vendredi 31 août 2007
Jardins parisiens : le vert grignote le gris
LE MONDE | 30.08.07 | Béatrice Jérôme
Entre 2001 et 2008, les Parisiens auront gagné 32 hectares d'espaces verts. Le maire de Paris, qui s'était engagé à créer 30 hectares de nouveaux jardins, a atteint son objectif. Depuis le début de la mandature, la superficie des jardins publics gérés par la Ville aura augmenté de près de 10 % pour atteindre 450 hectares en juillet 2007. S'y ajoutent 126 hectares de jardins de l'Etat.
Depuis mars 2001, la Ville a réalisé 40 nouveaux jardins et squares. Elle en compte désormais 433 auxquels s'ajoutent 32 "promenades". Certains parcs existants ont été agrandis et d'autres, jusque-là fermés, ouverts au public. Enfin, une politique de rénovation des espaces verts portant sur près de 3 hectares a été engagée.
Courant septembre, Bertrand Delanoë devrait présenter le tracé définitif du nouveau jardin des Halles, après plusieurs années de concertation avec les associations de riverains. Dans une capitale aussi dense, les jardins ont toujours été un défi foncier. Ils sont aussi, de plus en plus, un enjeu social et environnemental.
Pour reverdir Paris, l'actuel maire, comme ses deux prédécesseurs, a acquis d'anciens terrains industriels ou ferroviaires et ouvert des jardins à l'occasion de grandes opérations d'urbanisme. "Chaque réalisation est un combat", souligne Yves Contassot. En effet, pour les propriétaires de terrains - Etat, SNCF, Réseau ferré de France (RFF) -, la vente d'une surface destinée à la construction entraîne une plus-value importante. Et, pour la Ville, réaliser un jardin, c'est se priver des taxes et des impôts fonciers que rapportent les opérations immobilières. Mais l'attente de la population est là, de plus en plus forte. Dans plusieurs cas, sous la pression des riverains et des élus d'arrondissement, la municipalité a dû arbitrer en faveur des espaces verts.
La Mairie de Paris s'est aussi lancée dans une politique volontariste de plantation d'arbres le long des rues. En 2008, la capitale devrait compter 100 000 arbres d'alignement, contre 92 400 en 2001.
Paris a enfin modifié radicalement sa façon d'entretenir ses jardins. Après d'autres villes européennes, comme Berlin et après Rennes, Nantes ou Lille, la capitale s'est convertie, depuis deux ans, à la "gestion différenciée". Tailler, tondre, faucher ou épiner ne sont plus des gestes automatiques. Les jardiniers sont censés rompre avec les techniques ultramécanisées et s'adapter aux besoins de la nature et aux usages des promeneurs. Intervenir "autant que nécessaire, mais aussi peu que possible", telle est la nouvelle règle.
En 2006, seize parcs et jardins ont été labélisés par un organisme indépendant, Ecocert, pour leur usage économe de l'eau, le recours au compostage et la plantation de végétaux nécessitant peu d'entretien. Partout, les graminées et les plantes indigènes sont privilégiées aux dépens des espèces exotiques, plus consommatrices d'eau : les coquelicots et les bleuets ont remplacé les dahlias, les marguerites ont supplanté les classiques pétunias.
Grâce à cette nouvelle gestion écologique, assurent les experts de la Ville, les pelouses rendues à l'état de prairies fleuries attireraient les insectes et favoriseraient la présence des oiseaux.
"Les bandits sont des bandits ! Pour les guérir il n'y a que la prison !" Qui a dit cela ?
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La suite dans la "La Guérison des Dalton" © Morris & Goscinny
En Chine, Mme Merkel qualifie de "vital" le sujet des droits de l'homme
LE MONDE | 30.08.07 | Brice Pedroletti
Droits de l'homme, environnement et propriété intellectuelle étaient au menu de la visite officielle qu'Angela Merkel a achevée, mercredi 29 août en Chine, son deuxième déplacement en deux ans. "J'ai spécialement insisté sur le fait qu'avec les prochains Jeux olympiques, le monde regarderait la Chine de près", a déclaré la chancelière allemande à la presse après son entretien lundi avec le président chinois, Hu Jintao.
Ce thème a été abordé lors de son discours devant l'Académie chinoise des sciences sociales, où la chancelière a déclaré que "la question des droits de l'homme est, de notre point de vue, vitale". Si l'exercice est un passage obligé de la diplomatie occidentale vis-à-vis de Pékin, Mme Merkel a souhaité rencontrer en marge de sa visite plusieurs intellectuels chinois tels Li Datong, l'ex-rédacteur en chef de Bing Dian, une publication au ton incisif reprise en main en 2006 par les autorités.
Parce qu'elle "a grandi en Allemagne de l'Est", Angela Merkel "est susceptible d'avoir une compréhension beaucoup plus directe de comment les choses fonctionnent dans un système autocratique... Bien plus que les autres dirigeants occidentaux", a ainsi estimé l'intellectuel, qui, contrairement aux principaux militants des droits de l'homme, n'est pas inquiété par la police et est laissé libre de s'exprimer - du moment que c'est dans la presse étrangère. C'est d'ailleurs à l'occasion de la visite de Mme Merkel, que, mardi, près d'un millier de militants des droits de l'homme, avocats et universitaires chinois ont choisi d'envoyer à l'agence Reuters une lettre ouverte au président Hu, l'enjoignant à libérer les prisonniers politiques, donner davantage de libertés aux médias, et à respecter les engagements pris par le Parti communiste chinois (PCC), de faire respecter les lois inscrites dans la Constitution. Nombre de ces "avocats aux pieds nus", qui tentent de combattre les atteintes aux droits de l'homme sur le terrain juridique, sont en butte à un harcèlement policier illégal.
Autre dossier-clé évoqué par les dirigeants occidentaux en Chine : l'environnement. Désireuse de responsabiliser ses interlocuteurs chinois à quatre mois du sommet des ministres de l'environnement de Bali, destiné à étendre au-delà de 2012 le cadre du protocole de Kyoto, Mme Merkel s'est vue répondre par le premier ministre chinois, Wen Jiabao, que la tâche de réduire les émissions polluantes est en Chine plus difficile qu'en Allemagne, "car la Chine a une population bien plus grande et n'a pas encore atteint le niveau de développement des pays industrialisés". "La Chine n'a une responsabilité dans le changement climatique que depuis les trente dernières années, alors que les pays industrialisés ont eu une croissance très forte depuis deux cents ans", a-t-il ajouté, réitérant la position officielle d'une Chine devenue cette année le premier pays émetteur de gaz à effets de serre de la planète.
La presse officielle a rapporté que la chancelière allemande avait demandé à Pékin de faire davantage en matière d'environnement, mais n'a pas soufflé mot de ses critiques sur le dossier des droits de l'homme. Elle s'est, en revanche, félicitée du fait que Mme Merkel adhérait au principe d'"une seule Chine" et s'était engagée à ce que "l'Allemagne ne soit jamais une plate-forme pour les forces séparatistes pro-indépendance de Taïwan".
Deux policiers poursuivis pour la mort d'un homme au commissariat de Sevran en 2006
Le monde 30.08.07 |
Deux policiers affectés en juillet 2006 au commissariat de Sevran (Seine-Saint-Denis), où un homme conduit au poste en état d'excitation était mort par "asphyxie", ont été mis en examen en juillet pour "homicide involontaire", a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Les agents poursuivis pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence" sont les deux femmes qui occupaient le 26 juillet 2006 les fonctions de chef de poste et officier de police judiciaire dans ce commissariat, a-t-on précisé de même source.
En outre, quatre de leurs collègues masculins ont été placés sous le statut de témoin assisté - intermédiaire entre le simple témoin et le mis en examen - dans cette affaire ayant donné lieu à une reconstitution et plusieurs confrontations.
Il est reproché aux policiers de n'avoir pas eu le comportement qui aurait pu permettre de sauver la victime, un homme de 31 ans au passé de toxicomane décrit en état de délire paranoïaque et se montrant violent envers lui-même.
Les policiers, avaient été appelés à son domicile vers 12H00 par des voisins inquiets, et l'homme, qui appelait à l'aide, avait été amené au poste pour être ensuite orienté vers un service d'hospitalisation spécialisé, selon la police. Placé dans un box, il avait fait "deux nouvelles crises".
Alors que la victime se frappait la tête contre le sol, les policiers lui avaient mis un casque de moto sur la tête, "pour le protéger", selon une autre source policière et la source judiciaire. A 13H40, inquiets de ne plus le voir bouger, les policiers avaient appelé les pompiers. La mort avait été constatée peu avant 14H30.
Une source policière avait expliqué à l'époque qu'il était "probablement" mort, en raison d'une "erreur technique" dans les gestes effectués par les policiers pour le maîtriser.
Les résultats de l'autopsie avaient révélé que la victime était décédée d'une "asphyxie", selon la source judiciaire. Cette source avait également fait état d'une "fracture du larynx".
Les policiers présents au moment de cette mort suspecte ont été mutés dans d'autres commissariats, selon une source policière.
Le pot de fer et le pot de beurre

Il reste des places à l'université de La Rochelle

Introduire le développement personnel à l’école ?
Paradoxes et contradictions : alors que l’école - du primaire à la fac - se débat dans une crise gigantesque, qui semble ne jamais devoir s’achever, au même moment, toutes sortes de méthodes nouvelles permettent le “développement personnel” des adultes - à titre privé ou au travail, sur le plan physique aussi bien qu’émotionnel, intellectuel, spirituel, etc. Comment se fait-il que ces deux mondes ne communiquent pas ? Ne peut-on pas introduire le “développement personnel” à l’école ?
Témoignage de Bruno Giuliani, un prof qui a quitté l’éducation nationale
Pourquoi certains enfants aiment l’école alors que d’autres la détestent ? Pourquoi certains réussissent bien leur scolarité alors que d’autres sont en difficulté voire en total échec ? Pourquoi notre école est-elle en crise ? Comment l’en faire sortir ?
Voici une réponse, fondée sur plus de trente ans de réflexion et de pratique du système scolaire en tant qu’élève, parent d’élève et professeur : les enfants aiment l’école et réussissent quand elle permet leur épanouissement, ils la détestent et sont en échec quand elle l’entrave. Mais pourquoi ne pas repenser complètement le système scolaire pour qu’il permette directement le développement personnel des jeunes ? Si notre école est en crise, ce n’est pas parce que les professeurs ne savent pas enseigner ou parce que les élèves ne veulent pas apprendre, c’est parce qu’elle ne respecte pas assez le désir essentiel des êtres humains, le désir d’être heureux.
Un exemple d’école à l’écoute par Huguette Guermonprez
L’école Sophia est un collège-lycée de la banlieue parisienne, dont la co-fondatrice dit : « C’est une histoire d’amour. » Cette aventure a effectivement commencé par la rencontre d’un homme et d’une femme. Deux professeurs de l’Éducation Nationale. Elle, Lara Laurens, beau « cerveau droit », khâgne à Henri IV, Capes de lettres, DEA mention très bien. Lui, Philippe Ackerman, beau « cerveau gauche », professeur de maths, diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris et en sciences de l’éducation.
Décus par le système éducatif francais, par sa rigidité et son « manque de tendresse », ils ont décidé de créer ensemble une école différente, où ils pourraient « accueillir l’élève comme il est, là où il est, avec l’image qu’il a de lui-même, et l’aider à découvrir ou à affirmer ses talents, ses signes intérieurs de richesse. » Dix ans plus tard, leur initiative n’a pas seulement réussi : elle sert de modèle à tout un réseau d’enseignants, qui travaillent dans le public aussi bien que dans le privé et qui, regroupés dans l’association L’Oiseau Lyre, échangent régulièrement idées et pratiques. Dans les années 1980, le célèbre sociologue Michel Crozier avait prôné l’écoute - profonde, sincère, empathique - comme outil premier de communication (et de performance) dans l’entreprise. Ici, il s’agit d’une « école à l’écoute » - fait suffisamment rare pour qu’il vaille la peine qu’on le remarqué. Et l’histoire d’amour continue...
Depuis des années, Jacques Salomé envisage la communication comme une matière à part entière qu’il voudrait voir enseignée à l’école, dès la maternelle. Tout est parti d’une réflexion sur lui-même, “ ancien handicapé des relations. ” Pendant longtemps, comme beaucoup d’entre nous, il ne savait ni refuser ni formuler de véritables demandes. “ C’est en apprenant à dire non, admet-il, que j’ai finalement appris à dire de vrais oui.”
Comment se fait-il que les grandes découvertes du développement personnel ne soient pas utilisées pour les enfants, à l’école ?
Il y a plusieurs niveaux de réponse. D’une part, chaque fois que l’on touche à l’enfance, il y a toujours la crainte de l’endoctrinement, du conditionnement et, au fond, de la perversion - même si, par ailleurs, l’enfance est utilisée par le pouvoir dominant pour d’autres enjeux... D’autre part, au-delà d’un savoir et d’un savoir faire, il faudrait aussi transmettre un savoir-être, savoir-devenir, savoir-créer, qui touchent à la communication et donc aux racines profondes de la relation de l’être humain au monde. Cette relation germait autrefois dans la famille. Cette possibilité de mise en mots, donc cette éducation à la relation, est aujourd’hui dévitalisée. Les enfants sont renvoyés à eux-mêmes, avec une sorte d’inconscience sidérante de la part des adultes. Cette dévitalisation est-elle due au fait que, par exemple, beaucoup d’enfants se retrouvent hors de leurs familles très tôt, dès la crèche, du fait de l’urgence générale, du manque de temps ?
C’est le mot : manque de temps. L’enfant, souvent, n’a plus l’occasion de discuter avec ses parents. Il a l’impression qu’ils font tout dans la précipitation, dès le petit déjeuner : “Vite, prépare toi, on va être en retard !” Moi, mes parents ne m’ont jamais emmené à l’école. Aujourd’hui, on a l’impression qu’ils les déposent comme des paquets - “Vite, on me klaxonne derrière !” -, comme si l’on balançait sa progéniture en parachute ! À partir d’un certain âge ils mettent tout de suite le poste de radio ou la télé en arrivant à la maison.
Ces profs qui n’ont pas baissé les bras par Laure Fontenay
Des enseignants épuisés, des élèves « dissipés », agressifs ou désorientés, des parents qui ne savent trop quel rôle jouer ; l’école n’est pas un couvent à l’abri du monde et les problèmes de société y ont fait leur entrée. Aujourd’hui, un élève sur quatre sort de troisième « en situation d’échec », selon la formule consacrée. Force est de se demander si l’inadaptation ne vient pas plutôt de l’institution. Son enseignement magistral continue de s’adresser à des classes dont on sait pertinemment qu’elles ne sont pas homogènes.
Quand, dans une classe, une trentaine d’ados s’affalent sur leur chaise et continuent de bavarder histoire de tester la résistance du nouveau prof, celui-ci doit apprendre sur le tas à faire silence ou supporter un brouhaha perpétuel. Dans la plupart des institutions, même les plus tranquilles, la voix de l’enseignant est devenue un bruit de fond, comme la télé à la maison.
Les profs en sont désormais convaincus : leur domaine déborde largement la seule transmission d’un savoir. « Nous devons aussi éduquer, responsa- biliser, éveiller à la citoyenneté », disent-ils. Mais de quelle façon ? Et comment retenir l’attention des enfants ?
« On nous parle matières, filières, mais pas de la manière d’apprendre, ni à quel rythme. Et le plaisir de l’apprentissage, comment le transmettre ? »
Apprendre l’écoute du souffle développe la concentration et facilite la mémorisation, car le cerveau retient mieux lorsque le corps est impliqué. Jack Benoît qui au sein de la RYE, forme au yoga des professeurs de l’Éducation nationale, a dans sa besace de nombreuses astuces adaptées aux enfants.
« Apprenez aux petits à inspirer et expirer sur les pleins ou les déliés. Ils sauront écrire.
Je les fais tracer des lettres avec le bout de leur nez au tableau, ou avec un pied, dans l’espace, explique-t-il. Comme c’est amusant, les volontaires ne manquent jamais. Ce sont toujours les gosses en difficulté qui se précipitent et pour une fois ils ne se trompent pas. J’inscris au tableau en lettres rouges un mot nouveau. Ils ferment les yeux, je leur dis d’allumer leur petit écran derrière le front. Ils doivent imaginer le mot, l’effacer, le repeindre en bleu, en vert. » Ils ne l’oublieront plus. On a mesuré les battements cardiaques d’enfants apprenant un vocabulaire nouveau sous relaxation. Aucune pensée adventice ne gênait, le coeur se régularisait. Autrement dit, loin de se fatiguer quand on se concentre bien, on se repose !
D. Dupont-Midy
La recrudescence de la violence, la vente de drogue par des dealers de plus en plus jeunes, loin de la démoraliser, ont accru les activités de Delphine Dupont-Midy, professeur d’anglais pas comme les autres, dans un collège d’une zone sensible à Gennevilliers. « Le yoga est arrivé dans ma vie pour enseigner autrement. Heureusement, sinon il ne me restait plus qu’à sauter par la fenêtre », dit-elle en riant. Pendant un an, avec deux collègues, elle apprend les centaines d’exercices enseignés à la RYE, adaptés aux jeunes, selon qu’ils sont agités, apathiques ou angoissés. Le principal de l’établissement donne sa bénédiction.
Et les gosses de pratiquer à leur tour. Par exemple, avant les interrogations, Delphine Dupont-Midy propose cet exercice : « Ouvrez vos oreilles, fermez les yeux, dos droit... Écoutez les bruits du dehors, de la salle d’à côté. Ceux de votre classe... Observez votre souffle ». À haute voix, l’enseignante répète alors la leçon. Yeux clos, les enfants entendent les mots une première fois. Elle répète la leçon une deuxième fois. L’état de détente favorisera la mémorisation. Elle donne aussi beaucoup d’exercices en anglais à pratiquer debout, en bougeant : « Ce n’est plus possible de coincer des enfants entre chaise et table, et les mots étrangers, il faut les mimer avec son corps pour les retenir. » Delphine n’a pas envie de quitter Gennevilliers : « C’est sportif, mais on est obligé de trouver des idées ».
Elle est la reine des dossiers de demande de crédits et remue ciel et terre : participation des élèves au projet « Dix mois d’école et d’opéra ». Les enfants entrent en contact avec les professionnels de la vénérable institution et créent un spectacle. Parents et enfants viennent en autocar dans la capitale... Épaulée par ses collègues, elle organise des voyages en Angleterre, des concours de tir à l’arc, fait partager sa passion pour l’automobile et crée un atelier de cross-car ! L’objectif : mêler éducation et sport, insertion et formation. Le collège étant trop petit, une salle d’un lycée voisin accueille un engin qui tient de la voiture et du kart, avec ses mécanos en herbe. Le projet est soutenu par la Fédération française du sport automobile. « Je leur apprends à construire des voitures au lieu de les brûler », dit-elle sans se départir de son sourire. Elle a créé une autre association, pour lutter contre l’échec scolaire.
Travail de terrain, où les partenaires locaux sont invités à s’impliquer. Elle multiplie les sorties culturelles avec enfants et parents. Orsay, le Louvre, le Palais de la Découverte... RATP et musées offrent gratuitement leurs services. « Il y a vingt-quatre nationalités au collège, précise-t-elle. Le rapprochement entre parents et professeurs était indispensable. » Elle participe au programme pilote de l’Unesco sur la culture de paix et de non-violence à l’école. Son collège de 730 élèves est le seul retenu en France avec trois autres dans le monde. « Nous sommes les champions » ont scandé les gosses à la rentrée précédente, après le Mondial. En anglais, of course.
Lu sur le site de "Nouvelles clés" (extraits)
Tiberi entend bien être candidat dans le Ve arrondissement de Paris
AFP / Marianne 30/08/2007
Le maire UMP du Ve arrondissement de Paris Jean Tiberi a déclaré jeudi à l'AFP qu'il entendait bien être candidat à sa propre succession aux prochaines municipales, alors que le Point.fr évoque une candidature de David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
"Je serai candidat comme maire du Ve comme je l'ai toujours dit, il n'y a aucun problème", a déclaré M. Tiberi à l'AFP.
Le site internet du Point affirme jeudi que David Martinon sera candidat dans le Ve arrondissement de Paris, pour succéder à Jean Tiberi. Interrogé par l'AFP, David Martinon n'a voulu faire aucun commentaire sur cette information.
Questionné sur un éventuel passage de témoin, M. Tiberi a reconnu que la question pourrait se poser s'il s'agissait de son fils, Dominique. "Si c'était ça l'hypothèse, ce ne serait pas à rejeter", a-t-il déclaré. "En dehors de cela, je ne vois pas d'autre possibilité".
Dominique Tiberi, délégué de circonscription de l'UMP, "est implanté, il est connu, ce serait le seul moyen de garder" cet arrondissement si Jean Tiberi ne se représentait pas, car "la gauche est très forte".
M. Tiberi a rappelé qu'il avait "inversé la tendance de la présidentielle" en se faisant élire député en juin dernier avec 52,66%, alors que le Ve avait voté à 50,89% pour Ségolène Royal à la présidentielle.
L'entourage de Mme de Panafieu, la tête de liste de l'UMP à Paris, a pour sa part précisé que "les décisions n'étaient pas prises" sur les têtes de liste d'arrondissement, et qu'il n'y avait "aucun commentaire à faire" pour l'instant.
Plus de 40 années de Vie politique, il en a connu des ruptures, le Papy Tibéri !
Vladimir Poutine ne parrainera pas un inconnu pour sa succession
REUTERS : jeudi 30 août 2007
Le président russe Vladimir Poutine parrainera vraisemblablement une personnalité connue du grand public pour lui succéder et ne réservera pas de surprise aux électeurs, a déclaré un porte-parole du Kremlin. L'identité du successeur de Poutine, dont le deuxième mandat s'achève en 2008, est la grande question récurrente de la vie politique russe.
En plus de ses pouvoirs étendus, Poutine bénéficie d'une immense popularité, qui garantit théoriquement la victoire au candidat qu'il choisira de soutenir, ne pouvant lui-même se présenter en mars pour un troisième mandat, selon la Constitution.
Poutine n'a toutefois donné aucun indice de préférence envers tel ou tel héritier.
Selon les observateurs, les deux candidats les mieux placés sont les deux premiers vice-Premiers ministres, tous deux proches collaborateurs du président.
Sergueï Ivanov, ancien membre du KGB comme Poutine, a occupé le poste de ministre de la Défense, et Dmitri Medvedev, ancien juriste, a occupé plusieurs postes-clés au sein du Kremlin.
Selon Peskov, Medvedev et Ivanov sont tous deux "des candidats possibles". Il a toutefois incité les journalistes à "ne pas oublier les chefs de partis, dont la popularité ne cesse de grandir".
ELECTIONS LEGISLATIVES
Les deux principaux dirigeants de partis en Russie sont Boris Grizlov, à la tête de Russie unie, principale formation de soutien au Kremlin, et Sergueï Mironov, dont le parti nouvellement créé, Russie juste, vise à récupérer les voix des communistes et des nationalistes au profit du pouvoir en place.
Grizlov est de plus président de la Douma, la chambre basse du parlement, tandis que Mironov est à la tête du Sénat.
Les élections législatives du 2 décembre sont pour le Kremlin l'occasion de s'assurer un Parlement dominé par Russie unie et Russie juste. Les communistes et, peut-être, les nationalistes s'attribueraient les sièges restants.
"Les élections se joueront essentiellement entre les poids lourds", a estimé Peskov. "Je pense qu'au moins trois partis atteindront les 7% nécessaires pour siéger au Parlement: Russie unie, Russie juste et le Parti communiste."
Les changements effectués dans le code électoral rendront difficile la représentation à l'assemblée de l'opposition libérale.
Peskov a ajouté que l'absence d'une opposition parlementaire forte était un inconvénient du système politique russe, mais a affirmé que le Kremlin n'y était pour rien. "L'existence d'une opposition bien organisée est importante pour le gouvernement de n'importe quel pays, et je suis sûr qu'elle va se développer", a-t-il assuré.
Que ses souhaits soient vite exaucés, en Russie comme en Tchétchénie
Le Kosovo demande à Belgrade d'accepter l'indépendance
REUTERS : jeudi 30 août 2007- Matt Robinson
Les dirigeants du Kosovo appellent la Serbie à s'abstenir de bloquer l'indépendance de leur province et à envisager un avenir de relations amicales entre deux Etats souverains.
La délégation kosovare a été reçue en premier par les trois médiateurs représentants la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne, à l'occasion d'un dernier cycle de pourparlers indirects sur l'avenir de la province serbe.
Il n'y a cependant aucune perspective d'avancée, les Kosovars exigeant l'indépendance après huit ans d'administration de l'Onu et les Serbes soutenant que cette solution est exclue.
"Nous avons l'occasion de donner une vraie clarté à l'indépendance du Kosovo", a déclaré à la "troïka" le Premier ministre kosovar Agim Ceku, qui avait fait le déplacement en compagnie du président Fatmir Sejdiu. "La question fondamentale est notre relation avec la Serbie. Nous avons l'occasion de poser les fondations d'une relation adulte, stable et fonctionnelle entre voisins indépendants", a-t-il ajouté.
La délégation de Belgrade a été reçue ensuite, séparément. Des discussions directes entre les deux parties pourraient avoir lieu en octobre ou novembre.
La Serbie, qui soutient la minorité serbe du Kosovo, était représentée par des responsables subalternes, le président Boris Tadic et le Premier ministre Vojislav Kostunica ayant préféré s'abstenir.
INDÉPENDANCE UNILATÉRALE
Les négociations doivent en principe s'achever le 10 décembre, date à laquelle les trois médiateurs, leur mandat achevé, iront rendre compte devant l'Onu.
Les diplomates craignent des troubles régionaux en cas d'échec des négociations à déboucher sur un compromis.
Les dirigeants kosovars ont annoncé qu'ils proclameraient l'indépendance après la fin des négociations, qu'ils aient ou pas obtenu une résolution de l'Onu.
Tout mouvement unilatéral pourrait diviser l'UE, qui peine à maintenir une position unie sur le dossier. Certains des 27 sont opposés à l'indépendance du Kosovo, et préfèrent une situation de statu quo, jugée illusoire par les observateurs.

