Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 15 août 2007

Licenciés pour avoir fait leur devoir

Urgences pour les pilotes du SAMU
Grève . Des conditions de travail déplorables, des salaires dérisoires, le ras-le-bol de secouristes en mal de reconnaissance.



La société exploitante d’hélicoptères Proteus est également dans le viseur des personnels de maintenance aéronautique. Un mécanicien et un technicien représentants du personnel ont été licenciés en juillet pour faute grave, selon la direction. Le Syndicat national des mécaniciens au sol de l’aviation civile (SNMSAC) proteste contre un licenciement abusif. Les salariés venaient de dénoncer des manquements dans la maintenance des appareils.
Estimant que leurs remarques n’avaient pas été prises en compte par leur hiérarchie, ils ont alerté la direction générale de l’aviation civile ainsi que l’inspection du travail. Interrogée sur le sujet, la direction n’a pas souhaité s’exprimer. Tout salarié de l’aéronautique est dans l’obligation de signaler les incidents, sa responsabilité pénale étant engagée. De plus, cette obligation nommée « devoir d’alerte » s’accompagne (en théorie) d’une garantie de non-sanction.
Face à cette situation, le SNMSAC a rejoint l’appel à la grève des 14 et 15 août.










Lire l'article en entier sur http://www.humanite.fr/ ©

Posté par OhM_ à 22:34 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Après l’angine blanche, l’avion fantôme de Sarko

Le Canard Enchaîné du 15 août...

…révèle que Nicolas Sarkozy et sa famille ont bien voyagé sur un vol régulier Air France pour rejoindre leur villa à Wolfeboro, près du lac Winnipesaukee aux Etats Unis. Mais la vraie raison est qu'il n'y avait pas assez de place dans le Falcon 900 présidentiel (14 sièges) pour suivre le Président dans un tel voyage. Entre l'aide de camp, le médecin, les secrétaires, les gardes du corps-joggeurs, l'équipe qui devait accompagner Sarko aux Etats Unis comptait une bonne vingtaine de personnes !


Plutôt que de laisser ses agents de sécurité le rejoindre en avion de ligne, il a préféré s'y coller ; c'est meilleur pour l'image. Il a pu proclamer à la presse le 5 août que ce voyage américain ne coûtait rien au contribuable français.

Faux. Le Falcon 900 de l'armée de l'air a suivi l'Airbus 340 d'Air France. C'est d'ailleurs avec ce Falcon qu'il a pu faire son aller retour vendredi 10 août pour l'enterrement de Mgr Lustiger. Du coup, la cérémonie à la cathédrale Notre-Dame fait figure d'enterrement le plus cher de l'année. L'heure de vol d'un Falcon coûte à l'armée 6 328 Euros. Pour un trajet aller-retour Boston-Paris d'une durée de quatorze heures trente, l'escapade sarkozienne est revenue au moins à 92 000 euros au contribuable.

Chère, la rupture..

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Posté par werdna à 16:21 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Benoît XVI attendu en France et Nicolas Sarkozy au Vatican

S. DE R.. 15 août 2007 - Le Figaro

LA CONCEPTION du premier voyage de Benoît XVI en France, un aller-retour à Lourdes le 31 mai 2008, « n'est plus de mise », indique-t-on du côté des autorités françaises. À Paris, outre la rencontre officielle avec le président, le Pape pourrait se rendre à Notre-Dame et à l'Académie des sciences morales et politiques dont il est, depuis 1992, un des douze membres « associés étrangers ».

L'Élysée étudie également la possibilité d'une visite du président Sarkozy au Vatican autour du 13 décembre - avec "prise de possession" par le président du titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran ! Les deux hommes « se seront donc déjà rencontrés » au moment de la visite papale.

Le chef de l'État attache visiblement une grande importance à ce déplacement. Dernier exemple en date : la présence programmée du premier ministre, François Fillon, à la béatification de Basile-Antoine Moreau, au Mans le 15 septembre, en présence du cardinal romain José Saraiva Martins.

Question : Cecilia sera-t-elle là pour le sacre  ?

Posté par werdna à 16:20 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La pyramide qui chasse les ondes

Le dispositif, à poser près de l'ordinateur, déjouerait les champs de torsion... qui n'ont aucune existence scientifique reconnue.

Depuis quelques semaines, une entreprise des Côtes-d'Armor diffuse, sous la marque Geodd, deux produits d'origine ukrainienne : une pastille à coller sur les téléphones portables, et une petite pyramide ronde à poser à côté de l'ordinateur. Argumentaire : les circuits électroniques diffusent des champs de torsion gauche qui pompent notre énergie vitale. Ces appareils, d'un prix abordable (moins de 20 €) fragmenteraient ces champs de torsion et nous redonneraient la pêche. Le dispositif est breveté depuis 2003. Il a été inventé par un chercheur ukrainien... spécialiste en économie.

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A tester... c'est comme on le sent !

Posté par werdna à 11:54 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En Colombie, un ancien milicien en lutte contre la cocaïne

REUTERS : mardi 14 août 2007 Hugh Bronstein

ITAGUI, Colombie (Reuters) - La production et le trafic de cocaïne en Colombie sont bien plus développés que ne l'admet le gouvernement, et continueront à s'étendre sous l'effet de la demande asiatique et européenne, prévient un ancien chef de milice colombien, aujourd'hui emprisonné.

Selon Salvatore Mancuso, qui a autrefois dirigé un groupe paramilitaire financé par la cocaïne pour lutter contre la guérilla de gauche, trop de gens ont intérêt à ce que le trafic perdure pour que les programmes de lutte puissent fonctionner.

Au sein même de l'appareil d'Etat et des grandes entreprises, affirme-t-il, de nombreuses personnes profitent de ce trafic et n'ont pas intérêt à ce que la guérilla cesse. "Tant qu'il y aura un conflit en Colombie, le trafic sera florissant", a déclaré Mancuso lundi, dans une interview donnée à Reuters dans sa prison des montagnes de Medellin. "Nous devons couper l'oxygène de la guérilla, et cet oxygène, c'est la cocaïne." Il affirme avoir commandé une étude, qui estime la production annuelle de cocaïne en Colombie à 960 tonnes, soit plus de 50% de plus que les estimations gouvernementales.

Ancien éleveur de bétail ayant pris les armes après l'enlèvement de ses voisins par la guérilla, Mancuso s'est finalement retrouvé à la tête de la milice "Bloc du Nord", forte de 2.500 combattants.

En 2004, en larmes, il avait rendu les armes en échanges d'avantages, dont une réduction de peine. Il reste néanmoins poursuivi par les Etats-Unis. Mancuso dit tenter de persuader le gouvernement américain de prêter attention à son plan destiné à mettre fin au trafic de cocaïne. Le programme américain de fumigation des plants est mal organisé, dit-il, et les champs traités sont rapidement repris et replantés.

"Nous devons d'abord éradiquer tous les plants de coca. Puis il faut un plan de sécurité cohérent et une présence de l'Etat dans les zones rurales. Enfin, chaque communauté doit bénéficier de progrès économiques et sociaux."

"Je suis le seul à avoir étudié en profondeur et de l'intérieur le commerce de la cocaïne. Je pourrais donner les meilleurs conseils au monde", soutient-il, montrant les données qu'il a accumulées dans son ordinateur portable.

Posté par werdna à 11:41 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

«Sarkozy l’Américain» bombardé nouveau champion de la droite US conservatrice

Par P.G. lundi 13 août 2007

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Sarkozy, samedi chez les Bush. Reuters.

Le parcours électoral du nouveau président français est érigé en modèle par la droite conservatrice, qui révise ses positions sur l’Hexagone. George W. Bush n’est pas le seul à apprécier Nicolas Sarkozy. Beaucoup de ténors républicains, qui considéraient la France comme un pays « traître» pour s’être opposé à l’invasion de l’Irak en 2003, ont changé de ton vis-à-vis du nouvel hôte de l’Elysée.

«Sarkozy a réussi à s’imposer comme candidat d’un changement fondamental et à ravaler Ségolène Royal au rang de candidate réactionnaire défendant la bureaucratie», explique Newt Gingrich, l’ancien président républicain de la Chambre des représentants qui participait ce week-end à un rassemblement de son parti dans l’Iowa. Gingrich, qui songe à se présenter comme candidat aux présidentielles de novembre 2008, érige même Nicolas Sarkozy en «exemple» pour son parti.

«Formidable».  Alors que la démocrate Hillary Clinton caracole dans les sondages, il explique que la seule façon pour le Parti républicain de conserver la Maison Blanche serait de nommer un candidat qui soit capable de faire campagne contre George W. Bush - dont l’impopularité atteint des sommets - «à l’instar de Sarkozy, qui a fait campagne contre Jacques Chirac et qui a réussi à identifier Ségolène Royal à l’impopulaire Chirac». Il rêve que l’électeur américain associe ainsi Hillary Clinton à George W. Bush, devenu un véritable boulet pour les républicains.

«Sarkozy est formidable», s’exclame Mitt Romney, l’un des principaux candidats républicains à la candidature. Ex-gouverneur du Massachusetts, Romney, ne s’était pourtant pas privé jusqu’alors de critiquer la France, pays dans lequel il a passé deux ans et demi dans les années 60-70. «L’Europe veut abaisser l’Amérique aux critères européens», «c’est là que Hillary [Clinton] et les démocrates veulent nous entraîner. Hillary = France», avait il déclaré.

Posté par werdna à 11:39 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Crise boursière : «Personne ne sait qui possède quoi et qui doit de l’argent à qui»

Jacques Attali, président de PlaNet Finance, analyse la crise des marchés boursiers :

Président de l’ONG PlaNet Finance, Jacques Attali a écrit en 2006 Une brève histoire de l’avenir (Fayard). Il y soulignait, les menaces liées aux déséquilibres du capitalisme globalisé. Il analyse ici la crise qui secoue les marchés financiers en raison de l’effondrement du marché immobilier américain.

Vous vous alarmez des déséquilibres croissants du système financier international. En quoi la secousse de ces derniers jours sur les marchés confirme-t-elle vos craintes ?

Cette crise révèle au grand jour une situation que quantité d’observateurs considèrent depuis longtemps intenable. Le point fondamental, c’est que les Etats-Unis, la première hyperpuissance économique de la planète, n’épargnent plus depuis longtemps et s’en remettent entièrement à l’emprunt pour financer leurs investissements publics et privés. Cette financiarisation a des effets très néfastes, comme d’accélérer la désindustrialisation du pays. Les activités traditionnelles ont cédé le pas à la finance, tout simplement parce que les industries n’offrent plus une rentabilité suffisante à un système financier proliférant, excessif et sans contrôle. Résultat, l’économie américaine est poussée vers des investissements toujours plus spéculatifs et risqués, comme avec l’immobilier. Ce à quoi l’on vient d’assister est un soubresaut - et certainement pas l’effondrement final - de cette économie-casino.

Cela s’explique par le vieillissement de la population américaine. Les fonds de pension doivent financer des retraites de plus en plus coûteuses et recherchent en conséquence des rentabilités de plus en plus fortes pour leurs placements. Pour y parvenir, l’Amérique ne peut plus compter que sur une valorisation de plus en plus fictive de ses actifs immobiliers et bousiers, largement déconnectée de l’économie réelle. Que ces marchés viennent à se retourner comme actuellement dans l’immobilier et c’est tout le système qui menace de s’effondrer.

En même temps, chacun essaie de se prémunir des risques en les «sous-traitant» à d’autres. Cela crée une sorte de contagion infernale du système, indémêlable…

Pour limiter les risques, chacun essaie de se couvrir. Les banques se débarrassent à toute vitesse de leurs prêts en les revendant à des acteurs moins regardants. A tel point qu’on ne sait plus qui possède quoi et qui doit de l’argent à qui ! Les banques, les fonds en tous genres, les entreprises, plus personne ne sait à qui ils doivent de l’argent ou auprès de qui exiger une créance. C’est le chaos le plus total et logiquement, plus personne ne contrôle rien. L’urgence serait d’imposer une transparence immédiate et permanente sur les propriétaires de chaque créance. Le système tient encore et encaisse les chocs parce que les ressources financières sont colossales à l’échelle de la planète, dans une période de croissance sans précédent.

Alors, que faut-il faire ?

Il faudrait bien sûr réguler. Or que font les places financières ? Elles se livrent une concurrence féroce pour attirer les investisseurs et au lieu d’améliorer les règles, les réduisent. Chacun veut être un paradis fiscal et même financier ! Entre Londres et New York, c’est à qui fera preuve du plus grand laxisme réglementaire.

L’action apparemment concertée des banques centrales ces derniers jours pour injecter massivement des liquidités est-elle un bon signe ? 

En injectant de l’argent, les banques centrales n’ont pour l’instant fait qu’entretenir le malade, pas le soigner. Il ne faudrait pas que, une fois cette crise passée - car elle passera -, on l’oublie et on passe à autre chose. Elle doit être l’occasion de comprendre que le monde ne peut être gouverné par la finance, que les nations occidentales devront se doter des moyens e conserver les centres de commandements de leur industrie et de leur recherche.

Pourquoi cette «économie-casino» est devenue à ce point boulimique dans ses exigences de rentabilité ?

Par CHRISTOPHE ALIX Libération mercredi 15 août 2007

Posté par werdna à 11:22 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Sarkozy entament leur dernière semaine de vacances à Wolfeboro

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Posté par werdna à 11:13 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les "seniors" restent victimes des discriminations et des restructurations

2007 AFP - 14/08 Fred Tanneau

L'emploi des "seniors" est toujours à la traîne en France, malgré un plan engagé sous le gouvernement Villepin, en raison de la persistance des discriminations liées à l'âge, des plans de préretraite lancés dans certaines entreprises et du système de "dispenses de recherche d'emploi".

Si l'entraîneur du RC Lens, Guy Roux, 68 ans, a obtenu une dérogation à la limite d'âge imposée par les instances sportives, bien des "quinquas" aimeraient simplement pouvoir travailler jusqu'à la retraite légale, à l'instar du chômeur de 46 ans parti mardi pour une traversée de la France à vélo.

"Il faut que les seniors soient en situation de travail au moment où ils prennent leur retraite, et pas au chômage, en préretraite ou en dispense de recherche d'emploi (DRE); il y a un effort considérable à demander aux entreprises", estime ainsi le président du Conseil d'orientation des retraites (COR), Raphaël Hadas-Lebel.

Fin juin, la France comptait officiellement quelque 700.000 personnes de plus de cinquante ans au chômage ou dispensés de recherche d'emploi. Mais le problème global de l'inactivité des seniors est plus ample: il faudrait aussi inclure certains Rmistes, certains cas d'invalidité ou longue maladie, les chômeurs des Dom-Tom.

Le plan lancé il y a un an par le gouvernement Villepin n'a pas changé profondément la situation française, où le taux d'activité des 55-64 ans stagne toujours autour de 38%, loin de l'objectif européen de 50% en 2010. Ce plan 2006-2010 prévoyait la création d'un "CDD senior" et la suppression, début 2008, de la taxe Delalande sur le licenciement des salariés âgés.

Le CDD destiné aux plus de 57 ans reste pour l'instant inusité. Et la suppression de la contribution Delalande, qui vise à encourager les entreprises à embaucher des salariés âgés, est vue par plusieurs syndicats comme une moindre protection face aux licenciements. Or, dans de nombreux secteurs d'activité, l'on est considéré comme "senior" de plus en plus jeune, dès 40 ans, voire 35 ans.

Dans la liste des discriminations à l'embauche, le facteur d'âge arrive en tête, un candidat de 48-50 ans obtenant trois fois moins de réponses qu'un jeune de 28-30 ans, et même presque dix fois moins pour un poste de cadre.

Alors que le gouvernement mise sur le travail des seniors pour combler le déficit de la branche retraites de la Sécurité sociale, Nicolas Sarkozy a souhaité en juin la disparition "au plus vite" des préretraites ainsi que des dispenses de recherche d'emploi (DRE), accordées aux chômeurs de plus de 57,5 ans. Le coût de ces deux dispositifs est évalué par l'Elysée à 5 milliards d'euros. Les DRE sont financées aux deux tiers par le régime d'assurance-chômage (Unedic).

L'arrêt progressif des dispositifs publics de cessation anticipée d'activité a fait reculer le nombre des préretraites financées par l'Etat à 31.900 fin juin (-31% sur un an) selon l'Unedic. Mais les entreprises continuent à y recourir pour réduire les effectifs sans licencier, même si elles leur coûtent plus cher.

François Fillon a affirmé en juin que le gouvernement "mettrait la pression sur les entreprises pour qu'elles gardent leurs salariés jusqu'à l'âge de la retraite", menaçant "de mettre en place des obligations" et d'augmenter les cotisations retraite des plus récalcitrantes.

Autre cible du gouvernement: les DRE, dont le nombre des bénéficiaires atteignait 410.700 fin juin. Supprimer ce dispositif reviendrait cependant à réintégrer plus de 400.000 personnes dans les statistiques du chômage.

Posté par werdna à 02:00 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pour André Santini, la France compte trop de fonctionnaires

La Tribune 14 Août 07

Il n'est "pas normal que 24% de la population active soit fonctionnaire", estime le secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Pour lui, le rapport qu'entretiennent les Français avec les agents des fonctions publiques est "très bizarre".

La France détient, selon André Santini, "le record mondial" de la part de fonctionnaires dans la population active. Cette part se monte à "24%", ce qui n'est "pas normal", a estimé mardi sur RTL le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique. Mais quel autre discours pourrait tenir le ministre des fonctionnaires d'un gouvernement qui a promis - mais pas pour tout de suite - de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite?

En fait, la proportion de fonctionnaires dans la population active (qui comprend toutes les personnes ayant un emploi, salarié ou non, et celles qui en recherchent un, soit 27,6 millions de personnes en 2005 selon l'Insee) est moins importante que ne l'affirme André Santini. Les fonctionnaires (environ 5 millions pour les trois fonctions publiques) représentent plutôt un actif sur cinq, et même moins si l'on prend en compte les chômeurs, qu'un actif sur quatre.

Ce qui n'empêche pas qu'"on a vraisemblablement la meilleure administration du monde, et l'Ena est l'école que tout le monde veut copier", rappelle André Santini. Avec un problème cependant: "Les fonctionnaires sont "mal payés", ce qui n'est "pas normal" non plus, et l'Etat est "un mauvais employeur" qui ne "choisit pas" ses agents et "ne les affecte pas comme ils veulent".

Devant tant de mauvaise gestion des ressources humaines du public, le secrétaire d'Etat qui en a la charge trouve dès lors "très bizarre" que 61% des personnes interrogées par l'Ifop pour le compte du Journal du dimanche ne voient pas d'un bon oeil la promesse faite par Nicolas Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. "Dans l'opinion, tout le monde gueule contre les fonctionnaires et 75% des jeunes n'ont qu'une envie, c'est d'être fonctionnaire. Il faut sortir de ce climat 'je t'aime, moi non plus'", affirme André Santini. Un défi qu'il compte relever?

Posté par werdna à 00:02 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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