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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

jeudi 6 septembre 2007

Le procureur,le polar et la manière

LE Procureur de la République de Rennes, Hervé Pavy, se souviendra longtemps de l'audience solennelle du
3 septembre. Au moment où il allait prendre la parole lors de cette cérémonie un brin guindée, orgamsée pour l installation des magistrats nouveaux venus, les fonctionnaires et greffiers se sont levés et ont quitté la salle. Scandale!

Quelle mouche a donc piqué ces auxiliaires de justice habituellement placides? Ils voulaient manifester leur soutien à un collègue qui vient de vivre une aventure peu ordinaire, déjà évoquée par  Le Parisien (4/9), Soupçonné d'avoir volé la somme considérable de 250 euros, cet honnête fonctionnaire a eu droit à interpellation, garde à vue, interrogatoire et perquisition.

Il faut dire que la victime de cet épouvantable forfait était, justement, le procureur. Et que ce haut magistrat avait lui-même, grâce à son flair et à son autorité, désigné le suspect numéro un, L'acte 1 de cette comédie burlesque qui a agité tout le palais de justice de Rennes se joue le lundi 20 aoüt, dans les toilettes.

Le procureur Pavy vient de découvrir que son portefeuille a disparu. Et il croit - à tort - l'avoir déposé sur un lavabo. Il se précipite donc pour le récupérer, et croise devant la porte un fonctionnaire à l'air sournois, lui semble-t-il. Pas de trace de portefeuille.

« Etant à la fois victime et procureur, explique Henry Pavy au "Canard", j'ai aussitôt confié l'affaire à mon adjoint, qui a pris seul toutes les décisions et a dirigé l'enquête. » Lequel adjoint a fait preuve, en toute indépendance, d'un remarquable dynamisme. Le suspect, dont le seul tort est d'avoir satisfait un besoin naturel au mauvais moment, est arrêté, fouillé. Les policiers trouvent sur lui 400 euros. Son compte est bon,
c'est lui qui a volé les 250 euros! .

Le parquet ordonne une perquisition à son domicile. Pimpon ! Les vieux parents de cet irréprochable fonctionnaire, qui habitent le même immeuble, voient débarquer l'escouade, qui repart bredouille. La comédie
s'achève en fin d'après-midi. Le suspect est relâché, faute d'aveux et de preuve.

Le feuilleton connaît un formidable rebondissement quand le fameux portefeuille est retrouvé dans le réservoir d'une chasse d'eau. n n'y manque que l'argent. Aussitôt confié à la police scientifique, en raison de
l'importance de l'affaire, l'objet est porteur d'empreintes digitales, transmises sans délai au fichier central informatisé. Verdict ; les doigts sont ceux d'un SDF, chapardeur d'habitude. La traque est lancée. En moins de quarante-huit heures, l'homme est localisé, arrêté à Lille et rapatrié à Rennes. Il avoue sans faire d'histoires. Entré dans le palais de justice comme dans un moulin, il raconte être passé devant un bureau ouvert et vide.

C'était celui du proc'. Il y a pris le portefeuille dans une veste, et s'en est débarrassé dans les toilettes après avoir gardé l'argent. Simple comme bonjour. Et un bon point pour la sécurité dans ce tribunal!

Il n'est pas très à l'aise, le procureur Pavy, avec son portefeuille mouillé et son fonctionnaire innocent sur les bras. Il répète à l'envi qu'il est désolé et a écrit à la victime de son magistral flair pour l'assurer de toute sa confiance. Reste à régler la question de la défiance qu'il inspire désormais à ses collaborateurs, surtout lorsqu'il s'occupe d'affaires dont l'enjeu est légèrement supérieur à 250 euros...

L-M. H.

Lire l'article en entier dans le Canard enchaîné de cette semaine © http://www.canardenchaine.com/

Posté par OhM_ à 15:06 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les journalistes ont loupé la VRAIE rupture !

TOUT le monde l'attendait, la « rupture» annoncée. La vraie, celle qui décoiffe et instille un brin d'ivresse révolutionnaire. C'est à peine croyable, mais cette attente fiévreuse a rendu la plupart des journalistes sourds et aveugles.

Quand la « rupture» est arrivée, ils l'ont loupée! Devant l'université d'été du Medef, Sarkozy a pourtantamorcé une révolution copernicienne. Lui, le chantre de la tolérance zéro, l'inspirateur d'une bonne dizaine de lois répressives, le pourfendeur de toutes les délinquances et le soutien de toutes les victimes, s'est attaqué « à la pénalisation de notre droit des affaires ». Suscitant des applaudissements nourris, le chef de l'Etat a ajouté: cette « pénalisation» est «. une grave erreur. Je veux y mettre un terme» !

Il était temps! La situation décrite par Sarkozy a de quoi terroriser le plus endurci des patrons.

« Comment faire un calcul économique quand on ne sait pas ce qu'on peut attendre des juges? a demandé le Président. Quand le risque financier se double de plus en plus d'un risque pénal? [...] Si la moindre erreur de gestion peut conduire en prison? » Et de décrire une infernale jungle dans laquelle les malheureux patrons sont « découragés ,. et « démoralisés ,. par « une guerre judiciaire sans merci ".

Diable! il Y avait la guerre, et nous ne le savions pas! D'après les  tout derniers chiffres publiés par l'Observatoire national de la délinquance, un machin créé par Sarko, et tout à sa dévotion, les services de police ont constaté, au cours de l'année écoulée, moins de 2000 « abus de biens sociaux, banqueroutes et autres délits de sociétés,.. Rapporté aux 3 millions d'entreprises, cela donne un taux de persécution de l'ordre de 0,07 %.

La « guerre,. semble, en effet, d'une particulière sauvagerie, et il est urgent d'arrêter l'hécatombe.

En revanche, cette délinquance aurait pour la collectivité un coût faramineux. Selon l'Institut national des hautes études de la sécurité, elle représenterait la moitié de la facture globale du crime en France, soit 10 milliards d'euros. Un chiffre à prendre avec précaution, mais qui donne une idée de l'enjeu de cette effroyable guerre, à laquelle Sarko a décidé de mettre un terme.

Les pôles financiers et autres juridictions interrégionales créés pour lutter notamment contre la délinquance en col blanc vont pouvoir commencer à plier les gaules. Magistrats et enquêteurs spécialisés se consacreront à la tolérance zéro bien comprise et bien ciblée. Suivant l'exemple de leurs collègues du Pas-de-Calais qui ont attrapé, le 28 aout, un couple de jeunes chapardeurs récidivistes qui avaient piqué pour 2000 euros de marchandises dans un hypermarché.

Les juges leur ont infligé trois ans ferme. Ils auraient dft savoir qu'il n'y a désormais d'avenir que dans l'abus de biens sociaux, la banqueroute ou la présentation de faux bilans.

L-M. H.

Lire l'article en entier dans le Canard enchaîné de cette semaine © http://www.canardenchaine.com/

Posté par OhM_ à 14:24 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nicolas Sarkozy se rend en Alsace, pour y tenir un conseil des ministres décentralisé

Nouvel Obs 09/08/07

Nicolas Sarkozy se rend jeudi 6 septembre et vendredi 7septembre en Alsace pour y tenir le premier conseil des ministres décentralisé de son quinquennat.

La réunion exceptionnelle du conseil des ministres, vendredi à Strasbourg, est précédée jeudi d'un déplacement dans la région sur le thème de l'université, de la recherche et de l'innovation industrielle.
Attendu à 14 heures à Mulhouse (Haut-Rhin), la ville dont le maire est Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération et ministre d'ouverture issu du PS, Nicolas Sarkozy inaugurera la nouvelle faculté des sciences économiques, sociales et juridiques, installée dans l'ancienne fonderie de la ville.

Grues et pelleteuses
Le chef de l'Etat se rendra ensuite à Colmar pour visiter l'usine de l'entreprise allemande Liebherr, dont les 1.700 salariés fabriquent des grues et des pelleteuses. Alors que l'entreprise prévoit d'étendre son centre de recherche, Nicolas Sarkozy souhaite saluer une stratégie qui "prend tout son sens dans le contexte actuel d'un euro fort", selon son porte-parole David Martinon. Sa visite coïncidera avec l'annonce très attendue de la Banque centrale européenne (BCE) sur ses taux d'intérêt. Nicolas Sarkozy a multiplié pendant toute la campagne présidentielle les diatribes contre l'euro fort.

Avenir de la recherche
L'hôte de l'Elysée terminera sa journée à Strasbourg, où il visitera l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif (IRCAD). Il y retrouvera Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie 1987, qui participera à une table ronde sur l'avenir de la recherche en sciences de la vie.
Nicolas Sarkozy animera enfin une réunion sur la sécurité à la préfecture du Bas-Rhin, en compagnie de Michèle Alliot-Marie (Intérieur) et Rachida Dati (Justice), où il abordera les questions des trafics et de la violence urbaine.

Quatrième conseil des ministres décentralisé
Vendredi matin, Nicolas Sarkozy rencontrera les élus alsaciens avant le conseil des ministres dans les salons de la préfecture du Bas-Rhin.
Ce conseil des ministres décentralisé sera le quatrième de l'histoire de la Ve République. Valéry Giscard d'Estaing en avait tenu trois au début de son mandat: le 11 septembre 1974 à Lyon, le 26 février 1975 à Evry (Essonne) et le 1er décembre 1976 à Lille.
En reprenant cette pratique, Nicolas Sarkozy, qui veut rester "proche" des Français, entend "sortir de Paris" et "montrer que la vie économique, politique, administrative se déploie ailleurs qu'à Paris", explique l'Elysée. Un deuxième conseil décentralisé est prévu en Corse "sans doute en octobre", selon David Martinon.

Préparation des municipales
Le chef de l'Etat, qui ne perd pas de vue la préparation des élections municipales de mars prochain, veut aussi se réconcilier avec les élus UMP alsaciens après le tollé suscité par la nomination au gouvernement de
Jean-Marie Bockel, leur adversaire politique dans la région. Ce conseil strasbourgeois sera organisé comme un conseil ordinaire, précise l'Elysée pour couper court à d'éventuelles polémiques sur le coût de ce déplacement gouvernemental. Les ministres se rendront à Strasbourg par le TGV-Est.

Avec des élus alsaciens
Après le conseil, plusieurs ministres resteront dans la région pour des visites de terrain en compagnie des élus alsaciens. François Fillon, Christine Lagarde (Economie) et Hervé Novelli (Entreprises) inaugureront la foire de Strasbourg. Jean-Louis Borloo (Ecologie) visitera l'Association pour la surveillance et étude de la pollution atmosphérique (ASPA) et Michel Barnier (Agriculture) des exploitations agricoles et viticoles. Rachida Dati (Justice) se rendra à la cour d'appel de Colmar et Roselyne Bachelot (Santé) dans une entreprise de Mulhouse.

Plus fort que Chirac !  Compte tenu du déploiement de sécurité  pour le chef de l’Etat, les ministres  et les nombreux conseillers et collaborateurs, le train de vie de l’état est exorbitant.

La croissance, c’est surtout pour la dette….

Posté par Kozett à 14:02 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dans le nouveau cabinet de Rachida Dati Le fils du secrétaire général de l'Elysée, François Guéant devient conseiller technique

NOUVELOBS.COM | 06.09.2007

Le ministère de la Justice a officiellement présenté la composition du nouveau cabinet "réorganisé" de la Garde des sceaux Rachida Dati. Une série de sept départs, qui ont alimenté les critiques dans la magistrature, ont rendu nécessaire ce remaniement.
Le nouveau cabinet comprend 18 membres, dont notamment François Guéant, fils de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Avocat de formation et âgé de 32 ans, François Guéant devient ainsi conseiller technique pour les "droits des victimes".
François Guéant est également président des jeunes actifs de l'UMP.

Deux magistrats partis
Depuis l'arrivée de Rachida Dati place Vendôme, en mai dernier, le cabinet de la ministre a été modifié en profondeur, ne serait-ce que par les départs des magistrats Michel Dobkine, directeur de cabinet, en juillet et du chef de cabinet Michel Marquer, la semaine dernière.
Ils ont été remplacés respectivement par un conseiller d'Etat, Patrick Gérard et par un sous-préfet, Yannick Imbert.

Une mission de réflexion pour Jacques Carrère
Parmi les cinq conseillers qui sont également partis depuis juillet dernier, - dont quatre magistrats - Jacques Carrère, qui a quitté le poste-clef de conseiller pour les nominations de magistrats, se voit confier une mission de réflexion.
Elle visera "la mise en cohérence des cartes des juridictions interrégionales spécialisées, des directions régionales de la protection judiciaire de la jeunesse et des directions régionales de l'administration pénitentiaire".
Officiellement, les départ du cabinet de Rachida Dati ne sont pas motivés par des conflits, mais des sources dans la magistrature parlent au contraire de très violentes querelles verbales entre la ministre et ses collaborateurs.

Proche de Sarkozy

La ministre, âgée de 41 ans et aînée d'une famille modeste de douze enfants, est la première Française d'origine arabe à se voir confier un ministère important. Elle est proche à titre personnel du couple présidentiel, avec lequel elle a passé ses vacances aux Etats-Unis.
Nicolas Sarkozy lui a exprimé son soutien personnel à plusieurs reprises, après les remous suscités par les départs dans son cabinet et les projets de réforme de la place Vendôme, très critiqués chez les juges.

Posté par Kozett à 12:19 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'élève Bush recalé en maths

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Posté par werdna à 10:22 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Afrique serait en première ligne du réchauffement climatique

REUTERS : jeudi 6 septembre 2007 - Paul Simao

L'Afrique sera en première ligne du réchauffement climatique si le monde n'y remédie pas rapidement, une partie du continent noir risquant de se trouver incultivable ou inhabitable, font savoir des chercheurs du gouvernement britannique.

Dans un exposé présenté à Pretoria, David King, principal conseiller scientifique du gouvernement britannique, prédit que le réchauffement climatique, s'il n'est pas freiné, va aggraver la sécheresse en Afrique et provoquer des inondations le long de ses côtes. Il a ajouté que 70 millions d'Africains supplémentaires pourraient être menacés de famine d'ici les années 2080 en raison de la poursuite du réchauffement climatique.

Les températures ont augmenté en moyenne d'environ 0,7 degrés Celsius en Afrique au cours du siècle écoulé.

RECHERCHE D'UN NOUVEL ACCORD POST-KYOTO

"Le climat va devenir à la fois plus pluvieux et plus sec", a-t-il dit.

Ils ont exhorté l'Afrique à faire du changement climatique une priorité et la communauté internationale à mieux partager ses technologies et ses compétences avec ce continent faisant figure, selon eux, de principal champ de bataille de la lutte contre le réchauffement.

La Grande-Bretagne milite pour l'adoption d'ici 2009 d'un accord mondial sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone, le premier des gaz à effet de serre constituant l'un des principaux facteurs du réchauffement de la planète.

Si la nécessité d'agir est unanimement reconnue à présent, les Etats-Unis et la Chine, les deux principaux émetteurs de ces gaz, expriment des réserves sur les modalités d'application d'un tel accord international.

L'Union européenne, le Japon et le Canada ont tous évoqué la nécessité de réduire de moitié les émissions mondiales d'ici 2050 pour ralentir le réchauffement.

Posté par werdna à 10:08 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pollution. Le ministre a dénoncé l’usage de pesticides, tout en indemnisant largement les producteurs antillais.

Renaud Lecadre Libération jeudi 6 septembre 2007

De retour des Antilles, Michel Barnier vante une « banane propre» , une «banane durable» . Constatant ce week-end les dégâts du cyclone Dean qui a détruit la quasi-totalité des plantations bananières, le ministre de l’Agriculture ne s’est pas contenté de promettre des aides aux producteurs, mais s’est dit partisan d’une remise à plat : «Je crois que c’est le moment d’aller vers de nouvelles pratiques, pour utiliser moins de pesticides.»

Pandémie. L’ouragan est l’occasion de faire table rase du passé. L’utilisation massive du chlordécone, destiné à éradiquer le charançon (coléoptère très coriace sous les tropiques), bien qu’interdit depuis 1993, a contaminé l’ensemble des Antilles françaises. Avec ce paradoxe final : la plupart des cultures vivrières (patates douces, ignames…) et l’essentiel des ressources aquatiques (crabes, langoustes…) sont polluées à leur tour ; seule la banane (protégée par sa peau) reste consommable sans modération, alors que sa production est à l’origine de la pandémie.

Dans le doute, l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire) a été chargée de fixer des seuils autorisés de chlordécone contenus dans les aliments, bien que les études sur sa dangerosité soient toujours en cours.

Eric de Lucy, président de l’Union des groupements de producteurs de bananes de Martinique, n’a guère apprécié l’article publié le 30 août par Libération, résumant le pataquès. «Dans tous les pays développés, nous vivons dans une pollution invraisemblable. Il ne faut pas nier ou minimiser la réalité, mais qu’est-ce qu’on fait ? On peut arrêter la production et se contenter de nourrir les colibris…» Toujours le paradoxe : les terres à dépolluer ne sont pas les grandes plantations de bananes (la FNSEA a fixé l’objectif d’une prochaine récolte dans les six mois), mais les petits potagers.

Insuffisance. La crise met surtout en émoi les pouvoirs publics, soupçonnés d’avoir tout lâché au lobby bananier (dont la proximité avec les politiques est proverbiale), en sacrifiant le reste de la population antillaise. Extrait d’une note interne, du 24 juillet (un mois avant le cyclone), de la trop peu connue mission interministérielle et interrégionale chlordécone : «La crise est extrêmement grave. Il est nécessaire que les actions soient scientifiquement fondées et socialement acceptées, avant d’être politiquement menées. Il faut réaliser un énorme travail de communication afin de répondre à l’inquiétude de la population et au ressenti actuel d’insuffisance des pouvoirs publics.» En effet, y’a du boulot.

Posté par werdna à 10:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En refusant de revoir ses estimations, Bercy complique la mise en œuvre du budget 2008.

Muriel Gremillet Libération jeudi 6 septembre 2007

Conjoncture. L’OCDE a abaissé ses prévisions de croissance pour l’Hexagone à 1,8 %.

Pour le gouvernement français, la croissance est donc une affaire de volonté. Hier la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a continué à essayer de faire croire que pour 2007, la croissance française atteindrait les 2,25 %.

Effet trou d’air garanti. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), club des 30 pays les plus riches de la planète, révise drastiquement à la baisse les perspectives de la croissance française. Alors qu’elle tablait en mai sur une hausse du PIB de 2,2 % pour 2007, l’OCDE ampute ses ambitions de 0,4 % : soit un maigre 1,8 %.

Si pour l’ensemble de la zone euro le réajustement est moindre, et passe de 2,7 % à 2,6 %, la France est le pays qui enregistre la plus forte révision à la baisse des pays du G7. Le pire, c’est que ces estimations ne prennent pas en compte les dommages collatéraux de la crise financière liée aux «subprimes», on devrait donc vite assister à de nouvelles révisions à la baisse.

Un gouvernement qui porte des œillières

C’est que le gouvernement n’a guère d’autre choix s’il veut maintenir le déficit budgétaire dans les clous européens, tout en finançant sa politique fiscale reposant principalement sur des allégements de l’impôt sur la fortune. Au bas mot 15 milliards d’euros en année pleine de manque à gagner pour le budget.

«A 2,25 de croissance on passe à peu près, explique un membre UMP de la commission des finances de l’Assemblée. En dessous…» L’exercice de construction et de défense du budget 2008, qui s’ouvre dans les semaines à venir, risque donc de devenir périlleux pour le gouvernement. Certains députés de la majorité ont déjà montré un peu de scepticisme devant l’efficacité du paquet fiscal voté cet été. Et notamment les plus orthodoxes d’entre eux en matière budgétaire ont difficilement avalé l’idée d’un desserrement des contraintes imposées par l’Union européenne. Les perspectives tracées par l’OCDE ne vont pas améliorer leur humeur.

«Il va falloir comprendre que tout ne se décrète pas, dit un député Nouveau Centre. Mais comme personne n’ose lui dire…»

Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a fait taire toutes les velléités de rébellion. Comme la semaine dernière devant le Medef, lorsqu’il a annoncé «la croissance qui nous manque, je veux aller la chercher

Les Français vont «payer une deuxième deux fois le paquet fiscal», avertit Michel Sapin, secrétaire national du PS à l’économie. Au-delà, ce sont les discussions avec Bruxelles qui risquent de se compliquer encore un peu plus. Mais puisque tout est affaire de volonté…

Posté par werdna à 09:59 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Maroc: Reporters sans frontières "tire la sonnette d'alarme" dans une lettre à Mohammed VI

PARIS (AFP) - 05 septembre 2007

L'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) affirme que le roi Mohammed VI porte la responsabilité de la récente dégradation de la liberté de la presse au Maroc.

"Aujourd'hui, nous voulons tirer la sonnette d'alarme. Le Maroc est sur une pente dangereuse. Et vous en portez la responsabilité", affirme son secrétaire général Robert Ménard, dans une lettre adressée au souverain, rendue publique mercredi.

Rappelant que le monarque avait affirmé en 2002 qu'il "ne pourrait y avoir d'essor et de développement pour l'avènement d'une presse de qualité sans l'exercice de la liberté d'expression", RSF estime que "vos promesses sont restées à l'état de promesses. Les chiffres et les faits attestent que votre engagement d'alors n'a pas été tenu".

Selon cette organisation, depuis son arrivée sur le trône en juillet 1999, "pas moins de 34 organes de presse ont été censurés et 20 journalistes ont été condamnés à des peines de prison, en vertu du code de la presse, du code pénal ou encore de la loi antiterroriste".

"Ces atteintes répétées à la liberté de la presse sont source de stupeur et de consternation: ces condamnations n'honorent ni votre régime ni une justice qui apparaît à la botte des autorités. Vous ne pouvez à la fois expliquer que le Maroc est tourné vers l'avenir et la modernité, et traiter ainsi une presse sans laquelle il serait vain de parler de démocratie", assure Robert Ménard.

Ahmed Benchemsi, directeur du magazine arabophone Nichane et de l'hebdomdaire francophone TelQuel, passe actuellement en procès pour "manquement au respect dû au roi".

Dans un éditorial de Nichane rédigé début août en arabe dialectal, M. Benchemsi avait critiqué sur le mode de l'interpellation des propos du roi Mohammed VI lors de son discours du trône prononcé le 30 juillet, concernant les élections législatives du 7 septembre. Les deux journaux avaient été saisis.

Par ailleurs, un journaliste marocain a été condamné le 15 août pour la première fois depuis quatre ans à une peine de prison ferme. Le tribunal correctionnel de Casablanca avait infligé huit mois de prison ferme à Mustapha Hormat Allah, reporter à l'hebdomadaire Al Watan Al An, pour publication de "documents confidentiels" concernant la lutte antiterroriste. Le directeur de ce journal, Abderrahim Ariri, a écopé de six mois avec sursis.

"À ce moment précis de l'histoire de la presse marocaine, tout peut basculer, vers le meilleur comme le pire. Son destin demeure entre vos mains. Vous avez le pouvoir, et, nous osons encore lespérer, le désir, de protéger cette profession, d'oeuvrer à son émancipation et de l'aider à briser les digues qui entravent son épanouissement", assure M. Ménard dans sa lettre.

Pour RSF, "les journalistes marocains ont largement contribué à l'écriture du chapitre nouveau de l'histoire du royaume que constituent vos années de pouvoir. Vous ne pouvez pas continuer à accepter qu'on les traite avec autant de mépris. Vous devez donc agir", conclut le secrétaire général.

Posté par werdna à 00:27 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

MONDIAL DE RUGBY Des associations inquiètes du sort des SDF

NOUVELOBS. 05.09.2007

Selon Médecins du Monde, le DAL et le Comité des sans-logis (CDSL), les plus démunis sont priés d'abandonner campements et chambres d'hôtel à l'approche du début du mondial.

    Les associations Droit au Logement (DAL) et le Comité des sans-logis (CDSL) ont fait connaître mercredi 5 septembre leur inquiétude face au sort des plus démunis à la veille du Mondial de rugby. Comme Médecins du Monde, les deux associations accusent les pouvoirs publics de "chasser" les SDF de leurs campements à Paris et affirment que ceux hébergés dans des hôtels sont "priés de se trouver une autre place" pour permettre l'accueil des supporters attendus à l'occasion de l'événement sportif.
"Depuis cet été, les sans-abri parisiens (...) sont chassés de leurs lieux habituels de résidence. Ils sont invités plus ou moins gentiment par la police à démonter leur tente, et à disparaître du secteur. Les récalcitrants se voient parfois infliger une amende de 135 euros", affirment DAL et le CDSL dans un communiqué commun intitulé "Le grand nettoyage social avant la Coupe du monde".

Roms menacés

    Les deux associations craignent la même situation dans les "villes de province où se tiennent les matchs de la Coupe du monde".
"Autre conséquence désastreuse: les sans-logis hébergés dans des hôtels parisiens sont priés de se trouver une autre place, de préférence en grande banlieue, pour laisser la place à la marée des supporters et d'amateurs de rugby attendue", assurent également les associations.
Lundi dernier, Médecins du Monde (MDM) avait aussi fait part de ses préoccupations, concernant spécifiquement la situation des campements de Roms. "A la veille de la Coupe du monde de rugby, les pouvoirs publics semblent vouloir cacher la misère des Roms en procédant à des évacuations systématiques de terrains Roms", expliquait MDM dans un communiqué.


Outre des évacuations, l'organisation faisait état de "visites répétées", de "menaces réitérées d'expulsion et de destruction des biens" si les Roms "n'obtempèrent pas, les contraignant à évacuer d'eux-mêmes leurs terrains les jours précédant l'intervention des forces de l'ordre". (AP)
 

Posté par Kozett à 00:24 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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