jeudi 2 août 2007
Les apiculteurs bretons à la direction de l'agriculture
Ouest-France Jeudi 2 Août
Une quinzaine d'apiculteurs bretons ont été reçus ce matin à la direction régionale d'agriculture de Rennes. Ils demandent à connaître la localisation précise des parcelles OGM de la région. Ils souhaitent que leurs revendications soient transmises au ministère de l'agriculture et espèrent qu'un moratoire sur les OGM sera mis en place.
Demande de moratoire sur les OGM à M. Fillon en visite privée à Marciac
MARCIAC (AFP) - 01/08/2007
Le député socialiste Philippe Martin, président du Conseil général du Gers, a demandé mercredi soir au Premier ministre François Fillon de décréter un moratoire sur les OGM, lors d'une rencontre en marge du festival Jazz in Marciac (Gers).
"J'ai remis au Premier ministre un courrier lui demandant un moratoire sur les OGM" (organismes génétiquement modifiés), a déclaré à l'AFP Philippe Martin depuis Marciac, où François Fillon effectuait mercredi soir une brève visite privée pour assister à la troisième soirée du Festival de Jazz, qui fête cette année son 30ème anniversaire.
"Il me paraissait inconcevable que l'on ne décrète pas sans délai un moratoire avant le Grenelle de l'environnement", a indiqué Philippe Martin, soulignant que le département du Gers et Midi-Pyrénées figuraient parmi les régions de France où les OGM étaient les plus répandus.
"Il est inconcevable de continuer d'autoriser les cultures OGM", a ajouté le député, chargé du développement durable au sein du "cabinet fantôme" institué par le parti socialiste.
Pour l'ONU, les pays riches doivent faire plus pour lutter contre le réchauffement
NEW YORK (AFP) - 02/08/2007
Les pays riches ont été mis sur la sellette mercredi à l'occasion de la deuxième journée de débats organisés par l'Assemblée générale de l'ONU sur le changement climatique.
"Les pays développés ont une responsabilité particulière à procéder à une réduction importante des gaz à effet de serre", a affirmé le ministre pakistanais de l'Environnement, Mukhdoom Faisal Hayat, qui s'exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, une coalition de pays en développement qui regroupe 132 Etats.
Il a demandé aux Etats qui ne l'ont pas encore fait de ratifier la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Kyoto et de les mettre en oeuvre.
"Les pays développés doivent en particulier aider financièrement les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques, assurer aux pays en développement l’accès aux technologies requises (...) réaliser leurs engagements pris lors des sommets et des conférences des Nations unies liés au développement économique et social et à l’environnement", a dit le ministre pakistanais.
"La communauté internationale doit promouvoir la diffusion et l’utilisation de technologies existantes pour les rendre plus accessibles aux pays en développement", a dit de son côté le vice-ambassadeur chinois Liu Zhenmin. "La société doit changer son mode de production insoutenable et ses modes de consommation non viables", a ajouté M. Zhenmin précisant que son pays était "déterminé à mettre en oeuvre une nouvelle stratégie d’industrialisation à faible consommation et peu polluante et espérait bénéficier d’un ferme soutien de la communauté internationale".
S'exprimant au nom de l’Union européenne, le représentant du Portugal, Joao Salgueiro, a assuré que la menace mondiale des changements climatiques exigeait une réponse mondiale. Le représentant a affirmé que l’UE était pleinement engagée à prendre part à l’effort international en procédant notamment à une réduction ambitieuse des gaz à effet de serre. Il a cité l’engagement de l’UE à réduire de 20% les gaz à effet de serre d’ici à 2020 par rapport aux niveaux de 1990.
Mais "l’Union européenne est prête à s’engager à réduire de 30% ces émissions si d’autres pays développés effectuent des réductions comparables et que des pays en développement économiquement plus avancés s’engagent, de manière adéquate, à de telles réductions", a-t-il dit.
L'ambassadeur de France par intérim, Jean-Pierre Lacroix, a assuré que la France était prête à prendre sa part pour lutter contre le réchauffement "à la mesure de la responsabilité historique qui incombe aux pays développés". Mais, a-t-il ajouté, ces efforts ne seront pas suffisants sans un effort parallèle des pays émergents, en faisant allusion à des pays comme la Chine, l'Inde, le Brésil et le Mexique.
L'ambassadeur britannique, Emyr Jones Parry, a reconnu quant à lui que les pays développés devaient "porter un plus lourd fardeau" mais, a-t-il souligné, "les pays en développement doivent jouer leur rôle, avec une assistance adéquates des pays développés".
En raison du nombre d'intervenants, le débat qui devait s'achever mercredi se poursuivra jeudi.
Cette discussion est destinée à préparer le terrain pour le débat de haut niveau sur les changements climatiques qui se tiendra juste à l'ouverture de la prochaine session de l'Assemblée générale le 24 septembre, puis pour les négociations dans le cadre de la CCNUCC en décembre, sur l'île indonésienne de Bali.
Mardi, à l'ouverture des débats, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait appelé la communauté internationale à faire tout son possible pour sceller un nouvel accord sur le climat d'ici à 2009, et le faire entrer en vigueur avant l'expiration du protocole de Kyoto en 2012.
Sarkozy veut démocratiser la culture, sauver l'industrie musicale et la presse
PARIS (AFP) - 01/08/2007
Le président Nicolas Sarkozy a donné mercredi pour objectifs à la ministre de la Culture et la Communication Christine Albanel de démocratiser la culture, participer au sauvetage de l'industrie musicale et sortir de la crise la presse quotidienne.
Une "lettre de mission" pose en premier objectif la démocratisation culturelle, avec en priorité l'éducation culturelle et artistique à l'école, par le biais d'un "partenariat "renouvelé et durable" avec le ministère de l'Education nationale.
Le président prône un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art, une pratique artistique effective pour tous les enfants et l'encouragement des jeunes "qui ont une activité artistique d'excellence".
Il souhaite que France Télévisions propose "une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse", avec un cahier des charge rénové, ainsi que la mise à disposition gratuite, sur Internet, du patrimoine public et en général la diffusion numérique croissante de contenus culturels.
M. Sarkozy rappelle son engagement de gratuité des musées mais souligne qu'il sera précédé d'une expérimentation en raison du débat qu'il suscite. Il demande la création d'un "pass culture" pour les jeunes, au niveau français voire européen, donnant l'accès gratuit aux musées et aux grands sites.
Il veut mettre à l'étude la création d'un "chèque culture" pour "faire venir à la culture des publics qui en sont aujourd'hui très éloignés".
Et il demande une réforme des conditions d'attribution des aides publiques à la création de façon à favoriser "une offre répondant aux attentes du public", accompagnée "d'obligations de résultats".
Mme Albanel devra d'autre part participer à un plan de sauvetage de l'industrie musicale et de protection des industries culturelles couvertes par les droits d'auteur, en collaboration avec la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi. Elle devra notamment travailler en priorité sur l'interopérabilité et conclure "un accord interprofessionnel permettant de dissuader efficacement et réprimer la contrefaçon de masse".
La ministre devra "prendre les dispositions nécessaires pour permettre à la presse quotidienne de sortir de la crise (...) en particulier en ce qui concerne le régime de sa distribution et son adaptation à l'univers numérique".
Elle devra "moderniser en profondeur l'action culturelle extérieure de la France", en lien avec le ministre des Affaires étrangères, et prendre "les dispositions nécessaires pour redresser rapidement le marché de l'art français".
"Vous lutterez contre les abus au régime d'indemnisation du chômage des artistes et techniciens du spectacle, et inciterez les partenaires sociaux à limiter l'accès à ce régime aux professions et fonctions qui le justifient", poursuit la lettre, dans son unique mention du régime des intermittents du spectacle.
Ces objectifs seront soumis à "des indicateurs de résultat dont le suivi sera conjoint", conclut la lettre signée par le président et son Premier ministre François Fillon.
Pourquoi pas, si ces louables intentions sont dénuées d’arrières pensées politiques ? Est-ce possible ?
Les ONG écolos dans la ligne de mire de Pékin
SÉGRÉTIN ABEL Libération jeudi 2 août 2007
Des associations abandonnent leurs projets sous la pression policière.
Un an avant les JO et à la veille du XVIIe congrès du Parti communiste, les autorités chinoises procèdent à une reprise en main musclée de la société civile. Il y a les arrestations visibles comme celles des meneurs de la manifestation contre la pollution de Xiamen. Ou celle de l’environnementaliste Wu Lihong, qui a lutté contre l’empoisonnement du grand lac Taihu. Dans les deux cas, la colère publique était grande et l’Etat a puni à la fois les fauteurs de trouble et les responsables, se donnant l’image d’un régime sévère mais juste face au courroux populaire.
Visites. Il y a aussi une lame de fond répressive moins visible, et plus dure pour la société civile. Depuis un an et demi, la quasi-totalité des ONG chinoises reçoit des visites régulières de la police ou de visiteurs se déclarant «proches du gouvernement». Une vingtaine d’ONG locales ont été sommées de ne plus accepter de fonds d’institutions ou de fondations internationales telles Ford ou Oxfam, et leurs projets arrêtés. Dans les grandes villes, beaucoup d’ONG rencontreraient depuis peu des difficultés administratives pour continuer à exister. Toutes ont un point commun : elles incluent dans leur travail une aide au développement d’ONG, l’échange d’informations sur la société civile, la formation aux droits des plus défavorisés.
La Chine a connu des vagues de répression de ses mouvements civils, mais celle-ci est l’une des plus profondes. « En supprimant ces relais précieux entre ONG, l’Etat a les mains libres pour réprimer sans que cela se sache. Cela empêche la société civile de progresser», déplore Zeng Chao, responsable dans une grande fondation humanitaire chinoise d’outre-mer. Il ne s’agit plus de faire des exemples pour dissuader les téméraires mais bien d’atomiser une société civile florissante : plus de 5 000 ONG sont apparues ces dix dernières années avec la hausse des inégalités économiques et des problèmes environnementaux. Des ONG qui participent au développement du pays : elles injectent des centaines de millions de dollars d’aide et fournissent un précieux travail dans les zones les moins développées. Elles inquiètent les autorités, car elles échappent à leur contrôle direct. «Certains dirigeants ont eu peur de la révolution orange en Ukraine et ne réalisent pas que dans un pays aussi grand que la Chine les ONG sont nécessaires pour apaiser les tensions sociales», a déclaré le Britannique Nick Young, fondateur de la revue China Development Brief, jus te après qu’elle a été interdite. Courroie de transmission de l’humanitaire chinois, cette parution en ligne était la plus respectée dans le domaine. Depuis plus de douze ans elle publiait des informations sur le travail des ONG chinoises ainsi que des enquêtes de terrain. Une douzaine de fonctionnaires et policiers ont fait irruption dans ses locaux pékinois le 4 juillet, saisi les ordinateurs, retenu les rédacteurs pendant trois heures en leur demandant pourquoi ils aidaient des «forces hostiles» au pays. Nick Young a été accusé de conduire des «enquêtes illégales», de révéler des chiffres non contrôlés par le bureau des statistiques et de faire des rapports sur des sujets tels que la pollution, la condition des femmes, le sida ou les minorités. L’ironie est que Nick Young, résidant en Chine depuis quinze ans, poussait les ONG chinoises à travailler avec les autorités. Mais cela n’a pas suffi.
«Pour les autorités, une société civile mature ne doit pas émerger trop vite dans un pays qui compte encore deux tiers de paysans.» Il espère que cette vague de répression sera suivie d’un assouplissement et note que des ONG ne faisant pas d’ombre au régime sont tolérées.
Récupération». Mais, pour Zeng Chao, «on assiste à une récupération de la société civile par l’Etat, qui a appris le langage et le fonctionnement des ONG et qui les remplace petit à petit, mais sans les compétences réelles.»
Royal gagne... contre le CNE
Pour la justice, la région Poitou-Charentes est libre de refuser d’accorder les aides aux entreprises ayant recours à ce contrat.
Cette fois, le coup est venu de Poitou-Charentes. Depuis trois semaines, le contrat nouvelles embauches (CNE) accumule à nouveau les démêlés avec la justice, lui qui avait pourtant suscité peu de bruit lors de sa création en août 2005, comparé au tollé provoqué par son «cousin» le CPE.
Entaché d’une mauvaise réputation, le CNE séduit de moins en moins les artisans. Un salarié sur dix a été embauché avec ce contrat en janvier 2007, contre 14 % un an plus tôt, indique une enquête de l’Union professionnelle artisanale, publiée lundi, qui attribue cette réticence à «l’insécurité juridique qui règne autour de ce contrat».
La présidente de la région Poitou-Charentes avait décidé, en février 2006, d’exclure des primes régionales pour l’emploi les entreprises ayant recours au CNE, «au motif qu’il favorise la précarité», précisait hier la Région. En juin 2006, un complément à cette décision rendait inéligible à l’attribution d’aides économiques toute entreprise du bâtiment qui souhaitait embaucher un jeune en CNE.
Le tribunal a conclu que la région était compétente en matière de politique de l’emploi, et que celle-ci ne créait pas de discriminations entre les entreprises. «Il n’y a en effet pas de droit à la prime automatique», explique le directeur général des services au conseil régional, Jean-Luc Fulachier, insistant sur la volonté de la présidente de soutenir les embauches en CDI. Selon un communiqué de la région, Ségolène Royal «a noté avec satisfaction que la défense de la qualité de l’emploi est validée par les juges».
«Précarité».
Après deux décisions défavorables de la cour d’appel de Paris et de celle de Bordeaux en juillet, c’est cette fois Ségolène Royal qui a marqué un point, lundi, contre ce contrat à durée indéterminée qui prévoit, pour les entreprises de 20 salairés ou moins, une période d’essai de deux ans durant laquelle l’employeur peut licencier un salarié sans motif.
LAUREEN ORTIZ Libération jeudi 2 août 2007Qui sont ceux qui vont payer la taxe de 50 centimes ?

C'est fort ! Très fort ! Faire payer une partie de la recherche médicale uniquement par ceux qui seront malades, il fallait l'inventer ! Et dire que les Français (en vacances) ne vont pas moufter...
Le recul des promesses
Editorial du "Monde" du mercredi 01 août
Quitte à être cruel envers François Fillon, il est tentant d'affirmer que l'on sait maintenant à quoi sert le premier ministre : annoncer les reculs du président par rapport aux promesses du candidat... Mardi 31 juillet, à la sortie du séminaire gouvernemental sur le budget, M. Fillon a ainsi annoncé que l'objectif claironné pour 2008 - remplacer seulement un fonctionnaire sur deux à l'occasion des départs à la retraite - ne serait atteint qu'en fin de quinquennat, au prix de "réformes de structures". Au total, le projet de budget pour 2008 prévoit 22 700 départs de fonctionnaires non remplacés. C'est beaucoup moins qu'attendu, mais tout de même 11 000 de plus qu'en 2007.
Ce recul partiel s'ajoute à d'autres : sur les universités, le projet de loi, retiré une première fois du conseil des ministres face à une fronde dangereuse, prévoit bien l'autonomie des établissements, mais plus la sélection à l'entrée ni les droits d'inscription variables. Sur le service minimum, le projet voté va moins loin qu'annoncé. Dans un autre domaine, l'exemption d'impôts des intérêts d'emprunt pour la résidence principale sera beaucoup moins large que ce qu'avaient compris les électeurs. Parmi les principaux dossiers ouverts, le "paquet fiscal" est à ce jour le seul où M. Sarkozy ait réalisé tout ce qu'il avait annoncé.
Un mois et demi seulement après le début de la législature, il y a deux manières d'interpréter cette série de reculs. Soit ils relèvent d'une tactique classique consistant à placer la barre très haut pour paraître faire ensuite des concessions, tout en parvenant à l'objectif fixé dès le départ. Soit le premier ministre et le président, soucieux de réconcilier les Français sous le signe de "l'ouverture", ont constaté que la popularité de M. Sarkozy allait vite s'user dans une série de polémiques inévitables. Dans un cas comme dans l'autre, le couple exécutif admet qu'on ne peut pas à la fois accorder quelque 10 milliards d'allégements d'impôts et diminuer rapidement la dette, ni supprimer d'un trait de plume des dizaines de milliers de fonctionnaires sans fragiliser des services publics déclarés prioritaires.
Ces évolutions montrent que l'"hyper-président" n'est pas Superman : comme ses prédécesseurs, il doit en rabattre sur ses promesses de campagne. On ne saurait reprocher à M. Sarkozy d'être pragmatique, de tenir compte du terrain et des réalités sociales. Mieux vaut reculer à temps plutôt qu'essuyer une déroute après avoir mobilisé contre sa politique des centaines de milliers de manifestants, comme Dominique de Villepin avec le CPE. Il reste que l'homme d'action, élu sur le slogan "je fais ce que je dis", est déjà confronté aux limites de l'exercice, alors même que les premiers mois d'un nouveau mandat sont les plus favorables pour faire passer des réformes importantes.
Le chef du renseignement bulgare évoque un écheveau de contacts secrets
LE MONDE | 01.08.07 | Christophe Châtelot (avec AFP)
Dans un entretien publié, lundi 30 juillet, par le quotidien bulgare 24-Tchassa (24-Heures), le chef du renseignement de ce pays, le général Kirtcho Kirov, révèle que les services d'"une vingtaine de pays", surtout de Grande-Bretagne, mais aussi d'Italie, d'Etats arabes et même d'Israël, ont travaillé à cette libération. Le général Kirov met en exergue le rôle de plusieurs services de renseignement arabes – "nos amis palestiniens", l'Egypte, l'Algérie, Maroc – et des services italiens qui "ont fourni de l'information et ont mis à profit leur influence" sur la Libye.
Selon Kirtcho Kirov, l'ex-directeur du département Opérations globales du MI6 britannique, Marc Allan, a mis en contact les chefs des services de renseignement bulgares et libyens. Le général Kirov a dit avoir rencontré cinq fois l'ex-directeur du renseignement libyen, Moussa Koussa, en Libye, à Rome, à Paris et à Londres. Un contact qui s'est poursuivi, à partir de 2004 avec son successeur Abdallah Sanoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi.
M. Kirov explique que dès février, à l'issue d'un entretien nocturne dans une villa viennoise avec Saïf Al-Islam, fils du numéro un libyen dont la fondation caritative a joué un important rôle d'intermédiaire, il "savait qu'une solution serait trouvée vers la fin juillet-début août". Les deux hommes avaient évoqué à cette occasion le cas du Libyen, Abdel Basset Ali Al-Megrahi condamné à la prison à vie en Grande-Bretagne, en 2001, pour l'attentat contre un avion de la compagnie américaine PanAm en 1988, qui avait fait 270 morts au-dessus de Lockerbie (Ecosse).
"INTÉRETS GIGANTESQUES"
Cet ancien agent des services secrets libyens a été autorisé, le 28 juin, à faire appel de sa condamnation. "Il pourrait avoir été victime d'une erreur judiciaire", a estimé une commission indépendante écossaise. Selon M. Kirov, ces deux affaires sont "indirectement liées au sein des schémas politiques globaux de la Libye, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis".
Le sort des praticiens bulgares n'était en fait qu'"un grain de poussière dans l'œil d'un énorme ouragan où se croisent des intérêts gigantesques. Je savais que de grands contrats d'armes et de concessions [d'exploration de pétrole] seraient conclus", a déclaré le général Kirov. La décision d'étudier la livraison d'un réacteur nucléaire français à la Libye a ainsi été conclue lors de la visite du président Sarkozy, le 25 juillet. Fin mai, c'était le groupe pétrolier britannique BP qui profitait de la visite de Tony Blair en Libye, pour signer un contrat de prospection gazière de 900 millions de dollars.
Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais !
Le Canada veut « sauver » la chasse au phoque
20 Minutes 2 Août 2007
David Boily AFP ¦ Sur les glaces flottant à la surface du golfe du majestueux Saint-Laurent, l'ancien Beatle Paul McCartney et son épouse Heather ont réclamé jeudi la fin de la chasse "brutale" aux phoques, pratiquée au Canada depuis des siècles.
Un massacre...
Le Canada veut protéger… la chasse au phoque. De plus en plus de pays interdisent les produits issus de ce mammifère arctique, menaçant les débouchés d’une pratique contestée depuis le célèbre cri poussé sur la banquise en 1977 par Brigitte Bardot. Pour arrêter cette vague de boycott, Ottawa a décidé mardi d’attaquer la Belgique devant l’Organisation mondiale du commerce. En janvier dernier, le «Plat pays» avait pris la décision de cesser les importations de produits à base de phoque, suivi en juillet par les Pays-Bas.«Le gouvernement croit que l'interdiction par la Belgique de l'importation et de la commercialisation de produits dérivés du phoque contrevient aux obligations de la Belgique en matière de commerce international dans le cadre de l'OMC», a déclaré mardi le ministre canadien du commerce international, David Emerson. Le gouvernement veut empêcher de la sorte que d’autres pays, comme la France ou l’Allemagne, se lancent eux aussi dans ce type d’embargo.
Le Canada se voit aussi attaquer par le Congrès américain qui lui a demandé, lundi, de cesser la chasse au phoque. «Cette activité a été vérifiée par des vétérinaires indépendants. Le Canada n’a rien à cacher», a répondu le ministère du Commerce international canadien qui juge cette décision «mal informée».
270.000 phoques chassés
Cette année, les autorités canadiennes ont autorisé la chasse de 270.000 phoques, un chiffre en baisse de 65.000 par rapport à 2006. Elles estiment la population totale à 5,5 millions d’individus et affirment que la chasse ne menace pas la survie de l’espèce. Selon le quotidien canadien «La Presse», il y aurait environ 300 chasseurs actifs au Canada. La chasse aux phoques alimente la production de peau, de fourrure, de viande et d’huile riche en Oméga-3.

