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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 19 septembre 2007

En Chine maintenant, les salaires augmentent…

Jacques SAYAGH.- Ourest-France 19 Septembre

L'Empire du Milieu, eldorado des entreprises françaises... Pas si simple. Les coûts grimpent. Il faut retenir les salariés qualifiés, par exemple en instaurant une complémentaire santé.

La Chine, atelier du monde ? Beaucoup d'entreprises françaises sont tentées de s'y installer pour produire moins cher. Mais les coûts grimpent. L'énergie bien sûr, mais aussi les salaires, multipliés par trois dans le secteur manufacturier entre 1990 et 2005.

« Notre usine de Shanghaï, ouverte il y a deux ans, a connu une hausse des coûts de production (salaires, matières premières...) de 15 à 20 % », confirme Patrick Allaire, le responsable commercial de la société nantaise GEA Batignolles technologies thermiques, qui fabrique de gros radiateurs pour refroidir les fluides des raffineries. Même constat chez le mayennais Dirickx (clôtures, portail, contrôles d'accès), qui a ouvert une usine en 2003 près de Pékin : « Pour le personnel ouvrier, nos salaires augmentent de 4 à 6 % par an. Et bien au-delà pour l'encadrement, dont les salaires peuvent être équivalents à la France », explique Hervé Denis, qui fut chargé de cette implantation. « Le niveau de vie et les prix augmentent. Il est normal que les salariés réclament des hausses de revenu », note Fengyou Rambure, 35 ans, une Mancelle d'origine chinoise, qui a travaillé en Chine.

Un rééquilibrage entre l'Europe et la Chine

Mais produire là-bas reste compétitif. Le coût horaire de la main-d'oeuvre y est dix à trente fois moins élevé qu'en France, avec de fortes disparités ville-campagne. Néanmoins, le discours est désormais mesuré. Y aller oui. Mais en gardant l'outil de production en France. « On veut maintenir le coeur de notre savoir-faire à Nantes, souligne le responsable commercial des Batignolles. Notre site chinois produit pour le marché asiatique. Et cela permet de créer des emplois en France, où est fait le soudage initial des composants. » Un discours qui ne convainc pas Jean-Yves Le Guellaff, de la CFDT : « Notre marché est cyclique. En cas de retournement de tendance, nous craignons que l'usine chinoise menace nos emplois à Nantes. »

Il n'empêche : en Chine, ces entreprises françaises doivent désormais faire des efforts pour garder leurs salariés qualifiés. « Ceux-ci n'hésitent pas à changer d'entreprise pour gagner davantage », raconte Fengyou Rambure. « Pour garder nos spécialistes des achats bien formés, il faut des salaires attractifs, une évolution de carrière », acquiesce Franck Lavalloir, chez Saunier-Duval, filiale nantaise d'un groupe également présent en Chine. « Nous avons instauré une couverture maladie et une complémentaire santé », précise de son côté Hervé Denis (Dirickx).

Et demain ? « Dans dix ans, nous pensons qu'un rééquilibrage va s'opérer entre l'Europe et la Chine », dit Patrick Allaire. « Dans vingt ans, plutôt. Peut-être plus rapidement dans les grandes villes côtières », nuance Fengyou Rambure. « Nous y sommes à long terme pour conquérir ce marché. Pas pour délocaliser, souligne pour sa part Hervé Denis. Les entreprises qui délocalisent se tournent maintenant vers l'Inde ou le Cambodge. »

Nous compatissons aussi ( pas pour les chinois….. mais pour les DSF - délocaliseurs sans frontières)

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Laurent Gbagbo reste malvenu à Paris : La France demande des garanties avant de renouer avec Abidjan

THOMAS HOFNUNG Libération mercredi 19 septembre 2007

C’était il y a cinq ans. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, des re­belles avaient tenté, sans succès, de renverser le président Gbagbo. Plutôt que de se ranger à ses côtés, la France de Jacques Chirac décidait alors de s’interposer militairement, avant de lui imposer les accords de Marcoussis. Une attitude que le président ivoirien n’a jamais digérée. En no­vembre 2004, la rupture était consommée avec la mort de neuf soldats français à Bouaké lors d’un raid aérien de l’armée ivoirienne. Cinq ans après le début de la crise en Côte-d’Ivoire, les relations entre ­Paris et Abidjan ne sont toujours pas normalisées.

Pourtant, en mai, l’élection de Nicolas Sarkozy a été plutôt bien accueillie par le socialiste Gbagbo : tout valait mieux que Chirac ! Depuis, le président ivoirien espère une invitation en bonne et due forme à l’Elysée, et ne ménage pas ses ­efforts pour amadouer son homologue français. Sarkozy «nous fait espérer», confie-t-il cette semaine à l’hebdomadaire Jeune Afrique, «parce qu’il est le seul président de la Ve République à être né après la Seconde Guerre mondiale». Avant d’ajouter, toutefois, qu’il faut «tout remettre à plat avec la France, tout rediscuter» : accords militaires, échanges bilatéraux, etc.

Mais quand ? «Aucune ren­contre n’est à l’ordre du jour», affirme l’entourage de Sarkozy. Ni à Paris ni à New York, en marge de l’assemblée générale de l’ONU, la semaine prochaine. L’Elysée souhaite d’abord des avancées concrètes dans l’organisation d’élections «justes et crédibles» en Côte-d’Ivoire . Lesquelles se font attendre : le processus d’identification de la population, prélude à la réactualisation des listes électorales, n’a toujours pas démarré. «La confiance, cela ne se décrète pas, cela se construit», dit-on à Paris, où l’on assure être prêt à une normalisation avec Abidjan. Mais sous conditions.

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Un chef religieux saoudien s’en prend à « frère Oussama »

Libération mercredi 19 septembre 2007

Un dignitaire religieux saoudien, jadis présenté par Ben Laden lui-même comme « indépendant et digne de respect » à critiqué le chef d’Al-Quaeda via une « lettre ouverte » publié sur son site internetpuis lue dans son émission sur la chaîne MBC.

« Frère Oussama, quelle quantité de sang a été répandue ? Combien d’innocents ont péri ou on perdu leur maison au nom d’Al-Quaeda ? » demande le cheikh Salman Al-Aoudahe au responsable des attentats du 11 septembre 2001.

Al-Aoudahe figure sur la liste des 26 religieux saoudiens qui, en 2004, avaient soutenu l’idée d’une « guerre sainte » contre les Américains. Selon un éditorialiste saoudien, « il prend ses distances à un moment où ceux qui en font autant n’ont rien à perdre ni à risquer ».

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Politique sociale : Au cœur des critiques, le recours à des assurances privées pour financer les systèmes de soins.

Alain Auffray Libération mercredi 19 septembre 2007

Simple «discours de campagne sans annonce concrète» pour le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, «attaque frontale contre l’Etat social» pour le sénateur Jean-Luc Mélenchon : les socialistes portaient hier sur le «nouveau contrat social» de Nicolas Sarkozy des jugements contrastés. Plutôt que de vraies mesures, Sarkozy s’est contenté selon lui d’une «série d’annonces de chantiers» avec pour « seule mesure concrète» une «régression» : «Le recours à l’assurance privée dans l’organisation de notre système de soins.»

«Pistolet sur la tempe».  A la gauche du PS comme au PCF et à l’extrême gauche, les commentaires sont nettement plus belliqueux. Le député des Landes, Henri Emmanuelli, assure que c’est, à sa connaissance, «la première fois qu’est repris par le président de la République le catalogue de revendications du Medef». Les «reculs» les plus sérieux portent à ses yeux sur les «déremboursements importants» de l’assurance-maladie. Le Parti communiste estime qu’en s’en prenant à la sécurité sociale et au «bouc émissaire des régimes spéciaux», Nicolas Sarkozy cherche à «dynamiter le modèle social français», montrant ainsi «son vrai visage, celui d’un réactionnaire cynique qui s’autoproclame défenseur du travail en s’attaquant à ceux qui le rendent possible : les salariés».

Après l’appel à une «riposte commune», lancé ce week-end à la Fête de l’Humanité, le PCF plaidait hier pour «une résistance sans réserve et immédiate de l’ensemble de la gauche». Face à ce qu’il appelle «la politique du pistolet sur la tempe», le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, soutient qu’il faut «engager la mobilisation sans attendre et appeler pour commencer à une journée nationale de manifestation dans les plus brefs délais».

«Plan caché».  Sous couvert d’un discours «faussement équitable», Jean-Marie Le Guen, chargé des questions de santé au sein du groupe PS à l’Assemblée, se demande si Nicolas Sarkozy a posé hier les fondements «d’un plan caché pour notre assurance-maladie». Au-delà des franchises annoncées «pour le second semestre 2008, après les municipales», Le Guen voit venir la définition très restrictive d’un nouveau «panier de soin», voir même la mise en œuvre d’un système dans lequel «les 600 premiers euros dépensés ne seraient plus remboursés».

Pour le député PS, les classes moyennes seront les principales victimes des réformes «inéquitables» présentées hier, en raison notamment de l’instauration du ­recours à l’assurance privée et «aux capacités contributives des personnes ainsi que leur patrimoine» pour le financement de la dépendance. 

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Le SNJ-CGT "condamne la volonté" de Sarkozy de faire des journalistes des "relais"

PARIS(AFP) - 18/09/2007

Le syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) "condamne la volonté" de Nicolas Sarkozy de faire jouer aux journalistes "un rôle de simples relais de sa communication" et appelle ces derniers à "réaffirmer leur indépendance", mardi dans un communiqué.

"Au lieu de négocier avec les interlocuteurs syndicaux, le président de la République va présenter l'ensemble de la stratégie sociale du gouvernement dans un discours devant une association de journalistes", s'étonne le syndicat.

"Dans la suite logique de son agitation médiatique, il compte ainsi trouver une vaste caisse de résonance (et sans contradicteurs) à sa politique antisociale sur le pouvoir d'achat, la protection sociale, la formation professionnelle, la représentativité syndicale, les régimes spéciaux, la fusion ANPE/Unedic...", estime-t-il.

Le comité national du SNJ-CGT "condamne la volonté du président de la République de faire jouer aux journalistes un rôle de simples relais de sa communication". Il appelle l'ensemble de la profession à "ne pas tomber dans le panneau de ce show médiatique permanent" et demande aux journalistes de "réaffirmer leur indépendance et leur esprit critique".

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Fillon grand absent du discours de Sarkozy sur sa "stratégie sociale"

PARIS (AFP) - 18/09/2007

Nicolas Sarkozy a cité plusieurs ministres dans son discours exposant mardi sa stratégie de réformes sociales, mais s'il a prononcé le nom de François Fillon, dont il avait critiqué la "méthode" sans le nommer la semaine dernière.

Luc Chatel (Consommation) et Martin Hirsch (Lutte contre la Pauvreté) ont été cités une fois, Christine Lagarde (Economie) deux fois et surtout Xavier Bertrand (Travail) trois fois.

C'est M. Bertrand, a souligné le chef de l'Etat, qui conduira la réforme emblématique des régimes spéciaux de retraite, celle-là même qui a valu sa première remontrance publique à l'hôte de Matignon.

Interrogé, l'entourage du Premier ministre, qui n'était pas présent au Sénat où a été prononcé le discours, a indiqué que le rôle du Premier ministre serait de "coordonner" et "diriger" la réforme.

Dans la version écrite du discours prononcé mardi devant les journalistes sociaux, Nicolas Sarkozy évoquait "la stratégie que j'ai choisie en matière sociale, et que je demande au Premier ministre François Fillon de mettre en oeuvre". La version prononcée est devenue "la stratégie que j'ai choisie en matière sociale, et que je mettrai en oeuvre".

Le nom de M. Fillon n'a été mentionné qu'en tant qu'ancien ministre des Affaires sociales, qui avait réalisé la précédente réforme des retraites en 2003.

A ce propos, M. Sarkozy a souligné à un autre passage de son discours que "la réforme des régimes spéciaux a été écartée à chaque fois qu'on a réformé les autres régimes, en 1993 puis en 2003".

Le 11 septembre à Rennes, Nicolas Sarkozy avait taclé le chef du gouvernement, affirmant au sujet des régimes spéciaux qu'"un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème".

François Fillon avait assuré l'avant-veille que la réforme de ces régimes spéciaux était "prête" et que le gouvernement attendait le "signal" du chef de l'Etat pour entamer des négociations avec les partenaires sociaux sur ce sujet.

Ses propos avaient suscité une vive réaction des syndicats. Mais ils ne divergeaient pas, sur le fond, de l'approche préconisée par Nicolas Sarkozy.

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La durée de la crise radicalise les Flamands en Belgique

REUTERS : mardi 18 septembre 2007 par Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - La durée de la crise politique belge, qui a atteint mardi le cap des cent jours, radicalise l'opinion publique en Flandre, où près de la moitié des habitants revendiquent désormais leur indépendance.

Tous les journaux belges consacrent mardi leur "une" à cette échéance symbolique dépassée sans espoir de voir une coalition se former à court terme, en tout cas pas avant la rentrée, le 9 octobre, du Parlement fédéral issu des élections du 10 juin.

Certes, le record n'est pas encore atteint. Après les élections législatives de décembre 1987, il a fallu 147 jours pour mettre sur pied un gouvernement et les négociations sont toujours difficiles lorsqu'il s'agit de trouver un accord entre au moins quatre partis.

Le commissaire européen chargé du Développement, le libéral belge Louis Michel, qui est parfois cité comme un possible Premier ministre, refuse de céder au pessimisme. "Cent jours pour faire un gouvernement, on a connu pire", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la Commission. "Je crois que, comme toujours, ça s'arrangera." Le climat actuel ne cesse toutefois de l'inquiéter.

"C'est clair que tant qu'on est dans l'incertitude, qu'on laisse courir des scenarii de type catastrophe, tant qu'on fait des comparaisons que je considère comme oiseuses entre la Tchécoslovaquie et la Belgique, on ne fait qu'alimenter virtuellement et sans aucune vraie raison une sorte de peur intérieure belge", a ajouté ce francophone.

C'est que le contexte est cette fois totalement différent. Les Flamands ont voté en juin dernier aux deux tiers pour des partis qui réclament soit l'indépendance de leur région, soit un confédéralisme qui leur permettrait d'arrêter les transferts financiers vers une Wallonie plus pauvre.

Du côté francophone, on refuse tout net une telle évolution qui aggraverait encore les problèmes économiques déjà graves d'une Wallonie héritant de compétences qu'elle ne pourrait financer, par exemple en matière de sécurité sociale.

Alors que les libéraux, grands vainqueurs des élections dans le sud du pays, et les démocrates-chrétiens flamands, qui ont remporté le scrutin dans le nord, ont des programmes parfaitement compatibles sur le plan socio-économique, ils ne parviennent pas à s'entendre sur les réformes institutionnelles.

Pour corser le tout, le seul homme qui peut devenir Premier ministre, le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, multiplie les provocations ou les bourdes à l'encontre des francophones.

Un jour, il entonne la Marseillaise lorsqu'on lui demande de chanter l'hymne national belge. Le lendemain, il propose d'acheter les francophones en leur donnant de l'argent pour qu'il acceptent d'accorder plus d'autonomie aux régions.

LA BELGIQUE À VENDRE

Dans son palais, le roi Albert II ne sait plus à quel saint de vouer: après avoir nommé un "informateur", puis un "formateur", il s'est rabattu sur un "explorateur" qui semble s'être perdu dans la jungle institutionnelle belge.

"Si j'étais le roi, je commencerais à m'inquiéter", écrit Luc Vanderkelen, l'éditorialiste - très modéré - du journal Het Laatste Niews, qui est le plus lu dans le pays. Il semble avoir raison: plus la crise politique se prolonge, plus l'opinion publique flamande se radicalise.

A la question, posée dans un sondage de son quotidien, de savoir s'ils pensent que la Belgique va disparaître, 65,6% répondent par l'affirmative et 46,1% le souhaitent. Yves Leterme doit devenir Premier ministre pour 60,4% d'entre eux et les Flamands estiment que celui qui défend le mieux leurs intérêts est Bart de Wever, chef d'un petit parti indépendantiste allié aux démocrates-chrétiens flamands.

Plus étonnant, quand on leur demande quelle doit être la priorité du prochain gouvernement, les Flamands répondent la réforme de l'Etat à 77,3% - le chômage (6%) ou la sécurité (1,7%) arrivant très loin dans leurs préoccupations. Il n'est donc pas étonnant que la presse belge consacre quotidiennement des articles aux différents scénarios possibles pour un divorce pratiquement présenté comme inéluctable.

Un plaisantin a d'ailleurs mis la Belgique à vendre sur le site eBay et les enchères sont allées jusqu'à 10 millions d'euros tandis que le dessinateur du journal Le Soir montre mardi un personnage exposant à Nicolas Sarkozy une carte de la France élargie à la Wallonie et à Bruxelles.

"Bruxelles ne serait pas la capitale de la Flandre mais la Marseille du Nord", fait-il dire au président français. "Et la forme n'est pas vilaine", remarque son interlocuteur.

Le Soir est d'ailleurs très inquiet. "Combien de temps allons-nous encore pouvoir nous supporter?", demande son éditorialiste qui exhorte les hommes politiques à former rapidement un gouvernement pour gérer le pays tout en mettant sur pied une grande conférence chargée de réfléchir calmement pendant deux ans à l'avenir.

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La libéralisation de l'énergie fait débat au sein de l'UE

REUTERS : mardi 18 septembre 2007 par Jeff Mason et Yves Clarisse

BRUXELLES (Reuters) - Partisans et adversaires d'une ouverture totale du marché européen de l'énergie ont continué de s'affronter mardi à la veille de la présentation des propositions de la Commission européenne pour ce secteur.

Les conseillers des 27 commissaires sont déjà d'accord sur l'essentiel, puisque deux options seront proposées aux Etats membres, a-t-on appris de source communautaire.La Commission privilégie la "séparation patrimoniale", c'est-à-dire l'éclatement des groupes qui détiennent à la fois des centrales électriques ou au gaz et un réseau de distribution, comme c'est le cas pour le groupe français EDF et les allemands E.ON et RWE.

Elle estime, comme les plus libéraux, les Britanniques ou les Suédois, que la concurrence dans l'Union restera une vue de l'esprit tant que les "nouveaux entrants" se verront refuser l'accès aux réseaux existants par les anciens monopoles.

Mais une majorité d'Etats membres emmenés par la France ont rejeté cette libéralisation radicale du marché de l'énergie et l'exécutif européen doit tenir compte de ce rapport de forces.

La France estime que la séparation patrimoniale est de nature à mettre en péril un certain nombre d'opérateurs, en particulier dans le secteur du gaz, de puissants acteurs russes ou algériens étaient prêts à pénétrer le marché européen avec d'énormes moyens d'acquisition dus à la manne des pétrodollars.

La Commission proposera donc une seconde option pour obtenir un découplage de la production et de la distribution.

OPÉRATEUR INDÉPENDANT

Le commissaire européen aux Transports, le Français Jacques Barrot, plaide pour que les groupes de production puissent préserver une certaine influence sur les réseaux de distribution, une revendication rejetée par les "libéraux".

Ces derniers, dont la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes et le président de la Commission, José Manuel Barroso, ne veulent pas que les producteurs puissent avoir leur mot à dire dans le pilotage des investissements des distributeurs.

Jacques Barrot cherche également à obtenir l'assurance que les gouvernements pourront continuer à contrôler à la fois des activités de production et de distribution, comme c'est le cas pour la France dans EDF. Après la fusion avec Suez, l'Etat français contrôlera encore 34% de Gaz de France.

PROTECTION CONTRE LES RACHATS ÉTRANGERS

La Commission proposera également un mécanisme qui permettrait d'éviter que des entreprises des pays tiers comme la russe Gazprom puissent contrôler des réseaux de distribution dans l'UE, ce qui ne manquera pas d'irriter Vladimir Poutine.

Mais de tels investissements pourraient être autorisés à la condition expresse que le pays tiers en question ait conclu avec l'UE un accord de libre-échange, ce qui n'est pas encore le cas avec la Russie, qui s'y refuse pour l'instant.

Quelle que soit l'issue du débat, les ministres de l'Energie des Vingt-Sept et le Parlement européen, "co-décideurs" sur ce dossier, disposeront, la Commission ne faisant que décider.

Mais l'exécutif européen risque de trouver un moyen détourné pour faire prévaloir sa vision de la libéralisation.

La Commission a averti qu'elle ferait appliquer ses idées d'une autre manière en appliquant tout simplement les règles européennes de concurrence, qui sont très strictes.

La commissaire chargée du dossier, Neelie Kroes, a en effet estimé avoir obtenu la preuve de comportements anticoncurrentiels lors d'inspections menées en 2006 en France, en Italie, en Belgique et en Allemagne.

Dans son enquête, elle estime que l'intégration verticale de l'offre, de la production et de l'infrastructure, pratiquée notamment par EDF, permet aux opérateurs historiques d'empêcher les nouveaux entrants de pénétrer un marché.

Il n'y a guère plus que les consommateurs à ne pas être llibérés !

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Sarko : Tous des nuls; sauf moi !

De Hervé Algalarrondo - Le Nouvel Observateur 19/09/07

Si Sarkozy fait tout; c'est bien entendu parce qu'il sait tout faire mieux que tout le monde. Il ne se contente plus de donner des cours de maintien aux ministres français. Il fait la leçon à des responsables d'organismes internationaux. Ce diplomate est formel : ayant croisé récemment plusieurs chefs de gouvernement après qu'ils se sont entretenus avec Nicolas Sarkozy; il affirme que celui-ci n'hésite pas à flinguer Bernard Kouchner devant témoins. «Il est nul, mais il est populaire», répéterait en boucle le président français. Ce diplomate ajoute : «Jamais François Mitterrand n'a émis la moindre reserve sur ses ministres des Affaires étrangères de droite, au moment des cohabitations, devant des dignitaires étrangers.»


Blâmé; Jean-Claude Trichet; le patron de la Banque centrale européenne; parce que l'euro serait trop fort et qu'il favoriserait les spéculateurs au détriment des entrepreneurs. Blâmé; Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, un ami de Sarkozy pourtant; parce qu'il ne prendrait pas assez d'initiatives pour encadrer le capitalisme financier. A force de vouloir imposer ses solutions et de tirer la couverture à lui; le chef de l'Etat a déjà provoqué une crise dans le couple franco-allemand. Qu'il traite (presque) Angela Merkel comme il traite François Fillon laisse pantois. Déjà; manifestement; dans sa tête de roi de France; se rêverait-il aussi empereur d'Europe ?

Une commission; présidée par Edouard Balladur; a reçu pour mission de préparer une réforme de la Constitution. Le décalage entre les auditions ouatées auxquelles elle procède et la brutalité du comportement présidentiel est total. A l'évidence; Nicolas Sarkozy n'attend qu'une chose de cette commission : qu'elle l'autorise à disposer à sa guise des prérogatives du gouvernement; c'est-à-dire qu'elle avalise sa pratique des institutions. Foin des règles de droit; place au seul règne de la force : c'est lui qui a été élu, son pouvoir ne saurait être borné par des ministres qu'il a lui-même désignés.
Désormais; on sait ce que «ça change» pour Sarkozy d'être devenu le numéro un : il peut s'ébattre sans retenue dans les jardins du numéro deux; du numéro trois; du numéro quatre; etc. L'Etat; c'est lui !
Pourquoi maltraiter à ce point son équipe ? Sarkozy a toujours professé qu'il visait le pouvoir pour l'exercer; non pour en jouir. Il se distingue de présidents comme François Mitterrand ou Jacques Chirac; qui ont rapidement; selon lui; renoncé à réformer le pays irréformable que serait la France pour gérer en pères tranquilles. Lui entend bousculer l'Hexagone; le faire entrer dans la modernité. De là à faire tout; tout seul ! Contrairement à ce qu'affirme dans nos colonnes Henri Guaino; son conseiller spécial, aucun président de la Ve République; à commencer par de Gaulle, n'a méprisé ainsi son ou ses Premiers ministres.


En revanche, une des règles non écrites de la Ve République est qu'un président nouvellement élu commence par péter les plombs, chacun à sa manière, tant l'élection au suffrage universel direct donne un sentiment de surpuissance. François Mitterrand a sincère ment cru, en 1981, que l'Union de la Gauche allait abolir les lois de l'économie. Il a rapidement dû déchanter. Jacques Chirac s'est cru permis, en 1995 et en 2002, à partir de premiers tours très médiocres, de gouverner avec ses seuls affidés. Ses mandats ont été obérés par ce péché originel. En pratiquant l'ouverture, Sarkozy a échappé à la tentation clanique. Sa façon de péter les plombs est à mettre en relation avec son âge : 52 ans. Depuis son accession à l'Elysée, Nicolas Sarkozy paraît touché par le syndrome de l'enfant-roi : je suis le plus beau, le plus fort, j'ai le droit de m'amuser avec tous les jouets, y compris ceux des autres. Le cannibalisme est la maladie infantile du sarkozysme.

Quand le nouvel hôte de l'Elysée va-t-il cesser de mettre les doigts dans tous les pots de confiture ? Ce zapping permanent a amené certains commentateurs à parler d ,« hyperprésidence». Est-ce si sûr ? A force de s'éparpiller, Nicolas Sarkozy oublie ce qui faisait pour de Gaulle l'essence du job : la gestion de l'essentiel.

Pour nos partenaires européens, la France est d'abord le pays de la dette et des déficits. Loin de s'en préoccuper, le président a choisi de les accroître d'emblée avec son «paquet fiscal». Fillon a sonné l'alarme sur les régimes spéciaux de retraite, comme pour signifier : attention, on n'a pas entamé les vraies réformes. Sarkozy a assuré cette semaine qu'il allait les mettre à son agenda. Mais le nouveau pouvoir a perdu la bataille des cent premiers jours en se contentant de mesures clientélistes et de réformettes en trompe l'oeil, comme l'instauration d'un vrai-faux service minimum dans les transports.

La France compte aujourd'hui deux Premiers ministres, deux ministres de l'Economie, deux ministres de l'Intérieur... A-t-elle un président ? Le temps passé par Sarkozy à montrer sa compassion aux victimes de faits divers montre sa volonté de ne pas se couper du pays. Mais lui demande- t-on de se préoccuper déjà de sa réélection ? En cannibalisant l'ensemble du pouvoir exécutif, alors même que le pouvoir législatif est à ses ordres, Sarkozy gouverne sans entraves. Il lui reste à accomplir sa mue : habiter sa fonction.

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Les principales déclarations de Nicolas Sarkozy au Sénat devant les journalistes de l'information sociale.

LIBERATION mardi 18 septembre 2007

Cet après-midi au Sénat, Nicolas Sarkozy a tracé les premiers contours de sa France sociale, devant l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). Au menu : retraites, régimes spéciaux, contrat de travail... Il poursuivra l'exercice demain à Nantes, se concentrant sur la fonction publique.

Le système social à la française, «Il faut en changer»
«Il y a aujourd’hui trois certitudes : le système n’est pas tenable financièrement, il décourage le travail (…); enfin, il n’assure pas l’égalité des chances.» Le chef de l’Etat a estimé que l’organisation sociale française produisait aujourd’hui «plus d’injustice que de justice (...). Il faut en changer.» «C’est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble», fondé sur «le travail, le mérite et l’égalité des chances» et renouant «avec les principes de justice et d’efficacité».

Dialogue social
Oui, à condition que….
Sarkozy s’est efforcé de rassurer les partenaires sociaux, en particulier les syndicats, sur sa volonté de réformer dans la concertation. «Les réformes doivent conjuguer les nécessités de l’action et la pratique du dialogue social», précisant : «Le dialogue social ne doit pas être un alibi à l’inaction; mais l’urgence de l’action ne saurait justifier qu’on méprise le dialogue social.»

35 heures
L'assouplissement «incontournable»
Le chef d'Etat a annoncé son intention d’«aller plus loin» dans l’assouplissement «incontournable» des 35 heures et de «donner une place plus importante à la négociation d’entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail».

Le Smic
«Sortir d'une contradiction insupportable»
Une conférence sur l’emploi et le pouvoir d’achat se tiendra dans la seconde quinzaine du mois d’octobre avec notamment pour objectif de «dépassionner le débat» sur la fixation du Smic. «L’idée, c’est de nous sortir de la contradiction insupportable que connaissent les salariés et les entreprises de notre pays: d’un côté un smic qui progresse fortement, sans lien avec les fondamentaux économiques, ce qui fragilise les entreprises à forte intensité en main d’œuvre; de l’autre un nivellement des salaires par le bas, avec une négociation salariale anémiée et des minima de branches parfois inférieurs au smic.»

«Ce qu’il faut faire, c’est jouer sur toutes les dimensions du problème. Sur la fixation du smic, nous avons besoin de dépassionner le débat. Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement. Cette recommandation, le gouvernement sera libre de la suivre ou non.»

Fusion ANPE-Unedic
Une feuille de route pour Lagarde
Il a annoncé avoir demandé à sa ministre de l’Economie Christine Lagarde de lui faire «dans les quinze jours des propositions sur le processus de fusion de l’ANPE et de l’Unedic», une fusion «qui aura lieu», car «c’est l’intérêt des demandeurs d’emploi».

Contrat de travail
Vers «la rupture négociée» employeur-salarié
Nicolas Sarkozy a confirmé mardi son intention de réformer le contrat de travail, évoquant la possibilité de «modes de rupture négociée» entre un employeur et son salarié. «Nous ne pouvons plus tenir sur cette ligne Maginot juridique (…) Tout le monde a compris qu’un pays où les ruptures de contrat de travail sont soumises à des procédures longues et incertaines est un pays qui encourage les délocalisations, qui crée peu d’emplois et peu de richesses. (...) La solution passe par différentes pistes (…), la promotion de modes de rupture négociée en fait partie, de même que des procédures simplifiées devant les prud’hommes.»

Chômage
Des sanctions «plus fermes et plus justes»
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi son intention de définir «avant la fin de l’année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes» à appliquer lorsqu’un demandeur d’emploi refuse deux offres valables d’emploi ou une formation.

Santé
La franchise justifiée
Il a confirmé mardi que le système des franchises médicales serait inclus dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 et qu’il ne constituait que «l’amorce d’autres mesures fortes et structurantes». «Concilier responsabilité et solidarité, c’est aussi prendre en charge nos nouveaux besoins de santé (maladie d’Alzheimer, plan cancer, soins palliatifs) sans grever les comptes de l’assurance maladie ni peser sur les générations futures. C’est tout l’objet de la franchise qui sera présentée au Parlement dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008.»

«Mais je veux être clair, pour moi, ce n’est que l’amorce d’autres mesures fortes et structurantes», a-t-il souligné. «L’assurance maladie n’a pas vocation à tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler. C’est pourquoi j’ouvre également un grand débat sur le financement de la santé. (…) Nous en tirerons les conclusions au premier semestre de l’année prochaine.»

Régimes spéciaux de retraite
«Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder.»
Le Président a déclaré qu’il voulait «réformer sans tarder» les régimes spéciaux de retraite et a donné deux semaines au ministre du Travail pour en préciser les principes communs avec les partenaires sociaux.
Pour le chef de l’Etat, «l’objectif doit consister, à tout le moins, à harmoniser les régimes spéciaux avec celui de la fonction publique».
«La priorité, c’est de traiter la question des régimes spéciaux de retraite. Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder.»
«Dès demain, Xavier Bertrand à qui j’ai demandé de conduire cette réforme, va engager des discussions avec les acteurs concernés (…). A l’issue de ces entretiens, qui ne devront pas excéder deux semaines, Xavier Bertrand [ministre du Travail, ndlr] précisera les principes communs de l’harmonisation», a souligné le président. Ils seront ensuite «déclinés par la négociation, entreprise par entreprise, pour tenir compte des spécificités de chaque régime».

Laurence Parisot juge possible de tenir le calendrier social

PARIS (Reuters) - Contrairement aux principaux syndicats de salariés, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé possible de tenir le calendrier serré fixé par le président Nicolas Sarkozy pour les réformes sociales.

"Les délais ne sont pas fixés par le président de la République mais dictés par la nécessité de moderniser notre pays", a-t-elle dit à son arrivée au Sénat. " Tous les sujets qui sont mis sur la table aujourd'hui, on les connaît depuis longtemps,  on a des années de retard. "Le discours du président de la République à l'université d'été du Medef (fin août) était historique parce qu'il mettait l'entreprise au coeur du projet économique et social. Le discours aujourd'hui devant l'Ajis est fondateur parce qu'il redessine un modèle social à la hauteur des enjeux du monde moderne", a par ailleurs estimé Laurence Parisot.

L'impatience n'est pas un gage de réussite, dit Mailly 

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a critiqué l'impatience montrée selon lui par le président Nicolas Sarkozy dans son discours sur la politique sociale. "On ne peut pas prédéterminer le temps nécessaire à une bonne négociation, avec un bon accord", a-t-il déclaré à son arrivée. "La négociation, ce n'est pas un jeu de rôles", a-t-il ajouté. "On ne règlera pas tout en 15 jours, sauf à accumuler les dossiers. L'impatience n'est pas toujours un gage de réussite." "Pour le moment, on est dans la continuation, voire l'aggravation de la politique économique", a-t-il ajouté. Il a réaffirmé son opposition à la fusion de l'Unedic et de l'ANPE proposée par le chef de l'Etat, qui va selon lui "à l'encontre des droits des chômeurs". La distinction faite par Nicolas Sarkozy entre solidarité nationale et responsabilité individuelle pour le financement de la protection sociale laisse craindre à Jean-Claude Mailly "une dérive" vers un "système à l'américaine avec une couverture a minima".

"Il y a un grand absent, c'est le pouvoir d'achat (...) Pour les salariés c'est une attente forte, il n'y a rien pour le moment", a-t-il déploré. 

Pour Bernard Thibault, le discours de Sarkozy incite à plus de mobilisation

PARIS (Reuters) - "Sur l'ensemble des sujets (le chef de l'Etat) trouve le moyen de reporter sur les seuls salariés les solutions susceptibles d'être mises en oeuvre", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.

"Il y a donc là, pour moi, un discours totalement décalé", a-t-il poursuivi. "Ça doit être selon moi une incitation à plus de mobilisation puisqu'il n'y a pas, qu'il s'agisse des salaires, qu'il s'agisse de la précarité de l'emploi, de réponse appropriée aux attentes des salariés."

"Il y a au contraire une préparation psychologique à des efforts supplémentaires dans tous les domaines - temps de travail, financement, retraites - d'une seule partie, les salariés", a-t-il ajouté.

"Encore une fois, les employeurs sont exonérés de toute responsabilité."

Le secrétaire général de la CGT a d'autre part jugé impossible à tenir "le rythme sur lequel le président de la République pense pouvoir procéder à un certain nombre de réformes."

"Sur les réformes sociales nous souhaitons que ce soit la transparence et la démocratie qui prévalent", a déclaré Bernard Thibault. "Le chef de l'Etat a la possibilité de mettre au pas les parlementaires, il n'a pas la possibilité de dicter tout l'emploi du temps des organisations syndicales."

Nicolas Sarkozy n'a pas suivi les conseils du Conseil Economique : taxer les niches fiscales (stock options, parachutes, etc…) ce qui rapporterait 33 milliards d’Euros !, comme l'a proposé Philippe Seguin.

Posté par werdna à 00:05 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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