Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 22 août 2007

Le diable s’habille en Prada

par Stéphane ARLEN



               
Nous avons appris dernièrement que la présidente de Prada France était parmi les généreux donateurs ayant offert les vacances somptuaires des Sarkozy. Quand on sait que Mme Sarkozy, je veux dire Cécilia™, s’habille en Prada, cela soulève quelques questions sur le côté donnant-donnant de la politique sarkozyienne.

En effet, alors que nous avons déjà pu voir les Sarkozy profiter de vacances offertes par Bolloré, nous savons maintenant que Cécilia™ est une vrp de Prada pour le monde, en échange de quoi monsieur lance des réformes fiscales visant à enrichir encore les plus riches, puis instaure des franchises médicales afin de trouver de l’argent. Les grandes familles bourgeoises, les grands groupes, le monde du luxe applaudissent : enfin un président qui n’a pas peur de prendre l’exact contre-pied de la politique de Robin des Bois !

Il serait peut-être temps de clarifier un peu le rôle joué par les amis riches de Nicolas et Cécilia™ dans la conduite des affaires de ce qu’il reste de la République française revue par le népotisme à la sauce UMP. On en profitera pour clarifier le rôle joué par Cécilia™ quand on lui permet d’avoir des missions diplomatiques officieuses pour la plus grande gloire de son mari et des entreprises qui après décrochent les meilleurs contrats d’armement avec les dictatures.

Nicolas Sarkozy a menti sur sa déclaration de patrimoine. Il ment sur la volonté réelle du gouvernement (qui n’est rien d’autre que « enrichir les plus riches en supprimant toute forme de solidarité et en faisant payer les pauvres cons »). Ses relations avec le monde du fric sont loin d’être claires. Mais chut... les médias ne vous parleront de rien d’autre que des histoires d’angine blanche pour madame, et d’une rentrée très studieuse pour monsieur.

Stéphane ARLEN, candidat à l’élection présidentielle de 2012

stephanearlen.fr

lu sur http://www.fairelejour.org/

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"Des conditions de travail pires qu'au XIXe siècle"

Propos recueillis par Hélène Foyer

Depuis vendredi, 181 mineurs sont bloqués dans deux mines inondées de l'est de la Chine. L'espoir de pouvoir les sauver est à présent quasi nul. Caï Chongguo, un dissident chinois habitant à Paris, s'alarme du sort des mineurs de son pays natal. Entretien.

Comment expliquer la récurrence des accidents dans les mines?
Le gouvernement chinois a procédé à partir des années 90 à une privatisation massive des mines de charbon. Les entreprises privées cherchent à réaliser un maximum de profits, en profitant de la hausse des prix. Elles n’investissent pas dans la sécurisation de leurs sites. En plus, les mineurs professionnels ont été licenciés pour être remplacés par des paysans moins qualifiés, originaires de provinces lointaines et pauvres, donc moins chers.

Les patrons des mines ne se soucient guère des conditions de travail de leurs employés...
Plus de 80% des accidents se produisent dans des petites mines, employant 10 à 30 mineurs. Les conditions y sont pires qu’au XIXe siècle: les salariés effectuent 10 heures de travail par jour. Ils ne bénéficient pas d'une couverture sociale et ne peuvent cotiser pour leur retraite. Les syndicats y sont interdits. Même les journalistes n’ont pas accès à ces sites.

Il existe pourtant une réglementation sur le droit du travail.
Bien sûr, mais ce n’est pas appliqué, pour les raisons que je viens d'évoquer. S'y ajoute la corruption au niveau des dirigeants politiques locaux, dont beaucoup sont actionnaires des mines de leur région. Le gouvernement de Pékin a conscience du problème: la Commission nationale de sécurité de la production effectue des contrôles. Une dizaine de milliers de mines ont beau avoir été fermées depuis deux ans, il en ouvre autant d'autres dans le même temps, souvent clandestinement. En Chine, personne ne connaît le nombre exact de sites miniers. En 2005, les chiffres officiels évoquaient 5 000 morts dans les mines. Nous pensons qu’il y en a deux à trois fois plus en réalité.

Les mineurs sont-ils les seuls à subir ce calvaire dans le pays?

Non, les ouvriers d'usines de fabrication de jouets et de chaussures, dont beaucoup sont des enfants, travaillent parfois jusqu'à 12h par jour.

© http://www.lexpress.fr/

Posté par OhM_ à 21:55 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

On embauche conseiller(e)s pour expliquer « comment travailler plus »

Le Canard Enchaîné du 22 Août

Xavier Bertrand, ministre du travail, vient d’embaucher à son cabinet une certaine Florence Depret qui fut chargée par le MEDEF des relations avec le parlement, puis directrice de la communication chez Euro-RSCG (Communication Marketing et technologies).

Les groupes de pression sauront désormais à qui s’adresser.

Posté par werdna à 18:22 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'arrière train de Vie de l'état

Vu dans le Canard Enchaîné du mercredi 22 Août

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Rentré expressément des Etats-Unis pour assister, le 10 Août, sur le parvis de Notre Dame aux funérailles du cardinal Lustiger, (Paris Match 15/08), Sarko apparaît dignement calé dans un fauteuil style Empire...tandis que ce pauvre cardinal Poupard, "représentant personnel de Sa Sainteté le pape Benoît XVI", repose son humble postérieur sur un pitoyable chaise pliante.

Posté par werdna à 14:35 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le blues de la rentrée pour la famille Sarko

Vu dans le Canard Enchaîné du mercredi 22 Août

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La carte des déplacements du Président Sarkozy

par Paul Ackermann

article_sarkomapgabonLe président Nicolas Sarkozy est partout. 20minutes.fr revient donc sur ses déplacements depuis le début du mois de juillet (pour les voir, cliquez ici). Après avoir fait sa version du Tour de France, avoir rencontré les interlocuteurs influents de l’Europe et du Maghreb, le Président a effectivement effectué un tour d’Afrique noire et devrait traverser l'Atlantique pour passer ses vacances.

Autant de voyages et de déclarations (qui vont avec), que critiquent ses opposants. François Hollande a ainsi dénoncé, dans un entretien avec le journal «Le Monde», sa «stratégie du coup d'éclat permanent». Le premier secrétaire du PS a poursuivi en déclarant que «chaque jour vient changer la donne du précédent, et est effacé par le jour suivant». Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, quant à lui, a défendu cet activisme du chef de l'Etat en faisant valoir que la «démocratie, ce n'est pas seulement des règles désincarnées, c'est un pouvoir visible, responsable».

Le Président affiche une volonté d'action. Pour prendre la mesure, 20minutes.fr a créé la «Sarko Map». Elle sera régulièrement actualisée et vous pouvez la consulter en cliquant ici.

Et vous, qu’en pensez-vous? Cette nouvelle façon d'être président est-elle positive ou négative? Donnez-nous votre avis, ci-dessous...


© 20Minutes.fr - transmis par Sam

Posté par OhM_ à 12:00 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sarkozy et la délinquance : la stratégie de l’émotion

RENAUD LECADRE Libération mercredi 22 août 2007

Depuis 2002, le Président est à l’origine de neuf lois sur la délinquance. Une frénésie sans effets qui rassure l’opinion. A chaque fait divers sa réforme législative ou administrative, promesse que le problème sera enfin pris à bras-le-corps et finalement réglé.

C’est la marque de fabrique de Nicolas Sarkozy depuis 2002. Lundi, sur le perron de l’Elysée, le Président a annoncé une nouvelle loi censée combattre la récidive des pédophiles. La troisième du genre, après l’instauration du bracelet électronique pour les délinquants sexuels, dont seulement dix ont depuis été mis en place, la constitution d’un fichier d’empreintes génétiques et enfin (publiée il y a dix jours au JO) la loi Dati instaurant une peine plancher pour les récidivistes.

Florilège de ces effets d’annonce tenant lieu de politique pénale, toujours accompagnés d’un clin d’œil appuyé aux victimes en tous genres :

La petite délinquance

Sitôt nommé ministre de l’Intérieur, en mai 2002, Sarkozy met en place les Groupes d’intervention régionaux (GIR), composés de policiers, gendarmes et douaniers, censés «éradiquer les zones de non-droit». Leur première descente, dans une cité de Nanterre, se solde par un fiasco : 270 hommes déployés pour trois interpellations et la saisie de 256 grammes de cannabis (moins d’un gramme par agent mobilisé). Plus camelot que jamais, il affirme que, «les GIR, c’est un pari d’efficacité, d’imagination et de rapidité qui a été gagné».

Le ministre bombe un peu plus le torse avec sa première œuvre, adoptée l’été 2002 : «Ce projet est d’abord celui des plus pauvres, des plus modestes, de tous ceux dont la vie quotidienne est un enfer.» La loi Sarko I se résume à fournir davantage de moyens aux forces de l’ordre (13 500 créations de postes, 6 milliards d’euros sur cinq ans).

Elle est précédée d’un article 1, curieux fourre-tout pointant du doigt, pêle-mêle, les gitans, les mendiants, les fumeurs de joints, les prostituées et les occupants de cages d’escalier. Le Conseil constitutionnel censure cet article, au motif qu’il est «sans portée normative». Autrement dit, c’est du vent, simplement destiné à flatter les instincts populistes.

La défense des «oubliés»

En attendant la loi Sarko II, le ministre de l’Intérieur fait feu de tout bois. Se rend sur le bassin d’Arcachon en août : «La sécurité doit suivre les Français là où ils se trouvent, car la délinquance suit leur transhumance» ; se transforme en organisateur de rave-party, «tant que ce ne sont pas des drogue-parties» ; rassure la «France des oubliés», en fait des propriétaires de voitures incendiées «dans un tel état de terreur car ils ont peur des représailles» ; reçoit Patrick Pelloux, médiatique médecin urgentiste, après l’agression du personnel d’un hôpital parisien et lui promet des «mesures nouvelles» sous trois mois ; les syndicats de convoyeurs de fonds, après le braquage d’un fourgon de la Brink’s, ont aussi droit à la promesse d’un renforcement législatif.

La sécurité intérieure

Le ministre de l’Intérieur aura sa vraie loi, dite de sécurité intérieure, adoptée en janvier 2003. Il donne le ton d’une «guerre sémantique» : «Quand ils se mettent à dix dans les tournantes, j’appelle ça des barbares ; quand trente voyous attaquent une voiture de police, ce ne sont pas des jeunes, ce sont des voyous.» Son nouveau catalogue répressif consterne jusqu’au sein du gouvernement Raffarin : les peines prévues contre les mauvais parents d’élèves, les mendiants ou les prostituées, sont tellement répressives que le terne Dominique Perben doit monter au créneau. Sarko obtient quand même la pénalisation du racolage passif et du squat en hall d’immeuble.

La critique de la justice

La chancellerie retrouvant son magistère concernant la délinquance, Sarkozy se transforme en commentateur bougon de l’actualité judiciaire, dénonçant une «culture de l’excuse sociale ou économique du délinquant». Quand un tribunal remet en liberté des Roms pour «procédure bâclée» par la préfecture, Sarkozy tempête contre ces «professionnels» judiciaires «qui s’amusent avec la procédure pour des motifs idéologiques».

Elu président, il peut désormais légiférer selon son bon vouloir et l’air du temps. Jusqu’à demander aux médecins de se substituer aux juges en vue d’interner à vie les pédophiles.

Posté par werdna à 10:33 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Moscou propose le Tchèque Josef Tosovsky pour diriger le FMI

REUTERS : mercredi 22 août 2007

MOSCOU (Reuters) - La Russie a proposé Josef Tosovsky, ancien directeur de la banque centrale tchèque, comme candidat à la direction générale Fonds monétaire international, annonce le ministère russe des Finances.

Tosovsky est le deuxième candidat à ce poste, après l'ancien ministre socialiste de l'Economie, Dominique Strauss-Kahn, qui a reçu le soutien de l'Union européenne.

Le soutien apporté à Tosovsky par la Russie avait filtré la veille de source proche du conseil d'administration du FMI.

La liste des candidatures doit être bouclée d'ici au 31 août, après quoi le conseil d'administration désignera un successeur à l'Espagnol Rodrigo Rato.

La Russie conteste, comme plusieurs pays en développement, la pratique qui réserve la direction du FMI à une personnalité européenne et celle de la Banque mondiale à un Américain.

Tosovsky a démissionné de son poste de gouverneur de la Banque nationale tchèque en 2000 et préside depuis l'institut de stabilité financière à la Banque des règlements internationaux à Bâle.

Les amis de Bush ne sont plus ceux de Poutine..

Posté par werdna à 10:33 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le spam, nouvel outil des escrocs de la Bourse

Pierre PINSON Ouest-France mercredi 22 Août

Véhiculer de fausses informations financières via les messageries Internet pour faire grimper le cours d'une action et s'enrichir ? Malin mais pas légal !

Les spams, ces e-mails commerciaux non sollicités, envahissent votre écran et vous pourrissent la vie. Dernière trouvaille en date des pollueurs de messagerie électroniques ? Plutôt que d'envoyer un e-mail composé de texte, on met à la place un fichier image que le logiciel dédié, ou le filtre de l'ordinateur - qui n'analyse que des mots ou les caractères - ne détecte pas.

Les spams peuvent aussi servir à s'enrichir rapidement en Bourse. La société de sécurité informatique Sophos pointe ainsi du doigt une pratique à la fois simple et ingénieuse. Le but du jeu est de recommander, via toute une série d'informations soi-disant confidentielles (et plus ou moins vraies), l'achat de titres d'une société peu connue à des millions de particuliers. Séduits par la perspective de gains futurs, les apprentis spéculateurs achètent en nombre, ce qui a, mécaniquement, pour effet de faire monter le cours de l'action. Bien entendu, le spammer ingénieux aura, au préalable, acheté un paquet des dites actions à vil prix avant de lancer sa campagne de « pourriels ». Lorsque l'action a bien grimpé, il prend son bénéfice et s'évanouit dans la nature. Drôle, non ?

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Des pratiques « illégales et destructrices »

Ce type de « spam boursier » représenterait actuellement 25 % du volume des spams au niveau mondial, contre moins de 1 % il y a cinq ans ! Quant à l'efficacité de la manoeuvre, les chiffres parlent d'eux-mêmes : après l'envoi de près de cinq millions de spams en une semaine (en Allemagne, notamment), l'action de Prime time group inc., par exemple, a connu, en quelques jours, une progression de + 118 % !

Le hic, c'est qu'une fois la campagne de spams terminée, les cours retombent. Et gare à ceux qui se seront laissés leurrer, puisqu'elles plument l'investisseur naïf.

Deux spammers texans (qui ont quand même empoché 5 millions de dollars), sont actuellement recherchés.

La justice américaine ne fait pas de cadeau à ceux qu'elle prend les doigts dans le pot de confiture : un spammer accusé d'avoir expédié par moins de 280 millions de « pourriels » a ainsi été condamné à 11 milliards de dollars d'amende par un tribunal de l'Iowa. Des sociétés spécialisées se sont vus infliger, elles, des amendes d'un milliard de dollars. Qu'elles auront bien du mal de payer, évidemment...

Posté par werdna à 10:32 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Julien Boucher, président du collectif Macaq contre le mal-logement

Julien Boucher, 29 ans, président du collectif Macaq. Cet activiste nouveau genre fait de l’agit-prop contre le mal-logement en suivant une approche volontiers ludique et marketing.

Laure Equy Libération mardi 21 août 2007

C’est comme un réflexe, presque une manie. A la terrasse d’un café, il jette un coup d’œil aux façades alentour. «L’immeuble en face est inoccupé depuis trois ans. Celui qui fait l’angle, vide aussi. Et le bâtiment au bout de la rue ? Celui-là, on l’a déjà squatté !» Avec Macaq, son collectif «socioculturel un peu fourre-tout» , Julien Boucher occupe depuis six ans des bâtiments vacants de la capitale, pour en faire des lieux de vie où se croisent artistes et associations et y organiser des animations de quartier.

Traquer une boîte à lettres pleine ou des vitres sales, scruter d’éventuelles allées et venues, faire un tour au cadastre. Puis débarquer avec son équipe d’ «ouvreurs bricoleurs» , parfois déguisés en agents municipaux - «juste pour la mise en scène», jure-t-il. Enfin, «sécuriser» les lieux : improviser une déco, meubler à la hâte et se faire discret les premiers jours, avant l’installation définitive. Julien Boucher connaît le rituel mais ne verse pas dans le «côté glauque» ou marginal du squat, récuse une ambiance bohème, veut juste «fédérer les énergies» autour d’un espace auparavant laissé en friche. Son collectif dispose aujourd’hui de trois squats «officiels» en plus du QG, rue de Tocqueville (XVIIe arrondissement), pour lequel il a obtenu une convention d’occupation. Il l’a monté en 2001, l’a appelé Macaq: Mouvement d’animation culturelle et artistique de quartier. L’équipe anime des ateliers (théâtre, danse, chant, aide aux devoirs, aux personnes âgées) pour recréer du lien social. Mi-activistes, mi-amuseurs publics, ils réveillent le quartier - où, aux dires de Julien, «les gens se seraient pendus par emmerdement» - à coups de carnavals, concerts, expos, repas de quartier et vide-greniers festifs.

Pas question néanmoins de se cantonner à une œuvre de charité, ambiance colonie de vacances. Fin 2006, il rencontre le DAL (Droit au logement) et Jeudi Noir, bande de «jeunes galériens du logement» qui s’invitait, avec cotillons et mousseux dans les agences immobilières pour dénoncer la flambée des loyers. Avant la présidentielle, les trois associations veulent interpeller les politiques et l’opinion sur les abus des bailleurs et la spéculation. Début janvier, elles organisent la «réquisition citoyenne» d’un immeuble de 1 600 m2, rue de la Banque (IIe arrondissement), en face du Palais Brongniart. Sur la façade du bâtiment baptisé «ministère de la Crise du logement», une Marianne relookée, pied-de-biche à la main. L’insoumission certes, mais avec créativité et drôlerie.

Julien Boucher ne se voit pas en chef d’une petite bande de fêtards itinérants, plutôt en «patron d’une start-up dont l’intéressement ne serait pas financier mais humain». Ce commercial en bâtiment mène aujourd’hui la vie d’un jeune homme presque rangé, avec sa femme Johanna, responsable de la branche humanitaire du collectif, et sa fille de trois ans dans un appartement (qu’ils louent) près de la porte d’Asnières. «J’ai rencontré Johanna dans une agence immobilière.» Il assume l’ironie du sort : «J’ai été agent immobilier deux ans. Au moins, j’ai pu voir les aberrations du marché de l’intérieur. Mais c’était totalement schizo, j’ai fini par tout plaquer.»

A la veille de la trentaine, Julien se verrait bien embrasser une carrière politique et envisage de se présenter aux municipales dans le XVIIe, face à Françoise de Panafieu. En attendant, avec Macaq et Jeudi Noir, il compte transformer à la rentrée une poignée d’immeubles appartenant à des institutions en résidences universitaires. L’équation est posée : deux millions de mètres carrés inoccupés à Paris pour 350 000 étudiants boursiers en attente d’un logement. «On ouvre ces bâtiments pour les rendre à ceux qui en ont besoin, explique Julien. C’est carrément un autre projet de société qu’on propose.» En son temps, Robin des bois lui aussi devait avoir des penchants alter.

Posté par werdna à 00:03 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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