Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

lundi 13 août 2007

Les Européens face à Nicolas Sarkozy

Point de Vue d'Alfred Grosser paru dans l' édition du lundi 13 août 2007 de Ouest-France

Les sujets d'irritation sont évidents. En politique intérieure, notre Président peut dire ou laisser dire qu'il décide de tout, qu'il crée toute nouveauté. Mais les autres Européens ne peuvent admettre qu'il se mette constamment en avant. La chancelière allemande avait présenté la nécessité d'un traité raccourci bien avant Nicolas Sarkozy. L'appui de celui-ci a contribué au succès (limité) du sommet européen, pas davantage. La libération des infirmières bulgares a été précédée de longues et dures négociations. Nicolas Sarkozy a, ici encore, contribué au résultat final. Il n'en a pas été le créateur.

De plus, nos partenaires comprennent mal qu'un ministre des Affaires étrangères soit nommé parce qu'il a une vision humanitaire des rapports internationaux et que, peu après, on traite amicalement avec un chef d'État libyen particulièrement oppresseur, souvent irrationnel et fortement compromis avec le terrorisme. Enfin, comment accepter facilement que le président français affirme à la fois son désir de voir l'Union européenne - au moins la zone euro - dotée d'une sorte de gouvernement économique et la nécessité pour la France de tourner le dos, pour sa dette publique, à tous les engagements européens ? L'irritation est ici particulièrement vive dans une Allemagne dont le gouvernement consacre courageusement les rentrées fiscales supplémentaires à la diminution de la dette.

Mais l'irritation ne devrait pas cacher les vraies difficultés, en particulier les franco-allemandes. Dans un texte commun publié dans Le Figaro du 27 juillet, Günter Verheugen, commissaire allemand à Bruxelles, et Jean-Pierre Jouyet, notre secrétaire d'État aux Affaires européennes, viennent de souligner, à bon droit que, pour être mondialement compétitive, l'Union européenne a besoin de réalisations technologiques communes nées de la volonté des États. Malheureusement, l'une des priorités, reconnue en principe comme telle par tout le monde, serait une politique commune de l'énergie. Pourquoi malheureusement ? Parce qu'on voit mal comment pourrait être comblé le fossé, le gouffre qui existe entre la France et l'Allemagne en matière d'énergie nucléaire. La Libye n'est pas seule en cause. La Chine, elle aussi, veut pouvoir développer ses ressources énergétiques grâce à de nouvelles centrales atomiques. Le rejet allemand n'est pas seulement le fait des politiques. Plus qu'en France, on évoque les risques. Et on fait remarquer que la France, si fière de ses réacteurs non polluants, n'a toujours pas trouvé de solution au traitement définitif des déchets.

Peut-être la majorité des médias français, si avides de présence présidentielle, si prompts à glorifier, devraient-ils davantage expliquer à leurs lecteurs/auditeurs/spectateurs qu'il n'est pas utile d'irriter ceux qui ne demandent qu'à accepter une coopération créatrice, mais égalitaire. Les problèmes réels sont suffisamment sérieux pour qu'on les débarrasse d'éléments psychologiques inutiles.

(*) Ancien professeur à l'Institut d'études politiques à Paris.

Posté par werdna à 11:19 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le centre de rétention de Rennes sera vite plein

lundi 13 août 2007 - Ouest-France - Serge LE LUYER.

Mercredi 1er août. Le centre de rétention de Rennes ouvre. Les membres du collectif de soutien aux personnes sans papier communiquent à travers les grillages avec les Irakiens, interpellés la veille à Cherbourg.

Quelques jours après son ouverture, 40 étrangers en situation irrégulière sont enfermés dans le centre de rétention de Rennes. Ils peuvent être retenus 32 jours.

RENNES. - Ils sont jeunes, un peu hébétés et ne comprennent pas toujours ce qu'ils font là. Ce jour-là, derrière les grillages surmontés de barbelés du Centre de rétention administrative (CRA) de Rennes, plusieurs d'entre eux appellent à l'aide. De l'autre côté du grillage, des membres du collectif de soutien aux personnes sans papier s'informent des conditions de rétention.

Un centre de rétention ressemble à une prison. Il y a les corridors de sécurité, les caméras de surveillance, la présence massive des gendarmes et le barbelé. « Le régime n'y est pas le même », temporise la préfecture. C'est vrai que les coups de fil sont autorisés. Et les étrangers peuvent se promener dans un espace plus grand qu'un centre de détention.

Depuis quelques mois, plusieurs nouveaux CRA ont vu le jour en France. On en compte 17 actuellement, sur tout le territoire. Celui de Rennes - d'une capacité de 60 personnes - a ouvert ses portes mercredi 1er août en recevant 25 hommes, originaires du Moyen-Orient. Une dizaine de jours plus tard, plus de 40 étrangers sans titre de séjour, interpellés à Marseille, Lille, Cherbourg ou Poitiers, attendent une décision. Le délai maximal de rétention est de 32 jours.

Ils sont arrivés là après une audition de garde à vue rapide. Un formulaire type : D'où venez-vous, depuis quand, quelles démarches avez-vous engagées ? Après quelques instants au commissariat, l'étranger doit attendre que la préfecture prenne un arrêté de reconduite à la frontière. Il rejoint alors un centre de rétention administrative (CRA). Dans les 48 heures, le juge des libertés et de la détention doit statuer sur leur sort : la liberté ou le retour au CRA dans l'attente d'une expulsion. Jusqu'ici, toutes les procédures ont abouti, à Rennes, à une prolongation de la rétention.

« Les violences augmentent »

Le tribunal de grande instance, pris d'assaut, doit s'adapter. L'ouverture d'un gros centre comme Rennes engendre une masse de procédures. La rumeur d'agrandissement à 100 places, démentie par la préfecture, n'a pas apaisé les esprits dans les juridictions. La semaine dernière, des renforts ont été nécessaires chez les magistrats et les greffiers.

Vendredi, c'était de nouveau le coup de feu avec 17 comparutions devant le JLD dans la journée ! « Le droit des étrangers produit beaucoup de paperasseries, confie, agacé, un greffier. Il faudra créer des postes si on veut que tout se passe bien. » Chez les avocats, le groupe de défense des étrangers recrute. Cinq confrères ont dû prêter main-forte la semaine dernière aux avocats de permanence.

Le Cimade, seule ONG autorisée à intervenir dans ces centres, a pris ses quartiers dans le CRA de Rennes. Ses membres assistent les étrangers dans l'exercice de leurs droits. « Nous sommes au service des gens retenus, explique Damien Nantes, du Cimade. Ils ressentent une véritable humiliation. Chez eux, ce sont des hommes honnêtes et, ici, ils sont traités comme des délinquants. » Selon l'ONG, la création des CRA a déshumanisé les contacts. « Avant, dans les commissariats, nous n'avions pas cette atmosphère carcérale. Les violences augmentent, tout comme les tentatives de suicide et les grèves de la faim », assure Damien Nantes. Ainsi, samedi, un Guinéen de 24 ans en grève de la faim a dû être hospitalisé après un malaise.

Les avocats appréhendaient l'ouverture du CRA. « Notre façon de travailler change radicalement, déplore Me Mikaël Goubin. Il faut faire vite, ce qui inclut le risque de faire moins bien. L'urgence nous empêche parfois de voir les vices de procédure. » Les magistrats du parquet sont eux aussi exposés à faire des erreurs. Un Géorgien a été remis, lundi, en liberté, suite à une erreur de procédure. Le procureur avait oublié le principe du contradictoire qui veut que le parquet fasse connaître ses arguments à la défense. « Un seul intervenant semble être prêt : la police aux frontières (PAF), poursuit Me Goubin. Nous avons pu constater que l'ouverture du centre était attendue pour mener des opérations de masse contre les sans-papiers. Le centre de Rennes sera vite plein. »

Posté par werdna à 11:18 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un vent de spéculation souffle sur l'éolien

FRÉDÉRIC DE MONICAULT. 13 août 2007 Le Figaro

RETARD. Les chiffres qui affolent les marchés ne correspondent pas, en France, à une réalité industrielle aussi stimulante car l'éolien ne représente toujours que moins de 1 % de la production électrique nationale.

La valorisation des entreprises de ce secteur est souvent jugée excessive.

L'INCROYABLE engouement pour l'éolien n'est pas un vain mot. Parmi les dernières opérations en date, l'entrée d'Energy International, filiale du groupe Suez, sur le marché de l'éolien nord-américain via l'acquisition du canadien Ventus Energy pour 86 millions d'euros. Et aussi l'allemand E.ON qui rachete Energi E2 Renovables Ibericas afin de se renforcer sur le marché espagnol des éoliennes. Enfin, une sévère bataille boursière: le groupe français Areva, leader mondial du nucléaire, n'a pas hésité à proposer près d'un milliard d'euros pour prendre le contrôle du fabricant allemand de turbines pour éoliennes REpower. En face, l'indien Suzlon proposait 1,2 milliard. Finalement, le ministère de l'Économie n'a pas autorisé Areva à surenchérir. Suzlon a donc remporté la mise.

Retard français
Ces chiffres qui affolent les marchés ne correspondent pourtant pas, du moins en France, à une réalité industrielle aussi stimulante. Certes, les installations se développent (la capacité installée a doublé entre 2005 et 2006, à près de 1 500 mégawatts), mais l'éolien représente toujours moins de 1 % de la production électrique nationale. D'ailleurs, l'objectif assigné par la directive européenne (21 % d'électricité d'origine renouvelable à l'horizon 2010) reste tout simplement inabordable. L'équation est simple : pour que la France comble son retard, il faudrait installer quatre éoliennes par jour d'ici à cette échéance. En attendant, plusieurs centaines de permis (d'installations d'éoliennes) sont aujourd'hui examinés, mais la plupart prennent cependant beaucoup de retard devant l'hostilité affichée des populations. Mais aussi en raison des perturbations qu'entraînent les pales des éoliennes sur les radars de la défense, de l'aviation civile et de Météo France.

Peu de marges d'amélioration technologique
« À l'heure de la lutte contre le réchauffement climatique, l'énergie éolienne, qui ne produit pas de C02, a le vent en poupe », résume Colette Lewiner, directeur international du secteur énergie et utilities chez Capgemini, mais cette flambée apparaît déraisonnable pour au moins quatre raisons. D'abord, contrairement à d'autres sources de production d'énergie, l'éolien possède peu de marges d'amélioration technologique qui permettraient de baisser ses coûts de production. Ensuite, les fortes subventions à l'énergie éolienne ne seront pas éternelles.

Par ailleurs, le vent, énergie aléatoire par excellence, exige souvent d'ajouter une source de production supplémentaire, comme des moteurs Diesel qui, eux, produisent du CO2. Enfin, les réseaux électriques ne seront pas en mesure d'absorber cette électricité aléatoire en quantités trop importantes. Pour toutes ces raisons, Colette Lewiner considère que l'éolien ne devrait pas avoir de développement massif durable.

Pour Christophe Asselineau, avocat associé du cabinet Simmons & Simmons et directeur du département projets-énergie, la filière a cependant de beaux jours devant elle : « Le temps des»chasseurs de primes* est terminé, quand par exemple on voyait des investisseurs allemands venir prospecter en France à la recherche d'emplacements adéquats. Désormais, l'éolien est entre les mains d'entrepreneurs beaucoup plus cohérents. » Et de rappeler l'existence de gros programmes de développement de champs d'éoliennes, « avec des investisseurs prêts à investir significativement sans l'obsession d'un succès boursier immédiat ».

Posté par werdna à 11:17 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le patron de l'usine Mattel épinglée en Chine est décédé

REUTERS : lundi 13 août 2007

PEKIN (Reuters) - Le patron d'une usine de jouets chinoise impliquée dans le rappel par Mattel d'articles contenant des peintures où avaient été décelées des niveaux excessifs de plomb s'est pendu, rapportent les médias chinois.

Zhang Shuhong, un homme d'affaires de Hong Kong âgé d'une cinquantaine d'années, qui dirigeait l'entreprise Lida, dans la province de Guangdong (Sud), a été retrouvé mort dans un atelier de son usine samedi, rapporte le Southern Metropolitan Daily, journal semi-officiel.

Quelque 1,5 million de jouets fabriqués par Lida Toy, qui produit des jouets pour le compte de la marque Fisher-Price, ont été rappelés dans le monde entier par la firme américaine la semaine dernière.

Lida n'a pas pu être contactée dans l'immédiat. 

Posté par werdna à 11:16 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Libye chercherait à s'équiper d'un réacteur nucléaire EPR

REUTERS : lundi 13 août 2007

PARIS (Reuters) - Plus qu'un simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli, écrit Le Parisien.

Le quotidien précise que ces informations lui ont été confirmées par un porte-parole du Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Fin juillet, au lendemain de la libération des infirmières et du médecin palestinien prisonniers depuis plus de huit ans en Libye, la France a signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Il prévoit le couplage d'un réacteur à une usine de dessalement de l'eau de mer. Mais selon Le Parisien, Tripoli viserait en réalité l'EPR.

Areva a été "brusquement sollicitée fin juin pour présenter la gamme de ses produits aux Libyens", précise le journal pour qui la chronologie des faits, du printemps à la libération des six Bulgares, est "troublante".

TROIS MILLIARDS D'EUROS

"Une première étude devra d'ailleurs être menée sur la capacité du système électrique libyen à accueillir un tel réacteur, ce qui en tout état de cause ne pourra pas être possible avant dix ou quinze ans", explique Philippe Delaune, adjoint au directeur adjoint des affaires internationales du CEA, maison-mère d'Areva.

Une centrale EPR représente un coût total de trois milliards d'euros environ. "Un nouveau contrat n'est jamais à négliger. D'autant que la Libye recèle des stocks et des réserves d'uranium que lorgne le géant français du nucléaire", souligne Le Parisien.

Le groupe français construit actuellement avec Siemens son premier réacteur EPR en Finlande, un projet marqué par de nombreux retards. Selon La Tribune, les derniers retards se traduiraient par une nouvelle perte de 500 à 700 millions d'euros.

Areva a également signé un protocole d'accord portant sur la fourniture de deux centrales EPR à la Chine, qui doit encore être formalisé.

En France, la mise en service d'un réacteur de troisième génération, à Flamanville (Manche), est prévue pour 2012.

Posté par werdna à 11:16 - Recherche - Science - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En Chine, l'inflation bondit en juillet

AFP : lundi 13 août 2007

L'indice des prix à la consommation en Chine, principal indicateur de l'inflation, a bondi de 5,6% en juillet, soit près du double du seuil maximum de 3% souhaité par le gouvernement, a annoncé lundi le Bureau national des statistiques.

Posté par werdna à 11:15 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

HUMOUR DU JOUR


Pénurie mondiale du lait

lait

© Chapatte

Posté par OhM_ à 09:33 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Monaco se chauffe à l’eau de mer

par Article de Guy Alexandre Goussin

Nous avions déjà abordé le sujet en méditerranée, à la Seyne Sur Mer  : nous nous penchons aujourd’hui sur un retour d’experience plus ancienne, à Monaco. En effet, depuis quatre décennies, la principauté utilise la mer Méditerranée  comme source d’énergie inépuisable : un système de pompe à chaleur équipe la plupart des bâtiments du bordant son littoral.


Sur le quai Antoine-1er, tous les immeubles sont alimentés par ce système. Rien ne transparaît. Pas de ventilation, pas de condenseurs. Seul un local de 120 m2, situé en sous-sol, accueille tuyaux et réseaux électriques. Relié à la baie, le système pompe l’eau de mer en permanence et permet de chauffer les 60 000 m2 de locaux, bureaux et restaurants. Quinze autres structures positionnées sur le littoral sont dotées du même principe de “pompe à chaleur”. Résultat : des bâtiments chauffés en énergie propre (ou climatisés selon les saisons) en divisant la facture par trois.

Une politique de longue haleine

Ces pompes à chaleur fournissent 74% de la production d’énergie totale de la Principauté. Et ce, depuis une quarantaine d’années. En effet, dès 1960, l’auditorium Rainier 3 profitera de cette technique, à l’époque innovante.
.../...

Nous explorons toutes les ressources qui s’offre à nous

La Principauté vit sur 2 km2, la proximité est forte. Très vite, les lois d’urbanisme ont interdit la présence de condenseurs sur les toits”. Ici, vous ne verrez pas de système de ventilation ou de tuyau entacher la vue”, explique Philippes Nuhnes, fondateur du bureau d’étude Ingetec et concepteur, entre autres, de l’installation sur le quai Antoine-1er. Le service dela DEUC, lui, ne s’arrête pas là et explore toutes les ressources qui s’offrent à lui : “Nous sommes en bord de mer, c’est donc ce qui est venu en premier lieu, mais nous travaillons aussi sur d’autres énergies gratuites et inépuisables comme l’air, la terre”, rappelle André Véglia, chef de division de la DEUC.

La pompe à chaleur fonctionne comme un réfrigérateur à l’envers



Le système de pompe à chaleur est constitué entre autres d’un échangeur de fluide qui circule dans la pompe. Ce liquide froid va absorber toute la chaleur d’un environnement plus chaud que lui dans un échangeur et va se transformer en vapeur froide. Cette chaleur sera ensuite compressée. C’est là qu’intervient l’échangeur qui concentre cette chaleur en augmentant la pression de la vapeur. Cette vapeur chaude atteignant 50 degrés, se condense en liquide et va transmettre sa chaleur dans l’air de la maison grâce à un deuxième échangeur. Ce liquide, poussé par la haute pression, traverse un détendeur. Sa pression chute et on retrouve alors un liquide froid à basse pression : le cycle peut commencer.
A Monaco, elle puise la chaleur dans l’eau de mer pour la restituer à l’intérieur d’un bâtiment : “Même si l’eau est à six degrés, c’est toujours six degrés au dessus de zéro. c’est donc de la chaleur”, explique Philippe Nuhnes. En gros, pour un kW d’énergie électrique consommé, le dispositif restitue trois à quatre kW de chaleur (en comparaison, un chauffage électrique ou gaz a un rapport dépense un et donne un). Une bonne partie du chauffage peut donc être assuré par une énergie gratuite, renouvelable et non-polluante.
Le résultat n’est pas négligeable : 60% d’économie sur la facture. Autre avantage, le système est réversible et se transforme en climatisation. Sur 1 million de megawatt d’énergie dépensée en 2005, la principauté en produit 20% et grâce aux pompes à chaleur, 15% de l’énergie produite a été récupérée. “Ce système se développe en France sur le long terme, la consommation d’électricité sera diminuée et exit les nouvelles centrales nucléaires”, conclut Philippe Nuhnes.


lire l'article en entier sur © http://www.ecolopop.info/

Posté par OhM_ à 09:31 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Iraniens menacés de mort : Sarkozy, Kouchner, Yade, personnellement responsables de leurs vies


Act Up-Paris prend acte de la réaction du Quai d’Orsay aux pendaisons qui ont eu lieu en Iran ces dernières semaines. Paris doit désormais empêcher d’autres exécutions et accorder l’asile au jeune gay iranien actuellement menacé d’expulsion de France vers l’Iran.

Act Up-Paris prend acte de la réaction du Quai d’Orsay et de la convocation ce matin du chargé d’affaires iranien à Paris suite aux pendaisons qui ont eu lieu en Iran ces dernières semaines.

Nous regrettons toutefois le caractère tardif de cette prise de position : combien de semaines le Ministère des Affaires Etrangères aurait-il encore attendu si nous ne l’avions pas interpellé ? Combien de pendus supplémentaires lui aurait-il fallu pour réagir ?

Nous attendons désormais que Paris continue à faire pression sur Téhéran et demande en particulier des explications sur les 17 personnes encore menacées de pendaison en Iran. Nous les tenons responsables du sort futur de ces Iraniens menacés de mort.

Nous déplorons enfin le silence officiel de la France sur la situation d’un gay iranien de 21 ans en instance d’expulsion de France vers l’Iran, ce qui le condamnerait à une mort certaine. Nous exigeons que sa demande d’asile lui soit accordée et qu’il soit libéré au plus vite.
Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner et Rama Yade ont sa vie entre leurs mains.

http://www.actupparis.org/

Posté par OhM_ à 09:26 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jean-Claude Guillebaud : La tyrannie des choses et des mots.

Télé Nouvel-Obs du 12 Août

La réduction du vocabulaire et la pauvreté du discours ambiant sont en passe de devenir comme une fatalité médiocre et insidieuse.

L’autre jour sur France-Culture, un invité déclarait redouter une progressive raréfaction des mots qui laisserait les hommes piteusement attelés aux choses, ou, pire, « à l’apparence des choses ». Il redoutait que le concassage du vocabulaire courant par le nouveau parler de tous les jours ne finisse par ruiner la pensée elle-même. Et pourquoi donc ?

Parce qu’à force, le rabâchage des métaphores, l’usure du langage, l’usage d’épithètes passe-partout (cool, super, etc.) finisse par éveiller en nous une obscure frayeur de citoyen. Celle-ci : que s’épuise peu à peu la quantité de mots et donc de concepts disponibles dans l’air du temps de la démocratie. Que ce vocabulaire basique qui célèbre aujourd’hui inlassablement sa propre hégémonie ne s’appauvrisse encore sans que l’on y prenne garde, jusqu’à n’être plus que le patois d’une inculture qui deviendrait la norme.

On peut ainsi entendre du matin au soir sur les médias audiovisuels des communications d’une centaine de mots, d’une demi-douzaine d’hypothèses bâclées, avec une paresse ou une hâte – ce qui revient au même – bruyamment revendiquée. Déjà accoutumés à cette misère du discours ambiant, nous finissons par ne plus prêter attention, en temps normal, au vide démocratique qu’elle annonce. D’où notre effroi quand nos yeux et nos oreilles en redécouvrent la vertigineuse perspective.

Cette fatalité médiocre n’est pas un phénomène exclusivement médiatique. Pour ne citer qu’un seul exemple, un peu partout – y compris dans la presse étrangère – s’écrivent des choses terribles sur l’inculture grandissante des hommes politiques en particulier et des décideurs en général. La presse allemande s’en prend quelquefois à la totale inappétence culturelle de ces quelques dizaines de gnomes à téléphone portable réglant frénétiquement, sur les marchés financiers, la marche du monde. Bref, une petite voix chuchote autour de nous – et aussi en nous – que le pire est peut être à craindre : l’installation en douceur d’une sorte de gestion rudimentaire de la réalité, gouvernée par les graphiques et les taux d’écoute ou de change, une barbarie sans langage qui aurait reconduit aux frontières du privé les mots et les idées qui allaient avec.

Or, nous savons bien aujourd’hui grâce aux travaux des éthologues et des primatologues que, grâce au langage des sourds-muets, un chimpanzé parvient à mémoriser 200 à 300 mots. Encore un effort….

Posté par werdna à 00:03 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »