lundi 17 septembre 2007
Tollé des associations contre le projet sur l'immigration
REUTERS : lundi 17 septembre 2007
Des associations et élus de gauche ne désarment pas contre le projet de loi sur la "maîtrise de l'immigration" qui sera discuté à partir de mardi par les députés et comporte selon eux des dispositions inacceptables.
Ce texte a été durci par une trentaine d'amendements votés en commission la semaine dernière, en particulier l'instauration de tests génétiques pour les candidats au regroupement familial, une mesure qui suscite le trouble au sein même du gouvernement.
Deux personnalités "d'ouverture", le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, ont pris leur distance avec cette disposition jugée "gravissime" par les défenseurs des droits de l'homme.
Mais selon le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, la position du chef de l'Etat sur cette mesure n'est pas arrêtée.
Un autre amendement relance le débat sur l'usage des statistiques ethniques. S'inspirant d'une recommandation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), il propose de légaliser la collecte de données de nature raciale ou ethnique.
Le Réseau Education sans frontières (RESF) appelle à manifester mardi en fin de journée devant l'Assemblée nationale.
Trois députés de gauche des Hauts-de-Seine ont apporté lundi leur soutien aux maires de banlieue qui s'opposent à la politique d'expulsions engagée par le gouvernement. "Il importe plus que jamais de résister aux méthodes inhumaines employées et au projet de société xénophobe dessiné", écrivent Roland Muzeau, Marie-Hélène Amiable et Jacqueline Fraysse dans un communiqué.
DISCOURS COMPASSIONNEL ?
Pour Pierre Henry, directeur de France terre d'asile, ce nouveau texte sur l'immigration - le quatrième en cinq ans - obéit "à des fins de politique intérieure" à six mois des élections municipales.
De plus, l'amendement sur les tests ADN vise à faire passer les étrangers pour "d'éternels fraudeurs" et à modifier le droit pénal, dit-il lundi dans L'Humanité. "Et pour quel enjeu ? 9.000 enfants. C'est démesuré."
Il ajoute que l'instauration d'une clause linguistique est discriminatoire puisque les candidats à l'immigration n'auront pas les mêmes facilités selon leur pays origine.
Human Rights Watch dit pour sa part avoir écrit aux parlementaires français pour les exhorter à améliorer les garanties apportées aux immigrés risquant des persécutions ou la torture en cas de renvoi dans leur pays d'origine.
"A la fois les Nations unies et la cour européenne ont clairement signifié à la France que ces garanties n'étaient pas au niveau requis", dit Holly Cartner, responsable de l'organisation internationale pour l'Europe et l'Asie centrale.
Des amendements proposent d'allonger la durée du maintien d'un étranger en zone d'attente.
Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration, a affirmé que les tests ADN, s'ils étaient adoptés par les parlementaires, ne seraient proposés qu'aux volontaires demandant à bénéficier du regroupement familial.
Le projet de loi a déjà déclenché une levée de boucliers parmi les associations, de SOS racisme qui dénonce un texte empreint d'une "vision écoeurante de relent colonial" à la Fédération des droits de l'Homme (FIDH), s'inquiétant de la mise en place d'une "xénophobie d'Etat."
A gauche, tant le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, que Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, ont dénoncé ce week-end à la fête de l'Humanité, près de Paris, le caractère inacceptable des tests ADN.
Cependant, Manuel Valls, "quadra" du PS, a rejeté à la fois "le discours de la droite et celui des associations", appelant le PS à sortir de "l'angélisme" et d'un discours "militant et compassionnel".
Mais pour Pierre Henry, l'opposition est "atone depuis des années", certains partisans de la modernité à gauche "ont perdu toute capacité d'indignation" et d'autres "n'ont de chevaux à enfourcher que ceux que proposent le gouvernement et la droite classique."
Bruits de bottes : Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy s'en vont en guerre contre l'Iran.
La république des lettres – Lundi 11 Septembre
On sait désormais que Ehud Olmert et George W. Bush ont trouvé leurs meilleur alliés en Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner pour aller bombarder l'Iran. Tous prennent argument du programme nucléaire civil développé par le pays de Mahmoud Ahmadinejad, présenté très exagérément aux yeux du monde comme une usine à bombe nucléaire, pour accentuer les pressions et proposer des sanctions internationales de plus en plus lourdes contre lui. Les arguments -- de soi-disant armes de destruction massive -- et la fin ultime -- la guerre pour détruire un pays islamique soi-disant "terroriste" -- sont sensiblement de même ordre que ceux déjà employés en 2003 par les Etats-Unis de George W. Bush contre l'Irak de Saddam Hussein.
Chacun peut aujourd'hui mesurer l'étendue du désastre causé par cette guerre inutile, à la fois sur le plan stratégique: renforcement de la haine anti-occidentale et du terrorisme dans le monde arabo-musulman, déstabilisation de l'équilibre régional; sur le plan politique: où est la nouvelle démocratie promise par les américains ?; et évidemment sur le plan humanitaire: des milliers de morts de tous côtés et l'Irak à feu et à sang. Mais pour ces Dr Folamour il n'y a pas lieu de tirer leçon des erreurs passées. Dans le cas de l'Iran, le risque de provoquer une nouvelle guerre aux conséquences encore incalculables est pourtant autrement plus élevé que pour l'Irak et peut s'étendre au monde entier, la France de Nicolas Sarkozy se plaçant bien inconsidérément et plus que légèrement en première ligne de ce futur et terrifiant conflit.
Ehud Olmert (le premier ministre israélien toujours aux commandes de son pays après sa calamiteuse guerre -- perdue -- contre le Hezbollah au Liban et sa toute aussi désastreuse guerre contre le Hamas en Palestine) désigne depuis longtemps l'existence d'une bombe nucléaire iranienne comme "une menace existentielle" pour Israël. George W. Bush, sous influence des groupes de pression israéliens en matière de politique étrangère, a brandi pour sa part à plusieurs reprises l'option militaire contre Téhéran. Totalement discrédité, y compris auprès des citoyens américains, pour son aventure guerrière contre Bagdad, il ne cesse néanmoins d'appeler de la même façon à punir Téhéran, utilisant une méthode et une rhétorique identiques à celles qui lui ont servi à justifier l'invasion de l'Irak. Il y a deux semaines, discourant sur l'Iran devant devant l'American Legion, il n'hésitait pas à agiter de nouveau le spectre d'un "holocauste nucléaire". On ne change pas une méthode anxiogène qui gagne.
En France, si Jacques Chirac et Dominique de Villepin avaient su s'opposer avec un certain courage aux volontés de domination et aux mensonges éhontés de George W. Bush devant la communauté internationale, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner opérent eux un virage à 180 degrés en matière de positions diplomatico-stratégiques. L'heure est désormais à la soumission, ou plutôt à un soutien zélé à la politique étrangère menée par le plus mauvais président de toute l'histoire des Etats-Unis, qui est également l'homme sans doute le plus dangereux et le plus haï du monde contemporain.
Le nouveau locataire de l'Elysée et son ministre des affaires étrangères croupion, qui ne cachent pas leur atlantisme invétéré et leur amitié indéfectible avec l'Etat hébreux (comme ils le prouvent par ailleurs avec leur nouvelle politique menée toute en faveur d'Israël au Proche-Orient, du Liban à la Syrie en passant par la Palestine), multiplient les déclarations et les discours "bushistes" aux étranges accents guerriers sous-jacents dont le but est à l'évidence de préparer l'opinion publique française à un conflit militaire avec l'Iran. "La démarche des sanctions croissantes est la seule permettant d'échapper à l'alternative la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran", a martelé récemment Nicolas Sarkozy devant le corps diplomatique français, tandis que Bernard Kouchner se répand dans les médias en affirmant qu'"Il faut se préparer au pire, et le pire, c'est la guerre", ajoutant même que les états-majors militaires se préparent déjà à "mettre des plans au point".
Dans les organismes internationaux où elle est en mesure de peser, l'administration sarkozyste s'emploie également activement à convaincre ses partenaires de la pertinence d'une telle politique contre le régime du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, y compris hors cadre de l'ONU et de l'Union Européenne. Mieux, Nicolas Sarkozy, outre sa décision d'aligner purement et simplement l'ensemble de la politique étrangère de Paris sur celle de Washington, et rompant sans complexe avec la règle d'or en vigueur depuis le Général de Gaulle en matière de défense du pays, envisage carrément un retour de la France au sein de la structure militaire de l'OTAN. C'est-à-dire en gros de brader l'indépendance militaire de la France -- voire de l'Europe si c'est possible -- pour se mettre aux ordres des armées de l'Empire; de faire en sorte que Paris et l'ensemble des capitales occidentales parlent désormais toutes d'une seule voix, notamment lorsqu'il s'agit de ces causes on ne peut plus nobles de la "défense d'Israël", de la propagation de "la Démocratie" en terre arabe et de la lutte "contre le terrorisme", surtout lorsque cela concerne des pays arabo-musulmans qui montent en puissance ou font preuve de trop d'indépendance. "L'Iran ne cessera son programme d'armement nucléaire que lorsqu'il aura compris que la communauté internationale est sérieuse, unie et déterminée dans son opposition", a d'ailleurs jugé déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères en saluant les dernières déclarations de Bernard Kouchner.
Tout à leurs discours va-t-en guerre, George W. Bush, Nicolas Sarkozy, Ehud Olmert et Bernard Kouchner oublient toutefois comme d'habitude de mentionner quelques détails que les médias complaisants oublient eux aussi de signaler: tout d'abord que l'escalade militaire nucléaire qu'ils dénoncent haut et fort a été initiée par leur pays -- Israël s'étant même doté de l'arme nucléaire en toute illégalité au regard du Droit international, et ce sans aucune sanction --, ensuite que rien jusqu'à présent, malgré les enquêtes et inspections menées par l'ONU via l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA), ne démontre que l'actuel programme iranien d'enrichissement de l'uranium est mené à des fins militaires, et enfin qu'avant d'engager la France et l'Europe dans une guerre contre ce pays, il serait peut-être utile que George W. Bush veuille bien faire l'effort de poursuivre un minimum les négociations directes avec Mahmoud Ahmadinejad, comme ce dernier le souhaite.
Mais pour le Dr Folamour américain comme pour son nouveau caniche français qui s'imaginent ou du moins tentent de faire croire qu'ils luttent contre Adolphe Hitler, il vaut sans doute mieux provoquer une guerre mondiale que négocier intelligement avec un islamiste dont le pays ne fait que suivre l'exemple fourni par Israël et les grandes nations occidentales.
L'Iran, via un communiqué de l'agence de presse officielle Irna diffusé lundi 17 septembre, estime pour sa part que Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy sont des "traducteurs de la volonté de la Maison Blanche", des "extrêmistes de droite" qui imitent "les hurlements" des Etats-Unis en adoptant "un ton encore plus dur, plus enflammé et plus illogique que celui de Washington". Dans une démocratie, Un homme ne doit pas décider seul de déclencher une guerre ...
Le Procotole de Montréal, 20 ans d'avancées pour l'ozone et le climat
2007-09-16 - Terre Sacrée SOS Planète (Source vérifiée)
Le Protocole de Montréal, qui fête dimanche son 20e anniversaire, sera doublement célébré pour avoir réussi à contrer l'appauvrissement de la couche d'ozone et, divine surprise, participé à la lutte contre le réchauffement climatique.
"D'ici à 2010, s'il n'y avait pas eu le Protocole (de Montréal), les gaz bannis parce que néfastes à l'ozone auraient eu un pouvoir réchauffant supérieur au CO2" (dioxyde de carbone, l'un des principaux gaz à effet de serre), affirme Marie-Lise Chanin de l'Académie des Sciences, directrice de recherches en aéronomie au Centre national de la recherche scientifique.
"On a aujourd'hui pris la mesure de l'interaction entre les deux, mais quand on a commencé à négocier Montréal, on ne le savait pas". La première alerte des scientifiques tombe en 1970 et leurs observations, en 1984, témoignent d'une diminution de la couche d'ozone de 30 à 40% en trente ans.
Trois ans plus tard, le 16 septembre 1987, la communauté internationale se met d'accord sur l'élimination progressive des "substances appauvrissant la couche d'ozone" (SAO) : la chasse est ouverte aux chlorofluorocarbures (CFC), et à partir de 1992, aux hydrofluorocarbures (HCFC) qui avaient dans un premier temps remplacé les CFC dans les systèmes de refroidissement.
Aujourd'hui, 95% des substances dont l'élimination était programmée en 2010 ont disparu de la circulation. Pourquoi un tel succès ? "Sans naïveté, c'est parce que l'industrie a trouvé les substituts et qu'elle y avait un intérêt économique", reconnaît la secrétaire d'Etat française à l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Mais sans le Protocole de Montréal, on aurait eu quelque 100 millions de cancers de la peau supplémentaires en 2020".
"Le Protocole a encouragé la recherche scientifique, mobilisé la communauté internationale au plan financier", , il prouve que quand les Etats décident de s'attaquer à un problème scientifique reconnu et qu'ils y mettent les moyens, ça marche". La comparaison s'avère du même coup cruelle pour le Protocole de Kyoto, adopté en 1997 contre l'effet de serre et qui peine à survivre, tandis que sa première période d'engagements expire en 2012.
"Montréal est un modèle, mais il était plus facile à mettre en oeuvre que Kyoto", estime Mme Chanin.
Pour autant, prévient la scientifique, la couche d'ozone, qui devrait commencer à se reconstituer d'ici à une vingtaine d'années, ne retrouvera sans doute jamais son épaisseur de 1980 en raison du changement climatique.
"Le réchauffement au sol s'accompagne d'un refroidissement en haut : pendant que l'atmosphère se réchauffe sous l'effet des GES, la stratosphère (15 à 25 km d'altitude) se refroidit et bloque la production d'ozone".
L'Iran critique "l'extrémisme" de Sarkozy et Kouchner
NOUVELOBS.COM | 17.09.2007 |
Pour l'agence de presse officielle Irna, les dirigeants français sont des "traducteurs de la volonté de la Maison Blanche". Bernard Kouchner avait évoqué la possibilité d'une guerre.
L'agence de presse officielle iranienne Irna a accusé lundi 17 septembre d'"extrémisme" le président français Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie Bernard Kouchner, après que ce dernier eut mis en garde, la veille, contre les risques d'une guerre autour du programme nucléaire iranien.
"Le nouveau locataire de l'Elysée (le président Sarkozy, ndlr) veut aujourd'hui copier la Maison Blanche", écrit Irna en ajoutant que "cet Européen s'est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements".
L'agence, qui est l'organe officiel de la République islamique, accuse les dirigeants français d'être devenus des "traducteurs de la volonté de la Maison Blanche", ayant adopté "un ton encore plus dur, plus enflammé et plus illogique que celui de Washington".
Le vice-président iranien, Reza Aghazadeh, qui est aussi chef de l'organisation iranienne de l'énergie atomique, a déclaré que les pays occidentaux «avaient toujours choisi la voie de la confrontation à la place de la compréhension et de relations cordiales vis à vis de la grande nation d'Iran».
«Dans la pratique (l'Occident) ne tolère pas qu'il y ait davantage d'États indépendants et de pays en développement s'ajoutant à ceux qui cherchent actuellement de acquérir les technologies modernes», a dit M. Aghazadeh
«La grande nation d'Iran a pris acte de votre comportement discriminatoire et ne l'oubliera pas», a-t-il indiqué.
Nicolas Sarkozy a renouvelé lundi cette hypotèse en exposant, sa "très haute idée de la France et de son rôle dans le monde", dans un discours fleuve prononcé devant les ambassadeurs. Brandissant la thèse d'un monde en perdition et la menace d'un choc des civilisations, il a beaucoup parlé de conflits et de défense.
Pour L’Iran c'est réglé, ce sera le dialogue ou le conflit armé !
Engageant la communauté internationale à promouvoir le dialogue en Irak, au Liban ou au Proche-Orient, Nicolas Sarkozy a été beaucoup plus ferme vis-à-vis de Téhéran, réaffirmant "qu'un Iran doté de l'arme nucléaire, c'est inacceptable, et je pèse mes mots". Sans ménagement, il a estimé que "cette crise est certainement la plus grave pour l'ordre mondial", et encouragé la République islamique à suivre l'exemple de la Corée du Nord, qui a accepté le démantèlement de son programme nucléaire militaire. Avant de noircir son propos, et d'affirmer que le processus de sanctions au Conseil de sécurité de l'ONU est la seule démarche "qui puisse nous permettre d'échapper à une alternative catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".
Peines planchers : un mois après la loi, les sanctions cognent dur
Ouest-France 17 Septembre 2007
Les magistrats peuvent écarter la peine plancher, par décision motivée, dès lors que le prévenu présente des garanties de réinsertion. Mais ce n'est pas toujours le cas.
Un mois après la loi instaurant les peines minimales, en cas de récidive, les premières condamnations tombent. Parfois hors de proportion.
Sur les 61 premières affaires jugées en France, au titre de la loi du 10 août 2007 sur la récidive, les tribunaux ont appliqué à 42 reprises la peine plancher. Elle a été écartée 19 fois, au motif que « les personnes présentaient des gages de réinsertion ». Exemple : l'histoire du jeune Rennais racontée ci-dessous. Autre affaire, le 29 août, à Laval. Le procureur demandait la peine plancher : deux ans ferme. Les juges ont considéré que le jeune prévenu faisait des efforts pour se réinsérer. Ils ont opté pour six mois.
Dans certains tribunaux, au contraire, les magistrats ont la main lourde... conformément à la loi. Le « sommet » a été atteint, le 28 août, à Sarreguemines (Moselle). Sanctionné à 26 reprises, dont 19 fois pour vol, un SDF a été condamné à quatre ans ferme. Il avait volé le porte-monnaie d'une amie et les 30 € qu'il contenait. « L'un de mes autres clients a récemment écopé de trois ans de prison dont la moitié avec sursis, pour des actes de pédophilie, s'indigne Me Alain Zbaczyniak, avocat du SDF. Désormais, celui qui vole deux fois un oeuf va être sanctionné plus lourdement que celui qui vole un boeuf ! »
«Compliquée à comprendre»
« La loi s'applique, mais les tribunaux ne prononcent pas les peines de manière automatique. C'est la preuve que cette loi est utile et équilibrée », répond Didier Guillaume, porte-parole de la garde des Sceaux, Rachida Dati.
Ce n'est pas l'avis de tous les magistrats. On l'a vu avec le vice-procureur de Nancy, convoqué au ministère de la Justice après avoir critiqué le texte. Un juge des Pays de la Loire, qui souhaite garder l'anonymat, dénonce, lui aussi, « une loi qui tente une reprise en main des magistrats. Et, en plus, elle est compliquée à comprendre ».
Reste qu'elle a été votée et qu'elle s'applique. Plus ou moins sévèrement, selon l'appréciation que font les juges des « gages exceptionnels de réinsertion » présentés par les prévenus. À Brest, sur trois peines planchers requises en un mois, les juges n'ont suivi qu'une seule fois. À Nantes, en revanche, sur huit affaires jugées, la peine minimale n'a été écartée qu'une fois, « en raison du jeune âge du prévenu ».
« On est revenu au temps des Misérables »
La loi n'étant pas rétroactive par principe, les premières peines planchers n'ont été prononcées que pour des faits postérieurs au 10 août. Auront-elles un effet dissuasif sur les délinquants multirécidivistes ? Cette exemplarité, le gouvernement l'espère. Les adversaires de cette loi craignent, qu'au contraire, elle ne fasse déborder des prisons déjà surpeuplées.
Plaidant la cause d'un SDF qui avait volé « pour manger », jeudi, à Angers, son avocat, Me Guillaume Asfar, a eu cette phrase : « Nous voici revenus au temps des Misérables de Victor Hugo. Pour deux miches de pain volées, on va en prison. »
91% des Français estiment qu'il est toujours difficile de se loger, selon l'Ifop
PARIS (AFP) - 17/09/2007
Une écrasante majorité des Français (91% ) estime que l'accès au logement devient de plus en plus difficile, selon un sondage Ifop pour le ministère de la Ville publié dans Aujourd'hui en France/Le Parisien lundi.
Il y a aussi de plus en plus, le cas de ces familles modestes ou personnes âgées chassées économiquement de leur logement du centre ville, au bénéfice de nouveaux arrivants des classes moyennes aisées.
Interrogés, les Français placent ce dossier au 7e rang des priorités du gouvernement (19%) - la première restant l'emploi - mais sont une large majorité (83%) à penser que le gouvernement a les moyens d'améliorer la situation.
L'Inde entre au palmarès des "10 lieux les plus pollués au monde", selon un rapport
NEW YORK (AFP) - 17/09/2007
De nouveaux sites industriels extrêmement polluants en Inde, Chine et dans l'ex-Union soviétique ont fait leur apparition dans le peloton de tête des "lieux les plus pollués au monde", selon le classement 2007 publié par l'ONG Blackmisth Institute, basée à New York.
Le "Top 10" des lieux les plus pollués au monde est concentré dans sept pays et affecte la santé de 12 millions de personnes, essentiellement des enfants, selon l'institut qui a établi ce classement en collaboration avec la fondation Green Cross Suisse.
Le nouveau classement comporte quatre nouveaux sites: deux sont situés en Inde (Sukinda et Vapi), un en Chine (Tianying) et un en Azerbaïdjan (Sumgayit).
"L'exploitation des mines, la pollution datant de la guerre froide et la production industrielle dérégulée sont les principaux responsables de la pollution identifiés dans le rapport du Blacksmith Institute", écrit l'institut.
Ainsi, Vapi "symbolise une région surchargée de sites industriels: plus de 50 empoisonnent le sol et l'eau avec des pesticides, des PCB (polychloro-biphényles), du chrome, du mercure, du plomb et du cadmium".
Parmi les dix autres lieux les plus pollués, figurent Linfen (Chine), La Oroya (Pérou), Dzerjinsk et Norilsk (Russie), Tchernobyl (Ukraine) dont un réacteur de la centrale nucléaire avait explosé en avril 1986, et Kabwe (Zambie).
L'ONG a également dressé la liste des "30 lieux pollués" décrits comme "très toxiques et dangereux pour la santé humaine", dont des endroits au Kirghizstan et en République dominicaine.
Les seules régions géographiques ne figurant pas dans le palmarès des "30" sont le Proche-Orient et l'Océanie.
La Fondation Green Cross Suisse lutte pour la maîtrise des dommages consécutifs aux catastrophes industrielles et militaires.
Deux salariés sur trois déplorent une perte de pouvoir d'achat, selon un sondage
PARIS (AFP) - 17/09/2007
Plus des deux tiers des salariés estiment avoir subi une "dégradation" de leur pouvoir d'achat "ces derniers temps", selon un sondage LH2-Randstad pour le Parisien (compte non tenu de la grande majorité des retraités).
Selon ce "baromètre des salariés", 67% des salariés interrogés ont eu l'impression que leur pouvoir d'achat s'était "dégradé ces derniers temps", 29% estimant qu'il n'a "évolué ni en bien ni en mal", et seuls 4% ont perçu "une amélioration".
Interrogés sur "la défiscalisation des heures supplémentaires" votée pendant l'été - le "travailler plus pour gagner plus" du candidat Nicolas Sarkozy -, 54% des salariés estiment que cette réforme ne les "incitera pas à travailler davantage".
Un tiers des salariés - 33% - pensent à l'inverse qu'elle les "incitera à travailler davantage" et 12% disent ne pas "se sentir concernés par la mesure".
Questionnés sur "la situation actuelle du marché de l'emploi" et les possibilités de "changer de travail" pour les salariés, 63% des sondés jugent la situation "défavorable", 34% l'estimant "favorable".
Selon cette étude, réalisée régulièrement, les salariés sont toutefois de moins en moins pessimistes depuis janvier 2006, date à laquelle seuls 17% jugeaient le marché de l'emploi "favorable" et 79% "défavorable".
Seulement 16% des Russes croient en des élections législatives honnêtes
MOSCOU (AFP) - 17/09/2007
…. alors que 69% de la population s'attend à des fraudes, selon un sondage du centre Levada daté du 13 septembre.
Par ailleurs, 43% des Russes doutent qu'ils aillent voter. 14% d'entre eux déclarent qu'ils n'en ont pas l'intention. En même temps, seulement 4% de Russes motivent leur refus d'aller voter par d'éventuelles fraudes aux élections, alors que 19% estiment que leur "participation et (leur) voix ne changeront rien".
Le président du Sénat russe, Sergueï Mironov, a appelé samedi le président Vladimir Poutine à revenir aux affaires à la faveur de la présidentielle de 2012 et estimé que la durée du mandat devrait alors être allongée, a rapporté l'agence Interfax.
"En 2012, comme le permet la loi actuelle, je suis convaincu qu'il faudra présenter Vladimir Poutine (à la présidentielle) et le choisir comme président", a déclaré à Grozny le président du Conseil de la fédération (chambre basse du Parlement). Un président russe ne peut effectuer plus de deux mandats successifs au Kremlin.
"Après la présidentielle de 2008, il sera nécessaire d'adopter une nouvelle loi qui allonge la durée du mandat présidentiel à 5-7 ans", contre 4 ans actuellement, a ajouté M. Mironov, chef de file du parti pro-Kremlin Russie Juste.
Le président du Sénat russe s'est toujours prononcé pour une modification de la Constitution qui permette à Vladimir Poutine de rester au pouvoir.
La nomination vendredi de Viktor Zoubkov à la tête du gouvernement russe a relancé les spéculations sur l'élection d'un président "technique" loyal à M. Poutine préparant son retour en 2012 ou avant.
Le secrétaire général de FO, Mailly veut un dialogue sans date-butoir sur les retraites
REUTERS : dimanche 16 septembre 2007
PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a plaidé dimanche pour un "dialogue réel" entre les syndicats et le gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.
"D'abord avant d'annoncer, de stigmatiser des populations, le gouvernement discute, reçoit les organisations syndicales, les fédérations (pour) un dialogue réel, que tout soit mis sur la table", a-t-il expliqué lors du Grand rendez-vous Europe 1/TV5/Le Parisien.
Il faut pour cela que le chef de l'Etat, qui doit dévoiler les grandes lignes de la réforme mardi, ne mette "pas les gens avec une épée dans le dos et que le gouvernement accepte de discuter sereinement, en prenant le temps nécessaire (...) sans date-butoir".
Jean-Claude Mailly, qui a été reçu par Nicolas Sarkozy samedi, a déclaré qu'il n'avait "pas le sentiment" que le président veuille "passer en force" sur cette question. Mais "sur pas mal de dossiers, on a le sentiment qu'ils veulent aller très très vite", a-t-il ajouté.
Mardi, le numéro un de FO et les autres responsables syndicaux seront tout aussi attentifs au contenu et au ton du discours présidentiel devant l'Association des journalistes de l'information sociale (AJIS).
"On va déjà voir comment tout ça prend. Si ça prend mal, il peut y avoir conflit. (Si) l'objectif c'est 'je passe tout le monde à 40 années de cotisations, point barre', ça va réagir, c'est évident", a-t-il souligné, refusant cependant tout parallèle avec le mouvement social de 1995 qui avait quasiment paralysé le pays.
"J'en sais rien dans l'immédiat. Je ne lis pas dans une boule de cristal", a-t-il expliqué. Les syndicats n'ont "pas un scénario prédéroulé comme ça. On verra au fur et à mesure des choses", a-t-il ajouté.

