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vendredi 31 août 2007

À Nantes, l'éléphant géant remplace les bateaux

Ouest-France du jeudi 30 Août Gaspard NORRITO.

Les nefs des anciens chantiers navals nantais ont été rénovées. Elles abritent maintenant les machines extraordinaires, dont le Grand éléphant.

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Quel avenir pour les friches industrielles et portuaires ? Les quais de Loire et le site des chantiers navals nantais, que visitent les urbanistes en colloque jusqu'à demain, reprennent vie.

Deux bras de Loire enserrent une grande île de 300 hectares au coeur de la cité des Ducs de Bretagne. Depuis 2001, ce territoire fait l'objet d'un vaste programme de rénovation, en particulier l'ouest, un secteur délaissé depuis la fermeture, il y a vingt ans, des chantiers navals. « Jamais personne ne venait au bord du fleuve. Aujourd'hui, les nefs, ce passage Pommeraye industriel, sont rendues au public », jubile Alexandre Chemetoff, l'urbaniste choisi par la communauté urbaine de Nantes-Métropole pour conduire les opérations.

Les imposantes nefs des chantiers, où fut notamment construit en 1935 le contre-torpilleur Volta, détenteur d'un record du monde de vitesse, ont retrouvé un nouvel éclat : « Nous en avons fait un parapluie public. » Leur architecture métallique, aux amples volumes, abrite maintenant des machines extraordinaires, dont le Grand éléphant. « La vie prend », exulte l'urbaniste.

Devant les nefs, le vaste parc, jusqu'alors esplanade désolée, est recomposé. Les gradins herbacés sont une invitation à la descente vers la Loire. Les Nantais ont pris possession de cet espace qui va devenir, d'ici l'automne 2008, un parc botanique, une plage, un espace de concerts et de promenades. « Nous mettons à nu les anciennes cales. Le lancement du bateau, on peut l'imaginer », explique Alexandre Chemetoff, adepte de la préservation de traces qui donnent à voir l'histoire urbaine.

Un hangar pour la fête

Les quais ? Ils sont devenus des lieux agréables à vivre. Le quai des Antilles, à la pointe ouest de l'île, est orné des grands anneaux de Daniel Buren. Des sculptures éclairées qui deviennent, à la nuit tombée, autant d'incitations à la balade. La flânerie ? Tout y incite sur les terrasses de l'ancien hangar à bananes portuaire, transformé en haut lieu de la fête avec ses bars, brasseries, son cabaret et sa boîte de nuit. Avec, en prime, une vue splendide sur la Loire et cette butte Sainte-Anne que fréquenta Jules Verne enfant.

Les grues de chantier toisent le quai Mitterrand. Là où n'étaient qu'entrepôts vétustes, naissent l'école d'architecture, des immeubles d'habitat et de bureaux. À 3 500 € le mètre carré et plus, cette rive où est posé le palais de justice de Jean Nouvel n'est pas pour toutes les bourses. D'où l'action de la ville pour refroidir un marché qui s'emballe et construire du logement social. « La vue sur la Loire est pour tous », martèle Patrick Rimbert, premier adjoint au maire.

Les Universités d'été de Nantes rassemblent jusqu'à demain près de 500 urbanistes français et étrangers sur le thème « Faire ensemble la ville et les territoires ».

Posté par werdna à 00:02 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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