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samedi 4 août 2007

Flagrant délit pour la France : des inspecteurs citoyens empêchent in extremis un nouveau tir du missile nucléaire d’attaque M51

Communiqué du 19 juin 2007 sur http://www.desobeir.net/

Biscarrosse, Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes.

Dernière minute : à 17 Heures ce jour, plusieurs inspecteurs arrêtés, le tir du missile n'a pas eu lieu

Ce jour, plusieurs équipes d’Inspecteurs citoyens du collectif « Non au missile M51 » ont procédé à l’inspection inopinée du Centre d’Essais et de Lancement de Missile des Landes. La cellule d’investigation du collectif avait en effet pu découvrir qu’un nouveau tir d’essai du missile nucléaire d’attaque français, le M51, était prévu ce matin à 9 h 00, dans le plus grand secret. Constatant le flagrant délit de violation de l’article 6 du Traité de Non Prolifération, rejoint par la France en 1992, les Inspecteurs ont immédiatement interrompu le tir et s’emploient en ce moment même à collecter les preuves du crime contre le droit international et la paix préparé au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes.

L’inspection s’est déroulée dans des conditions extrêmement difficiles : des centaines de gendarmes et autant de militaires avaient été prédisposées depuis la veille et toute la nuit à toutes les intersections et chemins de randonnée des abords du Centre d’Essai et de Lancement de Missiles des Landes. Malgré l’interpellation d’une partie des inspecteurs à l’intérieur et à l’extérieur du CELM, le tir a été bloqué ce jour.

« Ces tirs d’essai préparés à l’insu des populations constituent de véritables provocations contre la paix », déclare Pierre Villard, porte-parole du collectif « Non au missile M51 ». « On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays avec un nouveau missile d’attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant « chirurgicales » sur la population iranienne. Encore une fois, la France joue au pompier pyromane en s’autorisant à violer ouvertement la lettre et l’esprit du Traité de Non Prolifération. Y aurait-il deux poids deux mesures pour le respect du droit international ? »

Avec le missile nucléaire d’attaque M51, la France cherche à se doter d’une arme de destruction massive capable de frapper des cibles situées à plus de 6000 km. Comme le présentait Jacques Chirac dans un discours prononcé sur la base nucléaire de l’Ile Longue (Brest), le 19 janvier 2006, l’objectif est clair : il s’agit de pouvoir frapper à l’arme nucléaire (avec des têtes nucléaires de puissance réduite, les mini-nukes) les sites stratégiques (militaires, mais aussi industriels ou politiques) d’une puissance régionale pas nécessairement dotée de la capacité nucléaire, mais qui nuirait d’une façon quelconque à nos « approvisionnements stratégiques », notamment pétroliers…
Pour Pierre Villard « Après les annonces d’intention des USA d’installer dans plusieurs pays d’Europe des bases du programme de son défense anti-missile, cette tentative d’essai ajoute à l’instabilité internationale. Il devrait vraiment y avoir d’autres priorités pour le nouveau Président de la République »

« Il est urgent d’arrêter le programme M51 et de réaffecter ses 15 milliards d’Euros à des dépenses qui favorisent véritablement la paix et la justice, par exemple dans la satisfaction des besoins sociaux ou le domaine de l’énergie, en encourageant la substitution des énergies renouvelables aux énergies fauteuses de guerre » conclut Pierre Villard.

Contact : Pierre Villard, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : 06 82 92 29 46.
En cas d’impossibilité : Xavier Renou : 06 64 18 34 21

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur www.nonaumissileM51.org

Posté par OhM_ à 23:36 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

HUMOUR DU JOUR

bachelotal
© Placide

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Les Russes partent à l’assaut de l’Arctique

Expédition . Un sous-marin russe a touché le fond de l’océan sous le pôle Nord. Un périple scientifique et politique.

par A. A.

L’opération semble être un succès. Jeudi, le Mir-1 est parvenu au fond de l’océan Arctique, soit à 4 261 mètres sous le pôle Nord. L’information a été délivrée par la chaîne de télévision russe Vesti 24. Il a fallu près de deux heures aux explorateurs, à bord du sous-marin, un scientifique et deux députés russes (dont le vice-président de la Douma, Artour Tchilignarov), pour atteindre cet objectif. Il s’agit selon eux d’une première mondiale. Une seconde équipe, à bord du Mir-2, les a depuis rejoints.

L’expédition était partie le 24 juillet de Mourmansk, port stratégique situé sur la mer de Barents. Les dirigeants russes avaient pour l’occasion choisi d’appareiller deux bateaux, le navire de recherche Akademik Fedorov et le brise-glace

à propulsion nucléaire Rossia. Les explorateurs ont désormais pour mission d’effectuer des recherches scientifiques, ainsi que de planter un grand drapeau russe en titane sur le fond marin et laisser une capsule contenant un message pour les générations futures. L’expédition est de fait politiquement très importante pour la Russie.

D’après de nombreux experts, cette partie du globe possède en effet près du quart des ressources pétrolières disponibles dans le monde. Pour Tchilignarov, qui dirige la mission, celle-ci doit permettre de poser les bases d’une future prise en main de la région par son pays : « L’Arctique est à nous et nous devrons y montrer notre présence », avait-il déclaré peu avant son départ. Le député va même jusqu’à affirmer que « toucher le fond à une telle profondeur, c’est comme faire le premier pas sur la Lune ». Les Américains sont avertis. Les richesses de ce pays sont aussi regardées avec grand intérêt par les États-Unis et par l’Europe. Des pays comme la Norvège ou le Danemark désirent, eux aussi, étendre leur influence au-delà de leur zone économique traditionnelle.

C’est pour cet ensemble de raisons que les explorateurs russes espèrent prouver qu’une partie du fond sous-marin, appelée « dorsale Lomonossov », située dans la région arctique, constitue une extension géologique de leur pays. Moscou pourrait dès lors demander à l’ONU de reconnaître ce territoire comme appartenant pleinement à la nation de Vladimir Poutine.

lire sur l'Humanité.fr ©

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Les lois votées en un mois de session

Bouclier fiscal

 

Paquet cadeau pour les grandes fortunes

 

Ce que dit la loi

 

Le 28 juillet, le Sénat a définitivement adopté le paquet fiscal voulu par Nicolas Sarkozy. Au coeur du dispositif, le « bouclier fiscal » qui limite l’imposition totale d’un contribuable à 50 % de ses revenus annuels. Dans le même temps, la loi prévoit de relever l’abattement des droits de succession de parents à enfants de 50 000 à 150 000 euros, ce qui correspond à une quasi-suppression.

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Malgré l’engagement renouvelé à de nombreuses reprises par le candidat Sarkozy, les « parachutes dorés » ne sont pas supprimés mais liés aux résultats de l’entreprise et à l’avis final du conseil d’administration. De plus, leur montant sera toujours déductible de l’impôt sur les sociétés.

 

Notre avis

 

Selon la ministre de l’Économie, le coût total de ces dispositions s’élèvera à 13,8 milliards d’euros. En comparaison avec les 13 000 foyers les plus riches qui bénéficieront des exonérations prévues, ce chiffre a tout d’indécent. Surtout si on le compare au budget de 25 millions d’euros alloué au revenu de solidarité active prôné par Martin Hirsch.

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Alors que le nombre d’assujettis à l’ISF a augmenté de 17 %, l’idée d’une TVA sociale assumée par tous montre bien la manière dont le gouvernement compte équilibrer les finances publiques.

 

Heures sup

 

 

Effet d’aubaine pour les patrons

 

Ce que dit la loi

 

C’était devenu le symbole de la campagne de Nicolas Sarkozy. Le fameux « travailler plus pour gagner plus » est une des mesures phares du « paquet fiscal ». Concrètement, l’exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires coûtera 6 milliards d’euros sur trois ans. Elle permettra aux employeurs de recourir aux heures sup sans que cela ne leur coûte plus cher.

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Notre avis

 

La droite rêve de mettre à bas les 35 heures, « le dernier avatar de la paresse », selon Christine Lagarde, la ministre de l’Économie, et engage la bataille avec cette mesure emblématique. Sur une base de 900 millions d’heures supplémentaires annuelles, le manque à gagner pour les comptes sociaux devrait s’élever à près de 5 milliards d’euros. Les conséquences sur l’emploi sont plus qu’improbables : les entreprises préféreront recourir aux heures sup qu’embaucher.

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Justice

 

 

Une loi pour remplir les prisons

 

Ce que dit la loi

 

Premier texte adopté par la nouvelle législature, la loi anti-récidive, adoptée jeudi 26 juillet, s’appuie sur deux mesures principales. 1) Elle instaure pour les majeurs et mineurs multirécidivistes (ceux passant pour la troisième fois devant le juge) des « peines plancher » obligeant le juge, sauf circonstances exceptionnelles, à prononcer une sentence proportionnelle à la peine maximale encourue lors de la première infraction. 2) Comme l’avait promis Nicolas Sarkozy lors de sa campagne, elle permet la suppression, dans certains cas, de « l’excuse de minorité » qui divise de moitié la peine encourue par les mineurs de plus de seize ans.

 

Notre avis

 

Tout faux. Sur la forme, tout d’abord. Les peines plancher sont à l’opposé de la tradition juridique française. Celle-ci a toujours privilégié « l’individualisation » des sanctions et non pas leur automaticité. Quant à la suppression de l’excuse de minorité, elle apparaît en totale contradiction avec le principe, reconnu comme constitutionnel, d’une justice des mineurs spécifique, axée sur l’éducation. Elle va même à l’encontre de la convention internationale des droits de l’enfant.

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Sur le fond, ensuite. Personne ne croit une seconde à l’efficacité de ces mesures qui font la part belle au tout-carcéral. En France, les études menées par Pierre-Victor Tournier, chercheur au CNRS, démontrent clairement que les peines alternatives à l’incarcération sont plus efficaces que la prison pour prévenir la récidive. Or, selon lui, la loi Dati devrait, justement, avoir pour principal effet d’entraîner une augmentation de plus de 10 000 détenus par an !

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Service minimum

 

 

Ils veulent écraser le mouvement social

 

Ce que dit la loi

 

Le texte adopté avec les seules voix de droite fait obligation au salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant de participer au conflit, « sous peine de sanction disciplinaire ».

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Autre mesure phare : la consultation à bulletins secrets, y compris à l’initiative de l’employeur

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Notre avis

 

La déclaration préalable constitue une grave atteinte au droit de grève. Un salarié qui n’aura pas averti son employeur sera sanctionné s’il exerce son droit de grève, alors qu’un salarié s’étant déclaré gréviste peut changer d’avis. Le but ? Écraser le mouvement social par l’intimidation des salariés. En réalité, seuls 2 % des incidents ayant entraîné une perturbation du trafic sont liés à un mouvement social. L’argument de la « continuité du service public » martelé par le gouvernement ne résiste pas à ce simple constat. Mais il est plus facile de s’en prendre aux grévistes en les isolant pour mieux les diviser, que d’affronter les vraies menaces qui pèsent sur le service public : vétusté du matériel et manque de personnel.

 

Universités

 

 

Autonomie et mise en concurrence

 

Ce que dit la loi

 

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Le texte impose aux facs d’avoir à accéder, d’ici cinq ans, à l’autonomie budgétaire et de gestion des personnels. Elles devront renforcer leurs fonds et ressources propres, en faisant appel au privé et aux collectivités locales. Elles pourront devenir propriétaires de leurs murs - et les vendre, le cas échéant.

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Les conseils d’administration seront réduits à 30 membres, au lieu de 60, dont 7 à 8 personnalités extérieures (élus, chefs d’entreprise…) nommées par le président. Le mode de recrutement des enseignants-chercheurs, enfin, sera modifié : ces derniers ne seront plus expressément désignés par des confrères exerçant dans la même discipline qu’eux.

 

Notre avis

 

Les facs sont en souffrance, et la recherche française perd du terrain sur la scène internationale : de fait, la nécessité d’une réforme est une évidence.

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Cela va surtout pousser les universités dans une course aux financements risque d’accentuer la mise en concurrence. Malheur aux petites facs et aux filières estimées moins rentables, qui pourraient être les perdantes de ce nouveau dispositif. Et avec elles, une grande masse d’étudiants, dont l’accès à des formations en lien avec la recherche sera un peu plus compromis, cette dernière étant appelée à se concentrer sur les pôles les plus importants.

lire l'article en entier sur http://www.humanite.fr/

Posté par OhM_ à 23:28 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Travail. Des études analysent la mauvaise image de la hiérarchie.

C.Lo. Libération samedi 4 août 2007

Vous détestez votre boss ? Vous le trouvez au choix : incompétent, inefficace, tyrannique, surpayé ? Normal : les mauvais chefs sont toujours promus, presque jamais punis. La prime à l’incompétence, c’est furieusement tendance, à en croire une étude de chercheurs australiens de la Bond University (1) qui se sont penchés sur «le bad leadership» du monde de l’entreprise.

L’étude qui sera présentée ce week-end à Philadelphie lors de l’assemblée annuelle du management (17 000 membres) viendra conforter ceux qui pensent, comme 64 % des sondés, qu’ «un mauvais chef n’est pas sanctionné, voire plutôt récompensé de façon remarquable». L’étude, qui estime que «comme pour le cancer, la meilleure alternative à la prévention est le dépistage précoce», en appelle au big boss «pour empêcher les plus autoritaires de gravir les échelons».

Sauf que. En plus d’être parfois aussi mauvais que trop payés, pas moins de deux chefs sur cinq s’avèrent être des menteurs invétérés. Résultat d’une enquête publiée, en début d’année cette fois, par la Florida State University (2). Réalisée auprès de 700 salariés, elle concluait notamment que : 23 % des plus gradés blâmaient les autres plutôt qu’eux-mêmes ; 24 % envahissaient leur vie privée ; 27 % adoraient médire sur leurs troupes ; 39 % ne tenaient pas leurs promesses. Il vous reste donc une possibilité : profiter de la vie ou bosser encore plus et moins bien pour tenter d’être promu.

Mais devenir un accroc du boulot a un revers : moins de sexe. Une très sérieuse étude, réalisée auprès de 32 000 personnes, par des chercheurs de l’université de Göttingen (3), assure ainsi qu’un tiers des insatisfaits au lit reportent leur frustration en travaillant encore plus. Et 45 % de ceux qui ne font pas l’amour se disent prêts à prendre plus de responsabilité dans leur travail. Question : des chercheurs vont-ils tenter de faire le lien entre les différentes études pour conclure que les chefs sont de gros frustrés ?

(1) www.bond.edu.au

(2) www.cob.fsu.edu

(3) www.uni-goettingen.de

Mieux vaut une injustice qu’un scandale, cela nuit au rendement …mais plombe le climat dans l’entreprise ! Question de choix .

Posté par werdna à 08:40 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En Chine, des jouets sous-traités fabriqués au mépris de la sécurité

SÉGRÉTIN ABEL Libération samedi 4 août 2007

Face à l’accumulation de scandales, Pékin promet des normes plus strictes.

Aujourd’hui, 80 % des jouets du monde sont fabriqués dans le sud de la Chine ! Là, près de la frontière avec Hongkong dans un environnement d’usines tournant 24 heures sur 24 et de rivières noires de pollution, les fabricants de jouets délèguent une grosse partie de leur production à des sociétés locales. Le scandale lié au rappel de 1,5 million de jouets Mattel (ce qui va coûter 30 millions de dollars à l’entreprise) est dû, selon la société californienne, aux «fautes graves» d’un de ses sous-traitants qui aurait contourné les normes pour arrondir ses marges. Mattel vient de menacer de rompre tous ses contrats avec l’industriel chinois qui aurait utilisé de la peinture au plomb, toxique, dans ses jouets. On ne connaît pas le nom de ce dernier, mais on sait que le partenariat existait depuis de nombreuses années. Ce qui pousse à s’interroger sur la fiabilité des contrôles de qualité effectués par le numéro 1 mondial du jouet sur ses sous-traitants.

Dangereux. Car, à part quelques usines dont la compagnie a le contrôle, les deux tiers de la production de Mattel sont fabriqués en Chine par des sous-traitants, le plus souvent hongkongais, qui eux-mêmes délèguent à d’autres sous-traitants locaux. C’est tout le problème : pour économiser, ceux-ci font accélérer les cadences, surtout en période de production des jouets de Noël comme actuellement, et les produits défectueux se multiplient. Ils optent aussi pour des matériaux moins chers mais dangereux pour la santé. Dans la région, les patrons d’usine rassurent souvent leurs clients : les inspections sont rares et les sanctions n’affectent pas la production.

Esclavage économique. Sur place, le scandale est permanent, même si on en parle surtout lorsque des produits non conformes sont détectés aux États-Unis ou en Europe. Les employées - des jeunes filles de moins de 24 ans pour la plupart - vivent loin, très loin des standards occidentaux. Payées à peine quatre-vingt euros par mois elles doivent tenir des cadences excessives dans un environnement toxique irrespirable. Elles dorment au mieux à douze par chambre, et n’ont aucun recours si elles subissent des abus. Coûts de production peu élevés et matières premières bon marché écrasent le prix de revient des jouets. C’est ce qui attire les investisseurs étrangers désireux d’augmenter leurs marges.

Les autorités chinoises se montrent, elles, rassurantes. L’industrie du jouet en Chine est un gros poste à l’export. Aussi, pour calmer les craintes, des normes plus strictes viennent d’être imposées il y a moins d’un an par le gouvernement central. Et ces normes doivent encore être renforcées, a promis le gouvernement. Piqué par la polémique, le ministre chinois du Commerce Bo Xilai a même déclaré que 99 % des produits chinois à l’exportation n’avaient aucun problème de qualité.

Aucun problème, tant qu’on ne les découvre pas. La Chine a certes toujours porté une attention particulière aux produits destinés aux marchés étrangers. Mais une enquête officielle des autorités chinoises de contrôle de qualité et de sûreté a récemment montré que 23 % des produits testés destinés à la production locale (plusieurs centaines de produits, notamment alimentaires et sanitaires) ne passaient pas les tests de qualité minimum. Il n’est pas étonnant que, dans ce contexte, des entreprises étrangères implantées en Chine aient des problèmes de fournisseurs.

Pour l'exemple, Boycottons Mattel  !

Posté par werdna à 08:38 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Shell vend trois raffineries françaises

NOUVELOBS.COM | 02.08.2007 | 17:03

Deux d'entre elles vont devenir propriété du groupe suisse Petroplus tandis que la troisième va revenir à Basell, un groupe chimique néerlandais .

Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a annoncé, jeudi 2 août, qu'il allait vendre ses trois raffineries en France pour un montant de plus de 1,575 milliard de dollars (environ 1,15 milliard d'euros).
Dans un communiqué, Shell a indiqué qu'il avait reçu "une offre" du groupe chimique néerlandais "Basell d'un montant de 700 millions de dollars pour la cession de son site pétrochimique de Berre l'Etang" (Bouches-du-Rhône).
Auparavant, le groupe pétrolier avait annoncé la cession de ses deux autres raffineries françaises de Petit-Couronne (Seine-Maritime) et Reichstett Vendenheim (Bas-Rhin), à son concurrent suisse Petroplus pour 875 millions de dollars dont 400 millions de fonds de roulement.

Crainte des salariés

"Nous voulons connaître les intentions du repreneur quant à l'avenir du site et aux investissements qu'il compte mettre en oeuvre pour le maintenir à niveau", a indiqué Yvon Scornet, délégué CGT à Petit-Couronne (Seine-Maritime). Il craint que ces ventes ne traduisent "le désengagement de Shell qui ne considère plus "la vieille Europe" comme stratégique et préfère investir en Chine, en Russie ou au Qatar".

Comités d'entreprise en septembre
Le responsable syndical, qui juge "regrettable" la vente "par morceaux", a précisé que les deux repreneurs devaient s'exprimer en septembre devant les comités d'entreprise des entités concernées. L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC-FO-CFE/CGC du groupe exigera de Shell France des "garanties" quant au maintien des accords sociaux en vigueur avant que les ventes ne soient effectives, a-t-il ajouté.
Environ 2.500 emplois sur les 3.600 de Shell en France seraient concernés par la vente des raffineries, a indiqué une source syndicale.
Les salariés s'étaient déjà mobilisés en janvier dernier, après l'annonce par Shell de sa volonté de vendre ses trois raffineries en France. Ils avaient demandé le maintien des emplois et des garanties fortes du ou des futurs repreneurs.

On n'a pas de pétrole et on n'a plus les raffineries !

Les cours du pétrole ont inscrit un nouveau record historique sur le marché américain, mercredi 1er août, après l'annonce d'une baisse plus forte qu'attendu des stocks de brut aux Etats-Unis. Le contrat septembre sur le brut léger américain, principale référence du marché, est monté à 78,77 dollars le baril.

Posté par werdna à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le dur retour au pays des soldats britanniques

20 Minutes et Essam Al-Sudani AFP/Archives ¦

Les forces britanniques et irakiennes ont tué 20 activistes et blessé une quarantaine de personnes lundi dans le sud de l'Irak, dans une opération menée contre des miliciens chiites soupçonnés de bénéficier d'une aide logistique d'agents iraniens.

Après la guerre, c’est encore la guerre. Des milliers de vétérans britanniques revenus d’Irak, du Kosovo, d’Afghanistan ou de Sierra-Leone souffrent de troubles psychologiques croissants, d’alcoolisme et de problèmes familiaux, selon une étude publiée jeudi par le «British Medical Journal» cité par le «Guardian». Les chercheurs soulignent que plus les hostilités se prolongent, plus elles provoquent d’effets secondaires sur les soldats.

Les scientifiques du Kings College de Londres ont étudié le cas de 5.547 vétérans ayant servi plus de treize mois à l’étranger en moins de trois ans. Soit le maximum autorisé par la «directive harmonie» appliquée par le gouvernement. Une limite décriée comme trop lourde par l’opposition qui demande un retrait des troupes d’Irak.

Parmi les militaires ayant servi treize mois en l’espace de trois ans, presque un sur quatre connaît de sévères problèmes d’alcoolisme. Contre seulement 10% des soldats déployés pendant moins de cinq mois.

Cette étude renforce l’argumentaire de ceux qui pensaient déjà que les forces britanniques sont trop sollicitées sur de trop nombreux fronts autour du globe. Le gouvernement a répondu que la grande majorité des troupes est en opération durant moins de sept mois sur trois ans.
 

Posté par werdna à 00:03 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nicolas Sarkozy en vacances à Wolfeboro, aux Etats-Unis (suite)

C'est dans une petite ville tranquille au bord d'un lac du New Hampshire, Wolfeboro, que Nicolas Sarkozy passera ses vacances au mois d'août. La petite ville se présente comme la plus vieille station touristique des Etats-Unis et Nicolas Sarkozy loue une grande maison de 1.200 mètres carrés au bord du lac appartenant à Mike Appe, un ancien dirigeant du groupe Microsoft.

Selon Le Parisien la propriété serait louée pour un total de 30 000 dollars par semaine soit environs 21 900€. Très luxueuse, elle comporte huit chambres, un spa, une pièce réservé au cinéma et une plage privée.

En France, le député de l'Aisne René Dosière (app. PS) a demandé "qui" payait les vacances de M. Sarkozy aux Etats-Unis, estimant leur coût supérieur à sa rémunération annuelle."Officiellement, la rémunération du président, qu'il fixe lui-même, est en gros de 6.000 euros par mois", a rappelé l'élu.«C’est donc le budget de l’Elysée qui en assure le coût, alors même que le Président dispose de plusieurs résidences officielles, en particulier le fort de Brégançon.»

Un porte-parole de la présidence française a indiqué en réponse que Nicolas Sarkozy et son épouse Cécilia étaient "en vacances à l'invitation d'amis" près de Boston, où ils se sont rendus "en famille par vol régulier".

"Sarkozy ne doit être le débiteur d'intérêts privés" selon Pierre Moscovici du PS

"Je constate qu'après sa première escapade à Malte, Nicolas Sarkozy aime bien les destinations lointaines et coûteuses", observe M. Moscovici du PS. "On a compris qu'il avait un rapport décomplexé à l'argent. Chacun appréciera".

"Même s'il ne s'agit pas de jeter une quelconque suspicion sur son honnêteté, son intégrité ou son indépendance, le chef de l'Etat n'est pas une personne privée comme une autre", poursuit l'élu PS.

Il "ne doit pas sembler le débiteur d'intérêt privé, car en toutes circonstances, et même en vacances, il représente la France", selon M. Moscovici.

Dans la cour des « grands »

Nicolas Sarkozy ne sera pas le seul dignitaire étranger à prendre ses vacances en Nouvelle-Angleterre. Grace Kelly et Rainier de Monaco y sont allé très longtemps. Le nouveau Premier ministre britannique, Gordon Brown, aime passer ses vacances à Cap Code, la très huppée station balnéaire de la côte du Massachusetts chère au clan Kennedy.

En juin, le président George W. Bush avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine à Kennebunkport, une station balnéaire réputée du Maine où sa famille possède une résidence.

La coquette villégiature de Wolfeboro  est distante d'à peine 50 km de la maison de famille de George Bush à Kennebunkport. Il serait vraiment étonnant que les deux hommes n'en profitent pas pour se rencontrer. Vous partiriez en vacances, vous, sans aller faire un petit coucou à vos connaissances du coin ?

La dernière fois que Nicolas Sarkozy était allé aux Etats-Unis, en septembre 2006, il était ministre de l'Intérieur, et n'avait pas encore déclaré sa candidature à l'élection présidentielle. Cela ne l'avait pas empêché d'être reçu - paraît-il de façon impromptue - à la Maison Blanche pour un entretien très critiqué en France. Alors que George Bush rencontrait une opposition de plus en plus déterminée aux Etats-Unis - il était en passe de perdre les élections de mi-mandat - la visite de Nicolas Sarkozy avait alimenté les soupçons d'allégeance.

Le président de la République a le droit et même le devoir de parler avec celui du plus grand pays du monde. Mais il serait préférable que ce soit au cours d'un voyage officiel. Rien ne vaut la transparence, dans ce domaine comme dans celui des relations avec la Libye d'ailleurs."

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Le manoir des Chirac va perdre ses anges gardiens

Nouvel Obs - 03/08/2007

Les trente-sept gendarmes mobilisés pour surveiller le château de Bity, en Corrèze, vont progressivement être réaffectés au cours de l'année 2008.

Ils sont actuellement trente-sept à assurer la protection du manoir corrézien de Jacques Chirac. Trente-sept gendarmes mobilisés pour surveiller le château de Bity... mais qui devraient bientôt être affectés à d'autres missions. "On a demandé au président de la République (en l'occurrence l'ex-président, Jacques Chirac) s'il était d'accord pour réduire les choses, parce qu'il fallait que ça se fasse convenablement", a expliqué sur RTL le ministre de la Défense, Hervé Morin. "Il a accepté l'idée d'une réduction progressive des présences de la gendarmerie autour du château de Bity. On va réduire dans un premier temps de moitié et puis au cours de l'année 2008 a priori il n'y en aura plus".

La tendance au redéploiement des effectifs est générale : comme les anges gardiens de la résidence privée de Jacques Chirac, un demi-millier de gendarmes employés comme plantons devant les bâtiments officiels de la capitale devraient bientôt trouver une autre affectation. Hervé Morin avait déjà fait part de ce projet au Parisien : les plantons ainsi déplacés pourraient être remplacés par des caméras ou des vigiles.

"J'ai commencé par donner l'exemple, c'est-à-dire à l'Hôtel de Brienne, là où est le ministre de la Défense et son cabinet : on a réduit d'un tiers le nombre de postes, c'est autant de postes qu'on peut mettre dans les brigades que nous réclament en permanence les élus, députés, sénateurs", a expliqué le ministre sur RTL. "J'ai toujours été surpris de voir des gendarmes autour de l'Assemblée nationale, tous les 50 mètres et (contrôlant) le parking de l'Assemblée. Moi, j'estime que les gendarmes, ils sont là pour être dans les brigades et pour assurer la sécurité de la population. J'ai demandé au directeur général de la gendarmerie nationale : vous allez me faire le tour de toutes les gardes statiques dans le pays. Et puis on va regarder ça de près".

Trente sept !!!!! Et pendant au moins pendant 12 ans….qu’est ce qu’ils ont dû s’emm… les gendarmes dans ce "désert des tartares"

Posté par werdna à 00:02 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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