Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

jeudi 13 septembre 2007

Allô, t'es où ?


VOILA une étude sur le téléphone mobile dont on n'aurait jamais entendu parler si les associations Priartem et Agir pour l'environnement ne l'avaient rendue publique «( Le Parisien », 6/9). Du côté de Bouygues Telecom, Orange, SFR (les trois fameux « opérateurs») et des autorités sanitaires, une seule rengaine, en effet: tout va bien, que le bizness continue! 50 millions. d'abonnés, des profits astronomiques (pub, télé, etc.), un avenir radieux, ce n'est pas le moment de gâcher la fête.

L'étude en question, disponible (en anglais) sur www.bioinitiative.org, a été rédigée par quatorze experts internationalement reconnus. La plupart ont publié dans des revues dites « à comité de lecture ", c'est-à-dire dont les articles sont expertisés par des scientifiques avant parution: c'est un gage de sérieux. Après avoir examiné à la loupe toutes les recherches scientifiques sur la question, ils affirment notamment qu'au bout de dix ans les utilisateurs intensifs de portables accroissent de 20 % leurs risques d'avoir une tumeur cérébrale. Et ils recommandent de nouvelles normes d'exposition biologique, que ce soit pour les portables ou les antennes relais.

Bien sür, les études se suivent et ne se ressemblent pas: certaines sont rassurantes.
Mais, comme l'ont établi l'an dernier des chercheurs universitaires suisses, le financement influe étrangement sur les résultats scientifiques: 33 % des études financées par des industriels concluent à l'existence d'effets sur nos organismes de l'exposition aux
radiofréquences, mais ce chiffre s'élève à 80 % quand ces études sont financées par des fonds publics... C'est ainsi qu'avance
la science, par controverses et tâtonnements. Et souvent sous influence. «Le portable n'existe que depuis une décennie environ, et nous commençons tout juste à avoir assez de recul, dit Janine Le Calvez, présidente de Priartem. Depuis 2004, les résultats vont de plus en plus dans le sens de la reconnaissance d'un risque. »

Comment a réagi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot à la publication de cette étude? En commandant illico une nouvelle étude sur la question à l'Afsset, l'agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail.

Or celle-ci en a déjà pondu deux, très critiquées. Les experts consultés par l'Afsset ont en effet une fâcheuse tendance à entretenir des liens plutôt amicaux avec les opérateurs, comme l'ont établi les enquêteurs de l'Igas, dans un rapport accablant (rendu public en septembre 2006 à la suite, là encore, d'une protestation des associations susnommées).

Guy Paillotin, alors président du conseil d'administration de l'Afsset, n'avait pas mâché ses mots lors d'une mémorable colère publique (10/1/05): "L'expertise de l'Afsset sur la téléphonie mobile n'ajamais suivi, ni de près ni de loin, les règles que l'Afsset s'est fixées à elle-même. » Et d'ajouter qu'il la considérait «comme n'existant pas» L'Afsset s'est-elle amendée depuis? Fera-t-elle une fois encore appel aux mêmes experts béni-oui-oui? Si elle émet des doutes sur la possibilité d'une expertise vraiment indépendante, Jeanine Le Calvez réclame que celle-ci soit au moins contradictoire.

« C'est-à-dire réalisée par un groupe d'experts représentatifs du débat en cours au sein de la communauté scientifique. »

En attendant, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes téléphoniques: la preuve, c'est que la question du téléphone portable et des antennes relais a purement et simplement été évacuée du Grenelle de l'environnement.

Professeur Canardeau

(1) Sur la folie du portable, lire une réjouissante charge dans « La tyrannie technologique )', aux éditions l'EchaPRée (256 p., 12 ~).


© Le Canard Enchaîné du 12/09/07

Posté par OhM_ à 21:47 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les sociétés d'autoroutes au rapport Elles sont suspectées par deux enquêtes d'avoir forcé sur les péages.

MOINS de deux ans après leur privatisation complète, les sociétés d'autoroutes sont déjà soupçonnées d'avoir un peu beaucoup triché sur le mode de calcul des péages. Depuis une dizaine de jours, les experts de la Direction des routes et ceux de la Direction de la concurrence décortiquent les tarifs pratiqués sur la totalité des tronçons. Un malheur n'arrivant jamais seul, la Cour des comptes a, elle aussi, ouvert une enquête, en mai, sur la gestion des autoroutes. Son rapport devrait être publié en 2008.


Ce sont environ 20 000 chiffres que les six sociétés concernées ont communiqués, début septembre, à l'administration: But : déterminer si ASF (Sud de la ",France), APRR (Paris Rhin- Rhône), Sanef(Sud et Est), SAPN (Normandie), Area (Rhône-Alpes) & Cofiroute n'ont pas un peu chargé la barque, côté péages. Si tel était le cas, a révélé « La Lettre de L'Expansion " (3/9), la pro-
chaine augmentation tarifaire demandée par APRR à partir du 1"' octobre pourrait être remise en cause.

Les hausses décidées par les sociétés d'autoroutes sont pré:vues par des conventions pluriannuelles (généralement quatre
ans), signées avec l'Etat. Soit, en 2007, pour les voitures, de 0,91 % à 2,74 %, le tarif variant selon les investissements réalisés par
chaque société. Ces augmentations sont des moyennes par réseau. Ainsi une société peut-elle majorer davantage le péage de
tel ou tel tronçon si elle veut mieux répartir le trafic, en désengorgeant un trajet au profit d'un autre, moins fréquenté. L'im-
portant est qu'à la fin la moyenne soit respectée.

C'est tout le problème, car, comme le prévoit la loi, cette moyenne doit être« pondérée» par le trafic. En clair, un tronçon
dix fois plus fréquenté qu'un autre pèse dix fois plus dans le calcul de ladite moyenne. Et, aujourd'hui, le ministère des Transports entend« vérifier dans le détail si la pondération est bien appliquée ". Et si certaines sociétés n'ont pas eu tendance à augmenter faiblement - voire pas du tout-leurs tarifs sur des tronçons peu fréquentés et à les laisser s'envoler sur les autres. Avec, à l'arrivée, une hausse moyenne supérieure à ce que prévoit la loi.

On n'ose pas y croire.

H. M.


© Le Canard Enchaîné du 12/09/07

Posté par OhM_ à 21:41 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sarko rêve de sucrer sans douleur les régimes spéciaux, mais Fillon a un peu gâché la fête par sa maladresse.

DÉCIDÉMENT, ça devient une habitude!
François Fillon avait mis le feu à la majorité en annonçant, en septembre 2006, au beau milieu de la campagne électorale: « Les régimes spéciaux de retraite devront être réformés dès le début de la législature. » Dimanche soir, rebelote. « La réforme est prête> elle n'attend plus que le signal du président de la République", a lancé le Premier ministre sur Canal+, semblant ainsi rappeler
Sarkozy à ses promesses de candidat.

Une déclaration qui a sidéré le ministre du Travail Xavier Bertrand: à ses yeux, le projet n'était pas une priorité et il planchait surtout sur le contrat de travail unique.
Il faut dire que deux jours avant les déclarations du Premier ministre le porte-parole du gouvernement - c'est-à-dire de Fillon- avait affirmé à la presse que la question serait abordée lors du rendez-vous prévu en 2008, sur la réforme des retraites. La cacophonie a poussé Bertrand à appeler dimanche soir un certain nombre de syndicats - dont la CFDT - sur le thème: «Ne vous inquiétez pas,
les modalités de la réforme ne sont pas arrêtées, nous allons négocier. » Et il a tenu le même discours, lundi matin, au secrétaire
général de la CGT, Bernard Thibault. "


L'entourage de Sarko, lui, n'était pas plus fâché que ça, même si le ton et les mots employés par Fillon ont paru particulièrement maladroits, car laissant entendre que le texte de la réforme était déjà bouclé avant toute concertation. « Fillon vit les affaires de retraite avec une forte intensité personnelle ", a commenté, paternel, un conseiller du Président.

Trois mois de causette Saisissant la balle au bond, Sarkozy a annoncé, depuis Berlin, qu'il ferait part de ses décisions sur les régimes spéciaux le 18 septembre, lors d'une rencontre avec les journalistes de la presse sociale. En fait, il lancera ce jour-là une période de concertation d'enViron trois mois avec les syndicats pour aboutir à un décret avant la fin de l'année.

Avec, à la clef, un débat au Parlement. Quant à la réforme, elle sera appliquée très progressivement en fonction de l'ancienneté
des agents et n'entrera en vigueur qu'au bout de plusieurs années.

Il a annoncé la couleur mardi à Rennes en affirmant vouloir changer la « situation indigne " actuelle. C'est que les conseillers
de Sarko ne sont plus hantés par les grandes grèves de l'hiver 11995, quand Juppé avait mis le feu en voulant réformer les ré-
gimes spéciaux. « Les esprits ont mûri », a commenté Devedjian.

Ce n'est pas Manuel Valls- candidat au poste de premier secrétaire du PS - qui va le contredire. Lundi matin, sur RTL, il a
appelé, au nom de l'équité », à aligner les régimes spéciaux non sur celui des fonctionnaires, mais carrémènt sur le régime gé-
néral des salariés, encore moins favorable. C'est d'ailleurs la tonalité dominante au PS, qui ne conteste plus la nécessité de réformer les régimes spéciaux, dont le financement coûte environ 5 milliards par an aux contribuables, soit près de 10 % des dé-
ficits publics. Réaction prudente aussi du côté syndicat: on ne bouge pas pour l'instant, à condition de ne pas être mis "devant
le fait accompli » (Bernard Thibault, de la CGT), de « ne pas passer en force » (François Chérèque, de la CFDT). Bref, « la négociation doit être la règle» (François Hollande). Plus grand monde ne semble donc contester la réforme des régimes spéciaux,
hormis le Parti communiste, déterminé à « combattre la logique de destruction du gouvernement ». Et SUD-Rail, deuxième syndicat de la SNCF, qui menaœ d'appeler à la « grève » si le président de la République «confirme ses intentions ».

Reste à savoir jusqu'où ira la concertation. Pour FiIlon, le programme est déjà tracé:« Il s>agit d'aligner les régimes spéciaux sur
celui de la fonction publique». a-t-il annoncé dimanche soir. Prudemment, Devedjian a corrigé, lundi matin: «Nous n>avonsja-
mais dit que [la réforme] était faite, nous avons dit que le gouvernement est prêt. »

Les esprits ont peut-être « mûri» depuis 1995, mais il ne faut pas pousser.. .

Hervé Martin


© Le Canard Enchaîné du 12/09/07

Posté par OhM_ à 21:38 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chien de cachot!


ALA prison de Fleury: Mérogis les mitatds (ou quartiers diSCIplinaires) laissent aux détenus punis une « surfaœ de déambulation de
4,15 m² », dûment mesurée par un huissier architecte à la demande de l'Observatoire international des prisons (OIP). « La personne se retrouve donc maintenue, 23 heUres sur 24, pour une durée pouvant atteindre un mois et demi, dans une situation qui s'apparente à œlle d'une bête en cage », dénonce l'association dans une lettre au directeur de la prison.

Comparaison judicieuse, l'OIP ayant relevé que « la surface minimale fixée par la réglementation pour la détention de chiens de chenil est de 5m² par animal ». Soit 0,85 m² de plûs pour un chien que pour un prisonnier. . .
Il y a comme un os.


© Le Canard Enchaîné du 12/09/07

Posté par OhM_ à 21:32 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'ami Bouygues dans le fromage nucléaire


APRÈS ses deux amis les milliardaires associés dans Bruxelles-Lambert, le Belge Albert Frère et le Canadien Paul Desmarais, principaux bénéficiaires de la privatisation-fusion de GDF et Suez, Sarkozy a décidé de récompenser maintenant « son meilleur ami », Martin Bouygues.

Sur ordre de l'Elysée, comme le révèlent« Les Echos " (11/9), Bercy a été prié d'ouvrir au plus vite le dossier de la privatisation d'Areva, le géant français du nucléaire. Une entreprise que la maison Bouygues, déjà premier actionnaire d'Alstom - le TGV et les turbines électriques -, convoite depuis des mois, comme « Le Canard" l'avait annoncé dès juillet 2006.

Alors que le prix du pétrole ne cesse de grimper, mettre la main sur le leader mondial du marché des centrales nucléaires et du traitement des déchets avec la Hague assurerait à plusieurs générations de Bouygues un avenir sans souci de fins de mois.

Le schéma favori de l'Elysée est pour le moment le suivant: Areva et Alstom fusionneraient, et une société holding de tête serait créée. Avec 35 % du capital, Bouygues, qui vendrait sa téléphonie mobile, en serait le premier actionnaire, l'Etat ne conservant que 18 % et le reste du capital étant placé en Bourse.

Certaines filiales du groupe qui travaillent essentiellement pour la défense nationale ne seraient pas concernées par cette privatisation.

En revanche, une délicate question n'est pas encore résolue: le sort de la filiale Areva NP, l'ex-Framarome, dont l'allemand Siemens possède 34 %.
Dans un premier temps, Sarko espérait que les Allemands accepteraient de " sortir ,. gentiment du capital d'Areva NP. Ce qui laisserait la voie rotalement libre à Bouygues. Mais la chancelière allemande, Angela Merkel, qui est visiblement bien informée, a fait publiquement savoir, le 10 septembre, qu'elle « aimerait que la coopération entre Siemens et les entreprises françaises, donc Areva, puisse être poursuivie ». A bon entendeur, salut!

Après Frère et Desmarais, voilà Martin Bouygues sur le point d'être servi. Le tour de Vincent Bolloré, qui a prêté son yacht à Sarko pour y fêter son élection, ne devrait plus tarder...


© Le Canard Enchaîné du 12/09/07

Posté par OhM_ à 21:29 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les puces implantées causent des tumeurs malignes chez les animaux de laboratoire

© http://www.next- up.org/

AS vous informait dans son édition précédente à propos de ces employés qui se font implanté des puces électroniques de sécurité. Voici une suite très intéressante et décourageante pour ceux et celles qui encore une fois furent trompés par un système de sécurité gouvernemental de moins en moins efficace contre ces riches Corporations qui cachent des études médicales pour tromper le public et faire d'énormes profits.

L' Associated Press émettra bientôt un communiqué l'information selon laquelle les puces implantées chez les animaux causent des tumeurs malignes cancéreuses tel que le prétendait Dr Katherine Albrecht une experte de la défense des droits de la personne opposée depuis longtemps au VeriChip.

Une série de recherches s'étendant sur une période de dix ans confirme que les rats et souris auxquels on injecta des capsules de RFID (Radio Frequency IDentification) développèrent dans une proportion de 1% à 10% des cancers qui se développent très rapidement. Les cancers s'étalent dans les tissus entourant l'implant jusqu'à l'envelopper complètement.

Le Dr Albrecht a été mis au courant de cette affaire lorsque Liz McIntyre, sa co-auteure pour le live « Spychips », fut contactée par le propriétaire dont le chien est mort d'un cancer de cette sorte. Dr Albrecht a trouvé ensuite des études médicales démontrant un lien de cause à effet entre les implants et le cancer chez d'autres animaux. Avant qu'elle fasse cette découverte, aucune des études n'avaient été publié publiquement.

Une investigation de quatre mois a permis de découvrir des documents additionnels qui avaient été publié bien avant que la compagnie Applied Digital Solutions, de la même famille que VeriChip, ait demandé à la FDA (Food & Drug Administration) le permis d'exploitation des implants pour les humains.

VeriChip a reçu l'approbation de la FDA en 2004 sous la surveillance de Tommy Thompson alors secrétaire du Health and Human Services. Il a finalement opté de joindre le bureau de direction de VeriChip ensuite.
Selon les règles de la FDA, c'était à VeriChip de fournir les études contradictoires mais Scott Silverman, le Président du Conseil d'Administration de VeriChip prétend que sa compagnie n'était pas au courant de ces recherches spécifiques.

Le Dr Albrecht a exprimé un certain scepticisme devant cette ignorance d'études publiées dans le domaine de l'activité spécifique de VeriChip qui est l'insertion d'implants de puces électroniques. « Que Mr Silverman ne connaisse pas ces études fait de lui une personne négligente. Par contre, s'il connaissait ces études, il avait toutes les raisons de garder le silence » a affirmé le Dr Albrecht. « Si la FDA avait été au courant du lien avec le cancer elle n'aurait probablement jamais approuvé le produit de cette compagnie »

Depuis que VeriChip a reçu le feu vert de la FDA, elle a ciblé de façon très agressive les diabétiques et les patients atteints de démence de vieillesse. Elle a récemment annoncé qu'elle avait implanté 90 patients souffrant d'Alzheimer ainsi que leurs soignants. Des employés travaillant pour le Mexican Attorney General's Office, pour des entreprises de sécurité américaine et des membres de certains clubs privés d'Europe ont aussi été implantés.

Le Dr. Albrecht s'est montrée très inquiète pour ces gens qui ont accepté les puces VeriChip et leur demande de les faire retirer le plus tôt possible

« Ces nouvelles révélation change la donne » a-t-elle dit « Pourquoi quelqu'un risquerait-il de se créer un cancer dans le bras ? »

Liens intéressants :
http://www.spychips. com/
http:// www.msnbc.msn.com/id/19904543/

Source :
http://www.citizensadvocate.n et/newsletters/albrechtVeriChipAP.html
http://ap.google.com/article/ALeq M5hYssebw3_FRuof2bdR1YdCo8OgXA
http://www.forbes.com/feeds/ap/2007/09/0 8/ap4096034.html
http://www. google.com/search? q=Chip+Implants+Linked+to+Animal+Tumors

http://www.alternativesante.com/capsulesante/nouvelles/nouvelles.asp?Nopetitesnouvelles=1&NoCapsules=402

Posté par OhM_ à 20:44 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Éducation artistique, encore un effort !

Ouest-France - Jean-Michel Djian - Professeur associé à l'université de Paris VIII.

Dans l'éducation, il est un secteur qui fait régulièrement l'objet d'annonces, d'intentions, de protocoles et de décrets : celui de l'art. Mais, malgré l'existence de la loi de 1988, l'éducation artistique à l'école reste le parent pauvre de l'acquisition des savoirs. Les crédits sont rares, les enseignants souvent découragés. Pire, la mise en oeuvre de projets pour les élèves est tellement réglementée qu'elle est devenue dissuasive.

C'est dans ce contexte que survient l'annonce faite par Xavier Darcos d'instituer un enseignement obligatoire d'histoire des arts « de la maternelle à la terminale ». Pourquoi pas en effet ? Mais dans le même temps le président de la République exige de sa ministre de la Culture, Christine Albanel, et de son ministre de l'Éducation de mettre en chantier un ambitieux programme, tendant à favoriser le « renouveau » des pratiques artistiques des élèves. Un chargé de mission a même été désigné à cet effet. Très bien. Mais tout cela n'est pas nouveau.

André Malraux, Jack Lang, Catherine Trautmann, François Bayrou, Jean Jacques Aillagon : ils sont légion à avoir tenté cette révolution et s'y être cassé les dents. Alors pourquoi, depuis plus d'un demi-siècle, la montagne accouche-t-elle d'une souris ? A-t-on analysé les causes de ces échecs répétés ? Non. Or, à l'évidence, il existe au sein du système éducatif un type de résistance qui condamne systématiquement l'art et la culture aux marges. Et si les collectivités locales ne mettaient pas la main au porte-monnaie, il y a belle lurette que les jeunes se contenteraient des cours académiques de dessin et de musique.

Même si des enseignants, en particulier de lettres, se battent individuellement pour permettre à des artistes d'intervenir en classe ou de participer aux activités des institutions culturelles subventionnées, l'obligation de résultats (scolaires) implique d'accorder aux disciplines « nobles », en particulier les maths et le français, une priorité absolue.

Il y a là une tradition très française, presque idéologique, à vouloir sans cesse renforcer le rationnel et l'abstrait, comme si la plupart des jeunes étaient condamnés à ne développer qu'un seul hémisphère du cerveau, celui qui cultive la logique.

Pourtant, et l'intérêt croissant des jeunes à se professionnaliser dans le domaine culturel le prouve, jamais notre société n'a eu autant besoin de libérer l'imagination, redécouvrir la sensibilité, cultiver l'interrogation. L'enseignement et la pratique artistiques participent plus que tout à les révéler. Si on veut, enfin, démocratiser l'accès à l'art (si cher et si élitiste), permettre de développer un esprit critique pour faire face à une offre télévisuelle dévoreuse de « cerveau disponible », il est grand temps de prendre la mesure des vertus de l'éducation artistique. On peut s'en plaindre ou s'en féliciter, mais le cinéma, la musique (les ados en consomment désormais plus de 4 h 30 par jour !) l'architecture ou la mode sont devenues notre pain quotidien.

Peut-on imaginer, demain, une société dans laquelle ses membres ne seraient que des consommateurs passifs de la création d'images et de sons ? Non. Alors, pour cette seule raison, donnons à l'école les moyens de former l'autre hémisphère de notre cerveau, et à nos enfants la possibilité, comme le dit Hölderlin, d'« habiter poétiquement la Terre »

Posté par werdna à 11:16 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Retour de la chaise électrique dans le Tennessee

L'état du Tennessee a eu recours hier à la chaise électrique pour la première fois depuis 47 ans, pour éxécuter un homme qui a tué ses 3 fils et leur demi-soeur.

Le condamné à mort Daryl Holton a préféré la chaise électrique à l'injection létale.

Quel choix !

Posté par werdna à 10:21 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'excès de viande rouge nocif pour la santé et pour la planète

Une consommation excessive de viande rouge n'est pas seulement nocive pour la santé, c'est aussi mauvais pour la planète, si l'on en croit une étude publiée par la revue médicale Lancet.

Dans le monde, l'agriculture dégage 20% environ des émissions de gaz à effet de serre et l'élevage a un impact particulièrement élevé en raison des grandes quantités de méthane émises par les animaux. Selon Tony McMichael, de l'Université de Canberra, et John Powles, de l'Université de Cambridge, la consommation de viande dans le monde pourrait être réduite de 10%.

Cela contribuerait à lutter contre le réchauffement de la planète mais aussi à réduire les risques associés à une consommation excessive de viande, écrivent-ils.

La consommation moyenne de viande dans le monde est de 100 grammes par jour, mais l'écart entre les petits et les gros consommateurs va de un à dix.

Selon un autre spécialiste, Paul Wilkinson, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, les populations les plus riches utilisent jusqu'à 20 fois plus d'énergie par personne que celles des pays pauvres.

Om estime que l'inhalation de fumées dégagées par des feux de bois, de charbon ou de bouse de vache cause chaque année quelque 1,6 million de morts prématurées, soit le double des morts dues à la pollution atmosphérique dans les villes, sans compter le nombre de personnes atteintes de maladies respiratoires.

Parallèlement, quelque 1,6 milliard de personnes n'ont pas accès à l'électricité.

"Paradoxalement, les pauvres utilisent beaucoup moins d'énergie mais tous les effets négatifs retombent sur eux", a dit Wilkinson dans une interview.

REUTERS : jeudi 13 septembre 2007

Posté par werdna à 10:14 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le réchauffement climatique modifie les cartes de l’atlas du Times 2007


Les effets du réchauffement climatique sur les paysages de la Terre, notamment sur les régions côtières, sont déjà visibles et impliquent une modification des cartes. A l’occasion de la publication lundi de "l’Atlas complet du monde du Times" 2007, ses auteurs ont indiqué avoir du redessiner des rivages et changer de classification certaines régions par rapport à la dernière édition de 2003.

Mick Ashworth, rédacteur en chef de l’atlas affirme : "Nous pouvons littéralement voir les désastres environnementaux se développer sous nos yeux. Nous craignons vraiment que dans un futur proche des paysages célèbres vont disparaître pour toujours". Mick Ashworth poursuit : "Le contour de certaines régions change, comme au Bangladesh. Le niveau de la mer monte de 3 mm par an ce qui a des effets curieux sur la côte. Autre modification notable, le fleuve Huang He (fleuve Jaune) : deuxième plus long de Chine, n’arrive parfois pas à rejoindre la mer, ce qui entraîne des changements de la côte".

Les auteurs s’inquiètent également que de grands fleuves comme le Rio Grande et le Colorado aux Etats-Unis ou le Tigre en Irak soient asséchés sur certains tronçons en été. En revanche, le Bangladesh et des îles du Pacifique sont gagnés par les eaux et à Shishmaref en Alaska, la mer grignote la côte de 3 mètres chaque année. 40% des récifs de corail connus ont été détruits et 1% de la forêt tropicale disparaît chaque année, soulignent-ils. Mais des changements importants sont également le fait de l’Homme, souvent pour l’irrigation, comme la disparition des trois-quarts de la mer d’Aral en 40 ans, de 95% du lac Tchad depuis 1963 ou la baisse de 25 mètres de la Mer Morte en 50 ans.

http://cdurable.info/spip.php?breve755

Posté par OhM_ à 08:07 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »