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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 8 septembre 2007

Rachida Dati invitée à s'expliquer devant le Conseil Supérieur de la Magistrature

REUTERS : vendredi 7 septembre 2007

Dans une démarche sans précédent, le (CSM) a demandé vendredi un entretien à la ministre de la Justice, Rachida Dati, pour qu'elle s'explique sur la convocation place Vendôme d'un vice-procureur de Nancy.

Ce magistrat, Philippe Nativel, avait été sommé de s'expliquer le 29 août dernier sur des propos d'audience qui lui étaient prêtés concernant la loi sur les "peines planchers" contre les récidivistes ce qui avait suscité un tollé dans la magistrature.

"Le conseil a délibéré cette semaine, a considéré que l'affaire était grave et qu'il fallait entendre la ministre pour qu'elle donne des explications", a expliqué une source judiciaire à Reuters.

Le ministère de la Justice a confirmé cette procédure, dont il a tenté de minimiser la portée.

"Le CSM a demandé un entretien à madame Dati. Le garde des Sceaux recevra bien volontiers le CSM pour évoquer cette affaire, qui n'a donné lieu à aucune suite", a déclaré Guillaume Didier, porte-parole du ministère.

"C'est un rappel de la règle constitutionnelle, du fait qu'un magistrat doit pouvoir exercer ses fonctions dans la sérénité et échapper à la pression permanente de l'exécutif", a déclaré pour sa part à Reuters Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

C'est ce syndicat qui avait saisi le CSM, organe constitutionnel chargé de régler les carrières des magistrats, leur discipline et d'intervenir sur les questions relatives à son indépendance.

Cette demande du CSM, organe constitutionnel, adressée à un représentant de l'exécutif est pourtant une première. Dans des précédentes affaires ayant opposé le pouvoir politique aux magistrats, le CSM s'était le plus souvent contenté de publier une déclaration ou un avis spontané.

"TENTATIVE D'INTIMIDATION"

En septembre 2006, après les critiques adressées par Nicolas Sarkozy - alors ministre de l'Intérieur - aux juges de Bobigny sur le traitement de la délinquance, le président Jacques Chirac avait reçu Guy Canivet, président de la Cour de cassation et plus haut magistrat français, et avait réaffirmé l'indépendance de la magistrature.

Les syndicats de magistrats et la conférence des procureurs voient dans la convocation de Philippe Nativel une atteinte aux principes fondamentaux d'indépendance de la justice et "une tentative d'intimidation".

Requérant contre un revendeur de drogue qui risquait en principe une peine minimale de quatre ans de prison ferme en vertu de la loi, Philippe Nativel aurait dit début août, selon l'Est Républicain : "Je ne requerrai pas cette peine plancher de quatre ans car les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir. Ce n'est pas parce qu'un texte sort qu'il doit être appliqué sans discernement".

Lors de son audition place Vendôme, il a nié avoir prononcé ces mots et le ministère a annoncé qu'il ne donnerait aucune suite à l'affaire.

Syndicats et organisations professionnelles de procureurs ont pourtant estimé que le principe d'indépendance de la justice était remis en cause, ainsi que celui qui accorde aux procureurs la liberté de parole à l'audience.

Lors d'un entretien au ministère avec le Syndicat de la magistrature jeudi, Rachida Dati avait assuré que M. Nativel avait "toute sa confiance" tout en réaffirmant que, selon elle, les procureurs étaient sous son autorité.

Mardi dernier sur Canal+, elle avait relancé la polémique en se présentant en "chef des procureurs", fonction qui ne figure sous cet intitulé dans aucun texte légal.

La ministre de 41 ans, a profondément remanié son cabinet. Sept membres sur 18 (dont le chef et le directeur de l'équipe) ont dû être remplacés depuis juillet.

Rachida Dati est soutenue par l'Elysée. Jeudi, Nicolas Sarkozy lui a renouvelé son appui, l'appelant ostensiblement par son prénom et soulignant combien il appréciait "son action infatigable".

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Modernisation du marché du travail : l’Elysée donne quatre mois à l’essai pour Medef et syndicats :

FRANçOIS WENZ-DUMAS Libération samedi 8 septembre 2007

Si les partenaires sociaux ne s’entendent pas sur la refonte du parcours professionnel, l’Elysée tranchera.

Mais avec la sortie et le retour à l’emploi, on abordera vraiment les sujets qui divisent. Et pas uniquement le pa­tronat et syndicat, mais aussi les petites et les grosses entreprises. Et jusqu’aux syndicats entre eux. Ainsi, les grands groupes n’ont pas les mêmes attentes à propos de ce que la présidente du Medef, Laurence Parisot, appelle la «séparabilité» : eux sont prêts à monnayer assez cher le départ à l’amiable d’un salarié, alors que les PME n’ont pas toujours les moyens de faire. Côté syndical, la CGT, qui n’est pas impliquée dans la gestion de l’assurance chô­mage, n’a pas la même ap­proche de la question du retour vers l’emploi que la CFDT, qui préside l’Unedic.

Ce sera une «négociation dif­ficile dont le champ est l’un des plus larges qu’on ait connu», expliquait vendredi à la sortie Denis Gautier-Sauvagnac, qui conduisait la délégation patronale. Gabrielle Simon (CFTC), elle, a prévenu que ce serait «du donnant-donnant». Quant à Maryse Dumas (CGT), elle reproche au pa­tronat de vouloir «une réforme des contrats de travail visant des licenciements plus faciles, recouverte du terme élégant de séparabilité ».

Lors de cette première rencontre, les partenaires sociaux ont affiné le calendrier et la méthode en réservant pour la fin les sujets les plus délicats que sont le contrat de travail et l’assurance chô­mage. Ils doivent se retrouver chaque semaine, le vendredi, un rythme rendu nécessaire par les délais fixés par l’Elysée, qui menace de légiférer faute d’accord avant la fin de l’année.

Les syndicats ont tous déploré cette intrusion de Nicolas Sarkozy dans la négociation paritaire, et son soutien affiché à la plupart des revendications du Medef. Cette interférence du pouvoir politique risque en effet de fausser la négociation, les patrons n’ayant pas intérêt à faire trop de concessions aux syndicats dès lors qu’une loi pourrait leur être plus favorable.

Fausser. 

«Donnant-donnant». 

Le plus consensuel des quatre thèmes est l’entrée dans l’emploi. Encore que la question de l’insertion professionnelle des jeunes ou de la période d’essai ne soient pas anodines. Avec le second thème, l’évolution dans l’emploi, on touche à la question des carrières et de la mobilité. Là encore, un terrain d’entente peut être trouvé, employeurs et salariés n’ayant pas forcément des intérêts antagonistes.

Round d’observation: pour leur première réunion de négociation sur la modernisation du marché du travail, vendredi matin, patronat et syndicats ont surtout parlé méthode. Dès le mois de juillet, ils avaient défini quatre thèmes: «l’entrée», «l’évolution», «la sortie» et «le retour» à l’emploi.

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Média : Le new-deal de Reporters d’espoirs

Du Magazine « Nouvelles Clés » Septembre 07

Fondée au printemps 2007, l’agence de presse associative Reporters d’Espoirs est née d’une réaction salutaire de la corporation journalistique, dont beaucoup de membres n’en peuvent plus des aspects les plus obscurs de la société du spectacle.

Parrainée par Jean-Claude Guillebaud et forte d’une rédaction de professionnels menés par Patrick Busquet, l’agence se donne pour mission de « valoriser le développement d’une information porteuse de solutions », c’est-à-dire « qui médiatise des initiatives concrètes, en réponse aux grands enjeux de notre époque. »

Pour eux, l’information doit être considérée comme un oxygène pour le public et non comme un flux d’émotions plus ou moins négatives, vendues comme des drogues. Avant de parler d’une action, les Reporters d’espoirs se posent quatre questions : Est-ce une réponse à un problème ? Est-elle d’intérêt général ? Est-elle appliquée et avec quels résultats ? Est-elle réplicable ?

Les clients potentiels directs de l’agence sont les médias, mais le public a un accès direct aux « informations d’espoirs », par le biais d’un magazine annuel et d’un DVD, mais surtout du site www.reportersdespoirs.org.

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Pour le Syndicat de la magistrature, Sarkozy est "compréhensif avec les patrons voyous"

La Tribune vendredi 7 septembre

Dans un violent communiqué, l'organisation syndicale met en cause les projets du président de la République de mettre un terme à la pénalisation du droit des affaires. De son côté, Rachida Dati veut renouer avec les juges.

"Désormais très compréhensif avec les "patrons-voyous", le président de la République se range ostensiblement dans ce domaine aux côtés des délinquants contre les victimes (salariés, actionnaires, contribuables)", dénonce le syndicat qui ajoute: "le président de la République choisit d'envoyer un signal de connivence à ceux des dirigeants qui s'y livrent". Il souligne: "ces dernières années, la lutte contre la corruption a marqué le pas, ne bénéficiant pas de la même attention que la délinquance de rue de la part des responsables politiques".

"La pénalisation du droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme", a déclaré le président de la République, lors de son intervention à l'université d'été du Medef. Il a aussi affirmé: "J'ai demandé à la Garde des sceaux Rachida Dati d'interdire la pratique des dénonciations anonymes". Sur ces deux points, il avait alors été vigoureusement applaudi par les patrons présents.

Nicolas Sarkozy a confirmé ses propos lors d'un déplacement au tribunal de commerce de Paris jeudi.

La France est pourtant un pays où les sanctions pour délit économique sont peu nombreuses. Pour l'année 2005, une récente étude de la Chancellerie fait état de 4.056 condamnations en matière de législation sur les sociétés ou pour atteintes aux finances publiques, sur un total de 550.841, avec comme délits principaux les banqueroutes, les abus de biens sociaux, la corruption active ou passive, le trafic d'influence et la prise illégale d'intérêt.

Rachida Dati tente de réduire la colère des magistrats
La ministre de la Justice, Rachida Dati, affirme aujourd'hui au Syndicat de la magistrature que le vice-procureur de Nancy ne serait pas poursuivi. Celui-ci avait été convoqué par la ministre pour ses propos jugés critiques contre la loi anti-récidive. "La ministre est dans une logique de dialogue. Il n'y a pas de rupture avec la magistrature, comme elle peut le constater lors de ses nombreux déplacements sur le terrain", déclare le porte-parole du ministère de la Justice. C'est un signe certain de la ministre pour se rapprocher des magistrats avec lesquels elle est en conflit larvé.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur la dépénalisation du droit des affaires, tenus devant le Medef, déclenchent encore des polémiques. Cette fois, c'est le Syndicat de la magistrature qui "s'oppose avec force" aux projets du président de la République dans des termes peu amènes.

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Cecilia Sarkozy, icône de la société du spectacle

Mercredi 05 Septembre 2007 - Nataha Polony

Nouvel épisode dans la saga que les médias imposent aux Français depuis que la politique s'est abîmée dans les pages de la presse people : après Cécilia au Liban et Cecilia en Amérique, voici Cécilia dans l'Est Républicain. La première dame qui ne veut pas être première dame s'explique sur son rôle « qui n'est pas un rôle » dans l'affaire des infirmières bulgares. Et une fois de plus, les médias s'emballent. Une fois de plus, elle a droit aux gros titres et aux pleines pages. Sans pour autant que la polémique autour de sa convocation devant la commission parlementaire ne soit tranchée.

Les Français, eux, sont perplexes. Pourquoi faut-il que les médias imposent à toute force cette femme comme phénomène de société, « star ou anti-star », selon la une de Elle cet été ? Parce que Cécilia Sarkozy incarne parfaitement cette société du spectacle qui abolit les frontières entre espace public et sphère privée, cette société de la jouissance narcissique. Cécilia affiche ses états d'âme et ses colères ; Cécilia met en scène ses émotions. « Toute ma vie, j'ai aidé les gens qui souffrent » affirme-t-elle sans que l'on sache bien s'il s'agit d'un élan intime ou d'une action concrète, par exemple quand elle était conseillère au ministère de l'Intérieur. Une fois de plus, personne et fonction se mélangent.

Car c'est bien là qu'est le nœud du problème. Conforme à son époque, Cécilia Sarkozy n'a que des droits. Celui de profiter des palais de la République et de leur personnel, celui de bénéficier des cadeaux somptueux faits par de riches amis au Président de la République… Mais elle n'a aucun devoir. Elle peut décider de s'affranchir d'un protocole qui l'ennuie et lui impose des tâches parfois pénibles, elle peut quitter le G8 et laisser mesdames Blair et Bush forcer leur sourire et visiter les musées.

Les médias adorent, qui sont comme elle obsédés par la question de l'identité, au point d'en oublier celle de l'institution. Cette femme qui veut être elle-même sans savoir ce que cela signifie refuse – grande nouveauté dans l'histoire de la République – la simple humilité de s'effacer devant la fonction. On la dit libre pour cela ? La seule à « résister » à son mari ? Si l'angine blanche américaine marquait une prise de position politique, une réprobation devant l'admiration béate du président pour l'Amérique de Bush, il faudrait applaudir. Mais on peut craindre qu'il ne s'agisse une fois de plus du caprice d'une femme qui veut bien les vacances de luxe, mais pas les réceptions qui vont avec. Et qui n'hésite pas, pour le faire savoir, à infliger à son mari, c'est à dire au Président de la République, un camouflet peu glorieux. Les médias, si friands des caprices des stars, se délectent. Ils la comparent à Jackie Kennedy ? Erreur. Son modèle est Lady Diana, et c'est pour ça qu'ils l'aiment.

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Les saisies des biens hypothéqués atteignent un nouveau record aux Etats-Unis

La Tribune vendredi 7 septembre

Le nombre de propriétaires ayant reçu un avis de saisie de leurs biens hypothéqués a atteint un nouveau record au printemps, conséquence directe de la crise des prêts immobiliers à risque.

Le taux de défaut de paiement, qui permet de définir combien de personnes sont en retard dans le paiement de leurs intérêts mais ne sont pas encore engagées dans un processus de saisie, a fortement augmenté au printemps: 5,12% des prêts sont aujourd'hui concernés, une augmentation de près des trois quarts par rapport à l'an dernier à la même époque.

Les inquiétudes grandissent aussi au sujet de deux millions de foyers américains qui pourraient être à terme incapables de rembourser leurs emprunts. Ces ménages ont emprunté à taux révisable et verront leurs mensualités augmenter fortement -doubler ou tripler dans certains cas- d'ici à la fin 2008.

La Réserve fédérale américaine et d'autres institutions fédérales ont demandé mardi aux entreprises qui accordent des prêts immobiliers de collaborer avec les emprunteurs pour limiter les risques de non-paiement des traites.

George W. Bush avait annoncé la semaine dernière que son gouvernement ferait des propositions pour prévenir les faillites des particuliers et répondre aux attaques des démocrates qui lui reprochent d'avoir réagi trop lentement à la crise que traverse le secteur des prêts immobiliers aux Etats-Unis.

Ces dernières semaines, la situation du crédit immobilier américain a déjà provoqué une crise sur les marchés financiers internationaux, alors que les défaillances se multiplient sur le marché des prêts immobiliers à risque.

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Fadela Amara présente son plan "anti-glandouille" pour les cités

La Tribune vendredi 7 septembre

"Le Premier ministre (François Fillon) comme moi on a pensé qu'elle était absolument remarquable et que c'est la façon pour nous de faire de la politique, c'est-à-dire une façon directe, authentique, avec la volonté de réussir", a déclaré le président Nicolas Sarkozy à l'issue de la réunion. "C'était vraiment un des très bons moments de ce conseil."

Ce plan, ciblé sur l'emploi des jeunes des cités sensibles, a déjà donné lieu à une concertation par l'intermédiaire d'un blog sur internet qui a permis de recueillir plus de 10.000 contributions, a indiqué l'ancien présidente et fondatrice de l'association "Ni Putes Ni Soumises".

Une nouvelle phase de la concertation commencera fin septembre avec la tenue de "rencontres territoriales pour la ville" associant tous les acteurs concernés. Cette phase doit durer jusqu'à fin novembre et aboutir à des positions sur trois thèmes : l'emploi, le désenclavement des cités et les questions d'éducation

C'est surtout la forme de la communication de Fadela Amara, l'un des membres du gouvernement venus de la gauche, qui a paru impressionner ses collègues et le chef de l'Etat.

"Il y a une mesure qui est résumée par un concept, c'est tout simplement tolérance zéro pour la glandouille", a-t-elle dit à l'issue du conseil à des journalistes. "Il faut absolument faire en sorte que dans les quartiers tous les jeunes de 16 à 25 aient une situation, c'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'ils traînent et s'emmerdent dans les cités en bas des cages d'escalier, avec toutes les conséquences que ça a."

"JE VOUS LE DIS TRES CASH"

Elle a évoqué les problèmes de violence et d'économie parallèle, les dégradations dans les immeubles et a cité le cas d'un carreau cassé que l'office HLM n'avait toujours pas remplacé au bout d'un mois.

Fadela Amara a également plaidé pour un désenclavement des cités et souligné que la situation des banlieues concernaient tous les ministres. "C'est une cause nationale", a-t-elle souligné.

"Le président de la République a demandé à l'ensemble de ses ministres qu'ils fassent des déplacements de terrain avec Fadela Amara sur toute cette période (...) Lui-même le fera", a souligné Laurent Wauquiez

"Le but de l'action qu'on va mener sur les banlieues à travers Fadela Amara, c'est de cibler sur la question de l'emploi des jeunes, qui est la question centrale.

Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a promis de lancer un "plan Marshall" pour la formation et l'emploi de 250.000 jeunes de banlieue

STRASBOURG - La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville Fadela Amara a fait vendredi une communication remarquée sur la préparation d'un plan gouvernemental pour les banlieues, qu'elle qualifie elle-même de plan "anti-glandouille", lors du conseil des ministres décentralisé à Strasbourg.

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Rocard a refusé l'offre de Sarkozy de diriger une mission euro-Méditerranée

PARIS (AFP) - 07/09/2007 TV5 infos

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a indiqué vendredi avoir été sollicité par Nicolas Sarkozy pour diriger une "mission" sur les liens entre l'Europe et les pays du pourtour méditerranéen et avoir refusé en raison du "risque d'un conflit avec l'Europe".

"Le président de la République m'a téléphoné personnellement, c'est un honneur et c'est une rareté", a raconté M. Rocard sur France Inter. "Je ne lui ai pas répondu non M. le Président, je refuse de travailler sous votre autorité. Je lui ai répondu: pourquoi pas, il faut regarder".

Mais, a ajouté l'eurodéputé PS, "je me suis aperçu, après investigation avec un de ses collaborateurs, que cette mission risquait d'ouvrir un conflit dommageable, et en tout cas, paralysant avec les institutions européennes".

"J'ai proposé de s'y prendre un peu autrement et de changer le calendrier de la mission, mettant des étapes et négociant d'abord avec l'Europe" mais "le président n'a pas souhaité cette distinction", a-t-il dit.

M. Sarkozy, qui est notamment réticent à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, défend l'idée d'une "Union méditerranéenne" destinée à rassembler des pays du pourtour méditerranéen qui n'ont pas vocation à intégrer l'Union européenne mais à nouer avec l'Europe des liens privilégiés.

M. Rocard, qui a déjà accepté de participer à un comité pour la revalorisation du métier enseignant, s'est une nouvelle fois défendu de participer à l'"ouverture" de Nicolas Sarkozy.

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la démocratie polonaise à la dérive

KUCZKIEWICZ JUREK - Le Soir / Belgique - vendredi 07 septembre

Depuis deux ans, les gouvernements des frères Kaczynski ont fourni de nombreuses occasions de rire. La meilleure fut celle où un ministre de l’Education a demandé une enquête afin d’établir si Tinky Winky, l’une des Teletubbies (les petites marionnettes d’une émission de la BBC), n’était pas gay, auquel cas l’émission devait être supprimée de la télévision.

Mais avec d’autres initiatives, les Kaczynski ont cessé de faire rire l’Europe : l’appel aux victimes polonaises de la Seconde Guerre mondiale afin de justifier le renforcement des droits de vote polonais à l’Union européenne ; les attaques indécentes à l’égard d’une Allemagne sans laquelle la Pologne ne serait pas aujourd’hui membre de l’Union ; la défense par le Premier ministre d’une radio soi-disant catholique mais ouvertement antisémite, que même des cardinaux polonais conservateurs veulent mettre au pas ; et aujourd’hui le scandaleux blocage de la Journée européenne contre la peine de mort, souhaitée tant par les 26 autres Etats membres que par l’ensemble du Conseil de l’Europe, Russie comprise.

Pourtant on ne mesure pas encore la gravité d’une dérive émaillée d’épisodes quotidiens inimaginables dans une démocratie européenne, fût-elle jeune de 17 ans : écoutes illégales, provocations policières et arrestations arbitraires d’adversaires politiques réels ou supposés, entre autres. Le dévoiement du système législatif et juridique et l’instrumentalisation de tous les leviers de pouvoir aux seules fins électorales sont devenus l’unique programme des Kaczynski, qui renvoient Berlusconi dans la catégorie des enfants de chœur. On découvre que, pas plus sur la scène extérieure qu’intérieure, aucune pudeur ne retient les Kaczynski dans leur souci de (re-)conquérir 30 % d’électeurs aisément manipulables par les sentiments les plus vils. Le drame est que cela marche…

En piétinant des valeurs ultimes, dont le Droit et la Justice dont ils ont volé les noms afin d’en parer celui de leur parti, les célèbres jumeaux ont choisi de se rapprocher de modèles peu recommandables au regard de la pratique européenne, tels Vladimir Poutine ou Hugo Chavez.

La honte a gagné depuis longtemps de nombreux Polonais horrifiés ; elle mérite de gagner les Européens.

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Un comique mobilise toute l’Italie contre la corruption des parlementaires.

Eric Jozsef Libération samedi 8 septembre 2007

Dans près de deux cents villes de la péninsule et devant 20 ambassades italiennes dans le monde (dont Paris), des manifestations et des spectacles sont organisés toute la journée pour recueillir les signatures des citoyens en vue de promouvoir une loi d’initiative populaire. L’objectif ? «Nettoyer le Parlement», selon ses promoteurs. La proposition articulée en trois points prévoit l’interdiction pour les politiciens de siéger à l’Assemblée pendant plus de deux législatures, la restauration d’un scrutin direct (et non de liste) où les citoyens peuvent choisir leur candidat. Mais surtout, le texte propose de débarrasser l’hémicycle d’élus condamnés de manière définitive par la justice. Ils sont actuellement au nombre de 25 sur les bancs du Parlement italien.

Personnage à mi-chemin entre Coluche et Michael Moore, Beppe Grillo n’en est pas, sur ce terrain, à son premier coup d’essai. Depuis plus de vingt ans, il stigmatise dans ses spectacles aux allures de meeting les élites corrompues ou les activités illicites des entreprises. Ce qui lui a entre autres valu d’être doucement mis à l’écart de la télévision. Qu’à cela ne tienne, Grillo s’est rabattu depuis quelques années sur son blog où il mène une véritable croisade civile. Le www.beppegrillo.it est aujourd’hui le plus visité d’Italie. Au treizième rang dans le classement mondial ! Les compagnies téléphoniques du pays en ont notamment fait les frais, obligées d’abaisser leurs tarifs. Aujourd’hui, Beppe Grillo rigole à la perspective d’aller devant les parlementaires défendre la proposition de loi en tant que premier signataire : «Je vais aller leur dire : Vous êtes virés ! »

«Les politiciens n’ont pas encore compris ce qui est en train de leur tomber dessus», explique Beppe Grillo qui compte bien recueillir les 50 000 signatures nécessaires pour présenter la loi. Près de 110 parlementaires ont déjà laissé entendre qu’ils voteront la proposition sur l’inéligibilité des condamnés.

Le comédien surfe sur une vague d’indignation qui submerge l’opinion publique italienne face aux gabegies de l’administration, à l’illégalité diffuse et aux privilèges des politiciens.

Elus condamnés.

Le jour du «Vaffanculo» est arrivé. Et pour l’occasion, des dizaines de milliers de citoyens sont attendus ce samedi dans les rues italiennes contre les professionnels de la à l’initiative du très populaire acteur comique gênois Beppe Grillo, l’opération «V-Day» est néanmoins très sérieuse.

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