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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

dimanche 12 août 2007

Consommation des poissons du Rhône interdite

par Pascal Farcy
   
A l’automne 2006, l’interdiction de consommer des poissons du Rhône ne valait que pour le département du même nom ; en février 2007, l’Ain et l’Isère faisaient de même, suivis par l’Ardèche et la Drôme à la mi-juin. Depuis hier, cette interdiction de consommer ou de commercialiser des poissons pêchés dans le Rhône vaut également pour les départements du Vaucluse, du Gard et des Bouches-du-Rhône… Au final, la quasi-totalité du parcours du Rhône en France est concernée par cette pollution aux PCB (1), la partie Suisse demeurant indemne.

C’est la détection d’une pollution des eaux du Rhône aux polychlorobiphényles (PCB) de type dioxine, avec des concentrations, dans les poissons, jusqu’à 10 fois supérieures au seuil autorisé par l’organisation mondiale de la santé (OMS) qui est à l’origine de cette cascade d’interdictions.

Toutefois, alors que des investigations sont en cours pour déterminer la cause de ces contaminations, en cette période estivale les autorités notent que la pêche sans consommation des poissons, la baignade et les sports nautiques ne présentent aucun risque sanitaire pour l’homme. En effet, les PCB se fixent dans la matière grasse des animaux contaminés et de leurs produits. Ainsi, si la consommation réitérée d’aliments contaminés peut constituer un risque potentiel pour la santé humaine (retards de croissance, problèmes de fertilité, voire cancers), une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n’a pas de conséquences sanitaires, selon les autorités.

Commercialement interdite en France depuis 1987, aujourd’hui l’utilisation des PCB est limitée aux anciens systèmes clos comme les condensateurs électriques et les transformateurs (un plan visant à leur élimination d’ici 2010 est en cours). En 2007, ces produits ne seraient plus rejetés dans le Rhône que par la société Trédi, une entreprise spécialisée dans le traitement thermique des déchets dangereux et la décontamination d’appareils électriques souillés aux PCB. Néanmoins cette société ne peut être tenue pour seule responsable de la pollution actuelle, puisque celle-ci est relevée bien en amont de Trédi.

D’ici l’automne prochain, une nouvelle expertise de l’AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments) devrait permettre de réévaluer la situation et d’adapter éventuellement les mesures. Par ailleurs, la direction régionale de l’environnement (DIREN) s’est vu confier l’élaboration d’un programme d’études et de recherche pour comprendre le phénomène de pollution et l’incidence des rejets actuels, ainsi que, dans un second temps, un programme de gestion visant à améliorer la situation.

De leur côté, les associations FRAPNA (Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature) et FNE (France Nature Environnement) demandent que les recherches de PCB soient engagées sur les grands affluents du Rhône que sont la Saône, l’Isère et la Durance ainsi que sur la pêche côtière dans le delta du Rhône (poissons et coquillage) et en Camargue. Enfin, vu l’importance de la problématique, les 2 organismes demandent l’extension des analyses à l’échelon national.



1- Les PCB ou encore polychlorobiphényles, désigne une famille de 209 composés organochlorés classés comme polluants organiques persistants (POPS). Produites industriellement depuis 1930, ces molécules ont fait l’objet de multiples utilisations massives jusque dans les années soixante-dix pour la fabrication des transformateurs électriques et comme additifs dans les peintures, les encres et les huiles de coupe. Très peu biodégradables, leur rejet dans l’environnement a entraîné des phénomènes de bio accumulation préoccupants.
Les polychlorobiphényles sont parfois dénommés à tort 'pyralènes', du nom commercial de préparations huileuses qui les intègrent dans leur composition.

© http://www.univers-nature.com/

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HUMOUR DU JOUR

franska

© Placide

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Des alter-assises pour une alter-constitution

par Christian Causse

L’oppression du système libéral se manifeste doublement :

  1 - Une spoliation économique et financière : une injustice de droit commun, crapuleuse en quelque sorte et de nature à susciter des réactions de type « spontanément ressenti »

  2 - une imposture de pouvoir , un délit politique : l’imposture qui fait que les décisions prises sur la marche du monde (et donc de la France et l’Europe) sont extra-démocratiques. C’est à dire que les décisionnaires réels n’ont jamais eu l’onction du suffrage universel. Ceci appelle une riposte « mûrement pensée ».

Le premier aspect est celui sur lequel se concentrent les partis politiques traditionnels : « une autre politique », « battre la droite », etc.
En clair l’alternance. C’est le cas du PS. Mais aussi du PCF digéré par le système ; à travers ses liens existentiels et stomacaux avec le PS.
Idem pour la LCR : celle-ci a tellement bien compris que l’alternative était impossible dans le cadre actuel, qu’elle s’arrange toujours pour trouver « la divergence-prétexte » qui lui permet de rester dans le confort de l’incantation.

En résumé, lors de nos assises, nous n’avons pas simplement affaire à une question de droit commun (le vol) mais à un enjeu politique ( le pouvoir ).
Nous sommes bien au-delà « de faire autrement » nous sommes dans l’exigence « d’être autre ».

Ce qui est à l’ordre du jour de nos assises, c’est l’alternative au système tout entier : du contenu politique ET du contenant sociétal. De la transformation du contenu PAR le changement de contenant.
Pas seulement combattre la droite mais abattre le système.

Cela passe par l’invention de l’alternative qui le tuera : Pour tuer l’ancien, inventons le nouveau ! A y bien regarder le nouveau est déjà, aujourd’hui, en train de naître.
Attention : du nouveau, pas seulement du neuf.

Il ne suffit pas et il ne faut pas, revenir à des solutions de type keynésien, un état fort qui redistribuera et arbitrera au nom de l’intérêt général pour peu qu’il soit aux mains de gens bien intentionnés.

.../...

Le meilleur angle d’attaque pour abattre le système me paraît être la constitution. C’est le pilier le plus commode parce que le plus visible et lisible et aussi, paradoxalement, le moins bien défendu.
Une récurrence dans notre histoire de France : les grandes ruptures (1789, 1793, 1871, 1940, 1946 ) ont souvent eu lieu autour de la question de la « constitution ». La constitution est affaire de pouvoir, celui-ci en procède directement.

En nous situant sur le terrain de la constitution nous affranchissons notre combat de tous les avatars politiciens qui polluent le débat politique : nous concentrons le débat sur l’essentiel : le pouvoir.
Il est intéressant d’observer que, dans les années 50, pendant que les partis se déchiraient sur le « contenu politique », le général de Gaulle se positionnait sur le « contenant constitutionnel ».
Il avait ainsi bien davantage qu’une longueur d’avance il avait une hauteur de plus.

Je nous propose de surfer constitutionnellement sur la vague de « l’indépendance » des divers pouvoirs qui se sont émancipés et d’y réintroduire la démocratie, c’est à dire le suffrage universel.

  Le pouvoir exécutif ? Elu in extenso au suffrage universel (pas seulement le président)

  Le pouvoir législatif ? L’assemblée élue au suffrage universel et à la proportionnelle. Le sénat, supprimé.

  Le pouvoir judiciaire ? Au conseil supérieur de la magistrature dont les membres devront être élus au suffrage universel. (Avec 50 % des sièges réservés à des professionnels, magistrats, avocats, etc )

  Le pouvoir constitutionnel ? Fusionnons le conseil d’état, la cour de cassation et le conseil constitutionnel dans un conseil suprême dont les membres seront élus au suffrage universel.

  Le pouvoir médiatique ? Au conseil supérieur de l’audiovisuel, transformé en conseil supérieur des médias et des télécommunication dont les membres seront élus au suffrage universel. (Avec 50 % des sièges réservés à des journalistes)

  Le pouvoir financier ? A l’autorité des marchés financiers dont les membres devront être élus au suffrage universel.

  Le pouvoir économique ? fusionnons les chambres consulaires (commerce, agriculture et métiers) dans un conseil économique sur la base de une entreprise = une voix. [1]

  Le conseil supérieur des universités ? transformé en un conseil supérieur de l’éducation et de la culture dont les membres seront élus au suffrage universel (Avec 50 % des sièges réservés à des enseignants )

  La santé ? Un conseil supérieur de la santé dont les membres seront élus au suffrage universel (Avec 50 % des sièges réservés à des professionnels de la santé : médecins, infirmières, pharmaciens, etc)

  L’énergie ? un conseil supérieur de l’environnement dont les membres seront élus au suffrage universel.

  La vie sociale ? Fusion de la sécurité sociale, caisse allocations familiales, des assédic, de la formation professionnelle, des caisses de retraites dans un « office public des ressources humaines » élu au suffrage universel et chargé de mettre en œuvre un « revenu global d’existence » pour chaque citoyen depuis sa majorité jusqu’à son décès.

  etc

Et dans chaque cas, pour éviter toute dispersion corporatiste, la présence significative de députés de l’Assemblée nationale, garantissant ainsi la prééminence de la cohésion et de l’intérêt général.

Stratégiquement, en réintroduisant le suffrage universel partout, nous revalorisons le POLITIQUE.
Et c’est précisément le POLITIQUE qui est l’ennemi mortel du système libéral. En effet, celui-ci ne survit que par la démission politique du peuple.

.../...

Le débat et les clivages gauche-droite ne disparaîtront pas, mais s’exerceront dans un cadre anti-libéral. Ne nous leurrons pas, la droite survivra au libéralisme, et l’alternative doit respecter cela.

Il y a déjà eu des précédents : qui aurait dit en 1940, alors que la droite était à 99 % profasciste et pro-hitlérienne, que 4 ans plus tard elle s’inscrirait dans un processus républicain ?

La solution a été, reste et restera dans le mouvement populaire.

Ce chemin pour l’alternative est moins confortable que celui du « grand soir » qui, quoi qu’on en dise, continue de nous polluer la pensée.

Moins confortable mais, et donc, plus crédible.

lire l'article en  entier sur http://www.alternativeunitaire2007.org/

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Et Lula apporta l’eau et la lumière aux favelas

Le président brésilien va injecter 2,6 milliards d’euros dans les bidonvilles pour y améliorer les conditions de vie.

Par Chantal Rayes

Des paroles : «Sous notre gouvernement, les pauvres seront traités comme des êtres humains.» Et de l’argent : 2,6 milliards d’euros. Samedi dernier, le président brésilien a lancé un chantier ambitieux. L’urbanisation et l’assainissement des eaux des favelas, les bidonvilles de la capitale Brasília et de douze autres régions. Le mois dernier, le leader de gauche, Lula, réélu en octobre à la tête du Brésil, avait déjà annoncé le programme dans les Etats les plus peuplés du pays : le Nordeste pauvre, São Paulo, le Minas Gerais et Rio de Janeiro. «Nous allons apporter de l’asphalte, de la lumière, des espaces de détente, pour alléger les souffrances de millions de Brésiliens», a déclaré le Président en lançant le projet.

Mortalité infantile.  Au moins 12,4 millions de Brésiliens vivent dans des favelas, en périphérie des grandes villes. Rio compte à lui seul 752 favelas où vivent 1,5 million d’habitants, soit 20 % de la population de la ville. L’assainissement des eaux y est une priorité en raison de son impact sur l’environnement et la santé, en particulier sur la mortalité infantile. «La couverture de ce service public est encore précaire, y compris dans des régions aisées, explique à Libération Márcio Fortes, le ministre de la Ville, qui pilote le projet. Seuls 53 % des domiciles brésiliens sont raccordés au réseau de collecte d’égout. Ce taux tombe à 35 % si on compte les foyers qui bénéficient également du réseau de traitement des eaux usées. Nous allons étendre ces services à toute la population, en donnant la priorité aux favelas. Nous allons également dépolluer les bassins hydrographiques dans lesquels les égouts sont déversés et généraliser l’accès à l’eau courante et potable, qui parvient aujourd’hui à plus de 83 % des foyers.»

Autres travaux prévus dans les favelas, selon le ministre : l’extension du réseau électrique, l’ouverture de rues et des travaux d’amélioration de l’habitat précaire. Priorité : reloger les populations pauvres qui occupent les «zones à risques», sujettes aux inondations ou aux éboulements de terrains. Mais aussi répondre au défi du logement. Selon une étude de la Fondation Getulio-Vargas, il manque 7,8 millions d’habitations au Brésil. Le gouvernement entreprend de démocratiser l’accès au crédit immobilier. «Les banques publiques commencent à accorder des crédits aux familles qui gagnent entre trois et cinq fois le salaire minimum mais pas aux plus pauvres parmi les pauvres, qui ont le plus besoin de logement mais aucune garantie à offrir», note Orlando Santos Junior, professeur d’urbanisme et l’un des coordinateurs du Forum national pour la réforme urbaine, un réseau d’ONG.

Lula a donné la priorité aux grandes agglomérations urbaines, où les problèmes de logement et de violence sont les plus aigus : «Avec l’urbanisation des favelas et l’assainissement, viendront les écoles et les aires de loisirs, et la sécurité publique s’en trouvera améliorée.» A Rio, Lula est allé plus loin : «Si l’Etat ne remplit pas son rôle, le crime organisé le fera», allusion aux narcotrafiquants qui contrôlent les favelas de la ville.

Ces investissements font partie du Programme d’accélération de la croissance (PAC), un ensemble de grands travaux lancé en janvier. Il sera financé par les recettes de l’Etat et des emprunts auprès des banques publiques et privées. Jusqu’à la fin de son mandat, en 2010, Lula a prévu d’injecter plus de 15 milliards d’euros pour l’assainissement des eaux et l’urbanisation des favelas. Et plus de 40 milliards dans le logement. C’est respectivement plus du triple et du double des fonds alloués à ces secteurs lors de sa première présidence, durant laquelle il avait durci l’orthodoxie économique héritée de son prédécesseur pour calmer les marchés financiers, effrayés par l’arrivée de la gauche au pouvoir. Entre-temps, Lula a également retiré le ministère de la Ville à son Parti des travailleurs pour le confier à la droite, à laquelle appartient Márcio Fortes, en échange de son soutien au Parlement. Ce qui fait craindre à certains, dont Orlando Santos Junior, «un virage conservateur dans la politique urbaine».

Clientélisme.  «Le PAC est une avancée pour les favelas, reconnaît-il. Mais la société civile n’a pas de contrôle sur l’allocation de l’argent, qui risque d’être soumise au clientélisme des élites politiques traditionnelles. Par ailleurs, dans nos villes marquées par la ségrégation spatiale du pauvre, il faut permettre aussi à ce dernier d’habiter les zones centrales.» Et non pas le confiner dans des favelas, même améliorées.


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Sarkozy en jean et en solitaire pour le pique-nique des Bush

Le chef de l'Etat est arrivé sans Cécilia Sarkozy, samedi, à la résidence de la famille Bush dans le Maine. C'est la première rencontre officielle entre les deux présidents sur le sol américain.
Par AFP

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé samedi à la mi-journée à la résidence familiale des Bush pour déjeuner avec le président George W. Bush et son épouse Laura à Kennebunkport (Maine, nord-est).
A son arrivée, Nicolas Sarkozy a expliqué que son épouse Cécilia et deux des enfants souffraient d'une «angine blanche» ce qui les a empêchés de participer au pique-nique. «Le pire, c'est que c'est moi qui la lui ai passée», a précisé le président français qui portait un jean. «Nous sommes déçus qu'elle soit malade mais nous comprenons», a déclaré le président Bush.

Une porte-parole de la Maison Blanche avait indiqué un peu plus tôt que Cécilia Sarkozy avait appelé Laura Bush samedi matin pour décliner l'invitation au pique-nique pour raison de santé mais sans donner plus de détails.

Les Bush ont prévu de régaler Sarkozy avec des hamburgers et des hot-dogs de préférence aux homards qui font la réputation du Maine. Pour l'occasion, le drapeau tricolore flotte sur la résidence des Bush.

Le président américain, lui-même en vacances, et le chef d'Etat français se sont déjà rencontrés à Washington en septembre 2006, puis au sommet du G8 de Heiligendamm (Allemagne) en juin. Mais le déjeuner de samedi constitue le premier engagement du président français en territoire américain depuis qu'il a pris ses fonctions en mai.

Les parents du président Bush seront présents, tout comme ses filles jumelles Jenna et Barbara, sa soeur Dorothy et son frère Jeb. Bush souhaite que le caractère informel du déjeuner aide à établir avec Sarkozy une relation personnelle qui faisait cruellement défaut avec son prédécesseur Jacques Chirac.

Washington espère de l'élection de Sarkozy «le début d'une nouvelle ère» dans les relations franco-américaines, traditionnellement compliquées, même si le grave désaccord de 2002-2003 sur l'opportunité de la guerre d'Irak a été peu à peu aplani.

Une dizaine de manifestants, qui protestent contre la guerre en Irak, se sont rassemblés sur la route du littoral à Kennebunkport. L'un d'eux brandissait un panneau avec un slogan en français citant le président français: «guerre en Irak “une faute”».

Nicolas Sarkozy doit ensuite retourner à Wolfeboro (New Hampshire, nord-est), où il est arrivé la semaine dernière pour passer des vacances, dans ce lieu de villégiature huppé et pittoresque de la côte Est des Etats-Unis.

Il avait brièvement interrompu ses vacances pour assister vendredi, à Paris, aux obsèques du cardinal Jean-Marie Lustiger.



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Une femme blessée lors d'une fusillade à Paris

L'échange de coups de feu entre la police et les malfaiteurs a fait une blessée, tôt dimanche matin, aux abord d'une boîte de nuit, dans le 8e arrondissement.
Par AFP

Une fusillade a eu lieu dimanche peu après 5 heures du matin à Paris devant le Plazza Madeleine, un établissement de nuit situé boulevard de la Madeleine (8e arrondissement) et une femme a été blessée, selon des sources policières.

«Des personnes ont appelé la police à 5h15 ce matin, a raconté cette source et dès que les policiers sont arrivés, ils se sont fait tirer dessus, des tirs nourris», a précisé la police.

Un policier a alors répliqué. Au cours de cette fusillade, une femme a été blessée et est actuellement soignée dans un hôpital parisien.

Les malfaiteurs ont pris la fuite à bord d'un véhicule, a ajouté la source.
La BRB (brigade de repression du banditisme) a été saisie.

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«Les centrales nucléaires sont des sites à haut risque»

Bernard Laponche, expert en énergie, analyse l’utilisation mondiale de l’atome.

Par ALEXANDRA SCHWARTZBROD

Consultant en politiques de l’énergie, Bernard Laponche est un des rares experts indépendants du nucléaire en France.

Le nucléaire est-il vraiment une énergie «verte» ?

C’est une excellente publicité faite au nucléaire, mais elle ne résiste pas à l’examen. Il est vrai que, par kWh (kilowattheure) produit, le nucléaire émet très peu de gaz à effet de serre. Pas zéro, car les usines et le transport du combustible, ainsi que la construction et le démantèlement des centrales produisent du CO2. Cela représenterait 6 à 30 grammes de CO2 équivalent par kWh, ce qui est faible, mais supérieur aux émissions de l’éolien. Une centrale à charbon classique émet, elle, 400 grammes de CO2 équivalent par kWh, contre 200 pour une centrale à gaz à cycle combiné. Il suffirait donc de remplacer des centrales à charbon par des centrales à gaz pour diviser par deux les émissions de CO2. En France, si on fournissait aux consommateurs la même quantité d’électricité que celle provenant des centrales nucléaires avec des centrales à gaz à cycle combiné, on n’augmenterait que de 18 % les émissions de CO2, et de 12 % les gaz à effet de serre : ce n’est pas rien, mais cela montre que la solution du problème global est ailleurs. Par ailleurs, le nucléaire n’est utilisé que pour produire de l’électricité. Le secteur le plus vulnérable en termes de sécurité d’approvisionnement, et le plus inquiétant pour l’environnement, est celui des transports, qui dépend à 90 % des produits pétroliers. De toute façon, si on prend le critère de l’effet de serre, la première parade, ce sont les économies d’énergie. Un pays comme l’Allemagne ne s’y trompe pas : la décision de «sortie du nucléaire» y est un aiguillon puissant pour les pouvoirs publics, les collectivités locales et les industriels. L’aveuglement français sur la monoculture nucléaire risque en revanche de pénaliser le développement de nouvelles sources et techniques favorables à l’environnement, à la sécurité énergétique et au développement régional et local. Enfin, même si le nucléaire est bien placé côté CO2, il l’est très mal côté accidents, déchets, et prolifération. Il se compare très défavorablement aux renouvelables avec lesquelles il y a peu de risque d’accident !

L’énergie fournie par les renouvelables est marginale par rapport à celle du nucléaire…

Détrompez-vous ! Les renouvelables représentent en 2004, d’après les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 12,8 % de la consommation mondiale d’énergie primaire, contre 6,5 % pour le nucléaire. En ce qui concerne la production d’électricité, la proportion est de 18,2 % pour les renouvelables et 15,7 % pour le nucléaire. Raisonnons en énergie finale, celle livrée aux consommateurs : en France - qui a de loin la plus forte proportion de nucléaire (78 % de la production d’électricité) - la part de l’électricité est de 22 % de la consommation finale, et la contribution du nucléaire est de 17 % de la consommation finale d’énergie. Quant aux nouvelles centrales électriques installées, en moyenne annuelle sur 2000-2004, le nucléaire représente 3 %, l’éolien 5 %, l’hydraulique 10 %, le pétrole 5 %, le charbon 25 %, et le gaz naturel 50 %.

Il y a malgré tout une tentation, dans le monde, de retour au nucléaire…

Tant que les techniques proposées ne répondront pas à ces trois dangers que sont les accidents, les déchets et la prolifération - dangers soulignés par l’AIE -, les commandes ne décolleront pas. La Chine dit qu’elle veut construire 40 centrales nucléaires sur vingt ans, mais elle veut aussi construire 700 centrales à charbon ! Si relance du nucléaire il y a, ce ne sera sûrement pas avec la même famille de réacteurs que celle d’aujourd’hui. En France, l’EPR, ce n’est pas la troisième génération mais le dernier «modèle» de la génération actuelle, la deuxième, dont la technologie date des années 60, avec les trois dangers déjà cités. Quant à la «quatrième génération», il semble que ce qu’on nous prépare en France, c’est un surgénérateur au plutonium et au sodium - l’un et l’autre dangereux - de type Superphénix… arrêté par la France en 1998. Pas une solution viable.

Où en sommes-nous du problème des déchets ?

Pour résumer, les puissances nucléaires se retrouvent avec, sur les bras, des combustibles irradiés non retraités stockés (dans des piscines ou stockages à sec), et/ou des déchets «vitrifiés», sans parler des nombreux déchets de plus faible activité mais de plus gros volume, dont les moins dangereux sont stockés en surface. Qu’est-ce qu’on en fait ? Le plus raisonnable serait de les stocker de façon réversible en subsurface (hangars accessibles à profondeur moyenne, sous une colline par exemple). La solution préconisée en France, c’est le stockage géologique profond étudié au laboratoire de Bure [dans la Meuse, ndlr]. Mais les opposants disent qu’on ne peut pas mettre ça dans la croûte terrestre, car on ne sait pas comment ça va évoluer dans trois cents ou mille ans ! Une question éthique majeure.

Et la prolifération ?

Il y a deux risques : étatique, et terroriste. Tout pays qui possède la technologie nucléaire dite civile peut fabriquer une bombe. Si vous pouvez faire de l’enrichissement d’uranium ou extraire le plutonium de combustibles irradiés, c’est bon. Quant aux risques terroristes, si vous vous procurez des combustibles irradiés ou des matières radioactives, il suffit de les mélanger avec des explosifs classiques pour faire une bombe sale.

Le nucléaire n’est donc pas une énergie d’avenir…

Personne ne se rend compte de l’espèce de bazar que cela représente, alors que cette énergie est marginale dans le monde. Et, quand vous arrêtez une installation nucléaire, c’est là que les ennuis commencent ! Toutes ces centrales sont des sites à haut risque qu’il faut démanteler. Superphénix, dix ans après, ça continue encore, et probablement pour longtemps ! Et on aura en France 58 centrales à démanteler ! La production d’électricité doit être quelque chose de simple, robuste, et surtout pas hyperdangereux

© http://www.liberation.fr/

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Sans-papiers: six petits mois de répit pour les parents d'Ivan

Le ministre de l'Immigration leur accorde une autorisation provisoire de séjour «à titre humanitaire», notamment pour rester auprès de l'enfant dont l'état de santé évolue «progressivement et favorablement».
Par AFP



Les parents d'Ivan, André Dembsky et Natalia Aboueva, s'étaient vus notifier trois refus de séjour depuis leur arrivée en France, souligne Hortefeux dans un communiqué. Toutefois, «à titre humanitaire», afin de leur permettre de séjourner légalement en France pour rester aux côtés de leur enfant hospitalisé, Hortefeux annonce qu'il a demandé au préfet de la Somme de délivrer à André Dembsky et Natalia Aboueva «une autorisation provisoire de séjour de six mois».

«Cette décision est indépendante de l'enquête en recherche des causes de blessures graves diligentée par le procureur de la République d'Amiens et conduite par l'Inspection générale de la police nationale», souligne le ministre. Le ministre rappelle la «situation administrative irrégulière» des parents d'Ivan, qui, «malgré la notification» de trois refus, «se sont maintenus en France irrégulièrement».

Arrivés en France en août 2004, ils ont demandé à être reconnus comme réfugiés politiques. Leur demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) en février 2005, précise le ministre. Ce refus a été confirmé le 25 septembre 2006 «par la juridiction spécialisée en matière d'asile politique, la Commission de recours des réfugiés, au sein de laquelle siègent un représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et une personnalité nommée par le Conseil d'Etat», souligne Hortefeux. Enfin, une nouvelle demande a été rejetée par l'OFPRA en mars 2007, ajoute-t-il.

L'état de santé d'Ivan évolue par ailleurs «progressivement et favorablement», a annoncé samedi l'hôpital de la ville. «A 48 heures du traumatisme, l'état de santé de l'enfant Ivan évolue progressivement et favorablement», a déclaré la direction du CHU d'Amiens, où il est hospitalisé depuis mercredi.

«L'enfant a récupéré une ouverture spontanée des yeux, signe qui traduit une sortie progressive de l'état de coma», poursuit l’hôpital, qui ajoute toutefois que «l'assistance respiratoire par une machine est toujours nécessaire».

«On peut raisonnablement penser que, sauf complications toujours possibles, le cap vital pourra être franchi en début de semaine», selon l'hôpital, qui souligne néanmoins que «comme dans tout traumatisme crânien, a fortiori chez un enfant, il faudra attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour évaluer les éventuelles séquelles».


© LIBERATION.FR : dimanche 12 août 2007

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Poursuivi, l’enfant tombe du quatrième étage

Sans-papiers . à Amiens, hier, un garçon de douze ans a voulu suivre son père qui tentait de fuir la police. « Son pronostic vital est engagé », souligne le procureur.

par Antoine Aubert


Ivan, un enfant de douze ans, a chuté, hier, du quatrième étage d’un immeuble tandis qu’il tentait de fuir avec son père sans papiers, André Dembski, trente-trois ans, les forces de l’ordre qui s’apprêtaient à les interpeller.

Selon un communiqué de Patrick Beau, procureur de la République près le tribunal de grande instance d’Amiens, à 7 h 45, « des policiers de l’unité administrative se sont présentés au domicile, accompagnés d’un interprète en langue russe. Ils ont frappé à la porte à plusieurs reprises et tenté de parler aux occupants en déclinant leur identité pour leur demander d’ouvrir. En absence de réponse de leur part, il a été décidé de faire appel à un serrurier qui est arrivé sur place vers 8 h 20 ».

fracture du crâne

Tandis que ce dernier s’affairait sur la porte, le père aurait d’abord sauté par une fenêtre du quatrième étage et commencé ensuite à s’enfuir en courant. Son fils a voulu le suivre. Selon un témoin, il serait « passé par-dessus la rambarde d’un balcon et puis d’un coup a tout lâché et est tombé ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) s’est vu confier, hier, une enquête afin de connaître les conditions d’intervention des policiers, les gestes de chacun des membres de la famille au moment des faits et également les raisons qui ont poussé l’enfant à suivre son père le long de la façade.

Les pompiers ont transporté le jeune adolescent au CHU d’Amiens « dans un état grave ».

.../...

La famille Dembski avait à plusieurs reprises effectué sans succès des demandes d’asile politique et de titre de séjour, depuis février 2005. « Il y a trois jours, ils avaient été convoqués à la gendarmerie mais ne s’y sont pas rendus, à juste titre selon moi », a déclaré hier Richard Moyon, porte-parole de Réseau Éducation sans frontières (RESF). Selon le procureur, la famille avait épuisé ses voies de recours et se trouvait en séjour irrégulier. Une enquête préliminaire avait donc été diligentée.

.../...

« Madame Aboueva, la mère d’Ivan, déclare être d’origine tchétchène, monsieur Dembski d’origine ukrainienne. Mais l’Office français de protection des réfugiés et apatrides

(OFPRA) affirme qu’ils sont russes et qu’il est, dès lors, sans risque de les renvoyer chez eux. Monsieur Dembski était pourtant gravement menacé à Groznyï, où il était venu travailler, pour avoir refusé d’intégrer l’armée. » La mère de sa femme avait, elle, été assassinée. « D’autres familles menacées dans la région nous disent qu’elles préfèrent mourir tranquillement en France plutôt que d’être tuées de manière atroce dans leur pays », ajoute Sylvette Chevalier.


Pour Richard Moyon, cet accident s’inscrit dans la logique de la politique de chasse à l’enfant menée par le gouvernement. « Depuis quelque temps, on redoutait ce type de drame. Si Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy s’entêtent dans leur politique du chiffre, nous ne doutons pas que d’autres tragédies surviendront. »



lire l'article en entier dans L'Humanité © http://www.humanite.fr/

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Nicolas Sarkozy fait dérailler le fret

par Pierre-Henri Lab & Émilie Rive




Transport . En contradiction avec ses déclarations en faveur d’une remise en cause du tout-camion, le président de la République multiplie les décisions défavorables au rail.

Création d’un ministère d’État à l’Environnement, déclarations en faveur d’une hausse de 25 % en cinq ans de la part du transport fret non routier : le président de la République, Nicolas Sarkozy, s’emploie depuis le début de son mandat à donner de lui l’image d’un chef de l’État soucieux de s’engager plus que ses prédécesseurs dans le développement des alternatives au tout-camion. Reste que les faits sont têtus. Non seulement ils ne confirment pas ce discours, mais ils le démentent. Le désengagement de - l’État du financement de « l’autoroute ferroviaire » Lyon— Turin (lire ci-contre) ne relève pas de l’anecdote. Il est symptomatique de l’action présidentielle.

le bilan calamiteux de la sncf

Loin de « la rupture » revendiquée, la politique des transports de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la poursuite de celle mise en oeuvre par la droite depuis 2002, dont une des premières décisions fut de rompre avec le développement du fret SNCF initié sous le gouvernement de Lionel Jospin par le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot.

Cinq ans plus tard, la situation de Fret SNCF est catastrophique. Le volume de marchandises transporté par l’entreprise publique est passé de 55 milliards à 40 milliards de tonnes/kilomètre. En 2006, l’activité a enregistré une perte courante de 250 millions d’euros et des pertes exceptionnelles de 650 millions d’euros. Soit un total de 900 millions d’euros pour un chiffre d’affaires qui a reculé de 200 millions d’euros, passant de 1,9 milliard d’euros en 2005 à 1,7 milliard d’euros l’année dernière. Un bilan calamiteux.


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Jean-Claude Gayssot : « Une régression considérable »
L’ancien ministre PCF dénonce la politique et le bilan de la droite en matière de fret ferroviaire.

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"Jean-Claude Gayssot. Entre 2002 et 2006, avec la mise en oeuvre par la SNCF sous la houlette du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, le volume de marchandises transporté par le fret ferroviaire est passé de 55 à 40 milliards de tonnes/kilomètre. Il s’agit d’une régression considérable en contradiction avec l’objectif que j’avais décidé en 1998 de doubler le volume de fret ferroviaire. La politique poursuivie depuis 2002 et confirmée depuis l’élection présidentielle est contradictoire avec l’objectif affiché de rééquilibrer la part du transport de marchandises en faveur du rail."

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Le TGV Lyon-Turin en sourdine
Le premier train associant voyageurs et fret était prévu pour 2012. Le sera-t-il pour 2020 si le gouvernement néglige les financements européens ?

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Le Comité pour la Transalpine, rappelle qu’en une vingtaine d’années, le fret ferroviaire entre les deux pays est passé de 39 % à 15 % des échanges, que 2,8 millions de poids lourds ont franchi la frontière entre la France et l’Italie en 2005 et que les trajets longues distances de poids lourds représentent les deux tiers des passages frontaliers.

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Il se félicitait de la signature conjointe de demande à la Commission européenne d’un financement de 30 % des travaux de la section transfrontalière du Lyon-Turin : le financement du tunnel de base international pour la période 2007-2013 et la poursuite du chantier au-delà de cette date. Mais il insistait aussi sur la nécessité de solliciter l’Europe pour payer les travaux sur la section française.

Le 30 juillet, reçus en délégation à Matignon, les représentants de Rhône-Alpes apprenaient de la bouche de François Fillon que la France se contentait de demander 8,5 millions d’euros pour 2008, quitte à refaire une demande chaque année en fonction des besoins. Bernard Soulage, vice-président socialiste de Rhône-Alpes, parle d’une « décision incohérente avec la décision du gouvernement de février 2006 » qui voulait, par la réalisation de ces travaux avant l’ouverture du tunnel de base, permettre « une montée en puissance du trafic pour atteindre 20 millions de tonnes dès l’ouverture du tunnel principal, soit plus d’un million de camions ». La région demande au gouvernement de garantir la compensation du manque de crédits sans faire appel aux collectivités régionale et départementales.


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Posté par OhM_ à 10:25 - Transport - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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