dimanche 26 août 2007
Les Britanniques sont horrifiés par la montée de la criminalité chez les jeunes
LE MONDE | 25.08.07 | Marc Roche
Le scénario du meurtre de Rhys Jones, 11 ans, est digne d'un Orange mécanique de banlieue du nord de l'Angleterre. Victime sans doute d'une méprise, l'adolescent a été abattu de trois balles, le 22 août, alors qu'il jouait au football avec des copains sur le parking d'un pub de Croxteth, à Liverpool. Son meurtrier présumé, âgé de 16 ans, qui circulait à bord d'un vélo BMW tout-terrain, le visage caché par une capuche, a été interpellé le lendemain de la fusillade.
La vague de violences meurtrières commises par des gangs de jeunes n'a cessé de défrayer la chronique criminelle de l'été. Avant le meurtre du petit Rhys, un homme de 47 ans, père de trois enfants, a été battu à mort par trois jeunes gens en train de vandaliser son automobile à Warrington, également dans le nord-ouest du pays. Un incident similaire a coûté la vie à un autre père de famille dans les mêmes circonstances. Depuis le début de l'année, rien qu'à Londres, neuf adolescents ont été tués par balles.
Face à la révulsion que provoque la guerre des gangs, le gouvernement Brown prône désormais la tolérance zéro. Parmi les mesures préconisées figurent la hausse de 18 à 21 ans de l'âge minimum requis pour consommer de l'alcool, à l'origine de bon nombre d'incidents, ou l'obligation légale pour les témoins d'aider la police. Par ailleurs, l'adhésion à un gang armé pourrait entraîner un alourdissement substantiel des peines.
LAISSÉS-POUR-COMPTE
La réduction de la charge de travail administrative de la police devrait permettre d'accroître la visibilité des bobbies dans les quartiers à risque. Enfin, la priorité est de lutter contre le trafic d'armes - essentiellement originaire d'Europe de l'Est et d'Irlande du Nord -, dont le port de Liverpool est l'une des plaques tournantes. En 2006, les douanes britanniques n'ont saisi que 759 armes à feu. Faciles à trouver sur le marché noir, revolvers et carabines à canon scié sont bon marché, respectivement 150 livres et 50 livres.
"Nous n'avons ni les structures familiales de l'Europe du Sud ni les systèmes sociaux de l'Europe du Nord" : à l'instar du quotidien The Independent, les sociologues s'interrogent sur les raisons de cette flambée de délinquance juvénile. Certains montrent du doigt le fossé croissant entre riches et pauvres, créant une sous-classe de jeunes laissés-pour-compte du "miracle" économique travailliste.
le Système Sonar Actif à Basse Fréquence tue tous les cétacés dans toutes les mers du monde
SOS planète Samedi 25 Août
La Marine des États-Unis a récemment reçu l'autorisation de son gouvernement de déployer un nouveau système de sonar à haute intensité afin de détecter et de suivre les mouvements des sous-marins ennemis.
Ce système, connu sous le nom de "Système de Sonar Actif à Basse Fréquence » (en anglais : LFAS ou Surveillance Towed Array Sensor System Low Frequency Active Sonar) est conçu pour émettre des sons d'une puissance de 240 décibels dans 75% de tous les océans du monde.
Beaucoup d'autres pays développent des systèmes semblables à celui de l'OTAN.
Selon des enregistrements sonores de la US Marine, le son créé par le LFAS s'élève encore à 140 décibels à une distance de plus de 300 miles de sa source. On sait qu'un tel bruit perturbe gravement la communication et la reproduction chez les grands cétacés. Des exercices actifs de sonar de basse et moyenne fréquence ont pu être scientifiquement corrélés à des échouages et à des décès de cétacés en Mer Méditerranée et aux Bahamas.
Les autopsies effectuées sur les baleines échouées aux Bahamas montrent clairement des signes d'hémorragie liée à l'effet du sonar militaire. Les scientifiques craignent à présent que si le LFAS et d'autres systèmes de sonars actifs à haute intensité continuent à être déployés dans le monde, toutes les espèces de mammifères marins puissent en être affectées, ainsi que l'ensemble de la chaîne alimentaire marine.
Les responsables des pêcheries au Royaume Uni demandent aujourd'hui qu'une recherche soit menée sur les effets de ces essais de sonar militaire sur les stocks halieutiques, s'inquiétant notamment de la diminution du nombre de poissons chaque fois qu'un exercice de sonar à grande puissance commençait dans le secteur. Très peu de choses sont connues à cet égard sur l'impact de ces exercices dans le domaine de la vie marine ou des équilibres écologiques.
Nous demandons, quant à nous, que l'OTAN se conforme au Droit de la Mer tel que prescrit par l'ONU et qu'il mette en route une commission destinée à évaluer, de manière globale et indépendante, l'impact réel du LFAS et des autres systèmes de sonar actifs à haute intensité sur la vie marine, ainsi que l'impact cumulé de ces exercices pratiqués par plusieurs nations équipées de cette technologie au même moment.
En raison d'échouages récents dans les îles Canaries lors des manouvres navales de l'OTAN (le 24 septembre 2002), tout le déploiement des sonars actifs à haute intensité devrait faire l'objet d'un moratoire total jusqu'à ce que les résultats de l'enquête soit connus.
Pour en savoir plus :
un haut lieu de la plongée avec les dauphins brutalement endeuillé
700 dauphins meurent à Zanzibar
Un sonar basse fréquence causerait la mort de baleines
http://www.aquanaute.com/PlongezLoisir/voyage/nord/sonar.html
L'US Navy contre les cétacés
http://www.manon.org/actuacet/usnavy.htm
Des faucheurs volontaires déposent des pieds de maïs devant Monsanto
20 Minutes 25 Août
"Comme nous l'avions annoncé les Faucheurs volontaires sont venus à Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne) avec l'objectif clair de continuer le mouvement de désobéissance civique", a déclaré à la presse José Bové, porte-parole des Faucheurs volontaires devant les grilles d'entrée de la firme américaine, gardée par plusieurs gendarmes mobiles.
Les Faucheurs volontaires tenaient chacun en main un pied de maïs transgénique arraché dans un champ dont l'emplacement n'a pas été dévoilé.
"Nous revendiquons chacun d'avoir pris un pied de maïs transgénique et aujourd'hui nous sommes tous des désobéissants à cette loi injuste", a dit José Bové avant d'inviter chacun des faucheurs à déposer les pieds de maïs à l'intérieur de la proprieté de Monsanto, située à quelques kilomètres de Verdun-sur-Garonne.
Les manifestants qui scandaient "moratoire immédiat" ont également accroché aux grilles des banderoles proclamant "non aux OGM".
"Nous voulons dire au gouvernement qu'il est encore temps de mettre en place ce moratoire s'il veut se conformer à la volonté des citoyens et ce avant le Grenelle de l'environnement", prévu fin octobre, a-t-il dit. "Ce scandale des OGM doit cesser".
Environ 150 personnes s'étaient réunies samedi à Verdun-sur-Garonne pour un rassemblement national des Faucheurs volontaires alors qu'environ 300 agriculteurs s'étaient rassemblés au même moment à proximité, à l'appel notamment de la FDSEA, pour exprimer leur opposition aux destructions de parcelles transgéniques.
Les 200 gendarmes présents sur le pont séparant les deux groupes de manifestants ont du s'interposer à deux reprises. Dans un cas, ils ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour tenir les contre-manifestants à l'écart des Faucheurs volontaires.
Une centaine de Faucheurs volontaires ont déposé samedi des pieds de maïs OGM, arrachés un peu plus tôt dans la journée, devant le site régional de la firme du semencier Monsanto à Monbequi (Tarn-et-Garonne), a constaté un journaliste de l'AFP.Les antinucléaire au triangle des «Bure-mudes»
Environnement. Les écolos s’opposent à l’enfouissement de déchets radioactifs à Bure.
Par Laure Noualhat Libération samedi 25 août 2007
Vendredi, la commune d’Houdelaincourt (Meuse) a reçu pour rire les délégations de pays nucléarisés (des Etats-Unis à la Libye) venues réserver leur place dans le futur centre de stockage de déchets radioactifs de Bure (Meuse). C’est ainsi que les manifestants antinucléaire ont entamé leur rendez-vous annuel contre le laboratoire de recherches de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Dimanche, une marche de 15 km autour du site de l’Andra clôturera le week-end.
Au-delà du rendez-vous annuel contre le projet d’enfouissement, Bure est devenu le symbole le plus vigoureux de la lutte antinucléaire. Selon un sondage commandé par les Verts en 2005, 88 % des Français ne souhaitaient pas voir de poubelle nucléaire près de chez eux. Or, ces derniers mois, les militants contre l’atome peinent à faire valoir leurs arguments. Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement, les tenants du nucléaire rappellent que cette technologie émet très peu de gaz à effet de serre. La Commission européenne n’hésite pas à classer le nucléaire parmi les énergies propres tandis que les pays en développement disent vouloir acheter des centrales à tour de bras. Ainsi, les déchets radioactifs restent l’un des pans les plus vivants de la lutte antinucléaire.
Comme chaque année, les militants se réunissent au cœur de ce qu’ils appellent le triangle des «Bure-mudes», un paysage de champs labourés, à cheval entre la Meuse et la Haute-Marne. La résistance s’est organisée ici en 1993, année de la décision de l’Andra d’y implanter son labo de recherches dont l’objectif est de vérifier s’il est possible d’enfouir des déchets hautement radioactifs à 500 mètres de profondeur, dans une couche argileuse. Les militants sont convaincus que l’Andra veut enfouir une partie des déchets des centrales françaises à Bure. L’Agence, elle, affirme que les recherches se poursuivent. La loi sur les déchets radioactifs, adoptée en 2006, inscrit le stockage en couche géologique profonde comme l’un des axes de recherche à privilégier. Aucun fût radioactif n’est aujourd’hui entreposé dans le sous-sol lorrain. Néanmoins, les opposants locaux craignent d’en voir arriver dès 2025.
L’avenir rose du blanchiment d’argent
Les pratiques illégales continuent de se développer, même dans les pays occidentaux.
Renaud Lecadre Libération samedi 25 août 2007
Les bilans annuels de Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), l’organisme français chargé de la lutte contre le blanchiment, se suivent et se ressemblent. Celui de l’exercice 2006, récemment publié, est suavement titré : «La continuité pour conduire le changement».
Pots-de-vin. Les banques arrivent naturellement en tête, assurant plus de 80 % des 12 047 dénonciations auprès de Tracfin, en petite hausse de 3,6 % - «palier relatif», relève prudemment l’organisme. Seules quelques-unes traînent encore un peu la jambe : le Crédit municipal de Paris (dit le mont-de-piété) a ainsi été sanctionné par la Commission bancaire pour son retard à mettre en place un système de veille efficient. Les casinos arrivent toujours en queue de peloton (0,2 % des déclarations de soupçon).
Un rapport annuel de Tracfin contient toujours un petit florilège du blanchiment à la française. Une entreprise de construction de maisons individuelles rémunérait ses employés en nature sous forme de cartes téléphoniques prépayées ou d’appareils électroménagers (manque à gagner pour l’Urssaf estimé à un million d’euros en huit mois). Une société de négoce de produits laitiers faisait valser les hectolitres à travers l’Europe : des transactions fictives (9 millions d’euros en dix-huit mois) en vue d’échapper aux quotas laitiers nationaux. Un heureux gagnant de plus d’un million d’euros auprès de la Française des jeux était en réalité comptable dans une association, dont il détournait des chèques, tentant de les faire passer pour des gains au loto. Ou encore, un «ressortissant d’un pays de l’Est connu pour ses liens avec le crime organisé» achetant comptant (26 millions d’euros) une villa azuréenne et un château, via deux sociétés de paille alimentées par un compte chypriote.
Au plan international, le Gafi (Groupement d’action financière), regroupant les organismes antiblanchiment des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), dont Tracfin fait partie, a le bonheur d’annoncer que sa liste des pays dits «non coopératifs», ne faisant pas preuve d’un minimum de vigilence, est désormais vide. Après Nauru (îles du Pacifique) et le Nigeria, la Birmanie a été sortie en 2006 de cette liste initialement destinée à être infamante. Tous les pays de la planète sont désormais censés coopérer et faire assaut de diligence pour combattre l’hydre du blanchiment. Mêmes les innombrables paradis fiscaux des Antilles se sont constitués en Gafi des Caraïbes… Le Gafi d’origine, celui des Occidentaux, est réduit à distinguer les pays qui appliquent «insuffisamment» les recommandations générales, sans aucun risque de sanctions.
Mais le mauvais exemple vient parfois des plus grandes puissances. Le Japon a un temps exclu du champ de sa loi anticorruption les filiales nippones basées à l’étranger, puis leur a laissé une marge d’appréciation grâce à ce subtil distinguo : non aux pots-de-vin versés à l’occasion de la signature d’un marché, mais pourquoi pas s’il s’agit simplement d’instaurer de bonnes relations à long terme avec un pays émergent (1)…
Microcosme. Le Royaume-Uni n’est pas seulement un paradis bancaire, mais aussi judiciaire. Non content d’être le pays occidental le moins coopératif en matière d’entraide judiciaire internationale, il a longtemps rechigné à traduire les directives de l’OCDE dans sa législation interne, au motif qu’une loi de 1889 suffisait amplement aux besoins de la cause. Quand à la récente vente de 72 chasseurs Typhon à l’Arabie Saoudite, à propos de laquelle le microcosme militaro-industriel décerne le record du monde des commissions occultes, la justice de Sa Majesté a clôturé le dossier en vue de «protéger l’intérêt national» .
(1) Hypocrisie recensée par Jean-Louis Gergorin et Sophie Coignard dans Rapacités (Fayard).
Les pirates somaliens repartent à l’abordage des navires marchands
Depuis le départ des islamistes, les incidents se multiplient.
Par C.A. Libération samedi 25 août 2007
Un million et demi de dollars : c’est le montant qu’aurait payé un armateur danois pour obtenir la libération, cette semaine, de cinq marins et la restitution de son navire, pris en otages par des pirates somaliens.
Bombardé. Le Danica White et son équipage étaient aux mains des pirates depuis le 2 juin. Le navire, qui transportait du matériel de construction, avait été attaqué à 240 milles nautiques de la côte. Dans les jours suivants, la marine de guerre américaine avait bombardé et pourchassé les pirates au large de la Somalie, en vain. Ces derniers s’étaient enfuis vers les eaux territoriales somaliennes.
Aide humanitaire. Depuis l’installation du gouvernement légal, qui ne parvient même pas à assurer la sécurité dans la capitale, la piraterie est repartie de plus belle, au point de gêner la livraison de l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) via le port de Mogadiscio.
Pendant les six mois de leur «règne» dans la capitale et sur une grande partie du Sud du pays, de juin à décembre 2006, les tribunaux islamiques avaient mis fin aux attaques en menant un raid contre les principaux points de regroupement des pirates. Ces derniers, lourdement armés (lance-grenades, bazookas, etc.) et très bien organisés, se déplacent à bord de vedettes rapides équipées de GPS. Ils appartiennent pour la plupart à l’ancienne marine de guerre, tombée en déshérence après la chute de Siad Barré en 1991, ou sont des pêcheurs reconvertis dans le banditisme. Certains d’entre eux sont liés à des clans armés qui entretiennent la guerre civile depuis 1991.
Depuis le début de l’année, 17 attaques ont eu lieu contre des navires au large des côtes somaliennes. Ce regain spectaculaire d’insécurité maritime coïncide exactement avec la victoire du Gouvernement fédéral de transition (GFT) et de ses alliés éthiopiens sur les islamistes, chassés de Mogadiscio à la fin décembre.
Si ce kidnapping se termine bien, ce n’est pas le cas de tous les autres. Début juin, des pirates avaient tué un marin chinois pour faire pression sur le propriétaire d’un bateau taïwanais. Le paiement de rançons est devenu chose courante et les montants flambent : le Mariam Queen et ses 16 marins indiens avaient été relâchés en mai contre 100 000 dollars.
Circuit frigorifique : mode d'emploi pour protéger l'environnement
Notre-planète-info 23/08/07
La production de froid participe au réchauffement climatique de deux façons : via les circuits frigorifiques qui utilisent des fluides reconnus comme gaz à effet de serre et de par le CO2 émis pour produire l’électricité nécessaire au fonctionnement du compresseur frigorifique. Du point de vue de l’environnement, le plus urgent et le plus important, ce sont les gaz à effet de serre. Et il importe, pour bien fixer les idées, de retenir les deux éléments du problème.
Premièrement, les gaz fluorés (HFC) à effet de serre sont, en moyenne, 2000 fois plus nocifs que le gaz carbonique (CO2). Deuxièmement, on estime que la moitié des fluides frigorigènes mis sur le marché sont destinés à compenser des fuites.
Dans ces conditions, peut-on encore considérer que la manipulation des fluides frigorigènes puisse relever de la liberté du marché? Ni l’Europe, ni la France ne l’entendent ainsi et donc, une nouvelle réglementation est en train de se mettre en place.
Il s’agit de la F-Gas, publiée le 17 mai 2006 sous le n°842-2006, et du décret « fluides frigorigènes » publié le 7 mai 2007 sous le n°737-2007. Ces deux textes poursuivent ensemble deux objectifs communs : le confinement et la traçabilité des fluides frigorigènes.
Le confinement
En deux mots, on ne veut plus que le fluide frigorigène quitte son réservoir ou le circuit frigorifique où il a été introduit. S’il y a une fuite, il faut la réparer avant toute nouvelle charge. Et si le circuit frigorifique, un réfrigérateur par exemple, est envoyé à la casse, il importe d’en retirer avant le fluide frigorigène. En bref, le fluide frigorigène ne doit plus être dégazé dans l’atmosphère.
Alors que peut-on répondre aux garagistes qui nous proposent, à grand renfort d’affiches publicitaires, une recharge à 99 € pour la « clim » de la voiture ?
De deux choses l’une, soit le circuit du climatiseur est étanche et il n’y a pas de raisons d’y introduire une nouvelle charge de fluide frigorigène ; soit il n’est pas étanche et il faut réparer la fuite avant toute chose. En tous cas, on ne peut considérer la recharge comme une bonne pratique pour l’environnement !
Les dispositions réglementaires
Pour intervenir sur une climatisation ou une réfrigération, on ne pourra plus faire appel à n’importe qui. L’intervenant devra disposer d’une « attestation de capacité » qui lui sera délivrée après avoir fait « certifié » son personnel et avoir prouvé qu’il détient tout l’outillage adéquat.
De plus, cet intervenant devra s’engager à effectuer des contrôles d’étanchéité à plusieurs stades : à la mise en service, après toute modification ou réparation de circuit, et avant toute charge.
Des contrôles périodiques d’étanchéité seront également à effectuer. Plus la quantité de fluide frigorigène est importante, plus la fréquence sera élevée. Par exemple, pour une quantité de plus de 2 kg, ce sera une fois par an alors que pour plus de 30 kg ce sera tous les six mois et pour plus de 300 kg tous les trois mois.
L'achat responsable
La meilleure solution, prise en amont, est de refuser les appareils qui utilisent des fluides frigorigènes : climatiseur dans le logement, climatisation dans la voiture, climatisation au bureau, réfrigérateurs et congélateurs démesurés, nourriture congelée... Ce n'est pas une fatalité : ces artifices de confort sont préjudiciables à l'environnement, participent à l'accélération du réchauffement climatique et fragilisent notre résistance corporelle aux excès de chaleur.
La SPA remet à l'Elysée des pétitions contre la corrida
NOUVELOBS.COM | 24.08.2007 |
L'association demande la diffusion de son spot publicitaire, ainsi que l'interdiction de tout accès aux arènes pour les mineurs de moins de 15 ans.
La Société protectrice des animaux (SPA) a indiqué vendredi 24 août avoir déposé à l'Elysée des pétitions contre la corrida signées par 117.000 personnes, en regrettant de ne pas avoir été reçue par le chef de l'Etat.
De plus, l'association a de nouveau plaidé à travers un communiqué pour l'interdiction de l'accès aux arènes aux mineurs de moins de 15 ans "afin de les protéger de la violence et de la barbarie des corridas en attendant la disparition de ces spectacles sanglants d'un autre âge".
Par ailleurs, la pétition porte aussi sur sa demande de diffusion d'un spot publicitaire qu'elle a réalisé avec le soutien d'autres collectifs contre la corrida, et la participation du chanteur Renaud. Le Bureau de vérification de la publicité avait marqué son opposition, jugeant que le clip était susceptible de heurter la sensibilité des plus jeunes.
Dans le cadre de sa campagne contre ce sport, la SPA a déjà appelé les partis politiques à prendre position.
Le refus de Mme Sarkozy d'être entendue divise les constitutionnalistes
LE MONDE | 25.08.07 | Béatrice Gurrey
L'inconscient joue parfois des tours. "La présidente", a lâché le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, en évoquant, vendredi 24 août, Cécilia Sarkozy, à l'issue de conseil des ministres de rentrée. Le secrétaire d'Etat a répété, comme le porte-parole de l'Elysée la veille, que la femme du chef de l'Etat n'irait pas s'expliquer devant une commission parlementaire sur son rôle dans l'affaire des infirmières bulgares, "pour respecter la séparation des pouvoirs (entre l'exécutif et le législatif) surtout en matière de politique étrangère".
L'argument laisse la plupart des juristes sceptiques, ou, parfois, hilares, et provoque une gêne certaine dans le comité de réflexion sur les institutions de la Ve République voulu par Nicolas Sarkozy : ses treize "sages" sont notamment chargés de plancher sur une réforme permettant au président de la République de s'exprimer devant les parlementaires, voire de répondre à leurs questions. Ce qui le rendrait responsable devant eux.
"UNE PÉTAUDIÈRE TOTALE !"
Le problème se corse depuis que Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a été autorisé à répondre devant la future commission parlementaire, tandis que la première dame en serait dispensée, en tant que "représentante personnelle" du chef de l'Etat. "Cela relève d'une rhétorique jésuitique sans précédent et sans fondement juridique. Et encore, je ne suis pas gentil avec les jésuites", s'exclame le professeur de droit constitutionnel Olivier Duhamel. "Une pétaudière totale ! Cela ne tient pas debout", renchérit un constitutionnaliste réputé, qui préfère conserver l'anonymat.
"Tout serait cohérent si les deux (M. Guéant et Mme Sarkozy) adoptaient la même attitude. "On est au milieu du gué. Si on change les institutions, la réponse ne sera pas la même", observe avec plus d'indulgence Bertrand Mathieu, président de l'Association française de droit constitutionnel.
L'ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, se montre, lui, catégorique : "Ce n'est pas contraire au droit, puisque la femme du président n'a pas de statut. Et elle avait une mission du président." Lui-même émissaire personnel de Jacques Chirac pour négocier les accords de Marcoussis sur la Côte d'Ivoire, il aurait refusé de venir si les députés lui avaient demandé de s'expliquer.
Les compétences de Strauss-Kahn mises en cause
NOUVELOBS.COM | 25.08.2007 |
Le directeur exécutif du Fonds monétaire international (FMI) pour la Russie, Alexei Mojine, a affirmé que le Français Dominique Strauss-Khan, candidat à la direction générale du FMI, n'a pas les qualités requises pour exercer la fonction, rapporte le Financial Times, samedi 25 août.
Dans son entretien avec le quotidien économique, Alexei Mojine a estimé qu'il "n'y a rien dans le CV de M. Strauss-Khan qui montre clairement qu'il a les qualités techniques pour accomplir le travail".
Strauss-Kahn, un "homme politique de métier"
Il y décrit l'ancien ministre français des Finances comme un "homme politique de métier". En outre, il doute que sa candidature, soutenue par l'Union européenne, soit la meilleure. Dominique Strauss-Khan est en compétition avec l'ancien président de la banque centrale tchèque, Josef Tosovsky, dont la candidature a été présentée par la Russie.
Alexei Mojine a soutenu que Josef Tosovsky est le meilleur candidat, avec l'expérience la plus pertinente.
Intégrer les pays en développement
Il a estimé que le processus de désignation du directeur général du FMI est "profondément défectueux". Le directeur du FMI pour la Russie pense que cette institution fait face à une crise sévère de légitimité et, si elle veut répondre aux besoins des pays en développement, ses dirigeants doivent sélectionner le meilleur candidat.
Alexei Mojine a plaidé : "Si les pays en développement n'ont pas le sentiment qu'ils jouent un rôle dans le processus de désignation, alors ils se détourneront du FMI".
La Russie s'est assurée du soutien de pays en développement, siégeant au conseil d'administration, à la candidature de Josef Tosovsky, selon Alexei Mojine, qui ne les a toutefois pas nommés.
Apparence d'une compétition
Selon lui, la candidature de l'ancien directeur de la banque centrale tchèque n'a pas simplement pour objectif de créer "l'apparence" d'une compétition pour la désignation du directeur général du Fonds.
Aux termes d'une règle non écrite, l'Europe désigne le directeur général du FMI tandis que les Etats-Unis choisissent le président de la Banque mondiale.
Les deux candidats, les seuls à s'être officiellement déclarés, doivent être auditionnés au siège du FMI après le 31 août, date limite pour le dépôt des candidatures.

