dimanche 16 septembre 2007
Quand le travail ne paie pas
[ 14/09/07 - Les Echos ]
Faire que « le travail paie », mais paie qui ? En France, il paie bien, mieux qu’ailleurs semble-t-il.
Explication : nous serions au troisième rang dans le monde pour le niveau de la productivité horaire du travail, qui n’est autre que le niveau auquel le travail est payé. Mais le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent est décevant.
Et les « pauvres », ce ne sont pas des gens stupides, ni paresseux, ce sont ceux qui sont privés de travail par une économie détraquée par cet écart entre la paie et le pouvoir d’achat du travailleur.
C’est le troisième larron dans la relation entre le travailleur et celui qui le paie qui tire la plus grande part des marrons du feu du travail, l’État avec ses prélèvements obligatoires. Alors, que les politiques ramènent à un niveau normal la part de ce qui est payé pour le travail qu’ils captent, et seuls seront pauvres chez nous ceux qui le veulent, c’est leur droit.

