Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

dimanche 2 septembre 2007

La France découvre l’écoterrorisme !!!!!!


"Toute personne ayant acheté un flacon de SOLO-Care Aqua entre le 25 et le 30 août dans un magasin Krys, Vision Originale, Optical Center ou Atol est invité à ne pas l’utiliser et à le rapporter dans son magasin d’origine pour un échange."
Ce message diffusé par l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et la société CibaVision est dû à une possible contamination de 85 flacons de cette solution d’entretien de lentilles de vison, entre les 25 et 27 août 2007.

Revendiquée par un groupe anglais de défense des animaux (Animal rights group), connu outre-Manche pour son activité d’écoterrorisme, la contamination des flacons, à base d’eau oxygénée, est susceptible de provoquer des irritations. Dans ce cas, la lentille doit immédiatement être retirée et l’œil rincé abondamment à l’eau claire, tandis que la victime doit consulter un médecin dans les meilleurs délais.

Ce type d’action d’écoterrorisme n’est pas une nouveauté. Si la France était jusqu’alors épargnée, la mondialisation de l’économie aidant, aucun pays n’apparaît à l’abri. En effet, le même jour, "Animal rights group" a annoncé également la contamination de Savlon, une solution antiseptique, dans le Nord de la Grande-Bretagne. Ces 2 marques appartenant au groupe Novartis, l’action des activistes écologiques semble donc plus particulièrement viser cette multinationale de la santé, en l’obligeant à retirer de la vente certains de ses produits.

Historiquement, c’est dans les pays anglo-saxons que l’écoterrorisme a commencé, avec l’arrivée de groupes multipliant les actions plus ou moins violentes (de la destruction d’immeubles à l’insertion de clous dans les arbres pour éviter leur abattage), sur le principe que "Ce sont eux qui ont commencé" !

Pascal Farcy

© http://www.univers-nature.com/

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Secouer n'est pas changer.

LE MONDE | 01.09.07 |Eric Le Boucher - Edito

Certains pays ont des maux simples. L'Allemagne souffrait d'une jambe cassée (des coûts trop élevés) et d'un mal de ventre (digestion de la réunification). Le Japon, du sang (crise du système financier). La France, elle, a dix mille bobos. Rien n'est complètement fichu (Chirac a pu survivre sans rien faire), mais tout va mal. L'Etat trop cher, la compétitivité dégradée, l'export en rouge, l'école en crise, l'hôpital, la justice, les banlieues, etc. Ajoutez des névroses idéologiques fortes et des nerfs en pelote.

Devant ces maladies-là, deux solutions. Soit on s'attaque à chacun des maux les uns après les autres en réglant les problèmes complètement à chaque étape, soit on touche tout à la fois, quitte à n'apporter les remèdes qu'à moitié. Le docteur Sarkozy a choisi la deuxième médecine. Par tempérament, on l'aura deviné.

Celui que nous avions appelé ici "M. Mitraillette", tant il envoyait les promesses par rafales continues pendant la campagne présidentielle, nous a rallumé la pétarade cette semaine de rentrée. Avant l'été, il a fait voter une série de mesures (le paquet fiscal) pour consolider le pouvoir d'achat et pour créer "un choc de confiance". En fait, surtout pour satisfaire son électorat le plus aisé. Devant les patrons du Medef, réunis à HEC jeudi 30 août, il a déversé une valise de frais serments. Sur les prix et le pouvoir d'achat, sur les 35 heures, sur les prélèvements obligatoires et la taxe professionnelle, sur les réformes de l'Etat et l'administration fiscale "ubuesque", sur l'ouverture des magasins le dimanche et les marges arrière, sur le droit pénal dans la vie des affaires, sur la politique industrielle et Suez-GDF, sur une rupture à l'amiable du contrat de travail...

Le matin même, installant la commission présidée par Jacques Attali pour "libérer la croissance" (dont l'auteur de ces lignes fait partie), le président Sarkozy indiquait que "le pays a besoin d'une cure intensive de modernité". "Je souhaite accélérer le mouvement", a-t-il poursuivi en livrant une promesse de promesses : "Ce que vous proposerez, nous le ferons." Bigre !

Quelle est la logique de tout cela ? Y a-t-il une cohérence d'ensemble ? La méthode a changé du tout au tout : le pouvoir d'achat ne viendra plus d'une augmentation des salaires (que l'Etat avait bien du mal à décréter) mais d'une baisse des prix par l'accélération de la concurrence et par la suppression des réglementations limitatives de certains métiers (taxis...). L'important est que la priorité s'est tournée des ménages vers l'entreprise, de la demande vers l'offre, vers la compétitivité, vers l'investissement. Les chiffres désastreux du commerce extérieur de cet été semblent avoir été le déclencheur de cet espéré virage.

Si le président ne nous entraîne pas dans un autre zigzag (chez lui fort possible, il est vrai), la critique ne peut s'appliquer là. Elle doit porter sur la méthode elle-même, sur le côté touche-à-tout. Le bilan des 100 jours démontre que notre speedy président fait les réformes à moitié. Les 35 heures ne sont pas supprimées mais contournées par le coûteux dispositif des heures supplémentaires. La réforme de l'université s'est arrêtée à mi-chemin : l'autonomie, mais pas de sélection ni de droits de scolarité. Le service minimum sera à demi assuré. Seuls 22 700 postes de fonctionnaires seront supprimés au lieu des 40 000 promis. Etc.

Nicolas Sarkozy ne veut jamais être pris en échec et, dès qu'il bute sur un obstacle, sur une opposition déterminée, syndicale en l'espèce, il stoppe, conclut là le texte de réforme et passe à une autre. Au "20 heures", il veut être "celui qui réalise", refuse l'échec, le blocage et surtout l'enlisement. Il faut avancer, toujours avancer, quitte à virer de bord, quitte à faire diversion sur un autre sujet, même d'une importance beaucoup plus mince.

La moitié, c'est déjà ça !, dit notre docteur, qui pense sans doute reprendre plus tard chaque réforme pour la porter plus loin. Il faut être juste, M. Sarkozy débloque beaucoup de choses en tout secouant. Bravo.

Néanmoins on s'interroge sur la suite. Le problème que soulève sa méthode est double. Un : il manque de moyens pour tout changer et risque de bientôt ne plus pouvoir qu'effleurer les réformes. Deux : si la France a mille bobos, c'est peut-être qu'elle est atteinte d'un mal radical qui impose d'aller très profond dans au moins quelques changements.

L'université ne peut attendre de se rénover entièrement. La recherche doit épouser l'industrie. L'Etat devrait devenir plus régulateur qu'acteur. L'intervention devrait devenir l'incitation.

M. Sarkozy est au plus haut dans les sondages. Mais la popularité est superficielle. La confiance s'ancre, elle, plus profond.

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La fin des dénonciations anonymes inquiète les milieux judiciaires

LE MONDE | 31.08.07 | Alain Salles

Interdire les dénonciations anonymes, dépénaliser le droit des affaires et les abus de biens sociaux. Même aux universités d'été du Medef, Nicolas Sarkozy a trouvé du travail supplémentaire pour la ministre de la justice, Rachida Dati. Les deux projets suscitent l'inquiétude des milieux judiciaires.

La fin des dénonciations anonymes était inscrite dans le programme du candidat. M. Sarkozy en redemande l'interdiction, dans les domaines fiscal et pénal. Les tribunaux et les commissariats reçoivent beaucoup de lettres anonymes qui vont directement au "panier", comme le recommande M. Sarkozy. Mais certaines retiennent l'attention des enquêteurs. "Je ne vois pas comment on pourrait se passer de ce type d'informations, dans des affaires comme les stupéfiants, les affaires sexuelles, les violences dans les cités, explique Patrice Ribero, secrétaire général adjoint du syndicat Synergie. On ne peut pas nous dire d'être impitoyables avec les délinquants sexuels et ne pas tenir compte d'une lettre anonyme qui les dénonce." Policiers et magistrats s'accordent à dire qu'une procédure ne peut aboutir si elle ne repose que sur une déclaration anonyme.

"Si quelqu'un veut dénoncer, qu'il donne son nom et l'administration garantira son anonymat", explique Nicolas Sarkozy. Depuis 2002, il est déjà possible de témoigner sous X..., en ne dévoilant son identité qu'à certains policiers et magistrats. Malgré des résultats, la procédure reste lourde.

Les affaires de grand banditisme et de terrorisme ont recours aux dénonciations ou aux témoins anonymes. C'est le cas aussi des affaires politico-financières. "Si le seul objectif, c'est d'éviter la délation, c'est louable, mais si c'est pour éviter que certaines affaires sortent, c'est plus embêtant, explique un procureur. J'ai en tête un dossier qui concernait un élu et qui ne serait pas sorti s'il n'y avait pas eu une dénonciation anonyme."

"CONTRE L'INTÉRÊT DES ENTREPRISES"

La chancellerie travaille sur plusieurs scénarios : exclusions de certains crimes (terrorisme, délinquance sexuelle...), assouplissement de la procédure de témoins anonymes. La question de lettre anonyme a été au coeur de l'affaire Clearstream, dans laquelle un corbeau mettait en cause M. Sarkozy, qui s'est constitué partie civile dans une plainte pour dénonciation calomnieuse.

L'autre volet judiciaire du discours du chef de l'Etat, concerne le "risque pénal" des entreprises, quand "la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison". "Mais ces erreurs de gestion, ce sont souvent des délits qui s'appellent abus de biens sociaux, corruption, ententes illicites, s'indigne la présidente du Syndicat de la magistrature (gauche), Emmanuelle Perreux. Ce sont des comportements frauduleux qui sont contraires aux intérêts des entreprises."

La modification du régime des abus de biens sociaux est un souhait de nombreux dirigeants d'entreprise et élus de la majorité. Plusieurs tentatives parlementaires ont visé à restreindre la portée des abus de biens sociaux, qui a déjà été amoindrie par un arrêt de la Cour de cassation en 1997.

Une loi devrait très vite être votée : toutes lettres anonymes devront obligatoirement être signées

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Au Japon, des touristes traquent les pêcheurs de baleine

Michel Teman Le Monde - samedi 1 septembre 2007

Un film tourné lors d'une excursion touristique témoigne de la brutalité de la chasse à la baleine.

Au large des cotes du nord-est du Hokkaido, dans le nord du Japon, les navires pêcheurs de baleine et les bateaux d’observation des cétacés en mer, toujours plus nombreux, se chamaillent les océans. Tandis qu’on pêche ici des baleines depuis des siècles, les navires d’écotourisme organisant des sorties en mer pour aller les observer n’hésitent plus, visiblement pour gêner leurs activités, à voguer tout près des navires de pêche. Pro et anti-chasse se jalousent ainsi en mer, au large de la péninsule de Shiretoko, un site naturel classé au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis l’été 2005. 

Vendredi dernier, à l’extrémité de la Mer d’Okhotsk, Jeremy Nieckowski, un journaliste français indépendant, et son épouse, embarqués avec 18 touristes japonais à bord du Evergreen, un bateau d’écotourisme, vivent un pur bonheur. Ils viennent d’observer une dizaine de baleines. Soudain, leur commandant leur signale qu’à 3 kilomètres, un bateau chasse une baleine. Avec l’accord de tous à bord, le Evergreen se rapproche. Les touristes à bord sont témoins de la capture d’une baleine à bec de Baird (le plus gros rorqual à bec, de la famille des dauphins: 12 mètres et 10 tonnes en moyenne).

Sa pêche par les navires nippons est tolérée par la Commission baleinière internationale (CBI) mais dénoncée par nombre d’ONG pour sa cruauté. Selon l’Agence de défense de l’environnement, «un canonnier tire sur la baleine avec un harpon non explosif puis la baleine est traînée jusqu’à la cote jusqu’à ce qu’elle se vide de son sang.» Le Evergreen assiste à la capture à cent mètres. Jeremy, lui, filme. «J’ai pensé qu’avec des images, on connaîtrait mieux la brutalité des méthodes», argue-t-il.

A bord du Evergreen, Jeremy et Marine sont pour le moins choqués. Tout près voguent d’autres bateaux d’observation, avec à leur bord des enfants écoeurés et en pleurs. Tandis que la baleine capturée était dépecée vendredi après-midi dans un entrepôt du port de Abashiri en vue de son retraitement, la polémique a éclaté de retour au port… Visiblement gêné, le commandant du navire de pêche a accusé celui du Evergreen de s’être rapproché «dangereusement» de son bateau.

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Borloo aux entrepreneurs: «Vous ne voulez pas de décroissance, nous non plus !»

LAURE NOUALHAT Libération samedi 1 septembre 2007

Face aux entrepreneurs, Borloo a fait la promo du développement durable

Lénine affirmait que les capitalistes seraient capables de vendre la corde qui servirait à les pendre. Mais avant cela, grâce au développement durable, ils vendent l’industrie qui dépollue la pollution qu’ils ont générée. Avec le sourire. « La nature est menacée, nous sommes menacés, y compris les entreprises » , a prévenu Laurence Parisot, la présidente du Medef, à la clôture de l’université d’été du syndicat patronal.

Pas de limite.  Les patrons d’Air Liquide, d’Areva, de Veolia, de PSA, de Vinci en ont profité pour vanter leurs technologies novatrices, « composantes essentielles de l’équation de la préservation de la planète ». Leur optimisme ne connaît pas de limite. « On ne doit pas se lamenter, mais être déterminé à agir de façon rationnelle et compatible avec la logique économique » , a dit le patron d’Air Liquide. « Nous savons faire des revêtements routiers qui absorbent les polluants » , a noté celui de Vinci. Christian Streiff, lui, vend des voitures, « qui émettent moins de 140 g de CO2 par km » ; 20 grammes de plus que les normes européennes ne l’exigent. Pour le patron de Peugeot, les pollutions auto ne pèsent pas lourd face à la liberté individuelle que constitue la voiture.

A côté, le vice-Premier ministre tuvaluéen, Tavau Teii, apparaissaît aussi isolé que son archipel du Pacifique. Chargé des Ressources naturelles d’une nation qui n’en compte aucune, il a raconté la réalité de son pays (rareté de l’eau potable, dépendance alimentaire, inondations), et défendu les renouvelables avec ferveur. Lançant des perches à son auditoire. « Nous avons besoin d’énergies renouvelables et propres, telles que l’éolien, le solaire, le nucléaire .» Pas sûr que Tuvalu soit un débouché captivant pour Areva… A aucun moment, d’ailleurs, le lien n’a été fait entre les activités industrielles d’Air Liquide ou de PSA et ce que vit Tuvalu.

«Contradictions».  Pour finir, Jean-Louis Borloo plutôt convaincant à la tête d’un ministère qui, selon ses termes, «gère toutes les contradictions apparentes» (Ecologie, aménagement et développement), a tenté de rassurer les patrons. « Vous ne voulez pas de décroissance, nous non plus, mais notre croissance dépend de notre capacité à mettre du développement durable dans chaque entreprise. » Et notamment à réintroduire la vérité des « coûts écologiques ». « Le risque du consommateur qui vous dit je ne veux plus de vos sacs plastiques est là. Il va falloir changer la donne. »

La décroissance : un sujet tabou pour le ministre de l’écologie ? C’est iInquiétant pour la suite …

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Un pas vers un nouveau pacte contre le réchauffement climatique

REUTERS : samedi 1 septembre 2007

VIENNE - Les pays industrialisés sont convenus vendredi d'envisager une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, afin de progresser vers la définition d'un pacte de lutte à long terme contre le réchauffement climatique.

Un millier de délégués présents aux discussions organisées à Vienne sous l'égide de l'Onu du 27 au 31 août ont évoqué une réduction des émissions d'entre 25% et 40% par rapport à leurs niveaux de 1990, comme point de départ non contraignant des travaux censés aboutir à un nouveau pacte sur le climat à l'expiration du protocole de Kyoto en 2012.

Les délégués des 158 pays représentés ont déclaré en conclusion de leurs travaux que cette fourchette de 25-40% "fournit des critères préliminaires utiles pour le degré général d'ambition en ce qui concerne des réductions supplémentaires des émissions".

L'Union européenne et les pays en développement souhaitaient une formulation plus ambitieuse.

"Ces conclusions (...) montrent ce que les pays industrialisés doivent accomplir pour faire preuve de leadership", a néanmoins fait valoir Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Les ministres de l'Ecologie des pays concernés doivent se retrouver en décembre à Bali (Indonésie) pour lancer officiellement des négociations sur un nouveau traité de lutte contre le réchauffement climatique, attendu avant fin 2009.

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Les politiques sous la pression de la « pipolisation »

Jacques ROUIL Ouest-France 01/09/07

De plus en plus, les politiques dévoilent leur vie privée dans l'espoir de donner un coup de pouce à leur vie publique. Le public et certains médias en redemandent.

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Pipolisation : mot franglais décrivant la tentation des politiques d'abandonner la rigueur du discours politique pour les paillettes. C'est contre cela que s'insurge Laurent Fabius, lors de l'université d'été du Parti socialiste, du 25 au 27 août 2006, à La Rochelle. Candidat à l'investiture pour la présidentielle, il lâche une petite phrase assassine, destinée à griller Ségolène Royal : « Je préfère dire voici mon projet, que mon projet, c'est Voici. » Car beaucoup de gens pensent, au PS et ailleurs, que la présidente de la Région Poitou-Charentes en fait beaucoup trop en matière d'exposition de sa vie privée.

Nicolas Sarkozy n'a pas attendu la candidate socialiste pour faire de « l'émotion » un argument promotionnel. On se souvient de son intronisation à la présidence de l'UMP, le 28 novembre 2004 et de son fils Louis, qui lance, à la stupéfaction de beaucoup d'observateurs : « Bonne chance mon papa ! ». Alors qu'il occupe le ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à mettre en scène son épouse Cécilia, à laquelle il a attribué un bureau. À partir de 2005, débute le feuilleton des déboires du couple. Plus récemment, la fameuse angine blanche de l'épouse du Président a beaucoup intéressé les médias. L'utilisation de certains mots de la rue comme « Kärcher » ou « racaille » participent à la pipolisation, tout comme l'omniprésence de Nicolas Sarkozy là où le Français moyen souffre ou meurt. Chaque camp s'entoure de people essentiellement des chanteurs ou des vedettes de cinéma. La caution de Jean Réno ou de la rappeuse Diams ne peuvent faire avancer la question de l'emploi, mais ils peuvent déclencher un processus de sympathie...

Tout se passe à la télé. Or, dans les années 2000, la télé n'offre plus d'émissions politiques, mais des divertissements comme Vivement Dimanche. Le téléspectateur n'est pas au mieux avec ses hommes politiques, lesquels ont perdu une bonne partie de leur crédibilité avec les affaires, le chômage de masse et la langue de bois. C'est l'époque du « tous pourris ». Pour exister encore, le message politique doit s'accommoder du show bizz. Toutes les grosses pointures défilent alors chez Drucker, chez Ardisson, chez Fogiel. La « pipolisation » est lancée, la vieille France catholique et latine, celle qui érigeait des murs entre l'espace privé et l'espace public s'effondre. On communique dorénavant « à l'américaine » en incluant les femmes, les enfants et les maîtresses.

Pour les communicants, qui ont joué un rôle éminent dans cette petite révolution, il n'y a pas eu « pipolisation » mais tout simplement « personnalisation ». Pour certains experts, nous sommes ni plus ni moins dans une crise de la démocratie représentative. L'entrée de la vie privée dans l'espace public, l'instrumentalisation de l'émotion, auraient pour effet de rapprocher le peuple de ses élus et d'humaniser les fonctions du pouvoir. Il est vrai que, dans les années 70 déjà, Giscard avait ouvert la voie en jouant de l'accordéon et en s'invitant chez les Français.

Reste que la politique a besoin avant tout de rationalité  ..

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Le cabillaud voyageur n'est pas très écolo !

Ouest-France 01/09/07

Plus un produit alimentaire voyage, plus son transport génère de gaz à effet de serre. Le groupe Casino travaille à un étiquetage vert. Certains filets de cabillaud parcourent plus de 27 000 km avant de finir dans un rayon d'hypermarché ! Cela génère, au cours de leur transport, des quantités impressionnantes de gaz à effet de serre, nuisible à la planète.

Parce que l'on pêche ici, on transporte pour transformer là-bas (en Chine notamment) et l'on retransporte jusqu'ici pour être consommé. Pourquoi ne pas réduire ces pollutions et inciter les consommateurs à privilégier des produits moins voyageurs et moins « polluants » ? C'est l'objectif du groupe de distribution Casino. Avec le soutien de l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) et de Bio IS, spécialiste de la traçabilité environnementale.

Bientôt, dans le courant de l'année 2008 sans doute, Casino apposera un étiquetage « vert » sur 3 000 produits de consommation courante de ses propres marques. On y trouvera le nombre de kilomètres parcourus par le produit ou ses composants.

Des indicateurs pour choisir

À charge pour Bio IS de recueillir les renseignements auprès des fournisseurs, voire des fournisseurs des fournisseurs. Sachant que le transport des produits alimentaires nourrit plus d'un tiers du trafic routier de marchandises.

Le client disposera également du poids de l'emballage et saura s'il est recyclable ou non. Sachant que 27 % des déchets sont constitués d'emballages, essentiellement de produits alimentaires.

Pour que l'information soit immédiatement lisible par le consommateur, un code couleur sera mis en place : il sera décliné du rouge (bonnet d'âne) au vert (bravo).

« De plus en plus de citoyens sont prêts à faire des efforts en faveur de l'environnement, mais ne savent pas comment s'y prendre, explique Christine Cros, à l'Ademe. Avec quelques indicateurs, on peut les aider à faire leur choix. »

Cette démarche est inspirée de l'étiquette énergie de l'électroménager, mise en oeuvre il y a une quinzaine d'années. Consommateurs et distributeurs se sont détournés des appareils trop gourmands, les fabricants ont dû s'aligner.

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L’invasion des « gros culs »

PAR Claude-Marie Vadrot Politis jeudi 26 juillet 2007

En dépit de la pollution et d’un nombre d’accidents en hausse, le trafic des camions ne cesse de s’intensifier sur nos autoroutes. Alors que des alternatives sont négligées.

Impossible d’écouter un bulletin d’information sans apprendre que, quelque part, un camion renversé obstrue une route ou une autoroute. Ce n’est guère surprenant : depuis dix ans, la progression du trafic en France a été légèrement supérieure à 25 %, et elle approche 30 % pour l’Union européenne. Celle-ci devrait prochainement faire « mieux » grâce à la participation des camions roumains.

Mr Borloo ? des camions durables ?

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Que fleurissent cent avenues !

Politis - juillet 2007

« Arrêtez d’acheter des voitures ! », c’est le cri du coeur du maire de Shenzhen, ville étendard des réformes économiques chinoises, asphyxiée par les gaz d’échappement : 11 millions d’habitants, un million d’autos, 20 % de croissance annuelle...

À Pékin, ville de smog, grosse fébrilité aussi. Le gouvernement vient d’obliger la Banque mondiale à censurer un rapport évaluant à 750 000 les morts prématurées par pollution, de l’air en particulier. Pour les JO de 2008, les autorités prévoient une diversion de taille : faire éclore 30 millions de fleurs en août, mois caniculaire. Les botanistes s’arrachent les cheveux.

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