Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

jeudi 23 août 2007

Des policiers français "molestés" en raccompagnant des Guinéens expulsés

PARIS (AFP) – Jeudi 23 Août

Six policiers français ont été "molestés" et "légèrement blessés" le 16 août, à leur descente d'avion à Conakry, en Guinée, en raccompagnant deux ressortissants de ce pays expulsés de France, a-t-on appris de sources policières jeudi confirmant une information de RTL.

Selon le procès-verbal (PV) de ces incidents dressé par les fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) et dont l'AFP a eu connaissance, les six policiers, appartenant également à la PAF, ont affirmé qu'ils avaient été reçus à Conakry "par un comité d'accueil" dont "faisaient partie deux policiers guinéens". L'un d'entre eux "a frappé l'un des fonctionnaires français", poursuit le document.

Les policiers, qui souffrent de contusions et de douleurs costales et dorsales, ont également été "insultés" et "pris à partie" par plusieurs personnes mais ils ont pu regagner la France via Casablanca, au Maroc, sans encombre, toujours selon le PV.

Ils accompagnaient deux Guinéens sans papiers expulsés de France et qui avaient fait l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière. Un responsable de la PAF à l'aéroport de Roissy a confirmé à l'AFP que ces fonctionnaires avaient été "pris à partie", ce qui "arrive assez fréquemment", selon lui.

Toujours selon le PV, les deux Guinéens expulsés étaient "agressifs" dès leur embarquement dans un avion à Roissy en France. Ils "se sont mis à hurler et à vociférer", à "rallier les passagers à leur cause". Dès avant le décollage, plusieurs passagers ont accusé les policiers d'être "inhumains". Ils ont pris "fait et cause" pour les expulsés et préparé un "comité d'accueil hostile" en Guinée par téléphone portable.

L'avion a ensuite fait une halte mouvementée à Casablanca, au Maroc, après un voyage que les policiers décrivent comme très tendu.

A 4h30 le 16 août, à leur arrivée à l'aéroport de Conakry, les policiers de la PAF ont été "pris à partie (...) sous une nuée d'insultes", essuyant une "multitude de coups de poing et de pied".

Des policiers guinéens les ont ensuite insultés en présence d'un commissaire et alors qu'un calme précaire était revenu dans l'aérogare. "La colonisation est finie", a notamment lancé une femme policière guinéenne, selon le même document.

Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance (2e syndicat de gardiens de la paix) a dénoncé ces faits auprès de l'AFP. "Nos collègues de la PAF ont appliqué la loi dans le cadre de leur déontologie".

Mauvais joueurs ! vont bien finir par nous pourrir le quota…

Alliot-Marie: le gouvernement guinéen "a présenté ses excuses à la France"

Jeudi 23 août 2007 16:04

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a déclaré jeudi à Paris que le gouvernement guinéen avait "présenté ses excuses à la France", après les incidents au cours desquels six policiers français ont été molestés le 16 août à Conakry en raccompagnant deux Guinéens expulsés.

Posté par werdna à 15:02 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jean-Louis Borloo annonce une loi sur les OGM

NOUVELOBS.COM | 23.08.2007 |

Elle sera élaborée lors du Grenelle de l'Environnement qui se tiendra en octobre. La France avait appliqué par décrets une directive européenne sur ces cultures, en mars.

e "Grenelle de l'Environnement" débouchera sur une vingtaine de plans d'action dans les domaines énergétique, de la biodiversité ou de la santé et préparera une loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), dit Jean-Louis Borloo.
A l'issue de ces rencontres, qui rassembleront notamment des responsables politiques, des experts, des ONG, des entreprises et des syndicats, à partir de fin septembre, des propositions seront soumises aux Français via internet, a expliqué le ministre de l'Ecologie au micro de RTL.

"On va proposer une vingtaine de plans d'action, notamment thermique, notamment sur la biodiversité", a déclaré Jean-Louis Borloo.
"Vous verrez que votre santé va changer", a-t-il ajouté.
Prié de dire si ces conférences prépareraient une loi sur les OGM, le ministre de l'Ecologie a répondu : "Oui. On est dans une situation qui est complètement hypocrite en France. On n'a pas osé faire de loi pour transcrire la directive européenne, on a fait un décret. On va faire une loi".
La France a transposé en mars par décrets une directive européenne relative aux cultures d'OGM, avec plusieurs années de retard, après avoir renoncé à le faire par une loi, suscitant la colère des organisations écologistes.

Un manque de volonté politique
La Commission européenne avait demandé mi-décembre à la Cour de Justice d'infliger à la France une amende de 38 millions d'euros plus une astreinte journalière de plus de 360.000 euros, au motif qu'elle n'a pas transposé la directive depuis 2002.
Un projet de loi avait été adopté par le Sénat en mars 2006, mais n'avait pas été examiné à l'Assemblée, faute de temps et d'une volonté politique du gouvernement de le faire adopter rapidement.
Le Grenelle de l'environnement, actuellement en cours de préparation, doit rassembler les représentants des ONG, des syndicats, du patronat, des collectivités locales et de l'Etat autour d'une table ronde dans la deuxième quinzaine d'octobre.

L

Posté par werdna à 12:59 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Que la ferme soit avec vous ! ! ! ! . . . . .

Vidéo très largement recommandée:

http://www.terre.tv/indexvod.php?case=1&ref=00151

"La Guerre des Etals - Fiction"

Dans cette parodie animée du film « La Guerre des Etoiles » de Georges Lucas, l'agriculture bio organise sa lutte contre l'agriculture intensive... Une rébellion hilarante contre le côté obscur de la ferme.

©Free Range Graphics llc

Posté par OhM_ à 11:41 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La mort des abeilles met la planète en danger

Par PAUL MOLGA 



Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.
C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ».

Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure.

Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »


© Les Echos 20/08/07

Posté par OhM_ à 11:40 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Christine Albanel, Ministre de quoi ?

Libération Jeudi 23 Août

Depuis sa nomination, Christine Albanel rime un brin avec "à quoi sert-elle ?". Partageant il est vrai cette ardeur dans la discrétion avec pas mal de ses collègues ministres.

Pourtant l'hyper-Sarko, à l'exception des hommages nécrologiques (dégainés en général vers 4 heures du mat) n'a pas encore ramarqué la Culture.

A l'horizon, le dossier de la gratuité des musées et, tous en choeur : le Pa-tri-moi-ne !

Posté par werdna à 10:47 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Achetez, vous êtes surveillé...

Le Monde : Cécile Calla et Stéphane Lauer

Imaginez. Vous êtes dans la cabine d'essayage de votre magasin favori. Alors que vous regardez dans le miroir l'effet produit par votre nouveau pantalon, une vidéo en surimpression vous suggère le chemisier ou le pull qui pourrait aller avec. Finalement, vous optez pour le pull. En saisissant le vêtement dans le rayon, un nouvel écran s'active : il vous indique prix, tailles disponibles et conseils d'entretien. Mais vous les regardez d'un œil distrait. Vous savez que le pull est muni d'une puce qui sera automatiquement lue par votre machine à laver. Celle-ci programmera sans votre aide la température et l'essorage adapté.

Il s'agit de coller ou d'incorporer dans le packaging des produits une puce électronique dotée d'une antenne. Cette "radio étiquette" permet de stocker des données à distance. Non seulement, le produit devient "intelligent", mais également unique, la puce RFID étant une sorte d'ADN électronique. Les distributeurs utilisent déjà largement ce petit objet électronique pour mieux gérer les rayons, suivre les commandes... Mais l'étape la plus spectaculaire pour le client va consister à faire entrer cette technologie dans le magasin. Aux Etats-Unis, deux chaînes s'apprêtent à tester un chariot intelligent qui oriente le consommateur dans des rayons truffés de balises RFID. Le client n'aura qu'à saisir à l'écran les produits désirés. Le groupe allemand Metro joue déjà les précurseurs dans son hypermarché de Rheinsberg, une petite cité rhénane de 30 000 habitants.

Ces innovations sont vues par les grands magasins comme des outils pour être plus réactifs face à l'inéluctable essor du commerce en ligne. "Internet habitue le consommateur à ne plus attendre, à disposer d'un choix immédiat et d'informations exhaustives, insiste Philippe Lemoine, PDG de Laser, filiale des Galeries Lafayette. S'il ne retrouve pas ces fonctionnalités dans un magasin, cela va devenir vite insupportable. Les nouvelles technologies poussent les lieux de vente physiques à se redéfinir.

Pour autant, cette révolution technologique pose la question du respect de la vie privée. Les fabricants de logiciels promettent la main sur le coeur que, par exemple, les bandes vidéo servant au décryptage du comportement du consommateur seront détruites sur-le-champ. Les puces RFID permettent, elles, de stocker un grand nombre d'informations et peuvent, par définition, être lues à distance. Pour M. Lemoine, "cette puce ne sera acceptée que si le client en retire une utilisation positive. Il faut trouver le bon équilibre entre la volonté des entreprises de connaître leurs clients et le besoin d'anonymat des personnes."

En voulant aller trop vite en besogne, Metro a provoqué une levée de boucliers de la part des associations de consommateurs qui s'inquiétaient de l'utilisation que le distributeur pourrait faire des informations contenues dans les puces. Le groupe allemand a dû s'engager à les désactiver une fois la caisse passée, mais le mal est fait : désormais la RFID est autant vécue comme une menace que comme une opportunité.

Posté par werdna à 10:42 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les agriculteurs réclament le juste prix

LAUREEN ORTIZ Libération jeudi 23 août 2007

Ils dénoncent les marges des grandes enseignes sur les fruits et légumes.

Pour permettre à son exploitation de 35 hectares et cinq salariés de survivre, il s’est résigné à licencier sa concubine. Surendetté, Claude Griso, 44 ans, agriculteur dans le Lot-et-Garonne, se plaint de vendre ses fruits et légumes à perte. «Je vends mes salades 15 centimes d’euro la pièce pour la grande distribution [qui représente la moitié de ses débouchés, ndlr], alors qu’il me faudrait 35 centimes pour couvrir mes coûts», explique-t-il. Même problème pour ses tomates, ses fraises ou ses melons. Au total, en 2006, il a enregistré un déficit de 86 000 euros, après une perte de 13 000 euros l’année précédente.

Las de cette situation, Claude Griso participe aujourd’hui, dès 8 heures, à un marché géant organisé par le Modef, syndicat agricole des exploitants familiaux, sur la place de la Bastille, à Paris, et sur une trentaine de sites de la banlieue parisienne . Une opération qui vise à «dénoncer les marges abusives de la grande distribution, toutes enseignes confondues», explique Raymond Girardi, secrétaire général du Modef.

«Abusives». Hier, c’est lui qui supervisait la collecte locale et le chargement de trois camions dans une coopérative de Marmande. Cette action met en scène le scénario rêvé par le Modef, celui du «juste prix». «Prenons un kilo de tomates. Un agriculteur a besoin de 85 centimes pour couvrir ses coûts. Si on multiplie ce prix par 1,7, le consommateur paye au final 1,50 euro.» Or le scénario réel est bien différent, affirme-t-il : «Le prix payé au producteur est de 60 à 70 centimes le kilo, ensuite revendu de 2 à 3 euros en grandes surfaces.» Soit une marge de presque 4 fois le prix payé au producteur.

L’élu communiste local, Michel Ceruti, adjoint au maire à l’économie, évoque, lui, l’idée d’un «prix plancher» pour «garantir un prix rémunérateur au producteur». Pour Claude Griso, qui n’a pas hérité d’une exploitation familiale, les emprunts s’accumulent : acheter la terre, le matériel, la construction des serres… Les banques sont de plus en réticentes à lui prêter de l’argent. «Je n’arrive plus à payer mes fournisseurs. Si l’un d’entre eux arrête de me faire confiance et me somme de payer, je risque un redressement judiciaire.»

Import. C’est le cas de son collègue Michel Morisset, 52 ans. Soumis à un dépôt de bilan en 1992 et un plan de redressement sur quinze ans, il attribue ses déboires financiers aux déréglementations successives du marché européen, qui ont accru la concurrence avec les produits étrangers. En 1986, l’Espagne, le Portugal et la Grèce entrent dans le Marché commun. En 1992, le traité de Maastricht supprime les frontières et les barrières douanières. En mai 2004, dix pays d’Europe de l’Est rejoignent l’Union. Grâce à une main-d’œuvre bon marché, leurs prix sont bas. Résultat, «les enseignes jouent sur cette concurrence en nous disant c’est à prendre ou à laisser », regrette Girardi. S’ajoute la concurrence des Pays-Bas et de la Belgique, où les salaires ne sont pourtant pas moins élevés qu’en France. Aujourd’hui, 60 % des tomates consommées en France viennent de l’import, comme 70 % des fraises, affirme Girardi.

Pour voir le bout du tunnel fin 2007, échéance de sa procédure judiciaire, Morisset a décidé de sortir du circuit de la grande distribution et ne vend plus qu’à des détaillants et des épiciers. «Grâce à ce changement de système et à la vente d’une maison et de 9 hectares, il y a 80 % de chance pour qu’on s’en sorte.»

Posté par werdna à 10:29 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En Birmanie, les prix flambent, la répression demeure

Arnaud Dubus Libération jeudi 23 août 2007

Des manifestants qui dénonçaient la brutale hausse du carburant ont été arrêtés.Le ras-le-bol des Birmans devant l’augmentation faramineuse du prix des carburants la semaine dernière a commencé à se manifester par plusieurs défilés de membres de «Génération 88», une organisation menée par d’anciens leaders étudiants de la révolte pro démocratique de l’été 1988. Des partisans de la junte ont ensuite brisé la manifestation - exceptionnelle en ce pays sous dictature militaire.

La décision brutale d’augmenter le prix des carburants - 66 % pour l’essence, 100 % pour le diesel et 500 % pour le gaz naturel comprimé utilisé par les véhicules commerciaux - a rendu l’existence déjà précaire des Birmans quasi-impossible. Ces augmentations ont provoqué un doublement du prix des taxis et des bus, ainsi que de fortes augmentations des denrées essentielles. «C’est extrêmement dur pour les gens. Ils doivent emprunter l’argent le matin pour se payer le titre de transport et remboursent le soir en payant un intérêt. Avant l’augmentation, les gens étaient déjà au seuil de subsistance», constate un observateur occidental à Rangoun. Le prix du transport représente désormais près des trois quarts du revenu mensuel !

Force est de constater une similarité entre les événements de ces dernières semaines et la situation qui prévalait il y a vingt ans. En 1987, le gouvernement du dictateur Ne Win avait lancé une démonétisation sans compensation qui avait balayé les économies de millions de Birmans.

Jusqu’à présent les manifestations ont été très limitées : au plus 300 à 400 personnes défilant dans certains quartiers du centre-ville. «La réaction face à une décision qui a des conséquences épouvantables est étonnamment faible. Cela montre l’étouffoir dans lequel vivent les gens, le sentiment qu’il n’y a rien à faire, la fatalité», estime un analyste occidental.

Le diesel est le plus souvent utilisé pour faire tourner des générateurs qui permettent aux petites et moyennes entreprises de pallier les longues coupures d’électricité. Avec le doublement du prix, beaucoup d’entreprises envisagent de fermer leurs portes. Dans les campagnes, les habitants sont encore plus cruellement touchés car l’effet d’entraînement de l’augmentation du carburant a rendu les intrants agricoles inabordables. 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Selon les Nations unies, la malnutrition est chronique dans certains Etats, comme l’Etat Chin, dans le Nord-Ouest, l’Etat Rakhine à l’Ouest et l’Etat Shan dans le Nord-Est.

Malnutrition.

Posté par werdna à 10:23 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

USA: le Texas s'apprête à procéder à sa 400e exécution depuis 30 ans

HUNTSVILLE (AFP) - 22/08/2007 17h00

Le Texas s'apprête à procéder mercredi soir à sa 400e exécution depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976, un seuil qui suscite la réprobation à l'étranger mais une relative indifférence aux Etats-Unis.

En fin d'après-midi, sauf report de dernière minute, Johnny Conner, un Noir de 32 ans condamné à mort pour le meurtre d'une employée pendant un braquage, doit être conduit dans la salle d'exécution de la prison de Huntsville, où il sera attaché à une table, une aiguille dans chaque bras.

Devant la prison, une poignée de manifestants seront réunis, les uns pour afficher leur soutien à la peine capitale, les autres pour exprimer leur refus. Ces derniers ont également prévu des veillées de prière un peu partout dans l'Etat, jusque sous les fenêtres du gouverneur, le républicain Rick Perry.

Contrairement à certains autres Etats, où la procédure a parfois des ratés parce que le personnel est mal formé, la mort devrait être officielle au bout de quelques minutes: au Texas, les exécutions ont lieu presque chaque semaine, et les équipes pénitentiaires sont rompues à l'exercice.

A lui seul, cet Etat du sud américain a procédé à plus du tiers des exécutions menées aux Etats-Unis depuis que la Cour suprême a autorisé le rétablissement de la peine de mort en 1976, et à près des deux tiers cette année.

En deuxième position, l'Etat de Virginie (est) plafonne à 98 exécutions. A l'autre bout du classement, douze Etats n'ont pas rétabli la peine de mort, et parmi ceux qui l'ont fait, quatre n'ont procédé à aucune exécution, et 14 peuvent compter leurs exécutions sur les doigts d'une seule main.

Pourtant, le seuil des 400 exécutions texanes suscite peu d'intérêt aux Etats-Unis. Les médias nationaux, qui n'évoquent en général que la mort des condamnés les plus célèbres, ne l'ont pour la plupart pas mentionné. Il a en revanche suscité la réprobation à l'étranger.

Pourtant, même au Texas, le vent commence à tourner. Même si l'opinion publique reste largement favorable à la peine capitale et si 379 condamnés à mort attendent dans les couloirs de la mort de l'Etat, le nombre de condamnations est en forte baisse: 48 en 1999, 29 en 2003, 11 en 2006.

Pour Richard Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine de mort, cette évolution est due essentiellement aux erreurs judiciaires révélées dans les années 1990 par la multiplication des tests ADN.

Les jurés hésitent aujourd'hui à imposer une peine si radicale, d'autant plus que la loi texane prévoit depuis 2005 une alternative d'apparence plus raisonnable: la perpétuité réelle.

Posté par werdna à 00:02 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'emploi intérimaire augmente dans tous les secteurs en France

La tribune 22 Août 2007

L'emploi intérimaire connaît sa plus forte progression depuis sept ans au premier trimestre 2007 en s'élevant de 9,8% soit 12% sur un an. Tous les secteurs sont concernés par cette augmentation.

L'intérim qui connaît "un rebond exceptionnel" est en progression dans tous les secteurs. En tout, 677.100 salariés, soit 3,7% du total des salariés, étaient employés en intérim à la fin du premier trimestre. Employant près de 50% des intérimaires, l'industrie a vu progressé de 11,9% son nombre de travailleurs temporaires par rapport au dernier trimestre 2006, (13,7% sur un an). L'augmentation la plus significative a été enregistré dans le secteur de l'automobile, + 21,4%.

Par ailleurs, alors que 80% des intérimaires sont des ouvriers, globalement depuis 1995, la part des ouvriers qualifiés a augmenté depuis 2000 par rapport à celle des non qualifiés et, depuis une année, la dépasse, selon l'étude.

Concernant le tertiaire, l'emploi intérimaire a progressé de 4,6% au premier trimestre et de 10,1% sur un an. Le volume de travail temporaire des professions intermédiaires et des cadres continue à augmenter avec respectivement une hausse de 50% et un doublement depuis l'an 2000.

L'emploi intérimaire a progressé de 9,8% au premier trimestre 2007 par rapport au dernier trimestre de 2006, soit une hausse de 12% sur un an. C'est "la plus forte progression depuis sept ans", selon les données du ministère du travail.

Posté par werdna à 00:02 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »