jeudi 30 août 2007
Des «stages intensifs» pour griller les camarades de classe
Scolarité. A la fin de l’été, sous la pression parentale, des milliers d’élèves préparent la rentrée sous la conduite d’organismes de soutien.
Marie-Joelle Gros Libération jeudi 30 août 2007
Pendant qu’une majorité d’élèves profitent des derniers jours des vacances, ils sont de plus en plus nombreux à s’échauffer le cerveau quelques jours avant la rentrée. Leur ambition : reprendre les cours sur les chapeaux de roues et griller leurs petits camarades de classe dès la première interro écrite. La course à la réussite ne connaît pas de limite. Tout comme il existe des classes préparatoires pour réussir les concours des grandes écoles et même des prépas aux classes préparatoires, quelques milliers de collégiens et de lycéens s’enferment désormais une semaine à la fin de l’été pour revoir le programme. Ça rassure considérablement leurs parents.
Les cours Legendre, Acadomia ou Complétude se disputent l’antériorité de la formule et son efficacité. Les cours particuliers tout au long de l’année restent l’essentiel de leur activité, mais le stage intensif de pré-rentrée limité aux matières dans lesquelles un élève ne brille pas semble une formule choc vouée au succès. Il s’agit en général de deux heures de cours en groupe restreint (entre cinq et huit élèves), sur cinq ou six jours consécutifs, avec souvent des devoirs à faire pour le lendemain.
Les parents déboursent en moyenne entre deux cents et trois cents euros pour offrir une longueur d’avance à leur rejeton au moment de la reprise des cours. Mais ils y trouvent leur compte. Ainsi, le cahier de vacances d’antan exigeait que les parents surveillent eux-mêmes le travail de leurs enfants sur un temps dévolu aux vacances d’où agacements dégénérant fréquemment en engueulades. Le stage intensif, lui, a le mérite de scinder les choses: il y a le temps des vacances en famille, et le temps des révisions assurées par des professionnels.
Qualifié de marché de l’angoisse parentale par ses détracteurs, l’activité du soutien scolaire ne s’est jamais aussi bien portée. Tout ce qui est sujet à inquiétude est vendu comme un module de formation rassurant: passage du primaire au collège. «Il y a quelques années, les parents attendaient les mauvaises notes pour réagir et payer des cours particuliers, note-t-on chez Acadomia. Ils sont aujourd’hui davantage dans l’anticipation des difficultés». Les bulletins de notes qui invitent un élève à «travailler plus» semblent désormais une aubaine pour ce marché. Souvent d’ailleurs, les stagiaires ne sont pas des cancres, mais des élèves moyens voire bons.
En tout cas, si le gros des troupes reste issu de familles aisées (cadres sups et professions libérales), les déductions fiscales offertes aux parents pourraient peu à peu changer la donne. Chez Complétude, 28% des parents sont ouvriers ou employés, 12% artisans, et 6% sans emploi, assure la direction. Sans compter que les comités d’entreprise et les régions proposent de plus en plus d’aider au financement du soutien scolaire.
Cerveau, Boulot, Conso… la Vie moderne !
Un indice des prix qui fait débat
C.Al. Libération jeudi 30 août 2007
La remise en cause de la mesure du coût de la vie établi par l’indice des prix de l’Insee est devenue un thème récurrent dans l’appréciation du pouvoir d’achat des Français. Selon l’étude récente de 60 millions de consommateurs, sa hausse n’aurait été que de 0,8 % sur les douze derniers mois, soit 24 euros en moyenne par Français. Ce qui contraste avec l’Insee qui évoque 3,2 % de progression.
L’écart s’explique par une différence dans la pondération de l’énergie et des loyers et dans la prise en compte des achats de logement. L’Insee les considère comme un investissement et ne les intègre pas dans son indice, alors pour l’INC, il s’agit d’un acte de consommation.
Bien sûr, tout marche à la baguette
«Les structures sociales encouragent, ou pas, le fait d’entreprendre»
Boris Cyrulnik, psychiatre et membre de la commission Attali : la psychologie peut jouer sur la croissance :
C. L. Libération jeudi 30 août 2007
Neurologue et psychiatre, Boris Cyrulnik, est l’un des membres de la commission Attali sur les «freins à la croissance», qui sera installée aujourd’hui, et doit réunir une quarantaine de personnalités, françaises et étrangères, pour rendre un rapport à la fin de l’année. Il s’agit, selon Bercy, de faire en sorte que «toutes les propositions y [soient] étudiées, chiffrées, analysées, notamment en matière de compétitivité et d’innovation, de justice sociale, de mobilité des élites et de sécurisation des parcours professionnels» .
Que peut apporter un psychanalyste au chevet de la croissance ?
C’est Jacques Attali qui m’a contacté. Il y avait déjà des gens d’argent, des gens issus des milieux de la banque ou de la politique. Je ne connais rien à l’économie, mais je pense qu’il y a des structures sociales qui encouragent ou découragent le fait de se lancer dans la vie et d’entreprendre. De s’entreprendre. Il y a des blocages psychologiques et psychosociaux.
La tendance n’est-elle pas à la mise en compétition des hommes, à l’exacerbation des rivalités et du stress ? Ne faudrait-il pas «libérer» les gens des pressions du travail plutôt que la croissance ?
Les nouvelles manières de travailler et de vivre ensemble provoquent de plus en plus des souffrances psychologiques, qu’on ne peut pas toutes soigner à coups de médicaments. On vit dans une société de la performance, une économie de la hiérarchie. Si on n’est pas en haut, on est humilié. Une institution, une entreprise qui ne permet pas d’évoluer, c’est de la perversion.
Dans ce cas, la vie au travail va contre la résilience. Comment travaille-t-on sur la confiance ?
On éprouve le désir d’explorer, de s’aventurer, d’oser que si on a une base de sécurité, un projet d’existence, y compris dans le cadre de sa scolarité, de sa famille comme de son travail. Sinon, on tue le plaisir. Et on érode la confiance.
Jacques Attali fait l’économie des économistes
Christian Losson et Grégory Schneider Libération jeudi 30 août 2007
A la tête d’une commission sur les freins à la croissance, il s’en prend à ces experts qualifiés de «rebouteux».
Jacques Attali aime faire parler de lui. D’abord parce qu’il installe sa commission sur «les freins de la croissance», dont il a pris la tête à l’appel de l’Elysée. Et dans laquelle 40 personnalités, dont une ridicule poignée d’économistes vont plancher jusqu’à décembre, date de remise d’un rapport destiné à «libérer» une croissance française qui, loin de décoller, a tendance à piquer du nez.
«Art de se vendre». Ensuite, dans son édito hebdomadaire dans l’Express, Attali étrille les économistes avec une vigueur vitrioleuse. «Leur réputation est sulfureuse et chacun les considère au mieux comme des experts aussi doués que les météorologues et au pire comme des rebouteux, estime Attali. Et, comme le disait très justement un des meilleurs prêtres de cette église […], Kenneth Boulding, Un économiste est un expert qui saura parfaitement vous expliquer demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne s’est pas passé aujourd’hui’’.»
Pourquoi une telle sortie, la veille d’une mission chargée, justement, de se pencher sur l’économie ? «Je n’y ai même pas pensé, confie Attali. Même si je suis sûr que vous allez adorer faire monter la sauce. J’ai fait un premier livre sur la question il y a trente-cinq ans et il se trouve que c’est un des rares sujets sur lequel je n’ai pas changé d’avis.» Il persiste plutôt. «Cette science n’excelle que dans l’art de se vendre : comme le disait un des plus lucides de ses maîtres, John Kenneth Galbraith ! Un économiste, c’est quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle, et qui vous fait sentir que c’est de votre faute .» La sortie de l’ex-sherpa de Mitterrand commence à susciter un tollé parmi les intéressés. Qui ne s’étonnent plus, du coup, de ne voir qu’une poignée d’entre eux figurer au sein de la commission.
«Démagogie». Premier à réagir, Olivier Bouba-Olga, professeur à Poitiers et à Sciences-po Paris. «Le discours d’Attali rejoint celui de Sarkozy, qui assure ne rien comprendre à la théorie économique et qu’il faut s’inspirer de ce qui marche, souffle-t-il. Bien sûr, si vous avez une panne de voiture, vous irez sûrement voir un garagiste, mais s’agissant d’économie, pourquoi diable demander leur avis aux économistes ?» Directrice du laboratoire d’économie d’Orléans, Anne Lavigne, trouve, elle, que les diatribes d’Attali ne sont que «démagogie et populisme, de l’anti-intellectualisme». «On attend des économistes qu’il vous balance les prévisions du Cac 40 pour fin 2007 ou trouve des formules magiques, simples, note-t-elle. Or, être économiste, c’est aussi faire de la recherche, des hypothèses, des analyses.» Dans son blog un article récent, s’intitule : «Economistes, préparez votre reconversion», dans lequel elle revient sur les attaques du ministre de l’Education, Xavier Darcos, contre les «filières sans débouchés», comme «l’économique et le social», ou les piques de l’UMP Jean-François Copé, contre le Conseil d’analyse économique…
«Ecrivailleurs». «Il ne faut pas jeter l’anathème sur une profession, regrette Jean-Paul Fitoussi, professeur des universités à l’Institut d’études politiques. Ces arguments ne sont ni très convaincants, ni très scientifiques.» Si Jacques Attali cite Galbraith, Fitoussi convoque lui Keynes : «Généralement, les hommes politiques ou les technocrates sont victimes de la pensée d’un écrivailleur universitaire défunt il y a quelques décennies», rappelle-t-il. Economiste de banque, Marc Touati, abonde : « Les freins à la croissance, on les connaît depuis trente ans. Le truc d’Attali, avec ses économistes de salon, c’est un énième rapport destiné à finir dans un tiroir comme celui de Camdessus [ex-patron du Fonds monétaires international, ndlr]. Le drame français, c’est l’instrumentalisation de l’économie à des fins politiques.»
Sarkozy lance devant le Medef la "2ème phase" des réformes économiques
PARIS (AFP) - 29/08/2007
Nicolas Sarkozy lance jeudi devant le Medef "la deuxième phase" de ses réformes économiques, avec des annonces en faveur des entreprises et du pouvoir d'achat pour contrer une croissance en berne et des prix à la consommation en hausse.
Le président veut mettre à profit l'université d'été du patronat, réunie à Jouy-en-Josas (Yvelines), pour "prononcer un grand discours sur la politique économique qui marquera la deuxième phase des réformes économiques", selon David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
L'ouverture de cette deuxième phase - après le "paquet fiscal" censé provoquer "un choc de confiance" - intervient dans un contexte économique difficile.
D'où la volonté affichée par le président, plus de trois mois après son entrée en fonction, de relancer la machine économique pour "gagner le point de croissance qui manque au pays", comme il l'a martelé pendant sa campagne et depuis son élection.
Un calendrier social et économique très chargé l'attend d'ici à la fin de l'année. Le 30 août se met en place la commission sur les freins à la croissance. Début septembre Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de la Prospective, lui remettra son rapport sur l'expérimentation de la TVA sociale, avec les avantages et inconvénients d'une mesure largement impopulaire.
Le 7 septembre débutera la négociation entre partenaires sociaux pour la réforme du marché du travail, qui devrait entraîner, selon le Premier ministre François Fillon, une "modernisation d'ampleur de notre démocratie sociale". Le 25 octobre se tiendra la conférence sur les salaires et le pouvoir d'achat.
Alors que Laurence Parisot, présidente du Medef, a jugé que la venue de M. Sarkozy à Jouy-en-Josas était "un bon signe pour tout le monde", deux des principaux syndicats, CGT et FO, ont déploré le lieu choisi par l'Elysée pour ce discours de rentrée. "Ce n'est pas l'endroit idéal", selon Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.
Pour désamorcer ce début de polémique, M. Sarkozy a tenu à recevoir les syndicalistes avant son discours. Jean-Claude Mailly (FO), M. Thibault, ainsi que François Chérèque (CFDT), se sont succédé à l'Elysée en début de semaine.
Fillon admet comprendre la régulation massive des sans-papiers en Espagne en 2005
20 Minutes 30 Août
A nouveau amis. François Fillon a téléphoné mercredi à son homologue espagnol, José Luis Zapatero, «afin de dissiper tout malentendu», après un début de polémique sur l'immigration. «Il l'a assuré que la France comprenait que la régularisation massive d'immigrants clandestins à laquelle il avait procédé en 2005 était, à l'époque, la seule solution pour mettre fin à une situation complexe et délicate», a déclaré Matignon. Selon la rue de Varenne, les deux hommes «ont convenu que la politique d'immigration devait continuer de faire l'objet d'une étroite coopération entre nos deux pays».
Une précision qui devrait calmer le dirigeant espagnol qui avait contesté mardi l'affirmation de François Fillon selon laquelle José Luis Zapatero «regrettait amèrement» d'avoir régularisé des centaines de milliers de travailleurs étrangers clandestins en Espagne en 2005 et qu'il s'était, «en tout cas, engagé à ne plus le refaire». Le gouvernement espagnol avait demandé une clarification à Paris. C'est désormais chose faite.
Un impôt-plancher pour quoi faire?
Pierre Koetschet 20 Minutes 30 Août
Pour que personne n’échappe à l’impôt. En raison des niches fiscales — dons, investissements outre-mer, achats d’art, emploi d’un salarié à domicile… — et des abattements (journalistes, députés…), des foyers peuvent faire baisser leur impôt, jusqu’à être totalement exonéré. En 2006, en plein débat sur les niches fiscales, Henri Emmanuelli avait montré que grâce aux niches et abattements, il échappait complètement à l’impôt : «C’est formidable! Cette année, sur un impôt de départ de 11.000 euros, c’est finalement le fisc qui me doit 217 euros.»
Qu’est-ce qu’un impôt plancher?
Le principe est simple, il est d’ailleurs appliqué aux Etats-Unis depuis 1969. Il s’agit de fixer un impôt minimum dont doit s’acquitter un foyer, en fonction de ses revenus (et de la composition de la famille). Dans le cas d’Henri Emmanuelli, il pourrait par exemple être fixé à 5.000 euros.
Qui serait concerné?
Tout ceux qui profitent des 400 niches fiscales, donc beaucoup de monde. Ces niches fiscales représentent 45 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat. La mesure toucherait évidemment d’abord les hauts revenus. «Comme la France se caractérise par un grand nombre de niches fiscales, il ne faut pas que les hauts revenus s'extraient de leur participation à la vie du pays», estime le député UMP Pierre Méhaignerie, qui a révélé que Christine Lagarde travaillait sur un tel projet de loi. A priori, seule «la dernière tranche, ou les deux dernières, mais certainement pas au-delà». Pour mémoire, la dernière tranche concerne les foyers qui ont plus de 66.679 € de revenus annuels (au taux d'imposition de 40%).
Quelle forme prendrait l’impôt plancher?
Les modalités du projet ne sont pas encore connues. Ni le taux minimum d’imposition, ni les niches concernées. En 2005, Dominique de Villepin avait tenté d’imposer une telle mesure, mais devant le tollé, certaines niches (investissement dans les DOM-TOM, mécénat) avaient été retirées, jusqu’à rendre le projet incompréhensible, puis censuré par le Conseil constitutionnel car le projet remettait en cause l’«égalité devant l’impôt».
Quelle est la cohérence de la politique fiscale du gouvernement?
Après le bouclier fiscal voté juste après l’élection de la nouvelle législature, ce projet apparaît comme un pas en arrière, salué par ceux-là même qui le voyaient d’un mauvais œil (le Nouveau Centre). Le Parti socialiste a dénoncé mercredi «les zigzags fiscaux du gouvernement» qui en réfléchissant à un impôt-plancher, reconnaît et essaie «de corriger les injustices de ses propres baisses d'impôts». A la sortie du conseil des ministres, Laurent Wauquiez a confirmé que le gouvernement explorait cette «piste de réflexion» et que ce n’était pas «un scoop».
Ranger vos niches voilà le plancher ...
L'avenir, "sacrifié de la politique" de Sarkozy, selon Fabius
20 Minutes 30 Août
Le député PS Laurent Fabius affirme, dans une tribune au quotidien Libération de jeudi, que "l'avenir et sa préparation sont les sacrifiés de la politique" menée par le président Nicolas Sarkozy où "l'instantané médiatique sert de ligne d'horizon".
Selon l'ancien Premier ministre, "sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations" car les questions de fond ne sont pas traitées.
Le dirigeant socialiste en énumère quatre: l'environnement, le vieillissement, la solidarité et "l'égalité en actes", le financement.
"Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain", écrit-il, pointant les "catastrophes" visibles dans un horizon de "40 ans".
Or, selon M. Fabius, "malgré tous les discours, l'avenir et sa préparation sont les sacrifiés de la politique telle qu'elle va. L'agitation tient souvent lieu d'action. L'instantané médiatique sert de ligne d'horizon. L'émotion supplante la réflexion. Or la France et l'Europe ont besoin d'un cap pour le long terme".
Le député de Seine-Maritime souligne que les comptes publics "ont viré au rouge cramoisi". "Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d'euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l'épargne) ni l'offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d'un contresens économique pour se terminer par de profonds contre chocs sociaux", ajoute-t-il.
Changement climatique: les risques d'inondations sous-évalués
REUTERS : jeudi 30 août 2007 par Michael Khan
LONDRES (Reuters) - Les prévisions en vigueur en ce qui concerne le réchauffement climatique sous-estiment les risques d'inondations et surévaluent celui de la sécheresse en négligeant le rôle des végétaux dans l'absorption du dioxyde de carbone, affirment des chercheurs de l'Office britannique de météorologie.
La croissance des émissions de CO2 prévue pour la fin du siècle va se traduire par une augmentation de l'eau retenue par les plantes dans le sol, a expliqué Richard Betts, directeur de ce programme de recherche, interrogé mercredi par téléphone.
"Le risque d'inondations a pu être sous-estimé parce qu'on ne s'attend pas à ce que les sols soient aussi saturés qu'ils pourraient l'être", précise-t-il. "Nous suggérons en outre que le stock d'eau des plantes puisse partiellement compenser sa rareté au cours d'une sécheresse."
Par la photosynthèse, processus qui leur fournit leur énergie, les végétaux absorbent du dioxyde de carbone par des pores appelés stomates qui rejettent de l'eau en fin de cycle.
Or l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère empêche ces stomates de s'ouvrir pleinement, ce qui réduit la perte et la consommation d'eau de la plante. Le sol où elle plonge ses racines s'en trouve donc moins sollicité et plus exposé au risque de saturation.
Sans tenir compte de cet excédent d'eau, le modèle en vigueur prédit une augmentation de 11% des inondations à l'échelle mondiale. Selon Betts, il convient d'y ajouter 6%.
"Le bouleversement climatique est plus qu'un changement des conditions météorologiques. C'est également un changement pour l'écologie tout entière. Nous devons l'étudier pour obtenir une image complète, parce que cela n'a pas été fait avant", insiste le chercheur.
Affrontements à Pigalle: des jeunes interpellés avec scie et hachoir
Patricia TOURANCHEAU LIBERATION : mercredi 29 août 2007
Quatorze jeunes de la banlieue parisienne - dont trois mineurs - se trouvaient mercredi matin en garde à vue pour «attroupement armé» ou «violences avec armes» entre bandes rivales qui se sont déroulées mardi vers 1h du matin à Pigalle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ces garçons, qui habitent en majorité dans les Hauts-de-Seine, ont été interpellés sur les lieux et, selon le parquet de Paris, «certains ont été trouvés en possession d'armes ou d'objets tranchants» tels un hachoir de cuisine, une scie à bois, des couteaux et des tessons de bouteilles.
s'il «y a des noyaux solides de bandes répertoriées dans des arrondissements sensibles» de la capitale.
Quelques-uns auraient expliqué du bout des lèvres aux enquêteurs de la police urbaine de proximité (PUP) qu'ils sont «venus à Pigalle pour en découdre» avec des rivaux, l'un ayant même «apporté un marteau».
Les enquêteurs soupçonnent que ces bagarres dans le quartier de Pigalle font suite à des incidents survenus dimanche soir vers 19 h à la gare du Nord. Deux jeunes hommes avaient été blessés, dont l'un grièvement, à l''arme blanche, lors d'une bagarre entre deux groupes de jeunes, dans la galerie marchande de la gare. Quatre agresseurs présumés dans cette première affaire ont été déférés ce matin devant un juge d'instruction pour «tentative d'assassinat, violences volontaires avec arme et en réunion». Le parquet de Paris a requis des mandats de dépôt pour ces quatre suspects de violences de la gare du nord.
Ces incidents auraient provoqué le lendemain une expédition punitive. Les mêmes bandes se seraient à nouveau affrontées dans la nuit de lundi à mardi, l'une venue de la proche banlieue, pour s'en prendre à une autre localisée dans les XVIIIe et XIXe arrondissements de la capitale. Les affrontements du côté de Pigalle entre une cinquantaine de jeunes gens, «armés de machettes et de hachoirs» pour certains d'entre eux, n'ont pas fait de blessés sérieux, selon la police.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les motifs de ces affrontements ont sans doute pour origine un «différend lié à la drogue qui a mal tourné», selon une source policière, mais «tout cela est flou». Il n'y a pas eu de nouveaux affrontements mardi soir, selon cette source, qui précise: Paris est «d'ordinaire relativement préservée par les phénomènes de bandes» même
Quatorze jeunes se trouvaient mercredi matin en garde à vue pour «attroupement armé» ou «violences avec armes». Les bandes rivales se sont affrontées mardi vers 1h du matin dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

