lundi 3 septembre 2007
Mondial: 27.000 policiers et gendarmes mobilisés pour le rugby
REUTERS : lundi 3 septembre 2007
La France va mobiliser 27.000 policiers et gendarmes, 1.500 militaires, 5.000 pompiers et 4.000 secouristes pour assurer la sécurité lors de la Coupe du monde de rugby, annonce Michèle Alliot-Marie.
Quelque 400 démineurs sont mobilisés pour examiner les engins suspects et plusieurs dizaines d'hélicoptères seront prépositionnés et prêts à intervenir, a-t-elle ajouté devant la presse.
"Il n'y a pas de menaces particulières, pas de craintes précises mais des menaces potentielles peuvent exister et nous sommes prêts à faire face à tous les scénarios", a encore expliqué Michèle Alliot-Marie.
Toutes les équipes bénéficieront d'une protection rapprochée, notamment les pays qui sont impliqués dans la guerre en Irak et qui risquent de ce fait de servir de cible à d'éventuels activistes, a-t-elle ajouté.
Le GIGN, groupe d'élite de la gendarmerie, surveillera notamment les équipes d'Angleterre, d'Afrique du sud, d'Australie, des Etats-Unis et du Canada.
Le Raid sera chargé de la protection des Bleus, des "All Blacks" néo-zélandais et de l'équipe d'Italie.
Les arbitres bénéficieront aussi une protection rapprochée. Le ministère de l'Intérieur promet également d'assurer la surveillance de l'épreuve dans le domaine économique, pour empêcher notamment d'éventuelles fausses billetteries.
Enfin, les équipes seront protégées dans les transports - 90 voyages en TGV et 28 trajets en avion sont prévus. Lors des déplacements en autobus, les rugbymen seront escortés par des motards.
La Coupe du monde de rugby doit durer 45 jours, du 7 septembre au 20 octobre, et des matches seront organisés dans dix villes de France.
Les organisateurs attendent 2,4 millions de spectateurs, 400.000 visiteurs étrangers et 4.000 à 5000 représentants des médias.
On est vraiment champions ! Bientôt une taxe rugby ?
Une tournée au Soudan
NOUVELOBS.COM | 03.09.2007
Le secrétaire général des Nations Unies veut s'assurer du déploiement rapide de la force hybride ONU-Union africaine au Darfour.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon doit se rendre lundi 3 septembre au Soudan pour jeter les bases d'une solution au conflit du Darfour, par la négociation et le déploiement de milliers de soldats de maintien de la paix.
Ban Ki-Moon, qui a pris place dans un avion pour Khartoum après une réunion de hauts responsables de l'Onu à Turin, en Italie, va solliciter le soutien du président soudanais Omar Hassan al Bachir à son plan de paix et visiter lui-même un camp de réfugiés au Darfour, région de l'ouest du pays.
Son voyage de six jours comprendra aussi un déplacement au Sud-Soudan, où l'accord de paix de 2005, qui a mis fin à 20 ans d'une guerre Nord-Sud qui a fait deux millions de morts, apparaît aujourd'hui fragile, ainsi que des visites au Tchad, pays voisin, et en Libye.
Des experts internationaux estiment que 200.000 personnes ont péri et 2,5 millions d'autres ont été chassées de chez elles au cours de quatre ans et demi de combats au Darfour.
"Pas de percées"
La semaine dernière, Ban Ki-Moon a présenté un plan en trois points pour régler la crise: déploiement de 26.000 soldats et policiers de l'Onu et de l'Union africaine , approuvé par le Conseil de sécurité en juillet; négociations de paix qui pourraient débuter en octobre; aide internationale.
Selon un membre de l'entourage de Ban Ki-Moon, "il n'y aura pas de percées pendant ce voyage". "Nous n'en sommes pas à ce stade", a-t-il ajouté.
La tournée de Ban Ki-Moon intervient sur fond de regain de violences au Darfour - qualifiées de "tout bonnement inacceptables" par le secrétaire général de l'Onu - entre des forces gouvernementales et pro-gouvernementales, d'un côté, et rebelles de l'autre. Des responsables de l'Onu ont fait état en outre d'une aggravation de la malnutrition dans la région.
Menace de sanctions
Au coeur de sa stratégie figure un projet de pourparlers de paix entre Khartoum et la plupart de la dizaine de groupes rebelles au Darfour, dont Ban Ki-Moon pourrait annoncer où elles se tiendront avant la fin de son voyage au Soudan.
Bachir a donné son feu vert aux négociations et à la force de maintien de la paix mais les gouvernements occidentaux doutent encore de sa sincérité et Londres comme Paris ont de nouveau brandi la menace de sanctions, la semaine dernière, s'il ne coopère pas.
Mais des diplomates occidentaux reconnaissent que certains membres du Conseil de sécurité, dont la Chine, qui dispose d'un droit de veto, sont opposés à l'heure actuelle à des sanctions.
L'ambassadeur de Chine au Soudan a déclaré dimanche que "des sanctions ne peuvent contribuer à résoudre le problème".
Expulsion d'un membre d'une ONG
Pour signaler peut-être sa bonne volonté avant la visite de Ban Ki-Moon, un responsable soudanais a déclaré dimanche que Khartoum discutait du possible retour dans le pays du responsable de l'organisation humanitaire américaine CARE, expulsé la semaine dernière pour ingérence, selon Khartoum, dans la sécurité interne du pays. Les Nations unies ont critiqué cette expulsion.
Au Tchad, Ban Ki-Moon va s'entretenir avec le président Idriss Déby du projet de déploiement de soldats de l'Union européenne, soutenus par l'Onu, pour faire face à la crise suscitée par la fuite au Tchad de plus de 200.000 réfugiés du Darfour. (Reuters)
Xavier Darcos annonce des études surveillées dans 1.119 collèges
REUTERS : lundi 3 septembre 2007
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, annonce la mise en place d'études surveillées dans les 1119 collèges d'éducation prioritaire.
Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien publié lundi, le ministre se prononce aussi pour l'instauration d'un service minimum. "Ce dont je veux parler avec les syndicats, qui en sont d'ailleurs d'accord, c'est de prévoir l'accueil des élèves, au moins jusqu'au collège, les jours de grève", dit-il.
Xavier Darcos qualifie par ailleurs d'"absurdité de notre système" le fait que dans certains collèges, les conseils de classe se tiennent parfois "dès fin mai", ce qui fait perdre un mois de cours aux élèves.
Il propose, pour y mettre un terme, que les baccalauréats soient organisés ailleurs que dans les établissements scolaires.
"(...) on peut imaginer qu'ils se déroulent dans des universités, des gymnases, des centres d'examens... On doit trouver des solutions. Et notamment pour la surveillance, qui peut être assurée par d'autres agents que les professeurs, dont ce n'est pas le métier", affirme le ministre.
"Nous demanderons aux enseignants, sur la base du volontariat, de corriger les copies en dehors de leurs heures de cours. Et la rémunération de la correction devra être plus élevée qu'elle ne l'est actuellement", poursuit-il.
Estimant que généraliser le principe du redoublement est "une mauvaise tactique", le ministre se déclare en revanche favorable à des groupes de niveaux. "C'est pourquoi je pense qu'il faut plus d'autonomie dans les établissements. Même si je vais avoir les syndicats contre moi...", dit Xavier Darcos.
Voilà le dialogue bien engagé ...
Les policiers chinois sous haute surveillance en vue des JO
REUTERS : lundi 3 septembre 2007
PEKIN (Reuters) - La Chine a lancé une campagne visant à améliorer l'image des policiers à Pékin et dans les autres villes qui accueilleront les JO en 2008, en leur interdisant notamment de fumer, de manger et de bavarder quand ils sont en service, rapportent les médias officiels.
"Des inspecteurs de police, en uniforme ou en civil, surveilleront les policiers (...) pour voir comment ils se comportent quand des gens demandent leur aide", écrit China Daily, citant Wu Heping, porte-parole du ministère de la police.
"Si un citoyen voit un policier fumer, manger ou bavarder en service - toutes activités considérées comme nuisant à l'image de la police - il doit les dénoncer en appelant le 110", a également déclaré au journal Jia Chunming, un responsable de la police de Pékin.
La campagne entre en vigueur dans les six villes accueillant les JO 2008: Pékin, Shanghai, Qingdao, Shenyang, Tianjin et Qinhuangdao, et sera étendue à des sites touristiques de premier plan début 2008, écrit le journal.
En juin, une directive avait interdit aux policiers de porter des écharpes, des bijoux, des barbes et des "cheveux bizarrement teints".
Pour plus d’efficacité, les surveillants des policiers seront-ils également surveillés ?
25 000 nouveaux profs font leur première rentrée cette année. Témoignages.
Véronique Soulé Libération lundi 3 septembre 2007
Ces jeunes enseignants lâchés dans la cour des grands
Pour sa première rentrée Jean-Philippe, 28 ans, professeur d’histoire-géo, est franchement stressé : «Déjà c’est dans ma nature… Mais là, j’ai appris au dernier moment que je suis affecté dans deux collèges. Heureusement, ils ne sont pas trop éloignés, à Asnières et à Gennevilliers, dans la banlieue nord de Paris. En revanche, j’aurai tous les niveaux, de la sixième à la troisième, ce qui est très lourd pour un débutant.» L’an dernier alors qu’il était encore stagiaire, Jean- Philippe passait quatre à cinq heures pour préparer une heure de cours : «Il va vraiment falloir que j’accélère.»
Les jeunes professeurs expriment tous plus ou moins d’appréhension à l’idée de se retrouver demain seuls face à des classes. La plupart ont été affectés, dans des établissements sensibles, désertés par leurs aînés. Certains ont reçu leur affectation loin de leurs bases quelques jours avant la rentrée et entreprennent en catastrophe une recherche de logement. Sauront-ils accrocher les élèves et installer un bon climat dans la classe ? Et l’équipe enseignante en place va-t-elle bien les accueillir ? «Deux fois par semaine, je vais rater le déjeuner avec les collègues pour me rendre dans mon autre établissement alors que c’est le moment idéal pour s’intégrer et demander des conseils», regrette Jean-Philippe.
«Vocation». La rentrée se déroule en outre sous de sombres auspices: 11 200 postes, dont plus de 9 000 dans le secondaire, vont être supprimés en 2008 dans l’éducation. Le métier lui-même a perdu du prestige, avec des enseignants moins considérés et de plus en plus attaqués sur leur temps de travail - dix-huit heures de cours par semaine pour un professeur certifié comme Jean-Philippe, quinze heures pour un agrégé.
Mais il en faut davantage pour décourager les jeunes enseignants, fiers d’avoir réussi un concours de plus en plus difficile (le nombre de postes diminuant) et impatients de se confronter à «leur» classe. «Toutes ces coupes sombres, c’est du calcul à courte vue. Les enfants du dernier baby-boom, actuellement en primaire, vont arriver dans le secondaire où il faudra alors de nouveaux postes», prédit Jean-Philippe. Devant les conditions de travail qui se détériorent, lui parle de « vocation» : «Je vais toucher 1 500 euros net par mois, ce n’est pas pour l’argent que j’ai choisi ce métier, c’est un goût de l’humain, du rapport avec les élèves, la volonté de leur faire aimer les études au-delà de ma propre discipline.»
«Attachants». Amandine, «néotitulaire» de 24 ans, rentre demain comme documentaliste dans un lycée professionnel à Combs-laVille (Seine-et-Marne) avec quatre heures de transports en commun par jour. «Nos vœux d’établissements n’ont pas été respectés», déplore-t-elle, fataliste. Elle sait qu’elle va trouver des élèves presque aussi âgés qu’elle : «J’ai déjà fait un stage en lycée pro, j’ai trouvé les élèves attachants, très en demande.» Amandine a choisi la documentation pour son «côté social, les qualités de dialogue et d’écoute que cela suppose». Elle aime son métier mais elle sait déjà qu’elle en changera peut être un jour : «Beaucoup partent avec la foi comme moi, mais s’usent avec les années.»
Patrick Devedjian n'est pas contre une dose réduite de proportionnelle au Parlement
AP | 02.09.2007 | 17:56
"Je ne suis pas hostile à une dose réduite, à la condition de ne pas augmenter le nombre de députés, et à la condition d'accepter le quantum démographique", a déclaré M. Devedjian sur Radio J, estimant que la mesure ne devrait en outre pas concerner plus d'"une vingtaine de députés".
L'élection d'un certain nombre de parlementaires au scrutin proportionnel impliquerait en effet "un redécoupage des circonscriptions.
Mis en place en juillet, un comité de 13 "sages" a été chargé par le président Nicolas Sarkozy de réfléchir sur les institutions de la Ve République. Il devra rendre ses conclusions d'ici le 1er novembre, pour une réunion du Congrès à Versailles fin 2007 ou début 2008.
20 ? Encore un petit effort Patrick : au moins deux douzaines…ça ne peut pas faire de mal
BOUCLIER & IMPOT MINIMUM : Guéant reconnaît une incohérence
NOUVELOBS.COM | 03.09.2007
Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a reconnu, dimanche 2 septembre à l'occasion du grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, qu'il pouvait y avoir une contradiction entre l'idée étudiée par le gouvernement d'un "impôt minimum" et d'un "bouclier fiscal", déjà effectif de par la loi.
"Il y a un problème de cohérence entre la volonté d'introduire un impôt minimum à l'égard d'un certain nombre de personnes qui peuvent s'exonérer largement d'impôt -mais parce qu'elles apportent une contribution au développement économique sous une forme ou sous une autre- et puis d'autre part la volonté de récompenser l'initiative et d'introduire un bouclier fiscal".
Rapport le 15 octobre
L'impôt minimum, qui a pour objet de réduire les niches fiscales, a été évoqué à l'Assemblée nationale par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui rendra un rapport sur le sujet sous peu.
"Ce rapport doit être présenté pour le 15 octobre. Ce rapport sera présenté. Cela ne veut pas dire que le gouvernement fera la proposition".
"Attendons de voir les conclusions de ce rapport, attendons de voir les observations auxquelles il conduit avant de prendre une décision", a insisté Claude Guéant.
Le MEDEF renvoie à la niche ?
Dix millions de tracts pour souligner l'efficacité du gouvernement
NOUVELOBS.COM | 02.09.2007 | 18:23
L'UMP va distribuer dix millions de tracts soulignant la rapidité et l'efficacité du gouvernement pour appliquer les promesses de campagne de Nicolas Sarkozy, a annoncé, dimanche 2 septembre, le secrétaire général délégué du parti majoritaire, Patrick Devedjian. Patrick Devedjian, qui a annoncé cette distribution, a souligné qu'on n'avait "jamais vu un gouvernement mettre en œuvre si rapidement des engagements de la campagne électorale".
"J'ai demandé à l'UMP que nous sortions un tract, et nous allons le sortir très prochainement à 10 millions d'exemplaires", sur lesquels seront inscrits d'un côté "les engagements de la campagne électorales (et) en face, ce qui a été déjà réalisé", a-t-il expliqué sur Radio J.
"Engagements tenus"
Patrick Devedjian a estimé que les Français n'éprouvaient pas d'impatience vis-à-vis du gouvernement car ils avaient "déjà reçu de grandes satisfactions".
"Ils voient bien que ce gouvernement avance très vite, que quand il prend des engagements, il les tient", a déclaré le député des Hauts-de-Seine, ajoutant qu'on n'avait "jamais vu un gouvernement mettre en œuvre si rapidement, alors qu'on a cinq ans devant soi (...), des engagements de la campagne électorale".
Pas très écolo cette auto-pub !
Dominique de Villepin voit dans l'ouverture un "unanimisme stérile"
NOUVELOBS.COM | 02.09.2007 | 16:45
L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac affirme, par ailleurs, qu'il jugera la "rupture" de Nicolas Sarkozy sur les chiffres du chômage et de la croissance.
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde, dimanche 2 septembre, contre le risque de "conformisme, cet unanimisme stérile" qui peut naître, selon lui, de l'ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy. Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, il affirme que cette ouverture "ne doit pas diluer notre propre identité, pas plus que celles de personnalités extérieures qui acceptent de nous rejoindre".
"Le risque, dans notre pays, c'est que la course aux honneurs et aux places, le développement d'un esprit de cour, par la flatterie, la peur et l'intérêt tuent l'esprit critique", insiste l'ancien chef de gouvernement. "Je veux avec force qu'on évite le conformisme, cet unanimisme stérile".
"Ingratitude vis-à-vis de Jacques chirac"
Quant à la "rupture" du président de la République, Dominique de Villepin la jugera à l'aune du chômage: "si dans deux ans, nous parvenons à baisser le taux de chômage de plus de deux points comme mon gouvernement l'a fait dans les deux dernières années, j'en serai très heureux".
Deuxième critère : "si nous parvenons à dynamiser notre commerce extérieur, notre compétitivité, notre croissance pour atteindre les 3 ou 4% alors oui, je dirai que c'est une rupture".
Par ailleurs, il invite à "éviter l'ingratitude" vis-à-vis de Jacques Chirac :"Je me rappelle les égards et les gestes de Jacques Chirac envers François Mitterrand à la fin de son mandat. Il y a là une tradition républicaine qui doit continuer de nous inspirer".
"Tour de passe-passe"
Interrogé, par ailleurs, sur le dossier Clearstream, dans lequel il a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, Dominique de Villepin a insisté sur le "mystère" du dossier, le "tour de passe-passe" qui l'a transformé en affaire "exclusivement" politique.
"Mais je connais les logiques personnelles, politiques et médiatiques, ainsi que hélas, la lâcheté du système", relève-t-il. "La chasse en meute est tellement naturelle que bien peu osent se dresser et crier à l'injustice".
"Ce que je veux comprendre", ajoute l'ex-chef de gouvernement, "c'est comment une affaire industrielle et internationale s'est peu à peu exclusivement transformée en affaire politique, niant le tort qui a été fait à de nombreuses parties civiles qui ne peuvent être considérées comme marginales".
Grand rancunier !
Quand les flamands cernent Bruxelles à vélo !
Philippe SIUBERSKI AFP - Dimanche 2 septembre, 13h34
En pleine crise politique entre Flamands et francophones, des dizaines de milliers de cyclistes venus de toute la Flandre ont fait dimanche pour la 27e fois le tour de la capitale belge à vélo pour affirmer que ce petit coin de Belgique leur appartenait.
Les nombreux maillots jaunes frappés du lion noir, symbole de la Flandre, et les autocollants jaunes et noirs plaqués sur les vélos, ainsi que les bonbons distribués par des militants du parti d'extrême droite Vlaams Belang ne laissent pas longtemps planer de doutes sur le caractère politique de ce rendez-vous annuel du mouvement flamand.
Mais elle ajoute qu'il "faut que les Flamands montrent qu'ils existent", notamment dans cette banlieue verte aux paysages breughéliens, où les grosses fermes brabançonnes se noient dans de petites collines et où quelque 150.000 francophones se sont installés au milieu de 800.000 Flamands.
Le sort des francophones de la périphérie est l'un des principaux points sur lesquels butent les partis qui négocient la formation d'un gouvernement depuis les élections du juin, plongeant la Belgique dans une crise politique d'une profondeur inédite.
Si la capitale belge est à 80% francophone, sa grande banlieue fait depuis 1963 partie de la Flandre. Depuis lors, et malgré la présence de nombreux francophones, elle a pour seule langue officielle le néerlandais.
Cette partie de la province du Brabant flamand garde toutefois un lien avec le monde francophone puisque, pendant les élections, les francophones peuvent voter pour des candidats bruxellois. En outre, dans six communes flamandes où les francophones sont majoritaires, ceux-ci peuvent s'adresser à l'administration en français.
Au départ du Gordel dimanche, Bart De Wever, le président du petit parti indépendantiste NVA (Nouvelle Alliance flamande), l'un des négociateurs flamands les plus "durs", a répété qu'il exigeait la fin de ces "facilités linguistiques", sans élargissement compensatoire de la taille de la région de Bruxelles comme le suggèrent les francophones.
"Les francophones, ce sont des gens de Bruxelles ou de Wallonie qui se sont installés dans une région unilingue. La première chose à faire, c'est d'apprendre la langue. Chacun est le bienvenu s'il a la politesse de s'adapter", a déclaré M. De Wever à l'AFP avant d'enfourcher son vélo, entouré de bourgmestres (maires) de la périphérie et de plusieurs membres du gouvernement régional flamand.
Avec son village de tentes sur la place de l'église et les familles venues nombreuses, le centre de Zaventem, une des communes de la ceinture verte de Bruxelles, a pris dès 07H00 du matin des allures de ville départ du Tour de France. Zaventem est l'un des points de départ du "Gordel" (la "Ceinture", en néerlandais), une randonnée cycliste de 140 kilomètres autour de la capitale belge organisée depuis 1981 et qui attire bon an mal an entre 80.000 et 100.000 participants.
