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samedi 15 septembre 2007

Nicolas Sarkozy s'en prend à la BCE et l'Eurogroupe

REUTERS : samedi 15 septembre 2007 par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'en prend vivement samedi à la stratégie de la Banque centrale européenne (BCE) et critique l'inertie du président de l'Eurogroupe.

Dans Le Monde, le chef de l'Etat balaie les critiques des partenaires européens de la France, qui s'inquiètent du manque d'ambition de sa politique budgétaire.

"Le 18 septembre, j'annoncerai un certain nombre de réformes qui seront applaudies des deux mains par les Européens. Je serai au rendez-vous", assure le président qui doit prononcer mardi le discours d'ouverture des "Rencontres sociales" de l'Association des journalistes de l'information sociale (AJIS).

S'ils ont salué les réformes économiques annoncées par Paris, les ministres des Finances de la zone euro réunis vendredi à Porto ont critiqué le programme de réduction des dépenses publiques.

Pour Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, les "ambitions" françaises ne correspondent "pas tout à fait au niveau des attentes qui est le nôtre".

Un sermon guère apprécié par Nicolas Sarkozy qui réplique dans les colonnes du quotidien. Au niveau européen, "quelle initiative a-t-il prise? Sur le capitalisme financier, c'est Angela Merkel et moi qui menons le débat. Il n'est pas absurde que le président de l'Eurogroupe s'interroge", estime le président français.

Nicolas Sarkozy renouvelle également ses critiques envers la BCE, dont la stratégie de taux élevés a favorisé selon lui les spéculateurs.

"J'ai trouvé curieux d'injecter des liquidités sans baisser les taux", déclare-t-il, interrogé par le quotidien dans l'avion qui le ramenait de Hongrie, vendredi soir.

"PAS D'IMAGINATION, PAS D'ÉNERGIE"

"On a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs", déplore-t-il, promettant de poursuivre ses "coups de boutoirs" sur l'approche européenne des dossiers financiers.

Lors de leur sommet informel de Meseberg, lundi, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel appelaient déjà de leurs voeux un front commun contre les spéculateurs, obligeant Jean-Claude Trichet à monter au créneau.

Interrogé par la commission économique et monétaire du Parlement européen mardi, le président de la BCE s'est défendu d'avoir protégé les banques pendant la crise dite des "subprimes". "Nous n'avons renfloué personne, nous avons simplement assuré le bon fonctionnement du marché", a-t-il expliqué.

Sur le plan institutionnel, Nicolas Sarkozy semble abandonner son idée d'un directoire composé de quelques pays européens souhaitant aller plus vite.

"Les grands pays ont une responsabilité particulière. Cela ne veut pas dire que je ne veux pas que les petits pays ne parlent pas.

"Les grands pays n'ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités. Pas d'imagination, pas d'énergie", poursuit-il, démentant toute tension entre Paris et Berlin, dont la presse d'Outre-Rhin se fait l'écho depuis l'été.

Avec Angela Merkel, les relations franco-allemandes "n'ont jamais été aussi bonnes", assure Nicolas Sarkozy. "La difficulté, c'est qu'elle doit composer avec les Länder et sa coalition. Moi, je peux aller plus vite".

Vite et bien ?

Posté par werdna à 15:46 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'euro fort ne gêne que la France. Bruxelles propose à la France une ponction libéraliste

Ouest-France 15/09/07

L’euro fort, un handicap ? En tout cas, pas pour l'Europe. Qui suggère à la France de se réformer vraiment pour retrouver la voie de la croissance.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis, hier, au Portugal, pour faire le point sur l'évolution de la situation économique. Le baril de pétrole à 80 dollars, l'euro au plus haut vis-à-vis de la devise américaine (un euro = 1,40 dollar) et la crise financière des « subprime » n'ont pas réussi à ébranler la confiance des Treize.

« La croissance est robuste et l'économie solide, nous pouvons faire face », plastronne l'Autrichien Wilhelm Molterer, en écho à ses homologues. En fait, la force de l'euro sur les marchés ne semble inquiéter que la France, qui continue à se plaindre de voir ses exportations pénalisées. Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg, enfonce même le clou là où ça fait mal : « Durant la période ou l'euro était trop faible, j'étais plus inquiet que maintenant. »

Cela dit, on s'inquiète du cas du mauvais élève France. Selon l'exécutif européen, sa croissance devrait prendre un gros coup de rabot par rapport aux prévisions du printemps, passant de 2,4 % à 1,9 %. Le problème, c'est que Nicolas Sarkozy a axé toute sa stratégie de réduction de la dette sur un rebond de la croissance. On n'en prend pas le chemin, même si le gouvernement s'acharne à prédire 2 à 2,25 %.

Pour Jean-Claude Juncker, « les ambitions dont la France a fait preuve en matière de réduction des déficits ne correspondent pas tout à fait aux attentes qui sont les nôtres ». Et de suggérer - aussi - des réformes structurelles.

Libéraliser...

Des réformes de fond pour améliorer la croissance, justement, le Conseil d'analyse économique en a plein sa musette. Dans un document remis, jeudi, au Premier ministre (en attendant le rapport Attali), le CAE propose, excusez du peu :

- D'abroger la durée maximale du travail, ce qui, selon lui, ne nuirait pas à la création d'emplois.

- D'inciter les jeunes à cumuler emploi et études.

- De supprimer « l'âge maximal d'activité salariée », tout comme les limites aux cumuls d'activité et de pension de retraite.

- D'éliminer les dispenses de recherche d'emploi.

- De permettre la libre implantation des surfaces commerciales et de supprimer « l'interdiction de revente à perte ».

- De « libéraliser » les professions « fermées » (taxis, notaires, vétérinaires...).

Cynique et révoltant !

Posté par werdna à 11:38 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bush ne promet qu'un tout petit retrait d'Irak

Bruno RIPOCHE – Ouest-France 15/09/07

5 700 GI's rentreront aux États-Unis à Noël. Les 160 000 autres attendront de meilleurs résultats sur le terrain.

En quoi la semaine qui s'achève est-elle décisive pour la suite de la guerre en Irak ?

Elle avait un caractère d'heure de vérité pour George Bush. En mars, l'opposition démocrate - majoritaire au Congrès depuis l'automne 2006 - n'avait accordé que du bout des lèvres les 1 200 millions de dollars réclamés par la Maison-Blanche pour la poursuite des opérations. Ces crédits avaient permis l'envoi de 29 000 hommes supplémentaires pour stabiliser l'Irak. Contrepartie : le Président avait accepté de rendre des comptes au bout de six mois, cette semaine donc. Pour en juger , démocrates et républicains avaient convenu que le soutien militaire et financier à Bagdad dépendrait des progrès.

Bilan de ces six mois ?

Très mitigé. Sur le plan militaire, après un pic en mai et juin, attentats et embuscades font moins de victimes depuis un mois. Le général Petraeus, auditionné au Congrès lundi et mardi, fait état de succès partiels. Mais alors que le général mettait en avant, à Washington, l'entente avec des chefs de tribu sunnites pour chasser Al-Qaida de la turbulente province d'Al-Anbar (Ouest), le principal allié des GI's, cheikh Abou Richa, était assassiné.

Le miniretrait annoncé, jeudi soir, par George Bush satisfera-t-il les Américains ?

Difficilement. Le Président n'a pas donné de signal politique : il s'en est tenu aux recommandations du général Petraeus. C'est très en deçà des attentes de la population, lasse d'une guerre qui dure depuis quatre ans, où les États-Unis ont perdu 3 776 hommes. Selon plusieurs sondages, deux Américains sur trois ne font plus confiance à Bush sur l'Irak, même si, avec les commémorations du 11-Septembre, la cote du « commandant en chef » a légèrement frémi.

Les démocrates veulent accélérer le retrait des GI's. Quelles sont leurs marges de manoeuvre ?

Faibles. À cela, plusieurs raisons. Depuis le début, les ténors ont du mal à arrêter une position commune : Hillary Clinton avait approuvé l'entrée en guerre ; Barack Obama, son rival pour l'investiture du Parti à la présidentielle de novembre 2008, avait voté contre. Les démocrates grondent et gesticulent sur les estrades, mais ils ne dégainent pas l'arme fatale : l'arrêt les crédits à la guerre, qui reviendrait, aux yeux de l'opinion, à lâcher les soldats sur le terrain.

La donne en Irak peut-elle changer d'ici l'élection du successeur de Bush, en novembre 2008 ?

En réalité, seul un accord politique entre Irakiens permettrait de restaurer la paix civile : entre chiites et sunnites, Arabes et Kurdes, la pomme de discorde est le partage non seulement du pouvoir, mais aussi des recettes du pétrole, dont l'Irak détient les deuxièmes réserves au monde. Sur ce plan, il n'y a aucun progrès.

Posté par werdna à 11:19 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tests ADN pour immigrés : Polémique dans la majorité : François Goulard contre Thierry Mariani

14/09/2007- Propos recueillis par Cyriel Martin - Le Point

Ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (2005-2007), François Goulard est député UMP du Morbihan. Membre de la commission des lois, il est l’un des deux seuls députés UMP à ne pas avoir voté l’amendement proposé par Thierry Mariani. Interview.

Que pensez-vous de l’amendement proposé par Thierry Mariani ?
François Goulard
: On aurait pu l’éviter. Le sujet est évidemment sensible, et il n’y a aucune raison pratique de mettre en place ces tests ADN. L’arrivée irrégulière d’enfants est quelque chose de très rare. Et a priori, quand c’est le cas, ce sont ses propres enfants que l’on fait venir ! On est donc dans la recherche du spectaculaire.

Dans quel but ?
Je l’ignore. Ce qui est évident, c’est que Brice Hortefeux est derrière tout cela. Quand il déclare qu’il est « sain que les parlementaires puissent se saisir du sujet pour en débattre », c’est un aveu.

La majorité du groupe UMP semble suivre le ministre…
C’est de la discipline de groupe. Il ne faut pas oublier qu’à certains endroits, les députés sont élus avec les voix du Front national…

Concrètement, que contestez-vous dans cet amendement ?
Il y a une dérive. On ne peut pas innocemment introduire ces tests génétiques dans le droit. Sinon, que va-t-il se passer lorsque des parents français iront déclarer leurs enfants à la mairie ? Eux aussi devront prouver leur filiation ? On touche aux libertés individuelles. Et puis ce qui est insupportable, c’est cette distorsion du droit appliqué aux étrangers et aux Français.

Il est prévu que les tests aient lieu à l’étranger, donc sans incidence sur la législation française…
Alors dans ce cas, ces tests seront aussi douteux que les registres d’état civil incriminés ! 

Si l’amendement est adopté par l’Assemblée nationale, voterez-vous la loi ?
Je ne voterai pas contre, mais je pense que je m’abstiendrai.
 

Posté par werdna à 11:10 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dominique Bussereau réfléchit à une taxe sur les poids-lourds pour financer les infrastructures ferroviaires

La Tribune - 14/09/07

Une taxe sur les poids-lourds pour financer le développement durable et les infrastructures ferroviaires de transport public est remis à l'ordre du jour par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

Le secrétaire d'Etat souligne toutefois que sa mise en place donnera lieu à "une très importante concertation avec les collectivités locales et avec les entreprises de transport routier". Par ailleurs, concernant le fret ferroviaire, "on se trouve dans une situation absolument invraisemblable en France", insiste Dominique Bussereau qui souligne que ce secteur gagne des parts de marché dans tous les autres pays européens.

"Il n'y aucune raison que le fret ne parvienne pas à se redresser", affirme-t-il. "Quant à la manière d'y parvenir, c'est à la SNCF de décider, elle a son autonomie de gestion. Anne-Marie Idrac, son comité exécutif et l'entreprise toute entière sont responsables des résultats devant l'Etat actionnaire".

Revenant sur les projets d'autoroutes ferroviaires, Dominique Bussereau affirme qu'il "faudrait un axe Dunkerque-Atlantique, et certainement aussi un axe Est-Ouest, qui emprunterait la liaison Nantes, Saint-Pierre des Corps, Lyon". Il réaffirme aussi son soutien au canal Seine-Nord, "qu'il faut faire le plus possible".

Enfin, Dominique Bussereau insiste sur le fait qu'il "faut absolument améliorer la gouvernance des ports" et mieux utiliser leur complémentarité, faisant ainsi écho aux propos de Nicolas Sarkozy, qui en juin avait souhaité une réforme des ports autonomes dont le statut "archaïque" doit "évoluer".

"Il s'agit de distinguer dans la gouvernance des ports ce qui relève du domaine régalien, à savoir la sécurité, la sûreté, l'aménagement du territoire, de ce qui tourne autour de la gestion opérationnelle du port", explique M. Bussereau.

Posté par werdna à 10:57 - Transport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Redevance audiovisuelle : Albanel ajuste ses propos

LCI infos- le 14/09/2007

La ministre de la Culture et de la Communication a affirmé vendredi sur Europe 1 qu'il n'y aurait peut-être "même pas d'ajustement" de la redevance.

La "décision va être prise dans les jours prochains", a déclaré Christine Albanel.

La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel a affirmé vendredi sur Europe 1 qu'il n'y aurait pas d'augmentation de la redevance télé et peut-être "même pas d'ajustement". Il "n'y aura pas d'augmentation de la redevance, on a envisagé un ajustement mais je ne crois même pas qu'il y aura d'ajustement", a indiqué la ministre qui avait évoqué la veille l'hypothèse d'un "petit ajustement", lors d'un entretien avec l'AFP. La "décision va être prise dans les jours prochains, il y a un bon contrat (avec France Télévisions), il n'y a peut-être pas urgence pour l'instant à augmenter les financements de l'audiovisuel public", a déclaré Christine Albanel.

La ministre a ajouté qu'il n'était par ailleurs "pas décidé" si France Télévisions allait avoir ou non une coupure publicitaire de plus ! Evoquant la grogne des syndicats de journalistes qui protestent parce qu'elle ne les reçoit pas, alors qu'elle reçoit les patrons de presse, Christine Albanel a affirmé que c'était un "faux procès". "Quand il y a eu des problèmes, aux Echos, à la Tribune, j'ai reçu les rédactions, avec les syndicats de journalistes. J'ai vu les patrons de la presse quotidienne régionale cette semaine parce qu'on prépare le budget, il faut soutenir le secteur de la presse écrite", a-t-elle ajouté.

Alors ce sera une coupure de pub !

Posté par werdna à 10:51 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Coupe du monde de Rugby : Heineken, le parrain qui dérange

LCI infos - le 14/09/2007 –

Le juge des référés a estimé que le parrainage de la Coupe du monde de rugby par le brasseur était en contradiction avec la loi Evin de 1991. Il a ordonné vendredi le retrait de la voie publique et des débits de boissons de toutes les publicités Heineken relatives à la Coupe du monde de rugby.

On ne devrait plus voir de publicité Heineken sur la Coupe du monde de rugby, ni sur la voie publique, ni dans les débits de boissons. Un juge des référés de Paris a ordonné vendredi leur retrait, estimant que le parrainage de la Coupe du monde de rugby par le brasseur était en contradiction avec la loi Evin de 1991, qui interdit la promotion de l'alcool lors de manifestations sportives.

Le juge "fait injonction de retirer ce matériel publicitaire dans les 48 heures qui suivent la signification de l'ordonnance, sous astreinte provisoire de 5 000 euros par infraction constatée", écrit le juge dans son ordonnance. La société
Heineken a la possibilité de faire appel de cette ordonnance. Aucune décision n'était connue en début d'après-midi.

Posté par werdna à 10:43 - Jeunesse et Sport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mulhouse adopte à son tour le vélo en libre-service

REUTERS : samedi 15 septembre 2007

Après Lyon, Paris et plusieurs autres villes de province, Mulhouse inaugure ce samedi son propre système de location de vélo en libre-service, apprend-on auprès de la municipalité.

Deux-cents vélos seront mis à la disposition des 110.000 habitants de la sous-préfecture du Haut-Rhin dans vingt stations réparties dans le centre ville et notamment près des lignes du tramway mis en service voici un an.

La ville de Jean-Marie Bockel, ex-socialiste devenu secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a confié la mise en place et la gestion de ce service à Jean-Claude Decaux.

Déjà opératrice du Vélo'v lyonnais et du Vélib parisien, l'entreprise de communication et de mobilier urbain exploitera en contrepartie les espaces publicitaires installés sur la voie publique.

Si les vélos ressemblent à leurs cousins lyonnais ou parisiens, ils arborent en revanche une robe rouge et blanche, les couleurs de l'ex-"ville aux cent cheminées" et de l'Alsace.

Ils sont dotés d'un système électronique embarqué permettant un signalement à distance de leurs défaillances de freinage ou d'éclairage.

Les vélos de Vélocité seront accessibles sept jours sur sept, de 6 heures à minuit, moyennant un abonnement que l'usager pourra souscrire sur les bornes installées aux stations. La première demi-heure sera gratuite, puis il en coûtera 1 euro l'heure, jusqu'à concurrence d'un maximum de 5 euros par jour

Posté par werdna à 10:23 - Transport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La désertification est un phénomène réversible.

Par François Musseau - Libération samedi 15 septembre 2007

L’Algérien Rajeb Boulharouf est le coordinateur de la convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification. Il revient sur la conférence internationale qui s’est tenue sur le sujet et qui s’est achevée, vendredi, à Madrid.

34,6 millions d’euros. C’est un fléau qui nécessite une gouvernance mondiale. Fini le temps où les pays riches pouvaient voir ce mal comme lointain et relevant de la charité envers des pays infortunés. Fini le temps du consensus mou. Place à la détermination de priorités pour être efficace.

Rappelez-vous il y a quinze ans : on parlait des effets dévastateurs du sable mauritanien sur l’archipel des Canaries. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de sable, mais de milliers d’Africains qui risquent leur vie à bord d’embarcations de fortune. Aucune frontière ne pourra arrêter des exodes dus à la faim, la pauvreté et le désespoir. Le phénomène migratoire n’a rien de nouveau ; ce qui l’est, c’est sa dynamique, l’ampleur de ses flux et son rythme. Ce n’est pas suffisant de reconnaître le droit à la mobilité, il faut reconnaître le droit à rester sur place. Quant aux pays riches, ils découvrent aussi les effets de la désertification. La Corée du Sud ou le Japon subissent les tempêtes de sable du désert de Gobi, l’Italie s’inquiète de la gestion de l’eau en Calabre, et l’Espagne voit le tiers de son territoire devenir un désert.

Elle provoque des migrations forcées d’une ampleur considérable : 80 % des pauvres du globe vivent en zone rurale et aride, et ne pensent qu’à rejoindre des villes déjà surpeuplées. Si on ne fait rien dans les dix ans, 50 millions de personnes vont migrer vers les pays riches.

Mais la désertification frappe surtout les pays les plus pauvres…

Il nous faut commencer par fixer des paramètres communs qui permettent d’évaluer la désertification en Bolivie, au Kazakhstan, au Niger ou ailleurs. De la même façon que, pour le changement climatique, on détermine par exemple des plafonds pour les émissions de gaz à effet de serre, il faudra établir, pour la désertification, des indicateurs spécifiques : la gestion des ressources hydriques, la récupération du top soil - cette terre superficielle qui met des centaines d’années à se constituer - ou encore la récupération d’hectares déforestés, devenus semi-arides ou désertiques. Il n’y a pas de fatalité. Des pays comme la Chine ou l’Argentine montrent qu’en y mettant les moyens humains et matériels, la désertification est un phénomène réversible.

Madrid peut-il parvenir à servir de déclic ?

Je ne suis pas d’accord. On a réuni 191 pays et su convaincre que la désertification n’est pas un simple problème environnemental ne touchant que les pays pauvres. On part de zéro, et la situation est grave. Plus de 200 millions de personnes sont concernées, et 1,2 milliard vivent dans des zones à risque, soit un tiers de la superficie planétaire. La désertification cause des pertes annuelles globales de près de

Pourquoi la lutte contre la désertification, un enjeu vital, semble-t-elle aussi laborieuse ?

Posté par werdna à 10:17 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Démarrage canon pour les inscriptions à @rrêt sur images

Vendredi 14 Septembre 2007 - Marianne

En moins d'une demi-journée, Daniel Schneidermann a déjà enregistré 3000 abonnements à son nouveau site.

Ce n'est pas le moment de dire qu'on ne croyait pas au projet web de Daniel Schneidermann : lancé ce vendredi 14 septembre, sa formule d'abonnement à 30€ par an a déjà conquis 3000 curieux. « Bien sûr, ce n'est pas encore gagné », tempère le chroniqueur dans un billet récent. Mais le constat s'impose : plus de 250 commentaires à la première note de son making of, presque 12000 visionnages de la première vidéo sur Dailymotion... La nouvelle machine de décryptage des médias part au quart de tour ! La mise en route a été d'autant plus rapide que les premières chroniques du site, celle de Maja Neskovic qui nous apprend comment les médias n'ont pas rendu compte en juillet de l'atmosphère de discorde entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ou celle d'Elisabeth Levy sur le rugby, très commentée, donnent plutôt envie de voir la suite.

La nouvelle formule d'ASI est même victime de son succès : d'après Schneidermann, des Belges, des Suisses et des Irlandais se plaignent de ne pouvoir s'inscrire à cause de leurs codes postaux qui ne rentrent pas dans le formulaire ! Quand on se souvient que la pétition contre la suppression d'Arrêt sur images de l'antenne de France 5 avait réuni plus de 185 000 signatures en moins d'un mois, on ne peut guère souhaiter autre chose à « @SI » que de renouveler cet exploit !

Posté par werdna à 01:23 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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