tests ADN : Martin Hirsch "compte sur le Sénat"

NOUVELOBS 20.09.2007

"Je ne suis pas favorable à cette idée et je compte sur le Sénat pour ne pas s'engager dans cette voie", affirme le Haut commissaire aux solidarités actives.

Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, réitère son opposition à l'utilisation de tests ADN pour les candidats à l'immigration dans les procédures de regroupement familial.


Les députés ont adopté dans la nuit le projet de loi sur "la maîtrise de l'immigration" intégrant cette mesure qui est assortie d'une période expérimentale de deux ans.
"Je ne suis pas favorable à cette idée et je compte sur le Sénat (...) pour ne pas s'engager dans cette voie", a expliqué sur RTL Martin Hirsch, troisième membre "d'ouverture" du gouvernement a exprimé ses réserves, après Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Fadela Amara (Ville).
"Les principes éthiques qu'on a mis en place pour l'ensemble de la population française ou ayant envie de vivre en France font partie de l'identité nationale. Défendre cette identité, cela veut dire parfois renoncer à des techniques nouvelles ou séduisantes", a-t-il ajouté

Posté par Kozett à 00:02 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Xénophobie d'Etat

Point de vue  par Michel Tubiana

LE MONDE | 20.09.07

Le dernier avatar de la politique initiée par M. Sarkozy, depuis qu'il a accédé au poste de ministre de l'intérieur, est d'interdire aux étrangers susceptibles de bénéficier du regroupement familial, d'avoir des enfants adoptés. Il faut qu'ils en soient les géniteurs génétiques et pas apocryphes.

Peu importe qu'une telle démarche soit interdite en France où, heureusement, la famille ne se réduit pas à la biologie. On sait, depuis la création du ministère de l'identité nationale, que les étrangers ne sont plus tout à fait des hommes et des femmes, mais de dangereux individus qui mettent en péril la cohésion sociale, culturelle et économique de notre pays. Il faut, de plus, qu'ils parlent français avant d'en atteindre les rives.

Les millions d'immigrants venus dans notre pays au cours du XXe siècle, africains, asiatiques, européens, juifs, maghrébins, et j'en oublie, ne parlaient pas tous notre langue et ils ont su l'acclimater et l'enrichir. Exiger d'un étranger qui vient en France qu'il parle français, c'est nier sa qualité d'étranger, c'est refuser l'enrichissement que constitue l'échange culturel, c'est dire que l'on ne veut d'étranger que fait au moule d'une certaine idée de la France.

Ces mesures dépassent de très loin le débat autour de l'immigration. Elles construisent, petit à petit, une image de l'étranger assiégeant la France, et lorsqu'il a réussi à y être présent, il devient une sorte de produit corrosif qui dissout la communauté nationale à coups de polygamie ou d'affrontement entre l'Islam et l'Occident.

Quand il n'est pas celui qui refuse de s'engager dans la voie du progrès, comme a su si bien le dire Nicolas Sarkozy à Dakar. Ce discours n'a rien de nouveau, il est celui d'une partie de la droite et de l'extrême droite en son entier depuis que la République existe. Cette politique concentre sur les étrangers nos peurs et nos haines, les transforme en danger et les regarde comme inférieurs.

Elle implique qu'ils soient assimilés à des chiffres, celui des expulsions faites ou à faire ou celui des allocations familiales. Les femmes et les hommes disparaissent derrière leur statut, les enfants n'ont plus d'âge et représentent le même danger que leurs parents.

Ayant déshumanisé les étrangers, il n'y a rien d'anormal que l'on tente de les mettre à part de la communauté des hommes et que l'on menace les hommes et les femmes qui les défendent.

S'en protéger est si nécessaire qu'il faut décréter que toute personne née à l'étranger, dans les anciennes colonies ou de parents étrangers doit justifier qu'elle est française, faisant de millions de personnes des suspects, obligeant certains, dans le pays de la laïcité, à brandir leur religion en guise de preuve.

Petit à petit, des étrangers on en vient à ceux qui pourraient l'être soit administrativement, soit en raison de leur physique. La xénophobie d'Etat s'installe, et elle frappe tout apport allogène ou supposé. Le message de la France perd alors son universalité au profit d'une conception de l'identité qui exclut l'autre et nous enferme dans une France immobile et repliée sur des angoisses préconstruites et instrumentalisées..

Je ne sais comment les historiens qualifieront cette période dans quelques années. Je sais, en revanche, que cette idée de la France n'a jamais porté que haine et drames.

Michel Tubiana, président d'honneur de la LD

Ligue des Droits de l'homme

Posté par Kozett à 00:02 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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