jeudi 30 août 2007
L'avenir, "sacrifié de la politique" de Sarkozy, selon Fabius
20 Minutes 30 Août
Le député PS Laurent Fabius affirme, dans une tribune au quotidien Libération de jeudi, que "l'avenir et sa préparation sont les sacrifiés de la politique" menée par le président Nicolas Sarkozy où "l'instantané médiatique sert de ligne d'horizon".
Selon l'ancien Premier ministre, "sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations" car les questions de fond ne sont pas traitées.
Le dirigeant socialiste en énumère quatre: l'environnement, le vieillissement, la solidarité et "l'égalité en actes", le financement.
"Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain", écrit-il, pointant les "catastrophes" visibles dans un horizon de "40 ans".
Or, selon M. Fabius, "malgré tous les discours, l'avenir et sa préparation sont les sacrifiés de la politique telle qu'elle va. L'agitation tient souvent lieu d'action. L'instantané médiatique sert de ligne d'horizon. L'émotion supplante la réflexion. Or la France et l'Europe ont besoin d'un cap pour le long terme".
Le député de Seine-Maritime souligne que les comptes publics "ont viré au rouge cramoisi". "Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d'euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l'épargne) ni l'offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d'un contresens économique pour se terminer par de profonds contre chocs sociaux", ajoute-t-il.
Changement climatique: les risques d'inondations sous-évalués
REUTERS : jeudi 30 août 2007 par Michael Khan
LONDRES (Reuters) - Les prévisions en vigueur en ce qui concerne le réchauffement climatique sous-estiment les risques d'inondations et surévaluent celui de la sécheresse en négligeant le rôle des végétaux dans l'absorption du dioxyde de carbone, affirment des chercheurs de l'Office britannique de météorologie.
La croissance des émissions de CO2 prévue pour la fin du siècle va se traduire par une augmentation de l'eau retenue par les plantes dans le sol, a expliqué Richard Betts, directeur de ce programme de recherche, interrogé mercredi par téléphone.
"Le risque d'inondations a pu être sous-estimé parce qu'on ne s'attend pas à ce que les sols soient aussi saturés qu'ils pourraient l'être", précise-t-il. "Nous suggérons en outre que le stock d'eau des plantes puisse partiellement compenser sa rareté au cours d'une sécheresse."
Par la photosynthèse, processus qui leur fournit leur énergie, les végétaux absorbent du dioxyde de carbone par des pores appelés stomates qui rejettent de l'eau en fin de cycle.
Or l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère empêche ces stomates de s'ouvrir pleinement, ce qui réduit la perte et la consommation d'eau de la plante. Le sol où elle plonge ses racines s'en trouve donc moins sollicité et plus exposé au risque de saturation.
Sans tenir compte de cet excédent d'eau, le modèle en vigueur prédit une augmentation de 11% des inondations à l'échelle mondiale. Selon Betts, il convient d'y ajouter 6%.
"Le bouleversement climatique est plus qu'un changement des conditions météorologiques. C'est également un changement pour l'écologie tout entière. Nous devons l'étudier pour obtenir une image complète, parce que cela n'a pas été fait avant", insiste le chercheur.
Affrontements à Pigalle: des jeunes interpellés avec scie et hachoir
Patricia TOURANCHEAU LIBERATION : mercredi 29 août 2007
Quatorze jeunes de la banlieue parisienne - dont trois mineurs - se trouvaient mercredi matin en garde à vue pour «attroupement armé» ou «violences avec armes» entre bandes rivales qui se sont déroulées mardi vers 1h du matin à Pigalle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ces garçons, qui habitent en majorité dans les Hauts-de-Seine, ont été interpellés sur les lieux et, selon le parquet de Paris, «certains ont été trouvés en possession d'armes ou d'objets tranchants» tels un hachoir de cuisine, une scie à bois, des couteaux et des tessons de bouteilles.
s'il «y a des noyaux solides de bandes répertoriées dans des arrondissements sensibles» de la capitale.
Quelques-uns auraient expliqué du bout des lèvres aux enquêteurs de la police urbaine de proximité (PUP) qu'ils sont «venus à Pigalle pour en découdre» avec des rivaux, l'un ayant même «apporté un marteau».
Les enquêteurs soupçonnent que ces bagarres dans le quartier de Pigalle font suite à des incidents survenus dimanche soir vers 19 h à la gare du Nord. Deux jeunes hommes avaient été blessés, dont l'un grièvement, à l''arme blanche, lors d'une bagarre entre deux groupes de jeunes, dans la galerie marchande de la gare. Quatre agresseurs présumés dans cette première affaire ont été déférés ce matin devant un juge d'instruction pour «tentative d'assassinat, violences volontaires avec arme et en réunion». Le parquet de Paris a requis des mandats de dépôt pour ces quatre suspects de violences de la gare du nord.
Ces incidents auraient provoqué le lendemain une expédition punitive. Les mêmes bandes se seraient à nouveau affrontées dans la nuit de lundi à mardi, l'une venue de la proche banlieue, pour s'en prendre à une autre localisée dans les XVIIIe et XIXe arrondissements de la capitale. Les affrontements du côté de Pigalle entre une cinquantaine de jeunes gens, «armés de machettes et de hachoirs» pour certains d'entre eux, n'ont pas fait de blessés sérieux, selon la police.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les motifs de ces affrontements ont sans doute pour origine un «différend lié à la drogue qui a mal tourné», selon une source policière, mais «tout cela est flou». Il n'y a pas eu de nouveaux affrontements mardi soir, selon cette source, qui précise: Paris est «d'ordinaire relativement préservée par les phénomènes de bandes» même
Quatorze jeunes se trouvaient mercredi matin en garde à vue pour «attroupement armé» ou «violences avec armes». Les bandes rivales se sont affrontées mardi vers 1h du matin dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
Des aliments en provenance de Chine dangereux pour la santé
LEMONDE.FR avec AFP | 29.08.07
Après les jouets, les tubes de dentifrice, la nourriture pour chiens et chats aux Etats-Unis, les produits à base d'herbes médicinales au Canada, c'est au tour des aliments en provenance de Chine et importés en France d'être pointés du doigt. Certains présentent des risques graves pour la santé, selon une étude du magazine L'Expansion à paraître jeudi 30 août.
En Europe, les importateurs sont responsables en matière de sécurité alimentaire. Ils doivent assurer la traçabilité des produits tout au long de la chaîne alimentaire, identifier leurs risques et alerter les autorités sanitaires en cas de doute.
Sont particulièrement incriminés des colorants interdits découverts dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, des moisissures cancérigènes sur des fruits secs, des résidus d'antibiotiques dans des lots de miel et de poissons, des traces de mercure sur des anguilles ou encore des stocks de nouilles incluant des composants génétiquement modifiés... Une trop longue liste des ingrédients impropres à la consommation relevée par le magazine. Ainsi, pour les aliments, 263 notifications pour produits dangereux ont été relevées en 2006, selon le réseau d'alerte rapide de la Commission européenne. Et, au cours des sept premiers mois de l'année 2007, L'Expansion fait état de "209 problèmes".
"MANQUE INCROYABLE DE FORMATION ET D'ÉDUCATION"
Et ce n'est pas terminé. Dans le panier des enquêteurs, les ustensiles de cuisine en provenance de Chine détiennent eux aussi leurs lots de produits insalubres. On y trouve sur divers articles des traces de nickel, de manganèse ou de chrome susceptibles de contaminer les aliments.
Deux facteurs principaux expliquent ces problèmes de qualité : d'une part, la Chine, devenue au fil des années le "garde-manger" du monde, est fortement sollicitée par tous les pays qui souhaitent s'approvisionner à des coûts toujours plus bas. D'autre part, on relève en Chine "un manque incroyable de formation et d'éducation sur les dangers de contamination et sur les bonnes pratiques à adopter pour garantir la sécurité des consommateurs", commente dans l'étude Gilles Martin, patron du laboratoire Eurofins, implanté en Chine.
CRIME ORGANISÉ
Face à la psychose qui s'installe vis-à-vis des produits chinois, le gouvernement de la Chine populaire a décidé de prendre le taureau par les cornes en collaborant notamment avec les Américains pour "améliorer la sécurité de ses aliments", affirme le magazine.
Autre aspect d'une mondialisation mal maîtrisée, la contrefaçon alimentaire suscite l'inquiétude. "Sur les 2 millions de produits alimentaires contrefaits recensés dans le monde en 2006, entre 16 et 20 % venaient de Chine", assure Christophe Zimmerman de l'Organisation mondiale des douanes, cité dans l'étude. Un fléau particulièrement préoccupant qui, selon L'Expansion, sert de plus en plus à financer les réseaux du crime organisé. Ces derniers considèrent ce moyen de blanchiment de l'argent sale comme "moins risqué que les filières bancaires ou immobilières".
Cinquième départ au cabinet de Rachida Dati
LEMONDE.FR avec Reuters | 29.08.07 |
Le cabinet de la ministre de la justice, Rachida Dati, n'a pas fini de tanguer. Après le départ en juillet de son directeur de cabinet, Michel Dobkine, et de trois magistrats recrutés comme conseillés, c'est au tour de Michel Marquer, successeur de M. Dobkine, de partir. Il a été remplacé dans ses fonctions par Yannick Imbert la semaine.
"Cela s'inscrit dans le cadre de la réorganisation générale du cabinet. Il n'est pas parti sur un désaccord mais parce qu'il souhaitait rejoindre un poste au ministère de l'intérieur", a souligné le porte-parole du ministère, Guillaume Didier. Cette démission porte ainsi à cinq le nombre de départs en deux mois.
A l'issue des premiers départs, la place Vendôme avait démenti l'existence de conflits ou de divergences au sein de l'équipe de la ministre, soulignant le fait que M. Dobkine était parti pour "raisons personnelles" et que les trois magistrats, chargés notamment des questions pénales et de droit des mineurs, avait été recrutés par lui.
En juillet, Nicolas Sarkozy avait apporté son soutien à la ministre, indiquant qu'il lui faisait "totalement confiance", alors même que ses méthodes heurtaient les professionnels de la justice.
Bientôt un "bouclier législatif" pour le patronat
Les patrons ne seront-ils bientôt plus responsables pénalement?
20Minutes 30 Août
Redonner «le goût du risque» ou protéger les malversations? Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi devant le Medef vouloir «mettre un terme» à la pénalisation du droit des affaires, ce qui n'a pas manqué de provoquer l'inquiétude des syndicats de magistrats.
«La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur», a déclaré le chef de l'Etat, lors de l'université d'été du mouvement patronal à Jouy-en-Josas (Yvelines). Comment «rendre aux Français le goût d'entreprendre» si «au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?», s'est demandé le chef de l'Etat.
Déplorant que «tant et tant de contentieux qui pourraient être réglés au civil viennent embarrasser nos juridictions correctionnelles et notre droit pénal», le président a annoncé que la ministre de la Justice Rachida Dati ferait «très rapidement des propositions».
Inquiétude des syndicats
Mais les principaux syndicats de magistrats n'ont pas caché leur inquiétude. Le Syndicat de la magistrature (gauche) a estimé que le président avait «choisi le camp des patrons indélicats». La pénalisation du droit des affaires ne vise «rien d'autre que des fraudes à la loi, lorsqu'un chef d'entreprise agit contre les intérêts de sa société», a insisté la présidente du syndicat, Emmanuelle Perreux, «atterrée» par les propos présidentiels.
Selon elle, le chef de l'Etat «durcit sans cesse son propos et la législation contre les plus faibles, mais a la plus grande mansuétude envers les patrons qui auraient détourné l'intérêt social de leur entreprise au profit de leur intérêt personnel».
Moins remontée, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a plaidé pour le maintien d'une «régulation pénale» du monde des affaires «afin que ceux qui franchissent la ligne rouge soient sanctionnés». Son président, Bruno Thouzellier, a espéré que cela ne signifie pas «que la justice n'a plus à se mêler du monde des entreprises».
Nicolas Sarkozy aux patrons : «Vous pouvez compter sur moi»
Cordélia Bonal LIBERATION.FR : jeudi 30 août 2007
A l'université d'été du Medef, le chef de l'Etat a annoncé jeudi une série de mesures pour «aller chercher la croissance».
Dans son discours d'une heure jeudi à l'université d'été du Medef, Nicolas Sarkozy a d'abord tenu à «ne laisser personne édulcorer la rupture». Il l'a martelé : «Cette rupture je la crois nécessaire. Cette rupture je m'y suis engagé. Cette rupture les Français l'ont approuvée (...). Cette rupture je la ferai. Je ne laisserai personne y faire obstacle. Je ne laisserai personne l'édulcorer. Je ne laisserai personne la dénaturer».
Attendu sur la «deuxième phase» de ses réformes économiques, il a ensuite enchaîné les déclarations d'intentions, dans un contexte de croissance en berne et de prix à la consommation en hausse. Avec la volonté affichée de rassurer tant les consommateurs et les salariés que les entrepreneurs.
La «question du pouvoir d'achat, je veux qu'on la prenne au sérieux», a-t-il déclaré à l'intention des premiers, poursuivant : «Expliquer que l'euro n'a pas fait monter les prix, c'est se moquer du monde !».
Avant d'en appeler à l'esprit d'entreprise : «Je veux redonner aux Français le goût du risque, d'entreprendre. Je veux mettre l'entrepreneur au cœur de notre projet économique(...). «La croissance ne se décrète pas, mais elle ne tombe pas du ciel non plus. La croissance qui nous manque, je veux aller la chercher, pas à l'extérieur mais en nous-même.» «Vous pouvez compter sur moi», a-t-il lancé à l'assemblée.
S'agissant des mesures à venir, le chef de l'Etat a annoncé la «fusion des réseaux opérationnels de l'ANPE et de l'Unedic (assurance chômage) d'ici la fin de l'année», pour que les demandeurs d'emploi aient un interlocuteur unique. «Je veux des chômeurs mieux indemnisés, mieux accompagnés (...) Mais la contrepartie c'est qu'aucun ne puisse refuser plusieurs offres d'emploi correspondant à ses qualifications sans être sanctionné», a-t-il réaffirmé.
Il a également déclaré vouloir aller «beaucoup plus loin» dans l'assouplissement des 35 heures.
Pour favoriser l'investissement des entreprises dans la recherche, il a annoncé le triplement de la défiscalisation des dépenses de recherche.
Autre chantier, lutter contre le gaspillage au sein de l'Etat, qui doit être «géré avec le même souci d'économie, d'efficacité et de rigueur que les entreprises». Le nombre de directeurs d'administrations centrales sera «divisé par deux», a-t-il annoncé. «La comptabilité publique, la direction générale des impôts seront fusionnés, la DST et les Renseignements généraux seront rapprochés, toutes les structures seront simplifiées, tous les organismes inutiles seront supprimés et le nombre des directeurs d'administrations centrales sera divisé par deux» a-t-il poursuivi. Le chef de l'Etat a également maintenu son objectif de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Concernant le contrat de travail, il s'est déclaré favorable à une «séparation à l'amiable» entre patrons et salariés, soulignant que «l'objectif de la négociation sur le contrat de travail, c'est plus de liberté et de prévisibilité pour l'employeur et au bout du compte plus de protection pour le salarié».
Sur l'énergie, il a souhaité que Suez «fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l'énergie» pour procéder à la fusion avec GDF.
Il a par ailleurs déclaré vouloir «mettre un terme» à la pénalisation du droit des affaires, qui est à ses yeux «une grave erreur». Il s'est enfin prononcé pour l'ouverture de certains magasins le dimanche.
France: appel à donner son sang pour éviter la baisse des stocks
PARIS (AFP) - 28/08/2007 TV5
L'Etablissement français du sang (EFS) a appelé mardi les Français à offrir leur sang dans les jours et semaines à venir, une baisse du niveau de ses stocks étant constatée au moment de la rentrée, alors que les besoins en produits sanguins s'accroissent dans les hôpitaux.
Les nombreuses collectes organisées partout en France depuis le début de la saison estivale et "la mobilisation des donneurs ont permis de maintenir un niveau de stocks globalement satisfaisant tout au long de l'été", précise l'EFS dans un communiqué.
Certaines régions comme l'Ile-de-France, traditionnellement déficitaire, doivent d'ores et déjà faire appel à la solidarité nationale pour s'approvisionner, ajoute l'EFS.
La demande des hôpitaux augmente de plus de 5% avec la reprise d'activité à la rentrée, d'où une situation plus tendue, poursuit-on de même source.
Pour connaître les différents lieux de collecte (fixes et mobiles), et les conditions pour donner son sang, il suffit de consulter le site web du don du sang (www.dondusang.net - Rubrique: "où donner?") ou de téléphoner au numéro Azur : 0810 150 150 (coût d'un appel local depuis un poste fixe).
Grâce à 1,5 million de donneurs, l'EFS recueille par an environ 2,2 millions de dons de sang total, 240.000 dons de plasma et 175.000 dons de plaquettes.
L'EFS peut cependant être amené à refuser le don pour des raisons médicales. Sont notamment exclus définitivement du don les personnes ayant été transfusées ou greffées, les séropositifs aux virus du sida ou des hépatites B et C, les personnes ayant séjourné au moins douze mois au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 (crise de la maladie de la vache folle).
D'autres situations (comportements sexuels à risque, piercing, tatouage, soins dentaires récents...) peuvent conduire à un refus temporaire. Des précisions sur les contre-indications sont données sur le site de l'EFS (www.efs.sante.fr/faq.htm)
Grande-Bretagne: des photos dissuasives sur les paquets de cigarettes à partir de 2008
LONDRES (AFP) - 29/08/2007 TV5
Des photos montrant les dégâts causés par la nicotine devront figurer sur tous les paquets de cigarettes et autres produits à base de tabac vendus en Grande-Bretagne à partir de 2008, a annoncé mercredi le gouvernement britannique.
Avec cette décision, qui répond à une directive européenne, la Grande-Bretagne suit l'exemple de la Belgique, le premier pays européen à avoir décidé d'appliquer le procédé, mais pour les seuls paquets de cigarettes. Quinze photos, qui devaient être dévoilées dans la journée, ont été sélectionnées, certaines montrant des personnes alitées à l'hôpital et portant un masque à oxygène, ou un patient recevant un traitement d'urgence. La Grande-Bretagne emboîte le pas à des pays précurseurs hors d'Europe comme le Canada, l'Inde, l'Australie ou Singapour.
Une étude de la Société canadienne du cancer avait montré en 2002 que 58% des fumeurs avaient été amenés à réfléchir sur leur consommation de tabac par des photos de ce type. Les messages d'avertissement sur les dangers du tabac présents sur les paquets de cigarettes n'ont plus le même impact que lors de leur introduction, ce qui impose d'adopter des mesures plus énergiques, a estimé le ministre britannique de la Santé Alan Johnson.
"Nous avions des messages sur les paquets de cigarettes depuis 2003, des avertissements pour dire que fumer tue par exemple: c'est très efficace, mais leur effet diminue", a-t-il déclaré mercredi à la télévision ITV. A partir du 1er octobre, l'âge minimal pour acheter du tabac en Grande-Bretagne passera de 16 à 18 ans, comme pour l'alcool. L'interdiction de fumer dans les lieux publics est désormais en place dans tout le pays.
Laurence Parisot, présidente du MEDEF, plaide pour une "révolution stratégique"
PARIS (AFP) - 29/08/2007 - TV5
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a plaidé mercredi, avant l'ouverture de l'université d'été de son mouvement, pour une "révolution stratégique", avec "une politique qui stimule le travail", et assuré que le Medef entendait "jouer le jeu avec tout le monde" dans ce but.
"Ce que nous attendons, nous les chefs d'entreprises, pour la bonne santé des entreprises françaises, c'est-à-dire la bonne santé de l'économie de notre pays, c'est la révolution stratégique, c'est-à-dire une politique qui stimule le travail", a déclaré Mme Parisot sur France Inter.
Nicolas Sarkozy, invité à Jouy-en-Josas, a choisi d'y annoncer jeudi la deuxième phase des réformes économiques du nouveau gouvernement, touchant notamment au pouvoir d'achat. Ce choix est "un bon signe pour tout le monde", a jugé sur France Inter la présidente du Medef.
Estimant prématuré de "dresser un bilan" après les cent premiers jours de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Laurence Parisot a toutefois reconnu sur France Inter avoir "apprécié" certaines des premières décisions.
"Nous disons bravo à la réforme sur l'université, à la réforme sur l'impôt de recherche, à la possibilité de déduire du montant de l'ISF ce qui est investi dans les PME, bravo aussi au moindre coût des heures supplémentaires. Mais nous voulons également faire comprendre et accepter à l'ensemble des Français ce qu'est une politique économique de l'offre", a-t-elle dit au Monde.
Pour elle, si les partenaires sociaux trouvent un accord lors de la négociation sur la modernisation du marché du travail, ils auront "contribué à installer une démocratie participative où la société civile, représentée par les organisations syndicales et patronales, aura toute sa part".
"La fusion opérationnelle ANPE-Unedic" fait notamment partie des réformes dans lesquelles les partenaires sociaux sont "engagés", a-t-elle ajouté dans le Monde, plaidant pour relever l'âge légal de la retraite "à 61 ans puis à 62 ans".
Sur la question des contrats de travail, Mme Parisot propose de "conserver les protections existantes mais d'envisager une option supplémentaire, la séparation d'un commun accord, qui inclue bien sûr le droit du salarié à l'indemnisation chômage".

