mercredi 5 septembre 2007
Védrine rend à Sarkozy son rapport sur la France dans le monde
REUTERS : mardi 4 septembre 2007
L'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine a remis mardi à Nicolas Sarkozy le rapport que lui avait commandé le président de la République sur la place de la France dans le monde, qui doit être rendu public mercredi par l'Elysée.
"C'est une réflexion politique pour répondre à la question que m'avait posée le président dans sa lettre du 2 juillet : est-ce qu'il faut que la France reconsidère sa posture dans le monde globalisé, est-ce qu'elle ne doit pas défendre ses intérêts et ses idées d'une autre façon ?" a-t-il expliqué à l'issue de son entretien avec Nicolas Sarkozy.
L'ancien collaborateur du président François Mitterrand a indiqué qu'il prônait notamment un changement d'attitude politique et psychologique par rapport à la globalisation.
"Les Français auraient intérêt à passer d'une attitude de méfiance, qui est finalement stérile, à une attitude dynamique autour d'un consensus que pourraient formuler les autorités politiques, aussi bien la majorité que l'opposition", a poursuivi Hubert Védrine.
Il a cité le cas du Danemark : "Au lieu d'opposer bêtement comme on le fait depuis des années la protection et l'ouverture, les Danois ont trouvé la synthèse."
"J'ai vu le président très intéressé par cette démarche et j'espère que mes amis de gauche seront intéressés également", a ajouté l'ancien ministre.
Dans un deuxième volet, il s'interroge sur une modification de la politique étrangère de la France et, là, sa réponse est moins tranchée.
"Il y a dans beaucoup de milieux en France, aussi bien à droite qu'à gauche, l'idée d'une sorte d'occidentalisation (de la politique étrangère) qui est l'équivalent de ce qu'était l'atlantisme d'autrefois : les Occidentaux doivent se serrer les coudes, c'est autour de ça qu'il faut reconstruire toute notre politique", a-t-il expliqué.
GARDER UNE POLITIQUE AFRICAINE ET ARABE
"Je pense que cette réorientation peut se justifier sur certains points précis mais pas globalement", a-t-il ajouté. "J'en arrive à l'idée qu'il faut continuer à avoir une politique étrangère française. Nous avons des intérêts spécifiques. Mais il ne s'agit pas de continuer exactement la même chose."
"J'essaie de voir jusqu'où et comment il faut en modifier le contenu, les méthodes, le ton et la substance", a-t-il souligné. "Mais on ne va pas s'en remettre à l'Europe, à l'Occident, à la Communauté internationale."
Il a ainsi estimé que la France devait garder une politique africaine et une politique arabe, même si celles-ci devaient être rénovées, dans une démarche, là aussi, bipartisane et dépassant "les clivages politiques du moment".
"Je dis que la France aurait bien tort d'abandonner une politique africaine. Mais je pense en même temps que pour la rénover et la relancer complètement la meilleure méthode serait de se mettre vraiment à l'écoute des Africains", a-t-il précisé.
"Au moment où les Chinois développent une politique ambitieuse en Afrique et où les Américains créent un commandement spécial, je ne comprends pas pourquoi une partie importante de l'opinion française dit que tout ça n'a plus de sens", a ajouté Hubert Védrine. "Et je préfère la politique arabe de la France même quand elle est critiquable à la politique arabe de certains autres pays, notamment ces dernières années."
Il a dit approuver la démarche de Nicolas Sarkozy "consistant à demander des avis indépendants et libres, même en dehors de son camp politique, pour alimenter un débat national".
Le président de la République avait proposé à Hubert Védrine, lors de la formation de son premier gouvernement, le portefeuille des affaires étrangères, dans le cadre de sa volonté d'ouverture politique.
C'est finalement un autre ancien ministre socialiste, Bernard Kouchner, qui a eu le poste.
Sarkozy confie à Larcher une mission sur l'hôpital public
REUTERS : mardi 4 septembre 2007
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a demandé à l'ex-ministre de l'Emploi Gérard Larcher d'organiser une concertation sur les missions de l'hôpital public, annonce mardi l'Elysée dans un communiqué.
Le président de la République avait annoncé le 22 mai le lancement de cette concertation lors d'un déplacement au centre hospitalier de Dunkerque.
La mission présidée par Gérard Larcher, ancien président de la Fédération hospitalière de France, sera composée de personnalités qualifiées issues du monde hospitalier, des autres domaines de l'offre de soins, du secteur médico-social et des systèmes de financement, précise l'Elysée.
Nicolas Sarkozy installera cette commission début octobre.
Pourquoi ne pas créer une seule grande commission, on l’appellerait « Assemblée Nationale des Commisions du Président».
Roselyne Bachelot cherche de nouveaux financements dans la santé
REUTERS : mardi 4 septembre 2007
PARIS (Reuters) - Le gouvernement recherche des financements nouveaux "les plus justes" et les "moins pénalisants" pour l'économie permettant la prise en charge des nouvelles dépenses de santé, déclare Roselyne Bachelot.
"Nous préparons plusieurs réformes structurelles qui devront aboutir entre fin 2007 et mi-2008", souligne la ministre de la Santé dans Les Echos, à paraître mercredi.
Pour Roselyne Bachelot, "la maîtrise des dépenses et la qualité des soins sont le fil rouge de ces réformes."
Mais "il faudra également nous pencher sur la question des recettes de l'assurance-maladie : il s'agit de trouver les financements nouveaux les plus justes et les moins pénalisants pour l'économie, afin de prendre en charge les nouvelles dépenses liées à l'amélioration de la prise en charge", explique-t-elle.
Selon la ministre, "des nouvelles recettes permettant d'atteindre simultanément des objectifs de santé publique peuvent s'avérer pertinentes." C'est déjà aujourd'hui le cas du tabac."
Interrogée sur l'hostilité soulevée par le projet de franchise non remboursée de 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et de 2 euros par transport médical, Roselyne Bachelot insiste sur le fait qu'elle va permettre de financer "des besoins sanitaires nouveaux, croissants, mal couverts", à savoir la maladie d'Alzheimer, le cancer et les soins palliatifs.
"C'est vrai que cela représente un effort important demandé aux Français, mais quelle était l'alternative ? Augmenter à nouveau les cotisations ou la CSG ? Ce n'est pas le choix que nous avons fait", ajoute-t-elle.
La ministre souligne qu'un plafond de 50 euros par an est prévu pour préserver les plus malades, "ainsi que l'exonération pour les moins de 16 ans, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU, ce qui représente près de 10 millions de personnes."
Vite, une commission d’experts présidée, de préférence, par un ténor de la gauche
Délégation : Les Indégivrables

High-tech : France Télécom perd 507.000 abonnés supplémentaires
L'expansion 03/09/07
La croissance du haut débit continue de se stabiliser. Au 30 juin, la France comptait 14,25 millions d'abonnements, dont 13,55 millions à l'ADSL, soit une hausse de 28% par rapport à la même période l'an dernier. France Télécom reste victime du dégroupage total, et perd 310.000 clients, auxquels il faut ajouter 197.000 abonnements en ADSL nu, soit 507.000 accès au total. A la fin du deuxième trimestre, les opérateurs alternatifs commercialisaient 6,81 millions d'accès haut débit, dont 3,52 millions sans abonnement téléphonique.
Les Français pourront-ils éviter la cure de rigueur ?
L‘expansion 04/09/07
François Fillon se refuse à prononcer le mot « rigueur », employé par la ministre de l'économie Christine Lagarde, à propos du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Eric Woerth, le ministre du budget et de la fonction publique a estimé lundi que la ministre de l'économie voulait dire « bonne gestion », « derrière le mot rigueur » qu'elle a employé à propos de la fonction publique. La veille, invitée au Grand Rendez vous d'Europe 1, Le Parisien, TV5, Christine Lagarde avait en effet déclaré que les suppressions de postes annoncées dans la fonction publique constituaient « un plan de rigueur ». Immédiatement, le secrétaire général de la CFDT y a vu « un aveu de franchise ». Mais Claude Guéant comme François Fillon se sont empressés de corriger le tir. Concernant la réduction du nombre de fonctionnaires, le premier ministre a estimé au micro de France inter: « il n'y a pas de plan de rigueur, il y a un effort constant pour réduire les dépenses de l'Etat ».
Le gouvernement joue sur les mots. Car le terme rigueur est de ceux qui fâchent en pleine rentrée sociale. Le bras droit de François Hollande, Stéphane Le Foll a d'ailleurs sauté sur l'occasion : « dans la cacophonie entre François Fillon, Claude Guéant et Christine Lagarde, c'est elle qui dit la vérité ». Selon lui, le gouvernement prépare ce plan « parce que les prévisions de croissance sont mauvaises ». Quant à « la facture, c'est les français qui la paieront », a-t-il estimé en évoquant « la TVA sociale, la franchise sur la santé, et la CRDS ». Pourtant, le gouvernement n'a jamais fait mystère de ses intentions de réduire la dépense publique. Mais pourra-t-il éviter l'austérité pour le plus grand nombre ?
« La situation pour le gouvernement paraît complètement bloquée », estime d'ores et déjà Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE. « Nicolas Sarkozy a été élu sur un programme de relance de la croissance et il s'est engagé à augmenter le pouvoir d'achat des français. Pour cela il aurait fallu avoir de la chance », explique-t-il. « Or il n'en a pas : la BCE ne veut pas baisser ses taux, l'euro reste fort, et il y a un ralentissement de la croissance mondiale aggravé par la crise sur les marchés financiers », relève-t-il. Si le gouvernement ne veut pas abandonner sa prévision de croissance de 2,25%, les économistes ne partagent pas son optimisme. Natixis, dans une note publiée lundi par Les Echos table même sur 1,6%.
Le ralentissement de la croissance est synonyme de rentrées fiscales médiocres pour l'année prochaine. Dès lors, les experts de Bercy voient se profiler le budget 2008 avec hantise. Car au lieu des 2,3% prévus, le déficit est bien parti pour déraper l'an prochain. Outre le ralentissement de l'activité, se conjuguent la hausse des taux d'intérêts qui accroît la charge de la dette, et la montée en charge du « paquet fiscal » dont le coût est évalué à 8 milliards d'euros en 2008. D'autant que des crédits nouveaux ont été promis à l'enseignement supérieur et à la recherche, de même qu'à la justice. « Le déficit public pourrait atteindre les 2,9% », estime Henri Sterdyniak. Ce qui ferait de la France la seule parmi ses partenaires européens à se rapprocher des 3%. Quand l'engagement a été pris de revenir à l'équilibre.
Le déplacement de Nicolas Sarkozy à Bruxelles, en juin dernier, devait les convaincre de patienter jusqu'à 2012, au lieu de 2010. Le rappel à l'ordre du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, lundi matin, montre que cela n'a rien d'évident. Dans un entretien au quotidien El Pais, Joaquin Almunia estime que « s'il faut plus de coordination économique dans la zone euro, on ne peut pas décider unilatéralement de reporter l'équilibre budgétaire de 2010 à 2012 ». Quelle qu'en soit l'échéance, le gouvernement doit donc faire des économies.
Or, comme l'observe Henri Sterdyniak, « la rigueur dans la seule fonction publique n'est pas du tout à la hauteur des enjeux ». « Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, soit 40.000 fonctionnaires, représente une économie de 1,4 milliard d'euros annuelle », calcule-t-il. Nicolas Sarkozy s'est engagé à ce que la moitié serve à la revalorisation des salaires de la fonction publique. L'Etat n'économisera donc que 700 millions d'euros par ans. A titre de comparaison, un point de PIB représente 18 milliards d'euros. Reste au gouvernement à espérer les effets, très discutés, de son paquet fiscal sur la croissance.
Les centrales électriques alimentées par la biomasse attirent les candidats
L’expansion 04/09/07
L'appel d'offres lancé en décembre 2006 pour la construction de centrales électriques alimentées par la biomasse (déchets végétaux) a recueilli 56 dossiers de candidature, a indiqué mardi le ministère de l'Ecologie et du Développement durable.
Ces candidatures représentent "une puissance cumulée de 700 mégawatts, soit plus de deux fois la puissance visée par l'appel d'offres (300 mégawatts)", s'est-il félicité. Les candidats finalement retenus seront désignés par le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables Jean-Louis Borloo, après examen des offres par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Ils "pourront alors bénéficier d'un contrat d'achat d'électricité avec EDF ou un distributeur d'électricité, selon le cas", selon le communiqué. Les centrales construites dans le cadre de cet appel d'offres baptisé "biomasse 2" devront produire à la fois de l'électricité et de la chaleur à partir de biomasse, et présenter un rendement global "supérieur à 50%". Leur mise en service est prévue avant le 1er janvier 2010.
Renaissance de l'éducation

Unilever : 10 à 12.000 suppressions d'emplois en Europe (syndicats)
AFP mardi 4 septembre 2007
Sur fond d'excellents résultats trimestriels, le numéro deux mondial de la grande consommation poursuit sa restructuration. Sur les 20.000 postes supprimés annoncés début août par le n°2 mondial des produits de grande consommation, 10 à 12.000 le seront en Europe. Ce qui signifie aussi que le quart des effectifs du Vieux Continent seront touchés.
ors qu'il vient début Août de dévoiler des résultats trimestriels extrêmement flatteurs, ponctués par une envolée de 16% de Unilever qui a annoncé début Août de copieux bénéfices à 1,2 milliard d'euros et une croissance organique de 5,8% au-delà des attentes en a profité pour asséner un énième plan de restructuration drastique : le géant néerlandais de la grande consommation supprimera pas moins de 20.000 emplois sur quatre ans. Soit 11% de ses effectifs.
Dans le détail, le groupe dirigé par Patrick Cescau fermera ou réduira les capacités de production de 50 à 60 de ses sites dans le monde. Soit environ 20% de son parc mondial. De même, il rationalisera ses réseaux de distribution. Le tout affectant principalement l'Europe où opèrent 44.000 des 180.000 salariés du groupe.
Autant dire que ce flot de nouvelles n'a pas effrayé les marchés. Bien au contraire.
Pékin compte s'attaquer au trafic d'êtres humains
REUTERS : mardi 4 septembre 2007
PEKIN (Reuters) - La Chine, secouée par une affaire d'esclavage d'enfants, compte mettre en place une commission nationale dédiée à la lutte contre le trafic d'êtres humains, afin de protéger femmes et enfants du travail forcé et de la prostitution, rapportent mardi les médias officiels.
Cette commission, où 21 ministères seront représentés, tentera de trouver des solutions à ce problème et les présentera directement au Conseil de l'Etat, le gouvernement chinois, précisent les médias, citant le ministère de la Sécurité publique.
"Le nombre d'affaires de ce type est en hausse", a déclaré Yin Jianzhong, du ministère, cité par le China Daily. Il faisait référence au travail forcé et à l'exploitation sexuelle.
La Chine a été marquée cette année par la mise au jour d'une vaste affaire d'esclavage et de travail forcé d'enfants dans des usines à briques, dans des conditions inhumaines.

