mardi 31 juillet 2007
Les Flamands mettent la Belgique en sursis
Jean Quatremer Libération lundi 30 juillet 2007
Forts d’une large victoire aux législatives de juin, leurs partis veulent plus de pouvoir pour leur région.
Cinquante jours depuis les élections législatives du 10 juin et la Belgique n’a toujours pas de gouvernement ! Et rien n’indique que le royaume d’outre-Quiévrain en aura un avant l’automne, tant la crise gouvernementale semble inextricable.
En cause : les revendications flamandes visant à vider de ses dernières compétences la Belgique fédérale, revendications refusées - pour l’instant - par les francophones (minoritaires dans le pays). Guy Verhofstadt, l’actuel Premier ministre libéral flamand au pouvoir depuis 1999 en coalition avec les socialistes, est donc contraint de faire du rab et d’expédier les «affaires courantes».
Objectif. Le 15 juillet, le Flamand Yves Leterme a été désigné comme «formateur» par le roi Albert II. A priori, la tâche paraît simple : les démocrates-chrétiens (CD & V, NV-A et CDH) et les libéraux (VLD et MR) du Nord et du Sud disposent sur le papier d’une confortable majorité (81 sièges sur 150) et sont à peu près d’accord sur les réformes économiques et sociales à conduire. Mais pour Leterme, l’objectif de cette future majorité - dite «orange-bleue», les couleurs des démocrates-chrétiens et des libéraux - est moins de gouverner le pays que de donner davantage de pouvoirs aux régions, entendez à la Flandre, notamment dans la gestion de la santé, des allocations familiales, du chômage et de la politique de l’emploi. Le nord ne veut plus payer pour Bruxelles et la Wallonie, confrontés à un fort taux de chômage et à un retard de développement.
Ces revendications restent inacceptables pour les francophones qui ne sont absolument pas demandeurs d’une fédéralisation accrue. En revanche, les Flamands ne peuvent se permettre de participer à un gouvernement sans obtenir davantage pour leur région : de ce point de vue, Leterme est dans une seringue. En effet, le CD & V n’est le premier parti de Flandre - et donc Leterme «formateur» - qu’en raison de son association avec les indépendantistes du NV-A. Ceux-ci n’hésiteront pas à partir au cas où le formateur concéderait trop aux francophones. Le président de la Chambre, Herman Van Rompuy, poids lourd du CD & V, n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer qu’ «il serait stupide de former un gouvernement juste pour en avoir un. Ceci n’est pas une négociation normale, c’est une négociation de crise». En clair, l’intérêt de la Flandre passe avant l’intérêt de la Belgique. Lors du scrutin du 9 juin, près de 60 % des citoyens flamands ont voté pour des partis qui prônent l’indépendance de la Flandre ou, à tout le moins, la création d’une simple confédération entre le nord et le sud.
Scission. Les partis flamands ont aussi multiplié ces dernières semaines les provocations. Hormis les Verts (Groen !), ils ont fait sauter le «cordon sanitaire» entourant le Vlaams Belang, le parti d’extrême droite flamand, seconde force de la région qui, pour la première fois, a obtenu une vice-présidence et une questure à la Chambre. Les partis flamands ont aussi demandé la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde qui permet à quelque 200 000 francophones installés en périphérie bruxelloise - mais région flamande - de voter pour des candidats francophones et de se faire juger en français.
«Pour la première fois, on sent que les francophones ne sont plus prêts à vivre ensemble à tout prix», reconnaît Vincent de Coorbyter. Un nouveau «compromis à la belge» permettra sans doute au pays de survivre, mais la Belgique ressemble davantage à chaque scrutin à une coquille vide.
La Belgique toujours en Europe ?
Wauquiez s’attaque aux fauteuils vides de l’Assemblée
Nathalie Raulin Libération mardi 31 juillet 2007
Le porte-parole du gouvernement veut qu’on punisse les députés absents.
Avis de sale temps pour les députés absentéistes. Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez a jeté hier un pavé dans le Palais Bourbon en se disant sur RMC «à 100% pour» infliger des pénalités financières aux parlementaires par trop dilettantes : «Ça se pratique au Parlement européen, ça doit se pratiquer à l’Assemblée nationale.»
Retenues sur salaires. Même s’il dit s’exprimer «en tant qu’ancien député et non pas en tant que porte-parole du gouvernement», cette prise de position publique devrait donner une nouvelle résonance à la «suggestion» du constitutionnaliste Guy Carcassonne. La semaine dernière sur France Inter, ce membre du comité Balladur sur la réforme des institutions s’était en effet prononcé pour imposer des retenues sur salaires aux députés qui ne seraient pas présents au moins deux jours par semaine à l’Assemblée nationale. Dans l’esprit de Guy Carcassonne, c’est là un moyen, détourné mais efficace, d’en finir un jour avec le cumul des mandats. Venant d’un juriste catalogué plutôt de gauche, l’idée a immédiatement déchaîné un procès en «démagogie» dans les rangs de la majorité. «Je ne connais pas de député qui ne travaille pas», s’est ainsi moqué le ministre du Budget, Eric Woerth sur RMC. Pas en reste, le président (UMP) de l’Assemblée Bernard Accoyer rappelait doctement que «le travail d’un député ne se limite pas à sa présence dans les fauteuils rouges».
Cette polémique n’est pas nouvelle. Et les députés s’apprêtent déjà à tourner la page avec soulagement. Mais à l’évidence, du côté de l’Elysée, le débat n’est pas clos. De fait, lors de l’installation du comité sur la réforme des institutions, Nicolas Sarkozy avait soulevé le lièvre sans avoir l’air d’y toucher. Il serait bon de s’interroger sur l’opportunité de «prévoir un certain nombre de jours de présence obligatoire des parlementaires», avait glissé le chef de l’Etat mi-juillet. Porte-voix non officiel de la présidence, le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, avait relayé haut et fort : «On pourrait peut être obliger les parlementaires à avoir un minimum de présence pour recevoir leur rémunération mensuelle.» C’est que Sarkozy aime à brosser les foules dans le sens du poil : popularisée par le candidat UDF à la présidentielle, François Bayrou, l’idée de sanctionner le «je-m’en-foutisme» parlementaire est plébiscitée par les Français. Selon un sondage Ifop pour le Figaro d’hier, 80 % d’entre eux y seraient favorables.
«Psychodrame». Et puis Sarkozy le pragmatique n’oublie pas que c’est à l’absentéisme des députés UMP dans l’hémicycle qu’il doit l’adoption d’un amendement indésirable du Nouveau Centre lors de l’examen du paquet fiscal. Tancé par le chef de l’Etat, Jean-François Copé, le patron des députés UMP, avait d’ailleurs laissé filtrer en coulisses sa mauvaise humeur : «Pour la commission des finances, j’avais 80 candidats pour 40 places. Je passe sur le psychodrame. Moins d’une semaine plus tard, on examine le paquet fiscal, le cœur du programme présidentiel, et ils ne sont que douze en séance !»
Selon l’article 162, les élus s’exposent à une retenue du tiers de leur indemnité (6000 euros par mois) s’ils ont participé à moins des deux tiers des scrutins publics lors d’une session, et à une retenue des deux tiers, s’ils ont pris part à moins de la moitié des scrutins publics. En vigueur depuis quarante-huit ans, ces dispositions n’ont encore jamais été appliquées. Les députés pourraient bientôt en avoir soupé de la «rupture».
Les voitures taxées pour entrer dans Stockholm
Ouest-France mardi 31 juillet 2007 Anne-Françoise HIVERT.
L'idée d'un péage à l'entrée de Stockholm avait déjà été expérimentée l'hiver dernier. A partir de demain, la taxe imposée aux automobilistes s'installe pour de bon. : D.R
C'est officiel. La « taxe embouteillage » fait son retour à Stockholm. Pour de bon, cette fois. Une expérimentation avait eu lieu, de janvier à juillet 2006, pour tester l'impact d'un péage sur la circulation dans le centre-ville. A l'époque, les habitants de la capitale suédoise étaient, en majorité, sceptiques. Depuis, les choses ont changé. Appelés à se prononcer par référendum, en marge des élections législatives de septembre 2006, 51 % ont voté pour le projet.
Maximum : 6.60 € par jour et par véhicule
A partir de demain, les automobilistes devront donc s'acquitter d'une taxe, chaque fois qu'ils entreront ou sortiront du centre-ville de la capitale suédoise. Des caméras placées aux entrées de la ville enregistreront les passages des voitures et transmettront les données aux services des impôts.
La zone couverte s'étend sur 34,5 km2, soit 18 % de la superficie du grand Stockholm. Ce secteur de 280 000 habitants, concentre 60 % des emplois de la capitale. Les automobilistes qui franchiront cette zone entre 6 h 30 et 18 h 29, du lundi au vendredi, devront payer entre 10 et 20 couronnes (l'équivalent de 1,10 € à 2,20 €). Le tarif change en fonction des horaires de circulation, avec une limite de 6,60 € par jour et par véhicule.
Lors du test, le péage avait réduit le trafic de 22 %. Soit une diminution de 100 000 véhicules par jour. La fréquentation des transports en commun avait augmenté de 6 % dans la zone concernée. Effets constatés: un trafic plus fluide, moins d'accidents et une diminution de la pollution.
Débat sur l'utilisation des recettes
En moyenne, les Stockholmois avaient déboursé 2,90 € par mois. Pour 4 % des automobilistes, la facture mensuelle avait atteint 21,30 €. Les recettes du péage ont alors été utilisées pour améliorer les transports collectifs et les infrastructures routières. Le coût du projet, évalué à 400 000 € a été entièrement couvert par l'État.
L'Administration qui gère le péage estime que le bénéfice annuel devrait atteindre 54,3 millions d'euros net. Le gouvernement libéral, opposé au projet au départ, a décidé de consacrer la totalité des fonds à la construction de nouvelles routes. Mais l'initiative déplaît à la Gauche et aux Verts qui exigent que l'argent soit utilisé pour augmenter les transports collectifs dans la capitale.
Kouchner rentre de sa mission au Liban

Washington lance des pactes militaires pour contrer Al-Qaïda, Iran et Syrie
Miguel Riopa AFP/Archives ¦
Washington a dévoilé lundi un programme de contrats d'assistance militaire de 13 milliards de dollars pour l'Egypte, 30 milliards pour Israël et des milliards pour l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe afin de contrer l'influence négative de leurs ennemis dans la région.
La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui s'apprête à quitter les Etats-Unis pour une tournée au Proche-Orient avec le secrétaire à la Défense Robert Gates, a annoncé lundi que ces nouveaux contrats visaient à contrer les influences "négatives" d'Al-Qaïda, du Hezbollah ainsi que de la Syrie et l'Iran.
"J'ai le plaisir d'annoncer avant mon départ au Proche-Orient avec le secrétaire (à la Défense) Robert Gates, un engagement renouvelé en faveur de la sécurité de nos partenaires stratégiques dans la région", a indiqué Mme Rice dans un communiqué.
"Pour soutenir notre engagement diplomatique continu dans la région, nous préparons de nouveaux contrats d'assistance (militaire) avec les pays du Golfe, Israël et l'Egypte", a précisé Mme Rice.
Cette mesure "permettra de soutenir les partisans de la modération ainsi qu'une stratégie plus large destinée à contrer les influences négatives d'Al-Qaïda, du Hezbollah, de la Syrie et de l'Iran", a-t-elle ajouté.
La secrétaire d'Etat a notamment annoncé que Washington "a entamé des discussions avec le gouvernement d'Egypte sur le renouvellement d'un accord d'assistance militaire d'une valeur de 13 milliards de dollars et d'une durée de 10 ans qui renforcera la capacité de l'Egypte à répondre aux objectifs stratégiques communs", a-t-elle dit.
Mme Rice a également confirmé l'accord avec Israël annoncé ce week-end qui prévoit une aide de 30 milliards de dollars sur dix ans.
"Nous allons rapidement conclure un nouveau contrat d'assistance militaire avec Israël. Cet accord prévoit l'octroi d'un total de 30 milliards de dollars pour garantir la capacité d'Israël à se défendre", a-t-elle déclaré.
La secrétaire d'Etat a également affirmé que Washington prévoyait "d'entamer des discussions" avec l'Arabie saoudite et les autres pays du Golfe sur l'offre de technologies militaires "qui les aideront à garantir la paix et la stabilité dans la région du Golfe".
Elle n'a pas révélé le montant de ces aides, mais d'après la presse américaine, les contrats avec l'Arabie Saoudite ainsi qu'avec les Emirats arabes unis, le Koweït, Qatar, Bahreïn et Oman, s'élèveraient pour un montant total d'au moins 20 milliards de dollars.
Le président américain George W. Bush a demandé au numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns, de se rendre en Israël et dans la région à la mi-août pour finaliser ces accords, a également annoncé Mme Rice.
"Moderniser les forces armées égyptienne et saoudienne et accroître leur capacité de coopération opérationnelle va soutenir nos alliés dans leur lutte contre la menace de l'extrémisme et cimenter leurs rôles respectifs en tant que leaders régionaux dans la quête de la paix au Proche-Orient, et la garantie d'un Liban libre et indépendant", a-t-elle affirmé.
On s’étonnera quand même qu’il y ait de plus en plus de « terroristes » partout dans le monde !
François Fillon distribue mardi les crédits à chacun de ses ministres
20Minutes éditions du 30/07/2007 - Pedro Armestre
M. Fillon a évoqué de son côté le besoin d'une "harmonisation des procédures, des législations sur le droit d'asile, pour faire en sorte que les personnes qui veulent venir vivre en Europe ne jouent pas sur les différences entre les différents pays européens pour contourner les règles mises en place".
C'est mardi que les ministres seront réunis par François Fillon lors d'un séminaire gouvernemental au cours duquel ils se verront attribués chacun solennellement leurs crédits ministère par ministère. Si le Premier ministre entend ainsi «rompre avec la tradition de l'envoi en catimini des lettres plafonds», le détail de chaque enveloppe ne sera pas rendu public, de la même façon que les lettres de cadrage n'étaient pas officiellement divulguées par le passé.
Objectif pour l'exécutif: ramener, comme promis lors de la campagne, les comptes publics à l'équilibre budgétaire et la dette sous les 60% du Produit intérieur brut (PIB), au plus tard en 2012. Le gouvernement n'a donc d'autre choix que de procéder à des coupes budgétaires, même si François Fillon s'en défend.
Combien de postes de fonctionnaires en moins?
Principal levier pour atteindre les objectifs: la réduction du nombre de fonctionnaires. Selon le principe de Nicolas Sarkozy du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, 40.000 postes devraient être ainsi supprimés en 2008, selon les chiffres d'un rapport de Philippe Marini, rapporteur général du Budget au Sénat. Selon lui, 57% des départs en retraite concerneront l'Education nationale (soit 24.400 postes), 17% la Défense, 8% l'Intérieur et 7% les Finances. Un chiffre qui va dans le sens du ministre du Budget, Eric Woerth, qui a indiqué la semaine dernière que le nombre de suppressions de postes dans l'Education serait «évidemment très significatif».
La rentrée scolaire pourrait donc s'annoncer très agitée alors que le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, avait provoqué une levée de boucliers syndicale en évoquant 10.000 postes.
Fillon va-t-il prescrire l’ordonnance du docteur Sarko ?
Un manifestant anti-sarko sauvé par France 3
20Minutes éditions du 30/07/2007
L’innocenté était en noir. Des images tournées par France 3 Aquitaine ont permis, ce lundi, la relaxe d’un jeune homme de 20 ans, qui avait été interpellé pour «violences» sur des policiers, au soir du 6 mai dernier durant une manifestation «anti-Sarkozy».
Sur les images de la chaîne régionale montrant l'interpellation d'Anthony Lavielle, le jeune homme portait un sweat shirt noir. Les policiers qui l'avaient interpellé avaient mentionné dans leur procès-verbal un manifestant en chemise blanche qui leur jetait des bouteilles de bière.
«Un doute sur une erreur des policiers»
Le président du tribunal, Denis Couhé, a donc estimé qu'il y avait «un doute sur une erreur des policiers, qui se trompent de personne», après avoir donné lecture d'un procès-verbal du visionnage d'un reportage de France 3 Aquitaine sur la soirée électorale du second tour de la présidentielle.
Le 9 mai dernier, Anthony Lavielle n’avait pas souhaité être jugé en comparution immédiate. Audience au cours de laquelle sept des quinze manifestants poursuivis pour des faits similaires avaient été condamnés à des peines de 4 à 6 mois de prison ferme. Avant d’y être contrainte par la justice, la chaîne de télévision avait refusé de remettre les images à l’accusé en l’absence d’une commission rogatoire.
Ni tout blanc, ni tout noir selon la police…
Objectif assigné à Alliot-Marie: -5% de délinquance en deux ans
20Minutes éditions du 30/07/2007 Eric Estrade AFP
Nicolas Sarkozy a fixé à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, des objectifs chiffrés de baisse de la délinquance, "de 5% en deux ans pour la délinquance générale, de 10% pour la délinquance de voie publique", selon sa lettre de mission rendue publique lundi par l'Elysée.
La lettre, cosignée par le chef de l'Etat et le Premier ministre François Fillon, assigne à Mme Alliot-Marie comme "première mission" de "conforter et approfondir" la baisse la délinquance, tandis que "le taux d'élucidation des crimes et des délits devra pour sa part être porté à 40% en moyenne".
Elle affirme qu'avec la récente loi sur la récidive, la ministre disposera "des outils nécessaires pour mieux réprimer les délinquants d'habitude", et lui demande de "les mettre en oeuvre avec détermination".
En matière de lutte contre le crime organisé, le chef de l'Etat et le Premier ministre souhaitent "que la France devienne un pays leader en matière de lutte contre la cybercriminalité", et demandent à Mme Alliot-Marie de leur proposer "un plan national d'équipement" en vidéosurveillance.
La lettre confirme par ailleurs le regroupement des RG et de la DST au sein d'une "structure unique (des) services des renseignements généraux et de ceux de la surveillance du territoire".
Le principe de ce regroupement, promis par M. Sarkozy pendant la campagne électorale, avait été confirmé en juin par le Conseil des ministres, après que Mme Alliot-Marie eut estimé qu'il n'était "pas à l'ordre du jour".
Concernant les banlieues, la lettre de mission fixe à la ministre un objectif --"la fin des ghettos, la sécurité, la liberté, la mobilité, l'emploi et l'égalité des chances pour tous"-- et une méthode: "une lutte déterminée contre les bandes et la criminalité, la fin de l'immunité pour les délinquants".
Mme Alliot-Marie devra en outre préparer "une nouvelle loi d'orientation et de programmation", veiller à ce que s'approfondisse "l'effort de rapprochement et de travail commun de la police et de la gendarmerie nationales", étudier "un projet de loi relatif à la gendarmerie nationale" et accompagner "des projets de formation d'imams en France".
Elle est invitée à marquer "une pause dans l'octroi de compétences nouvelles au collectivités territoriales", à procéder à "l'actualisation des bases de la taxe d'habitation et des taxes foncières à chaque changement d'occupant ou de propriétaire", et à "réduire le nombre de niveaux d'administration".
La lettre comporte également des instructions pour l'outre-mer, où il s'agit de créer les conditions d'un développement économique endogène", et rappelle la nécessité de maîtriser la dépense publique, dans le respect de "l'engagement
résidentiel d'embaucher un fonctionnaire pour deux partant à la retraite".
Un peu de prévention ça paraîtrait trop laxiste ?
Energie: le ton monte entre Bruxelles et plusieurs pays de l'Union
AFP 30 juillet Philippe Merle
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, le 20 juillet 2007 à Bourg-les-Valence
"L'idée que la séparation complète de la production et de la distribution serait la seule clé d'un développement du marché intérieur de l'électricité et du gaz, doit être écartée", dénonce le texte, rédigé par le Français Jean-Louis Borloo, et paraphé entre autres par les ministres de l'Economie et de l'Energie de l'Allemagne, de l'Autriche, du Luxembourg, de la Grèce et de la Slovaquie.
Les ministres de l'Economie de plusieurs pays de l'Union européenne ont écrit à la Commission européenne pour la mettre en garde contre ses projets de réforme du secteur de l'énergie, rapporte lundi le Financial Times Deutschland.
"L'idée que la séparation complète de la production et de la distribution serait la seule clé d'un développement du marché intérieur de l'électricité et du gaz, doit être écartée", dénonce le texte, rédigé par le Français Jean-Louis Borloo, et paraphé entre autres par les ministres de l'Economie et de l'Energie de l'Allemagne, de l'Autriche, du Luxembourg, de la Grèce et de la Slovaquie.
Bruxelles réfléchit actuellement à une réforme de fond du marché de l'énergie en Europe, dont les grandes lignes doivent être exposées à l'automne.
La commissaire européenne à la concurrence, Neelie Kroes, s'est déjà prononcée pour un découplage des réseaux de production et de distribution des entreprises du secteur pour renforcer la concurrence, une proposition soutenue par la Grande Bretagne, la Suède ou l'Espagne.
Mais d'autres pays comme la France ou l'Allemagne sont plus inquiets et craignent d'affaiblir leurs champions nationaux, et redoutent une hausse incontrôlée des prix du gaz et de l'électricité.
En France comme en Allemagne, les leaders du secteur, EDF et EON contrôlent à la fois la production et les réseaux de distribution.
Bruxelles voudrait mettre de l’eau dans notre gaz ?
Les vacances des Sarkozy en Amérique du Nord ?
Aujourd’hui en France – 30 juillet
Sur tous les fronts depuis de longs mois, Nicolas Sarkozy a enfin décidé de souffler un peu. Le chef de l’état devrait s’envoler jeudi pour le continent américain avec son épouse Cécilia et leurs enfants. Presque 3 semaines de vacances, puisqu’il ne reviendra en France (sauf cas de force majeure) que pour présider le conseil des ministres de rentrée, fin Août. Pas de vélo à Arcachon, donc cette année, ni de footing à La Baule. Une vraie rupture !
La destination exacte est encore gardée secrète « pour des raisons de sécurité », dit-on à l’Elysée. Mais les Sarkozy veulent partir loin, avec des amis. Ils hésitent encore entre le Canada et les Etats-Unis (avec néanmoins une préférence pour cette seconde option). Le président de la république n’a jamais caché son attirance pour ce pays « ami de la France » trop souvent caricaturé selon lui.
Dans le cadre de ses fonctions et indépendamment de ses vacances, il a déjà prévu de se rendre deux fois aux Etats-Unis, à la rentrée. Une fois en Septembre pour l’assemblée annuelle des Nations Unies. Une autre en Octobre pour une visite officielle, avec à la clé un discours devant les parlementaires américains et une rencontre avec Georges Bush.
Encore de grands moments d’émotion à vivre pour notre président et ses fidèles médias...
