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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 29 août 2007

Des troubles de l'hyperactivité

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Vu dans le canard Enchaîné du mercredi 29 Août

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L'Etat fait le ménage dans les écoles d'ostéopathes

Ecoles d’ostéopathes : l’état fait le ménage

Ouest-France mercredi 29 Août Joël Crusson

Rentrée chaotique dans les écoles d’ostéopathie. En reconnaissant officiellement ce métier, en mars dernier, le ministère de la Santé s’est penché sur les formations. En France, une trentaine d’écoles privées accueillent les étudiants, sitôt après le bac, sur sélection. Les études duraient 6 ans. Le ministère les a ramenées à trois ans. Finalement les écoles, (excepté celle de Cachan) proposent une scolarité de cinq ans, incluant des enseignements de médecine et de chirurgie. L’année coûte cher : entre 6500 et 7000 euros.

D’autres établissement n’accueillent à temps partiel que les professionnels de santé (kinés, médecins) intéressés par le diplôme d’ostéopathe. Mais, pour que ce diplôme soir reconnu et donne l’autorisation d’exercer, l’école doit être désormais agréée par l’Etat. C’est la grande nouveauté de la rentrée. Et c’est là où le bât blesse.

Repêchage possible en Septembre

La Ministère a examiné 47 dossiers présentés par les écoles. Le verdict est tombé en Août. Seuls onze établissements ont obtenu l’agrément (1) dont un dans l’Ouest. Les écoles recalées peuvent déposer un nouveau dossier pour être éventuellement repêchées en Septembre. Trois réunions sont programmées par le Ministère, le 4, le 20 et le 28. C’est un vilain suspense de rentrée que doivent affronter les étudiants inscrits dans une école non agrée. Celles qui ont décroché le précieux sésame sont prêtes à en accueillir seulement un certain nombre.

Il faut penser aussi aux étudiants déjà engagés dans des écoles désormais non agréées. Celles qui ne seront pas repêchées fermeront. Reste enfin le cas des diplômés 2007 par les écoles non reconnues. Leur sort sera fixé par décret. L’Union fédérale des Ostéopathes pense que le Ministère veut éliminer quelque 3 600 étudiants.

Actuellement, les écoles sortent 1 500 jeunes diplômés par an. C’est moitié trop pour un métier qui ne compte que 6 000 professionnels.

(1) Idhého Nantes Orvault ; Centre Européen d’enseignement supérieur de Lyon et Paris ; Centre International Saint-Étienne ; Centre Atman Sophia-Antipolis Nice ; Collège Européen Cergy Pontoise ; Collège de Marseille ; Ecole supérieure de Cachan et d’Emerainville ; Institut Lyon Limonest ; Institut toulousain Labège ; Réservé aux professionnels : Conservatoire français de Paris et oulouse ; Eurostéo Aix en Provence.

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Retraites du public : des avantages de plus en plus contestés

Ouest-France 29 Août

Des fonctionnaires censés exercer des métiers « pénibles » continuent de partir à 50 ou 55 ans, dénonce une étude de l'association Sauvegarde retraites.

Depuis la loi Fillon de 2003, les régimes de retraite du public sont alignés progressivement sur le régime général des salariés du privé. Seuls les régimes spéciaux des entreprises publiques (EDF, GDF, SNCF, RATP...), régulièrement mis en cause par la droite, font exception (depuis le 1er janvier 2004, la durée de cotisation nécessaire à un fonctionnaire pour partir à taux plein augmente de deux trimestres par an).

« Faux », affirme l'association Sauvegarde retraites (lire ci-dessous). Pour elle, la réforme du régime des fonctionnaires n'a été que « très partielle ». En fait, « plus de 30 % des fonctionnaires ont toujours la possibilité de prendre leur retraite dès 55 ans, ou même 50 ans ».

Explication. L'administration distingue, dans les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière), les fonctionnaires « actifs » des « sédentaires ». Une classification établie voici... un siècle et demi, les « actifs » étant ceux exerçant des tâches pénibles ou risquées.

Des années qui valent 18 mois

Or, selon Sauvegarde retraites, depuis 1932, ce classement ne s'opère plus par voie législative mais par voie réglementaire (Conseil d'État, Conseil supérieur de la Fonction publique). Et de citer des chiffres, glanés auprès du ministère des Finances et de la Caisse des dépôts : « Les actifs représentaient, en 2005, 7 % des départs en retraite dans la territoriale, 31 % dans la fonction publique d'État et 46,2 % dans l'hospitalière ». Ces « privilégiés », actifs et retraités confondus, coûteraient, affirme Sauvegarde retraites, « 11 milliards d'euros ».

Le problème pour un fonctionnaire « actif », c'est que s'il veut obtenir une retraite pleine, il doit totaliser, cette année, 158 trimestres. Or, un aiguilleur du ciel, par exemple, qui aurait commencé son activité à l'âge de 20 ans, n'aura travaillé que 30 ans (150 trimestres) s'il veut partir à 50 ans. Pour éviter cet écueil, les régimes de retraite de la fonction publique ont prévu des « bonifications d'annuité ».

Ainsi, écrit Sauvegarde retraites, « les agents des égouts et les identificateurs de l'institut médico-légal de la préfecture de police » bénéficient d'une bonification susbstantielle qui leur permet de voir leur pension « majorée de 50 % du temps passé dans ces services. Au bout de vingt ans, l'assuré compte trente annuités validées » (les bonifications validées ne peuvent toutefois excéder dix ans).

« Si la loi Fillon a entamé un processus d'harmonisation, écrit l'auteur de l'étude, Pierre-Édouard du Cray, cette politique est encore très inachevée ». Et de poursuivre : « Il est même assez extraordinaire que cette loi, qui consacre solennellement le principe d'égalité des Français face à la retraite, n'ait pas réformé l'un des systèmes les plus inéquitables et les plus arbitraires du régime des fonctionnaires, le classement en catégorie active. »

Bien qu'il s'en défende Elle devait initialement paraître en juin »), l'étude de Pierre-Édouard du Cray tombe à pic. Un nouveau rendez-vous est prévu, pour la réforme des retraites, en 2008. Et dès ce 26 septembre, les partenaires sociaux se retrouveront pour définir dans quelles conditions des travailleurs du privé usés par des métiers « pénibles » pourront bénéficier d'un départ anticipé à la retraite. Une « pénibilité » à laquelle ni la France, ni l'Allemagne ni même la Suède n'ont jamais trouvé de définition jusqu'à présent.

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Le prix du bois russe flambe à l’export

La hausse des tarifs douaniers affecte la Suède et la Finlande, principaux acheteurs.

ANNE-FRANÇOISE HIVERT Libération mercredi 29 août 2007

Le ton monte entre Stockholm, Helsinki et Moscou. De guerre lasse, le ministre suédois du Commerce, Sten Tolgfors, en appelle désormais à Bruxelles. Dans un courrier daté du 20 août adressé au commissaire européen du Commerce, Peter Mandelson, il dénonce l’augmentation des droits de douane, imposée par Moscou, sur les exportations de bois abattu russe. «Une décision lourde de conséquences», affirme le ministre, qui suggère que la question soit prise en compte lors des négociations d’adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce. Un point de vue partagé par Helsinki.

Différend. Le 1 er  juillet, les tarifs douaniers frappant les exportations russes de bois abattu sont ainsi passés de 4 euros par mètre cube à 10 euros. Des prix qui devraient atteindre 15 euros en avril 2008, pour se stabiliser à 50 euros début 2009. Un coup dur pour l’industrie forestière d’Europe du Nord, qui importe environ 20 millions de mètres cubes de bois russe par an.

La Finlande est le pays qui devrait être le plus affecté. Elle importe environ 15 millions de mètres cubes de bois russe chaque année. Ces importations couvrent 20 % des besoins de son industrie forestière. L’industrie forestière emploie 65 000 personnes en Finlande. Depuis février, des négociations ont été engagées au plus haut niveau entre Helsinki et Moscou pour tenter de résoudre le différend. Sans résultat.

Les premiers effets de l’augmentation des tarifs douaniers se font déjà sentir. D’autant qu’un automne pluvieux et un hiver trop court ont limité la production de bois de coupe dans la région, poussant les prix à la hausse.

«Promesse». La Finlande devra, en outre, trouver de nouvelles sources d’approvisionnement de bois de bouleau, dont elle ne dispose qu’en quantité limitée, destiné à la production de pâte à papier. C’est d’ailleurs le principal sujet de discorde entre Stockholm et Moscou. La Russie s’était engagée à attendre 2011 avant d’augmenter ses tarifs à l’exportation sur le bois de bouleau. Mais «Moscou n’a pas tenu ses promesses», constate Sten Tolgfors, le ministre suédois du Commerce. Le dossier est désormais sur la table de Peter Mandelson, à Bruxelles.

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Peugeot délocalise son centre d’appels

Libération Mercredi 29 Août

Les appels de clients chez Peugeot, émanant de sept pays européens, qui aboutissaient jusqu’à présent à Lyon chez le sous-traitant Téléperformance, vont être transférés vers le Portugal et la Tunisie.

Selon une source syndicale, les 120 salariés du centre d’appels de Lyon pourraient être pour partie transférés ves un autre centre d’appel lyonnais de Téléperformance.

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Bush relance sa guerre en Irak grâce à de riches alliés

Une campagne télévisée agite le spectre d’un nouveau 11 Septembre.

Philippe Grangereau mercredi 29 août 2007

George W. Bush continue de miser sur la peur. La Maison Blanche a lancé une campagne télévisée sans précédent pour convaincre les Américains de garder le cap en Irak.

L’administration Bush, qui ne peut user de fonds publics pour défendre une ligne politique qui divise profondément l’électorat, a créé un groupe de pression ­ultraconservateur baptisé Freedom’s Watch(«surveiller la liberté»), principalement financé par l’un des hommes les plus riches au monde, Sheldon Adelson, propriétaire d’un conglomérat de grands casinos à Las Vegas et Macao. Pendant trois semaines, le groupe de pression ultra-conservateur, dont les bureaux sont à Washington, dépensera 15 millions de dollars (11,1 millions d’euros) pour pilonner l’Amérique de messages publicitaires réveillant le spectre d’un nouveau 11 septembre.

«Sacrifié». «Je sais ce que j’ai perdu», dit un vétéran amputé qu’on voit, dans l’un des clips de Freedom’s Watch, sortir claudiquant sur le porche de sa maison. «Je sais aussi que si nous nous retirons maintenant, tout ce que nous avons donné et sacrifié aura été en vain.» La séquence met en scène le président Bush à son chevet épinglant une médaille sur sa poitrine, puis projette les tours fumantes du World Trade Center sur l’écran, barré du titre : «Ils nous ont attaqués». «N’abandonnez pas», implore, dans une autre publicité, l’épouse d’un soldat tué. Laquelle avertit : «On a déjà eu un 11 Septembre, on n’a pas besoin d’un deuxième.»

«Attaques».  Une autre veuve de soldat raconte qu’ «Al-Qaeda a tué deux membres de sa famille», son oncle pompier au World Trade Center, et son mari «en Irak». Ils sont morts, affirme-t-elle, «pour que [ses] enfants n’aient pas à se battre dans dix ans». Si le Congrès vote pour un retrait, assure-t-elle, «il y aura d’autres attaques». Les mots «encore des attaques» flashent sur un écran noir, avant qu’elle ajoute, résolue «On ne se rendra jamais !»

Ce groupe de pression propagandiste, qui suggère l’existence d’un lien entre l’organisation d’Oussama ben Laden et l’Irak d’avant 2003, explique que sa «mission» consiste à «mener un combat puissant contre la terreur» et fustige «ceux qui veulent se débiner». La publicité propose au téléspectateur d’appeler un numéro de téléphone pour entrer en contact avec le membre du Congrès de sa circonscription «afin de lui dire que la reddition n’est pas une option»…Une interlocutrice, jointe au bout du fil, demande si l’on est «pour ou contre la guerre». En cas de réponse négative, la conversation est abruptement coupée…

Sheldon Adelson, principal pourvoyeur de Freedom’s Watch, est classé troisième des personnalités les plus riches des Etats-Unis par le magazine Forbes. La plupart des autres donateurs sont aussi des hommes d’affaires richissimes, que George W. Bush a récompensés pour leurs contributions à sa campagne électorale, en leur offrant des postes d’ambassadeur . Ce carré pro-Bush compte aussi John Templeton, un chrétien évangélique antidarwinien qui aurait dépensé 60 millions de dollars au fil des ans, pour financer des projets visant à allier science et religion.

«3 700 tués».  A gauche aussi, la guerre d’Irak se joue sur les écrans de télévision - devant lesquels les Américains passent soixante-cinq jours par an. Une campagne - lancée, à plus petite échelle, par la coalition des «Américains unis contre l’escalade en Irak» - fustige les «quatre ans sans voir le bout du tunnel», les «500 milliards de dollars dépensés» et les «3 700 Américains tués» dans la «guerre civile religieuse d’Irak». Cette coalition ne demande pas un retrait, mais un «redéploiement sûr et responsable des forces américaines en Irak». Les principaux candidats démocrates Hillary Clinton et Barack Obama jouent aussi la prudence, par crainte d’être étiquetés «défaitistes».

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La concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant sera placée "sous la haute autorité" de Michel Rocard

LEMONDE.FR | 29.08.07 | Luc Cédelle

De quoi désorienter un peu plus la gauche mais peut-être rasséréner les enseignants. Le comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant que doit engager le ministre de l'éducation, Xavier Darcos sera placé "sous la haute autorité"  de l'ancien premier ministre Michel Rocard. Ce comité sera animé par le conseiller d'Etat Marcel Pochard, directeur général de l'administration publique de 1993 à 1998. Le ministre de l'éducation devrait commenter le symbole que constitue l'acceptation par M. Rocard de se porter caution de cette concertation, promise par M. Sarkozy lors de la campagne électorale, lors de sa conférence de presse de rentrée, mercredi 29 août en fin de matinée.

Après l'entrée au gouvernement de Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel et Fadela Amara, après la nomination de Martin Hirsch comme haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, après la mission de réflexion et de prospective sur la place de la France et de l'Europe dans le monde confiée le 2 juillet à l'ancien ministre des affaires étrangères socialiste Hubert Védrine, le chef de l'Etat peut exciper d'un nouvel exemple de sa politique d'ouverture à la gauche.

Une politique qu'il avait d'ailleurs promis d'amplifier, en déclarant, le 2 juillet à Strasbourg  : "Vous verrez que dans les semaines et les mois qui viennent, je continuerai et j'irai encore plus loin ". Le chef de l'Etat avait réaffirmé qu'en devenant président, il s'était " libéré de toute attache partisane " et qu'il voulait " le rassemblement le plus large au service des réformes les plus profondes ". " Pendant cinq ans, on va allier nos compétences ", avait-il ajouté.

Vis-à-vis du monde enseignant, le symbole que constitue Michel Rocard ne permettra de gommer le contentieux, en particulier sur les 11 200 suppressions de postes programmées pour la rentrée 2008. Mais il apparaît comme une main tendue à des organisations syndicales majoritairement marquées à gauche ainsi qu'à une " base " restée à 62% (selon un sondage réalisé par l'IFOP en février) électoralement fidèle à la gauche.

"VOLONTÉ DE SÉDUCTION" 

Ce symbole vient s'ajouter à d'autres, puisque la "première décision de président de la République" de M. Sarkozy, annoncée le 16 mai, avait été de demander que la lettre d'adieu du résistant communiste Guy Môquet, fusillé en 1944, "soit lue en début d'année à tous les lycéens de France ". Par la suite, lors de son premier contact officiel avec les représentants des enseignants, le 11 juin, M. Sarkozy avait annoncé l'abrogation du décret très contesté de Gilles de Robien supprimant certaines décharges horaires des professeurs du secondaire.

A cette occasion, le chef de l'Etat avait impressionné ses interlocuteurs en leur déclarant sa "passion" pour l'éducation, un sujet qui ne lui fait " pas peur ", avait-il dit. "Nous sentons clairement une volonté de séduction du monde enseignant", commentait encore il y a quelques jours un responsable FSU, malgré sa contrariété devant les suppressions de postes annoncées. Des dispositions qui confortent les rapports cordiaux que les syndicalistes entretiennent avec M. Darcos, ce dernier ayant su, à leurs yeux, "limiter les dégâts" dans le dossier des suppressions de postes.

Le ministre doit maintenant mettre en œuvre la " redéfinition " et la " revalorisation " du métier d'enseignant promises par M. Sarkozy. Il s'agit, devrait répéter M. Darcos lors de sa conférence de presse, de proposer aux enseignants une " nouvelle façon de travailler " qui, tout en participant à " l'effort de réduction de la dépense publique " devrait permettre de revaloriser leur pouvoir d'achat. "Moins nombreux mais mieux payés", les enseignants pourraient ainsi " lorsqu'ils le souhaitent " appliquer le principe du "travailler plus pour gagner plus" cher au chef de l'Etat.

Le comité auquel participera Michel Rocard sera prochainement installé par le premier ministre.

"J'ai sollicité Michel Rocard, qui a accepté d'être la personnaltié phare de cette commission", a expliqué M. Darcos lors d'un point de presse au ministère.Le choix du ministre de l'Education nationale s'est porté sur l'ancien Premier ministre parce qu'il a "voulu que ce comité travaille librement". "J'ai donc voulu un esprit libre".

"Il nous apportera sa vision des choses", a estimé Xavier Darcos, qui a également demandé à ce que "tous les anciens ministres de l'Education nationale", comme Jack Lang, Claude Allègre et Jean-Pierre Chevènement entre autres, soient "membres de droit" de ce comité. … en oubliant de citer Lionel Jospin.

Une annonce confirmée par l'intéressé, qui justifie sa décision d'accepter et se défend d'être une nouvelle recrue de l'"ouverture". "C'est un devoir de démocrate que d'accepter", justifie-t-il dans "Le Monde", se félicitant que le PS fasse entendre sa voix grâce à lui dans ce comité. "Mon opinion risque d'être un peu différente de celle des représentants du gouvernement", a-t-il glissé sur RTL.

Conscient d'être une nouvelle prise de guerre à gauche pour Nicolas Sarkozy, l'actuel député européen relativise la portée politique de cet énième débauchage. "C'est le jeu du président de la République d'en faire un symbole politique, mais ça ne me concerne pas", a-t-il minimisé sur RTL. "C'est une décision personnelle", ajoute-t-il dans "Le Monde", précisant ne pas avoir consulté le PS.

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Un prêtre polonais europhobe reçoit des subventions de l'UE

28/08/2007- Le Point

Un prêtre catholique polonais, connu pour ses prises de position anti-européennes et pour ses propos antisémites, recevra 15 millions d'euros de subventions de l'Union européenne, déclare mardi la ministre polonaise Grazyna Gesicka, chargée de la redistribution des fonds européens.

La demande déposée par le père Tadeusz Rydzyk a été acceptée, son institution, qui enseigne déjà le journalisme, les relations publiques et la diplomatie, va désormais pouvoir dispenser des cours d'ingénierie et d'informatique.

"Nous avons émis un avis favorable parce que son école remplit toutes les conditions, en particulier la promotion de disciplines telles que les nouvelles technologies et l'ingénierie", a commenté Gesicka, citée par le quotidien polonais Gazeta Wyborcza.

Un porte-parole de l'Union européenne a déclaré pour sa part que l'UE n'avait pas grand-chose à dire sur la manière dont le gouvernement polonais redistribuait les subventions.

Le père Rydzyk, qui contrôle la radio catholique Radio Maryja, a fait l'objet de critiques de la part du Vatican et de certains dignitaires religieux polonais en raison de son soutien au gouvernement conservateur. Selon des organisations de défense des droits de l'homme et des représentants de la communauté juive, Rydzyk participe à la diffusion de la xénophobie et de l'antisémitisme en Pologne. Ses détracteurs ont lancé de nombreux appels en direction du clergé afin qu'il démette le prêtre de ses fonctions.

Le Premier ministre, Jaroslaw Kascynski, et son frère jumeau Lech, chef de l'Etat, soutiennent en revanche Rydzyk et sa radio, qui, selon eux, est d'un grand secours pour les pauvres et les personnes âgées. Pour d'autres observateurs, ce soutien des frères Kaczynski est dicté par l'échéance des élections législatives prévues à l'automne, et pour lesquelles ils comptent sur l'aide de Rydzyk et de ses fidèles.

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La censure sur Internet : Etats contre cyberdissidents

LE MONDE | 28.08.07 | Sylvie Kauffmann, avec Martine Jacot et Brice Pedroletti

En une dizaine d'années, Internet s'est imposé comme un outil essentiel de la vie démocratique. En Occident, le cyberespace a révolutionné les campagnes électorales et fait émerger un "journalisme citoyen". Dans les jeunes démocraties et les régimes autoritaires, il a fourni une arme redoutable aux défenseurs de la liberté d'expression et aux militants démocratiques : l'arme de la communication invisible. Inévitablement, ces régimes ont cherché la parade. Et l'ont trouvée - avec l'aide des grandes entreprises de la high-tech occidentale. Arsenal répressif ou technologique, certains pays mettent tout en oeuvre pour tenter de contrôler Internet, pour empêcher la circulation d'idées, d'informations et de mots d'ordre indépendants. Y parviennent-ils ? Pas tout à fait et pas partout. Comme toujours, il est plus facile de contrôler un petit pays qu'un grand, mais, comme le constatent à leurs dépens les dirigeants chinois, la vague Internet n'est pas si facile à endiguer. Et les surfeurs sont parfois, eux aussi, très forts en technologie.

CHINE
40 000 policiers du Net contre 162 millions d'internautes

La "grande muraille virtuelle" érigée par le gouvernement chinois contraint les internautes à des stratégies de contournement et à des jeux de cache-cache. Blogs fermés, sites bloqués, messages effacés requièrent une certaine ingéniosité. Franchir la ligne rouge peut coûter cher : l'ONG Reporters sans frontières estime que 52 cyberdissidents sont derrière les barreaux en Chine, souvent accusés d'avoir révélé des secrets d'Etat, un délit fourre-tout qui permet tous les abus de pouvoir.

L'autocensure est systématique : les portails ou les hébergeurs de blogs reçoivent, comme tous les médias, des circulaires avec les sujets à ne pas aborder - comme celle que le journaliste Shi Tao a mise en ligne en 2005, ce qui lui a valu dix ans de prison. Le nettoyage est fait (des phrases disparaissent des blogs ou des forums de discussion), avant même que la police de l'Internet, forte de 30 000 à 40 000 membres, n'intervienne.

Un nouveau pas vient d'être franchi le 24 août : les hébergeurs de blogs chinois, mais aussi Yahoo et Microsoft (MSN) ont signé un "pacte d'autodiscipline" à travers lequel ils s'engagent à ne pas diffuser des "messages illégaux et erronés" et à "protéger les intérêts de l'Etat et du public chinois". Ce "pacte" encourage aussi les hébergeurs à identifier les blogueurs.

Jusqu'alors, le système de censure chinois a été sérieusement mis à l'épreuve par les 162 millions d'internautes recensés et leurs 20 millions de blogs. Internet est devenu une caisse de résonance sans pareille pour la société civile. Il a amené le parti à prendre en compte une opinion publique qu'il méprisait, et nourrit une presse de plus en plus agressive.

A Xiamen, en mai, un activiste a réussi, grâce à son blog, à mobiliser la population de la ville contre le projet de construction d'une centrale pétrochimique. Après avoir échangé près d'un million de messages SMS, les habitants ont participé à l'une des plus grosses manifestations organisées dans une grande ville de Chine depuis les rassemblements de la place Tiananmen en

1989. "Les médias n'ont pas pu parler de la manifestation. Mais des internautes vont à leurs frais sur place et enregistrent les événements avec un téléphone portable ou bien une caméra, puis les diffusent sur le Net. C'est un nouveau canal pour une expression indépendante", explique Li Datong, l'ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire Bingdian, limogé en 2006 pour avoir mis en ligne un système de pénalités imaginé par les cadres du parti pour sanctionner les journalistes trop critiques.

Révélé par un reportage télévisé, l'esclavage généralisé pratiqué dans les briqueteries du Henan et du Shanxi est devenu une affaire nationale grâce à Internet, où les parents d'enfants disparus ont fait circuler des pétitions. Plus rien ne semble pouvoir arrêter l'information en Chine : le gouvernement a finalement renoncé, en mai, à obliger les auteurs de blogs à s'enregistrer au préalable sous leur véritable identité. Trop compliqué à mettre en oeuvre à une échelle pareille.

VIETNAM
Une récente vague de procès

L'usage d'Internet au Vietnam a connu une progression rapide, passant de 9 à 14 millions d'utilisateurs, soit 17 % de la population, entre 2005 et 2006. Beaucoup d'entre eux sont jeunes et se connectent dans les quelque 5 000 cybercafés du pays, ce qui facilite le contrôle par les autorités. La législation exige en effet des fournisseurs d'accès et des cybercafés qu'ils installent des logiciels de surveillance, qu'ils conservent les informations sur les utilisateurs et dénoncent ceux qui enfreignent la loi : tout contenu "qui s'oppose à l'Etat, déstabilise la sécurité du Vietnam, l'économie ou l'ordre social, incite à l'opposition" est illégal. Il existe peu de moteurs de recherche vietnamiens, ce qui limite les accès à l'étranger.

En 2006, les internautes vietnamiens ont repoussé les limites de la censure, réussissant notamment à créer trois publications dissidentes. Soucieux de se faire admettre à l'OMC, le régime communiste a laissé s'installer une relative tolérance. Malgré la répression et la censure, Internet reste crucial pour les opposants actifs comme outil de communication et de liaison avec la diaspora vietnamienne. Ceux qui ont une expertise technologique suffisamment sophistiquée parviennent à passer outre le filtrage. De manière générale, a écrit dans Times Asia le militant des droits de l'homme Nguyen Thanh Giang, "les forums de discussion ont accéléré la démarche démocratique".

TUNISIE
Sous contrôle étroit

Le gouvernement tunisien a activement encouragé l'accélération de l'accès à Internet, notamment dans les universités et les écoles. Programmes de connexion gratuite, vive concurrence entre les fournisseurs d'accès et ouverture de cybercafés ont permis à quelque 9 % de la population de se servir régulièrement d'Internet.

Cela se fait cependant sous un étroit contrôle : les fournisseurs d'accès doivent transmettre leurs listes d'abandonnés aux autorités. Les exploitants de cybercafés sont considérés comme responsables de ce que regardent et utilisent leurs clients et doivent veiller à ce que les sites visités ne "troublent pas l'ordre public". Selon OpenNet Initiative, le filtrage de l'Internet est assuré par le logiciel SmartFilter, fabriqué par une société américaine de la Silicon Valley, Secure Computing. L'Arabie saoudite, le sultanat d'Oman, les Emirats arabes unis et le Soudan utilisent aussi SmartFilter.

CUBA
Des connexions privées difficiles et rares

Totalement sous la coupe du pouvoir, la presse officielle cubaine a lancé très tôt des sites Web (ceux de Granma, Trabajadores, etc.) en plusieurs langues. En revanche, l'accès des citoyens cubains à Internet est sévèrement entravé et contrôlé à plusieurs niveaux.

Les Cubains propriétaires d'un ordinateur (3,3 ordinateurs pour 100 habitants, un des taux les plus faibles du monde), avec l'autorisation expresse des autorités, doivent en outre, depuis 1996, demander à l'unique opérateur de l'île, la société ETEC SA, une accréditation obligatoire, avec une "raison valable", pour disposer d'une ligne et d'un abonnement. Autant dire que les connexions privées sont rares. Seuls les hauts responsables politiques, les ambassades, les sociétés étrangères, les universitaires et les entreprises tournées vers l'exportation sont équipés. De manière générale, les messages échangés ne doivent pas "compromettre la sécurité d'Etat" ni contrevenir aux lois et "principes moraux" du pays.

Cuba a cependant développé, à partir de 2000, un réseau de cybercafés. Ils sont chers pour les Cubains, surveillés (ni les opposants reconnus ni les journalistes indépendants n'y ont accès), et leurs connexions sont lentes. Chaque utilisateur doit donner son nom, son prénom et son adresse. Il doit choisir ensuite entre un simple service de mails mis en place par l'Etat (1,20 euro de l'heure) et un service dit "international", qui donne accès à toute la Toile (4 euros de l'heure, soit plus d'un tiers du salaire mensuel moyen d'un Cubain).

Curieusement, d'après les récentes vérifications de RSF, tous les sites sont accessibles, y compris ceux de l'opposition cubaine à l'étranger. En revanche, certains mots-clés considérés comme potentiellement subversifs (comme "Fidel"), affichés sur un moteur de recherche, écrits sur un traitement de texte ou sur un message électronique déclenchent invariablement l'ouverture d'une fenêtre indiquant : "Ce programme fermera dans quelques secondes pour raisons liées à la sécurité de l'Etat."

Traditionnellement débrouillards, des Cubains achètent ou "empruntent" les codes de connexion de personnes autorisées à disposer d'une ligne, y compris auprès d'officiels du régime. Mais ce trafic, passible de cinq ans de prison (vingt ans pour des articles jugés "contre-révolutionnaires" et publiés sur des sites étrangers), est risqué.

De février à août 2006, Guillermo Fariñas, surnommé "El Coco", directeur de l'agence de presse indépendante Cubanacan Press, a mené une grève de la faim, entrecoupée d'hospitalisations forcées, pour demander l'accès pour tous à un "Internet libre". RSF lui a décerné son prix Cyberliberté 2006.

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Après le bouclier, le boulet fiscal ! Voici « l’impôt plancher » de Christine Lagarde

LEMONDE.FR avec AFP | 28.08.07 |

Selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi 29 août, le gouvernement va mettre en place un impôt minimum sur les revenus. Le député UMP Pierre Méhaignerie, aujourd'hui président de la commission des affaires sociales, serait à l'origine de cette idée.

Une source gouvernementale, interrogée par l'AFP, a confirmé cette information en indiquant que la ministre de l'économie et des finances, Christine Lagarde, rendrait public ce nouveau dispositif avant le 15 octobre dans un rapport au Parlement. L'impôt minimum sur les revenus devrait être pris en compte dans le budget 2008.

RÉDUCTION DES "NICHES FISCALES" 

Cet "impôt plancher"  s'inspire d'un dispositif existant aux Etats-Unis et consiste à fixer un montant minimum d'impôt dont devrait s'acquitter tout contribuable, explique l'hebdomadaire satirique. Il permettrait à l'Etat de récupérer une partie des dizaines de milliards d'euros abandonnés aux quelque 400 catégories de contribuables qui bénéficient de "niches fiscales". Ces dernières correspondent aux dispositions qui permettent de payer moins d'impôt sous certaines conditions ou aux vides législatifs grâce auxquels il est possible d'échapper à l'impôt sans être en infraction.

Selon Le Canard, le gouvernement n'a pas encore décidé si la mesure s'appliquerait seulement à certaines tranches de contribuables ou si elle serait générale. Mais d'après M. Méhaignerie joint par l'AFP, l'impôt plancher ne concernerait que la dernière tranche (au-delà de 66 679 euros en 2006) et possiblement l'avant dernière (entre 24 873 et 66 679 euros), "mais certainement pas au-delà", afin d'empêcher les "hauts revenus de déduire par des niches fiscales la quasi-totalité de leurs revenus".

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Posté par werdna à 01:08 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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