Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

dimanche 16 septembre 2007

Loin des regards, des petites filles travaillent dans les mines

Planète-info 14 Septembre 07

Une nouvelle étude du BIT montre que non seulement des enfants sont toujours contraints de travailler dans des mines mais aussi que la plupart sont des filles, a dénoncé hier l'Organisation internationale du Travail (OIT).

« Il s'agit d'une des pires formes de travail des enfants: les jeunes filles risquent en permanence de se blesser en portant de lourdes charges de pierre ou d'être contaminées par le mercure, dangereux pour le système nerveux. Sans aucune chance d'aller à l'école, elles sont prises au piège d'une vie de misère », souligne un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

La nouvelle étude de l'
OIT fait état de recherches menées au Ghana, au Niger, au Pérou et en Tanzanie en 2006 (1). Les enquêteurs ont rencontré des jeunes filles – parfois d'à peine 10 ans – exposées à d'innombrables dangers dans les mines artisanales – chutes de pierre, poussière suffocante, accidents impliquant des outils bien trop lourds et trop grands pour elles, exposition à des vibrations constantes, au bruit et à des substances chimiques toxiques telles que le mercure.

Le rapport affirme que les filles sont aussi embauchées pour des tâches connexes comme le transport de nourriture, de fournitures, d'eau et de pierres. Elles aident aussi leur mère à préparer les repas et les boissons. Pour atteindre les consommateurs sur place dans les mines, elles doivent traverser des galeries et des terrains dangereux qui peuvent s'effondrer ou être contaminés au mercure.

Au Pérou, des filles sont régulièrement employées dans les bars et les restaurants destinés à la communauté minière. On y a trouvé des filles, âgées de 10 à 12 ans, travaillant jusqu'à 12 heures par jour. Dans certains cas, travailler dans un bar peut mener à la prostitution ou aux abus sexuels imposés par des clients ou des employeurs, ajoute le rapport.

L'étude de l'OIT montre que les filles qui évoluent aux alentours de la mine sont vulnérables au harcèlement et aux abus sexuels. L'exploitation sexuelle à des fins commerciales des filles et des femmes est patente dans tous les pays étudiés. Dans la zone minière de Minerani en République-Unie de Tanzanie par exemple, sur 130 filles interviewées, 85 déclarent avoir échoué dans une forme ou une autre de prostitution à proximité de l'exploitation minière.

La nouvelle étude de l'OIT remet en question les lieux communs relatifs au partage des rôles entre les filles et les garçons dans les communautés des mines artisanales. Elle démontre que les filles accomplissent souvent des tâches tout aussi dangereuses que celles entreprises par les garçons, effectuant de plus lourds horaires avec un volume de travail plus important; elles ont également moins de chance de pouvoir être retirées du marché du travail, scolarisées et réinsérées. Selon cette étude, les filles âgées de 12 à 17 ans dans les mines artisanales en République-Unie de Tanzanie travaillent de 42 à 70 heures par semaine dans le commerce des pierres précieuses. Des garçons travaillent aussi dans ce secteur mais ils sont souvent plus âgés (au-delà de 15 ans) et travaillent moins longtemps (entre 28 et 52 heures).

Même lorsque des projets relatifs au travail des enfants sont conçus, les filles sont souvent ignorées
«Une mauvaise compréhension du problème se traduit par une action insuffisante», explique Susan Gunn, experte au Programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC) qui a commandité ce rapport. «Les politiques et les programmes d'action qui traitent de la question des mines artisanales ignorent le fait qu'il y a des enfants qui y travaillent, exposés à des risques comparables voire pires que les adultes ? et que nombre d'entre eux sont des filles. Par conséquent, les filles ne bénéficient pas des allocations ni de l'aide sociale que délivre le programme».

Le rapport ne fait pas seulement la lumière sur cette question mais montre comment la coopération entre le Programme international de l'OIT pour l'élimination du travail des enfants (IPEC) et les autorités locales a commencé à traiter cette question des filles employées dans des mines artisanales et à la résoudre.

Malgré la forte prévalence de tels cas, le rapport de l'OIT entrevoit la lumière au bout du tunnel. L'étude affirme ainsi que l'élimination du travail des enfants des mines artisanales est possible grâce à des politiques éclairées et à leur mise en oeuvre sur le terrain, grâce aux changements technologiques, à une aide aux mineurs adultes pour qu'ils améliorent leurs revenus en obtenant de meilleurs prix de vente de leur production, grâce à des améliorations des services de base et à la sensibilisation des parents et des propriétaires de mines aux dangers qu'encourent les enfants.

Autre exemple, des moyens de production modernes ont été mis en place à Santa Filomena, au Pérou, et ont complètement éradiqué le travail des enfants (2). De 2000 à 2004, l'IPEC a soutenu trois initiatives en matière de prévention dans les communautés minières au Pérou, ainsi qu'un effort combiné avec les associations de mineurs pour générer des changements politiques au niveau national.

Les sites de Komabangou et Mbanga au Niger sont aussi exemplaires au regard des progrès que l'on peut faire dans la lutte contre le travail des enfants dans les mines. En 2006, les autorités ont rendu illégal pour les filles de moins de 15 ans le travail dans l'extraction et la production d'or.

Grâce à une étroite coopération entre l'IPEC et les autorités compétentes, des alternatives éducatives ont été apportées, et parents et employeurs ont été sensibilisés aux dangers de l'emploi d'enfants. Cette méthode est efficace puisque pas une seule fille de moins de 15 ans sur une population totale de 50 000 habitants dans chaque ville ne travaille dans des activités minières, précise le rapport.

Notes
(1) Girls in mining : Research finding from Ghana, Niger, Peru and the United Republic of Tanzania (Les filles dans les exploitations minières: résultats des recherches menées au Ghana, au Niger, au Pérou et en République-Unie de Tanzanie), Bureau pour l’égalité entre hommes et femmes, Programme international pour l’abolition du travail des enfants, Organisation internationale du Travail, Genève, 2007.
(2)
"Le travail des enfants en Amérique latine: l’accident qui a changé la vie de Braulio".

Actualités connexes 06/05/2006 Déclin marqué du travail des enfants dans le monde

Auteur Nations Unies

Posté par Kozett à 11:28 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bayrou juge malvenues et inquiétantes les critiques de Sarkozy sur la BCE

REUTERS : samedi 15 septembre 2007

François Bayrou a jugé samedi inquiétantes et inopportunes les critiques de Nicolas Sarkozy envers la Banque centrale européenne (BCE), qui ont provoqué l'ire des autres pays de la zone euro.

"Est-ce que c'est le moment pour la France d'aller attaquer pour les affaiblir ceux qui essaient d'empêcher la crise ?", s'est interrogé le président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) en marge du Forum de son parti à Seignosse, dans les Landes.

François Bayrou voit dans cette intervention du chef de l'Etat quelque chose "d'inquiétant" et "qui, à terme, risque de fragiliser la position de ceux qui résistent à cette crise".

Le président français a renouvelé vendredi soir dans l'avion qui le ramenait de Hongrie ses critiques sur la stratégie de taux élevés de la BCE.

François Bayrou a dénoncé "cette espèce de déchaînement d'attaques" de Paris contre ses alliés européens qui "après tout, ont tous une croissance supérieure à la nôtre" et "sont tous défenseurs d'une politique qui permet à l'Europe d'avoir une situation que bien des régions du monde envient".

De l'avis de l'ancien candidat à l'élection présidentielle, "un petit groupe autour" de Nicolas Sarkozy "depuis longtemps ne supporte pas l'idée de la BCE et de son indépendance".

"Je n'ai jamais partagé les critiques contre la Banque centrale européenne parce qu'avoir une monnaie solide, c'est la seule garantie d'avoir des taux d'intérêts bas pour les investissements", a-t-il considéré.

Lors de cette discussion, rapportée par Le Monde, Nicolas Sarkozy a également tancé le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Devant la presse, François Bayrou a pris la défense du Premier ministre luxembourgeois, "probablement l'homme le plus respecté dans le monde des gouvernants de l'économie européenne".

"Est-ce que vraiment on n'a pas suffisamment froissé de gens depuis quelques mois pour ajouter encore Jean-Claude Juncker, qui est quelqu'un qui mérite estime, considération, amitié, respect et solidarité ?", a lancé François Bayrou.

Pour le député béarnais, les propos de Nicolas Sarkozy sont indignes d'un président.

"Des propos comme ça en campagne électorale, même si on ne les approuve pas, on peut les comprendre (...) mais lorsqu'on est devenu président de la République française (...) il y a là un grand risque, quelque chose d'inquiétant pour le climat", a-t-il dit.

Posté par werdna à 00:05 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

À Nantes, des Roms quittent leurs taudis

Agnès CLERMONT et Marylise COURAUD.

Ouest- France 15 septembre 2007

Hier, à Nantes, un bidonville a été fermé. 180 Roms ont trouvé une nouvelle aire d'accueil aménagée. En attendant une insertion ou un retour au pays.

NANTES. - Roxana glisse son regard le long de la vieille caravane... vide. « C'est pas beau. »

La petite fille tend la main vers l'horizon. « Là-bas, c'est beau. » Beau comme ce petit matin. Après une nuit trop courte, les 35 familles roms - 180 personnes - ouvrent, une dernière fois, les yeux sur ce fichu bidonville de la Meuse, à l'entrée ouest de la ville. Certaines y survivent depuis deux ans. Le déménagement a été retardé d'une semaine, à cause de l'incendie criminel de deux mobile homes, le week-end dernier.

À deux kilomètres de là, sous le pont de Cheviré, dix-neuf mobile homes et vingt-deux caravanes les attendent. Ce terrain, aménagé par Nantes métropole, accueille provisoirement ces gens qui ont quitté la Roumanie en quête d'un avenir meilleur.

Dans l'agglomération, une soixantaine de familles roms sont ainsi accompagnées en vue d'une insertion professionnelle ou d'un retour négocié avec leur pays. « Bénie soit la ville », lance une femme radieuse. « Des douches... C'est la première fois qu'on donne ça aux enfants. » Elle a quitté sa campagne roumaine, privée d'eau, d'électricité et de travail.

Les femmes balayent le bitume. Entassent vêtements et couvertures dans des sacs. Empilent la vaisselle. Coincent, dans un chariot, fleurs et statuettes en plastique. Finir les bagages, emmener les enfants à l'école. Et c'est le grand chambardement. Les policiers arrivent, les dépanneuses vrombrissent, tractent les tôles vouées à la démolition. Des familles poussent des chariots sur la route.

Elle a 16 ans, son bébé de quelques mois dans les bras. « Ma belle-mère ne sait pas où elle va. » Le jour du recensement de la mairie, elle n'était pas là comme une quinzaine d'autres familles. Donc pas de mobile home. D'autres solutions ont été proposées. Mais les Roms sont partis s'installer ailleurs.

Les gens du voyage amers 

Dans le nouveau site, Viorica et Florin sont les premiers. Ils s'arrêtent devant leur mobile home, blanc aveuglant sur fond bleu. Le jeune couple, 17 et 18 ans, n'ose pas lever les yeux. Pas encore. Viorica se risque à l'intérieur. Banquette, cuisine aménagée. Devant la porte, quelques sacs Lidl. Leur seul trousseau. Curieux contraste avant et après : là-bas, les hommes finissent, à la masse, cabanes, caravanes bringuebalantes et auvents de fortune, récupèrent le moindre bout de ferraille. Ici, sur le nouveau terrain, des logements alignés au cordeau. Les voitures arrivent, chargées à bloc. Un courant d'euphorie passe.

Sur le terrain voisin de la Fardière, les gens du voyage, amers, protestent : « Ce que vous faites pour eux, il faut le faire pour nous, gronde Moïse face aux élus. On débourse 130 € par mois pour occuper l'aire et eux 30 € pour un mobile home. »

Sous la colère pointent les réelles difficultés d'hébergement des voyageurs.

Posté par Kozett à 00:03 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'arnaque aux bulbes de printemps

LE MONDE | 13.09.07

Les bulbes de printemps sont déjà de sortie dans les jardineries. Des jolies photos attirent le regard : les couleurs ne correspondent pas plus à la vérité que la taille et la durée de floraison des arbustes des fiches descriptives fantaisistes et trompeuses

Chaleur, luminosité et humidité sont fatales aux bulbes, oignons, rhizomes et autres grosses racines à mettre en terre. Certains se mettent à pousser, d'autres moisissent, se ratatinent et crèvent bientôt dans la tourbe sèche censée leur éviter le pire. Ils devraient être conservés dehors, à l'ombre, en plein vent, pas dans les rayons du magasin, pis, sous la partie serre du magasin où l'humidité prend au visage quand on y entre !

tulipe

Surtout, ces bulbeuses devraient être mises en vente dans un bon mois sous le climat moyen de la France ! Bientôt, les rosiers vont arriver. Arrachés de leur champ à partir du mois d'août, après avoir été traités au défoliant, ils sont conditionnés, racines repliées, dans de la tourbe noire humide, maintenue par un filet élastique ou par une feuille de plastique noir. Après quoi, ils sont mis au frigo, d'où les grands producteurs les sortiront pour les fournir à la centrale d'achat qui les livrera aux points de vente. Et, pendant ce temps-là, les rosiers sont en fleur au jardin... A l'intérieur du magasin, ils vont commencer par émettre des pousses dégingandées, pâles comme des endives. Après quoi, ils vont se rider, se dessécher et crever !

Il ne faut pas s'étonner de voir de plus en plus de débutants se détourner du jardinage après des échecs ruineux. D'autant que dans certains points de vente, si le patron n'est pas trop regardant avant la vente, il devient très susceptible quand il s'agit de l'application d'une garantie trop souvent contestée ... Combien de fois avons-nous averti des acheteurs de ce qu'ils avaient des rosiers morts dans leur chariot ? Combien de fois leur avons-nous montré les pousses démesurément longues, la condensation dans le sac en plastique ? Combien de fois avons-nous mis sur le côté des arbustes et des lys secs, et combien de fois les avons-nous retrouvés dans le rayon une demi-heure après ?

Si trop de réglementations tuent la réglementation, il est indispensable de mettre un peu d'ordre dans des pratiques commerciales désastreuses pour le jardinage. Et commencer par faire respecter l'ordre des saisons et quelques règles de base que tout professionnel doit connaître.

Alain Lompech

agite_les_bras_tire_langue_tr_s_dr_le

Posté par Kozett à 00:02 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Crise du logement : la France poursuivie en justice

NOUVELOBS 14.09.2007

Plusieurs associations ont saisi le Conseil de l'Europe pour non respect d'engagements.

ATD Quart Monde et la Fédération des Associations Nationales de Travail avec les Sans-Abri (FEANTSA) ont mis, jeudi 13 septembre, la France en accusation devant le Conseil de l'Europe pour non respect de ses engagements en matière de droit au logement.
Les deux organisations non gouvernementales seront entendues lundi à Strasbourg lors d'une audience publique du Comité européen des droits sociaux, un organisme chargé de veiller au respect de la Charte sociale du Conseil de l'Europe par ses 47 Etats membres, indique l'organisation dans un communiqué.

La pénurie
Elles critiquent notamment la procédure de prévention des expulsions et la pénurie de logements sociaux en France ainsi que les modalités d'attribution de ces logements.
ATD Quart Monde et la FEANTSA ont introduit leurs requêtes contre la France en 2006, soit avant l'adoption par le parlement, en février dernier, de la loi sur le droit au logement opposable que le gouvernement pourra mettre en avant pour sa défense.
Les associations d'aide aux sans abri et aux plus démunis avaient émis un avis positif, avec des réserves, sur cette loi dont les décrets d'application sont en cours d'élaboration. (Reuters)

Posté par Kozett à 00:02 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

TASER / Besancenot et RAIDH poursuivis pour diffamation

NOUVELOBS 15.09.2007

La société Taser France reproche à l'association de défense des droits de l'homme et au porte-parole de la LCR d'avoir dénigré le pistolet à impulsion électrique.

   Selon un communiqué du Réseau d'Alerte et d'Intervention pour les Droits de l'Homme(RAIDH) daté du vendredi 14 septembre, Olivier Besancenot et RAIDH vont comparaître lundi au Palais de justice pour diffamation, accusés de diffamation par la société SMP Technologies(Taser France) pour avoir critiqué le pistolet à impulsion électrique Taser X26.

Selon le groupe, ils ont «dépassé les limites de la liberté d’expression», et dénigré la marque et le nom commercial "Taser".
Relayant les critiques du RAIDH, le porte-parole de la LCR avait mentionné de nombreux décès des suites de l’usage de cette arme aux Etats-Unis et au Canada.
"Le problème de ce petit pistolet, qui a l'air d'un jouet tout simple et très sympathique, c'est que ça a déjà causé des dizaines de morts aux Etats-Unis", avait-il dit sur Canal + le 2 novembre dernier.
SMPTechnologies (Taser France) réclame 61000 euros à l’association RAIDH.

Posté par Kozett à 00:02 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CENTRE Bayrou plaide pour un MoDem "indépendant et constructif"

CENTRE Bayrou plaide pour un MoDem "indépendant et constructif"

NOUVELOBS.COM | 15.09.2007 | 10:07

Le leader centriste, présidant le Forum des démocrates, prévoit d'inviter François Hollande à "discuter des institutions

Vendredi 14 septembre à Seignosse, François Bayrou a jeté les bases d'un Mouvement démocrate " indépendant et constructif ", pour les prochaines échéances électorales.
Le "Forum des démocrates" se tient jusqu'à dimanche. Il constitue le premier grand rendez-vous du "troisième homme" de la présidentielle (18,57%) avec ses supporters, depuis le ralliement à Nicolas Sarkozy de la plupart de ses troupes à l'Assemblée nationale et le revers essuyé par l'UDF-MoDem aux législatives de juin (4 députés).
"C'est un événement important parce que ceci est le premier moment de construction d'un mouvement politique nouveau pour la France", a déclaré François Bayrou devant plus d'un millier d'adhérents, précisant que le Congrès fondateur du MoDem aurait lieu "le week-end du 25 novembre".
"Indépendants et constructifs: ces deux mots vont définir notre action", a-t-il lancé. "Face à "l'immense rouleau compresseur du modèle américain, notre responsabilité est de bâtir un projet de société pour l'avenir de la France", un "projet démocrate".
"Nous ne bâtissons pas seulement un centre, car le mot 'centre' signifie qu'on se définit par rapport à la droite et la gauche", a-t-il déclaré. "Je vous invite à vous définir par rapport à notre projet et à notre idéal".

Il explique son silence

"Comme il y a en France des conservateurs et des socialistes, il y aura des démocrates".
Revendiquant "plus de 45.000 adhésions nouvelles" depuis la fin mai, François Bayrou a indiqué viser "100.000 adhérents pour le MoDem dans 18 mois". L'UDF recensait, à son dernier Congrès de janvier 2006, 31.000 adhérents.
Le député des Pyrénées-Atlantiques a expliqué son silence de l'été: il n'avait "aucune raison d'être en guerilla permanente" avec le gouvernement, sachant que les Français "ont donné leur confiance" au nouveau président, et même "ont une certaine admiration sportive pour la façon dont Nicolas Sarkozy occupe l'espace médiatique et décide de tout".
Il a dit avoir fait part à Nicolas Sarkozy, qu'il a rencontré jeudi matin, de son état d'esprit "constructif", comme de ses divergences avec lui, par exemple sur le choix "de se réaligner sur les Etats-Unis et l'administration Bush".
Il a réaffirmé qu'il n'avait "pas l'intention d'être récupéré" et de devenir un nouveau "trophée" du président, qui lui a fait part de son intention de mener "une nouvelle vague d'ouverture très importante".
Le leader centriste, qui prône de longue date le rassemblement au-delà du clivage droite-gauche et récuse la politique de "débauchage" de Nicolas Sarkozy, a indiqué qu'il parlerait avec les responsables politiques des deux bords, car "il faut faire sauter les frontières des camps retranchés qui n'échangent que des coups de fusil".

Invitation à destination de Hollande

"Dans le même esprit d'indépendance, je parlerai avec les dirigeants de la majorité et avec les dirigeants socialistes, s'ils le souhaitent", a-t-il ajouté, précisant qu'il allait inviter le Premier secrétaire du PS, François Hollande, à "discuter des institutions", "dès la rentrée parlementaire".
Selon des proches, François Bayrou a dîné mercredi avec d'anciens UDF ayant rejoint l'UMP en 2002, comme Pierre Méhaignerie, et déjeuné jeudi avec le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé.
Devant la presse, François Bayrou n'a pas exclu de voir certains membres du Nouveau Centre (ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy) le rejoindre.
"Il y a une condition qui est l'indépendance", a-t-il souligné. "Ceux qui voudront réappartenir à un mouvement indépendant auront le jour venu leur place et je suis sûr que ça se produira, quand les sondages commenceront à piquer du nez", a-t-il lancé

Posté par Kozett à 00:02 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Indégivrables de Xavier Gorce : Don

Les_Ind_givrables__don

Posté par Kozett à 00:02 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Aux racines profondes de l’écologie

Par Patrice van Eersel Septembre 2007

Sans doute nos ancêtres auraient-ils été fort étonnés s’ils nous avaient entendus discuter d’écologie. Que nous fassions partie de la grande Nature et soyons obligés, sous peine de mort, de la respecter amoureusement, cela leur était évident. Nos artifices nous ont bouché la vue.


Avec nos fabuleuses machines, nous faisons les malins. Notre prétention d’homo technologicus est allée jusqu’à croire que nous pourrions nous guérir de la mort ! Mais ne râlons pas trop. La prise de conscience se fait, n’est-ce pas ? Grâce, il faut le dire, à de très bons professeurs : le trou d’ozone en est un, l’effet de serre aussi, ou le sida -qui nous font tout revoir autrement.

Mais il y a des professeurs plus anciens, et nettement moins méchants. Prenez l’orque, par exemple. Dans l’océan, ce dauphin géant constitue le bout de la chaîne alimentaire : gros comme deux ou trois éléphants, il est aussi redoutable que le tigre et tous les animaux marins le craignent. Eh bien jamais, de mémoire d’homme, on n’a vu un orque dévorer un humain, même quand celui-ci s’approchait de lui avec un petit couteau assassin. Pourquoi ? Par bêtise ? Les orques sont supérieurement intelligents -largement autant que les tigres ou que les loups, soyez-en sûrs.

La vraie sauvagerie n’est pas la cruauté destructrice que s’imaginent les urbains. L’évolution du vivant constitue une gigantesque chaîne symbiotique. Toutes les espèces vivantes dépendent les unes des autres et la fameuse “loi de la jungle ne fonctionne jamais, en réalité, au détriment d’une race ou d’une espèce, mais toujours dans le sens d’une coopération générale et de la survie optimale de l’ensemble. Un animal fou, qui se mettrait à détruire les autres espèces autour de lui, disparaîtrait rapidement, par évanouissement de sa propre matrice. Non que nous vivions dans un conte de fées à la Walt Disney ; les espèces se dévorent aussi les unes les autres et nous ne sommes pas de reste.

Mais tiens, justement, parlons-en, de notre façon de manger les animaux. Essayez donc de parler, à table, de la façon dont a été élevée, puis tuée, l’escalope de veau qui nage dans sa crème de lait ! On ne priera pas l’esprit du buffle, on vous dira : “Taisez-vous, voyons, nous sommes à table !” Que dirait-on d’une planète dont les habitants refuseraient avec dégoût d’évoquer l’origine concrète de ce qu’ils sont en train d’avaler ?

Mais alors, il nous faut absolument penser à la chaîne de la viande. À l’ensemble de nos processus économico-carnassiers. Depuis les geôles souvent infâmes où les bêtes domestiques modernes passent leurs pâles existences -elles qui aimeraient tant jouer, frotter leur sensualité aux herbes folles !- jusqu’aux blockhaus formellement “interdit d’entrer” où on les abat finalement.

Pendant des dizaines de milliers d’années, avant de partir à la chasse, nos ancêtres chantaient et dansaient une prière à l’adresse de l’Esprit de la bête qu’ils allaient tuer.

Nous sommes issus d’une race carnivore. Cela n’est pas laid. Regardez les esquimaux, qui se nourrissent exclusivement de viande. Leurs gestes sont beaux. Il est bon que beaucoup d’humains perpétuent ces rituels. Nous, en Occident, nous sommes obligés de réinventer à zéro.

- En devenant végétariens ?

- En mangeant moins de viande, c’est sûr.

Quand donc a commencé le grand refoulement ? Dès le début du judaïsme, diront certains, citant l’injonction divine de la sainte Genèse : croissez et multipliez, et soumettez tout ce qui nage, tout ce qui rampe et tout ce qui vole ! L’animal, dans l’Ancien Testament, est surtout cité comme vecteur diabolique. C’est alors qu’on l’a chassé hors du temple. Mais il faut attendre la fin du Moyen-Âge et la réaction paniquée des prêtres chrétiens face à la liberté individuelle naissante, pour que la domestication s’étende à l’âme humaine elle-même -jusqu’au xiiie siècle, les prêtres chrétiens savaient encore aimer l’animal en eux, les Cisterciens priaient avec leur corps, comme des yogis. Cinq cents ans plus tard, l’existence même du problème -le refoulement animal- sera détecté par Freud, dont tous les descendants, Reich notamment, tenteront d’améliorer la méthode, pour apprivoiser la “pauvre bête” ligotée au fond de l’homme...

Quel choc spatio-temporel nous faudra-t-il pour nous rappeler qu’il ne s’agit pas d’une pauvre bête, mais d’un seigneur, pardon, du “rêve d’un seigneur” ? Quand le choc primitif-futuriste, dont nous n’avons sans doute encore connu que les prémisses, illuminera jusqu’au tréfond de nos cellules.

Posté par werdna à 00:02 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Or vert ou or noir ? Choisissez, dit l'Équateur aux pays riches

B.R. Ouest-France 15/09/07

Le Président altermondialiste Rafael Correa demande aux Occidentaux 350 millions de dollars pour ne pas creuser de nouveaux puits. Et ainsi préserver la forêt amazonienne.

En ces temps de pétrole rare et cher, c'est un bien curieux marché que Quito propose au reste de la planète, ou plus exactement au club des pays riches : versez-nous chaque année 350 millions de dollars et nous laissons notre brut... dormir dans le sous-sol. Pourtant, le président Rafael Correa, un économiste de la veine altermondialiste, est tout ce qu'il y a de plus sérieux.

Le marché est moins exotique qu'il en a l'air. Il porte sur le Parc national de Yasuni. Cette forêt de 982 000 hectares, labellisée « réserve de la biosphère » par l'Unesco, recèle un milliard de barils de pétrole.... qui pourrait facilement rapporter 700 millions de dollars l'an. Pour les Équatoriens, dont 60 % vivent sous le seuil de pauvreté, la tentation est grande de l'exploiter. Quito demande donc aux Occidentaux, prompts à donner des leçons sur l'environnement, de joindre le geste à la parole. Et de mettre la main au portefeuille.

Chantage ? Rafael Correa s'en défend. « L'Équateur ne demande pas la charité. Il demande seulement à la communauté internationale de prendre sa part du sacrifice et de compenser, à hauteur de 50 %, la somme qui échappe au pays. C'est la reconnaissance de notre contribution à la qualité de l'environnement », plaide le Président, à la tête du cinquième pays producteur d'Amérique du Sud.

L'idée du moratoire, lancée en juin, serait tombée dans l'oreille de Berlin et Oslo. Des députés italiens et espagnols la relaient et l'Union européenne la jugerait intéressante, selon Alberto Acosta, un ancien ministre équatorien des Mines, qui parlent « d'arrangement historique ». Quito se dit prêt à faire toutes les facilités de paiement : les contributions occidentales, explique ce proche du Président Correa, peuvent se faire en cash, en remise de dette... voire en nature.

Posté par werdna à 00:02 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »