Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 28 juillet 2007

la destruction dela nature est voulue par les élites économiques!


Ladisparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par lenouveau pouvoir économique. Pourquoi ?

Pour 3 raisons:

1- La disparition de la nature et l'augmentation de la pollution vontrendre les individus encore plus dépendants du système économique pourleur survie, et vont permettre de générer de nouveaux profits (avecnotamment une consommation accrue de médicaments et de prestationsmédicales...).

2- Par ailleurs, la nature constitue une référence d'un autre ordre,celui de l'univers. La contemplation de la beauté et de la perfectionde cet ordre est subversive: elle amène l'individu à rejeter la laideurdes environnements urbanisés, et à douter de l'ordre social qui doitdemeurer la seule référence.
L'urbanisation de l'environnement permet de placer les populations dansun espace totalement controlé, surveillé, et où l'individu esttotalement immergé dans une projection de l'ordre social.

3 - Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifiela vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre,et donc leur libre-arbitre.
Ils cessent dès lors d'être fascinés par les marchandises, ils sedétournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et àcontrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent àimaginer une autre société possible, fondée sur d'autres valeurs que leprofit et l'argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmesest potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l'ordre socialest la spiritualité car elle amène l'individu à bouleverser son systèmede valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs etcomportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du "nouvel ordre social", tout ce qui peut stimulerl'éveil spirituel doit être éliminé.

source: syti.net

Posté par OhM_ à 22:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Il y a-t-il une vie après le capitalisme ?

Cette question a été souvent posée aux mouvements sociaux ces dernières années, de même qu'aux partis politiques dits de gauche, ces derniers se contentant bien souvent d'accompagner le capitalisme rebaptisé néo libéralisme. Oui, il existe une alternative au capitalisme : l'économie participative.


Pawel Kuczynski Pologne 120506 - Copyright www.irancartoon.com

Dans le capitalisme, les propriétaires ensemble avec environ 1/5 de la population qui ont des postes de responsabilité de haut niveau décident de ce qui doit être produit, par quels moyens, et comment cela doit être distribué. Ce sont les presque 4/5 de la population qui exécutent les tâches les plus pénibles soumis à des salaires inférieurs, obéissant aux ordres, et subissant l'ennui, tout ceci imposé par ceux qui sont au dessus.

.../...

Le capitalisme détruit la solidarité, homogénise la variété, oblitère l'équité, et impose une hiérarchie dure. Il est extrêmement lourd en matière de pouvoir et d'opportunisme. Il est extrêmement dur en matière de souffrance et de contrainte. En fait, le capitalisme impose aux travailleurs un degré de discipline bien au-delà de ce que peut rêver d'imposer politiquement n'importe quel dictateur. Qui a déjà entendu parler de citoyens demandant la permission pour aller aux toilettes, une situation habituelle dans bien des entreprises pour les travailleurs.

Les maux du capitalisme ne sont pas dus à des gens anti-sociaux. En fait, les institutions du capitalisme imposent des comportements horribles même aux citoyens les plus sociaux. Dans le capitalisme, comme l'a dit en plaisantant un dirigeant d'une équipe de basket « les gens bien finissent derniers ». De manière plus agressive « les ordures s'élèvent ». Témoin ce que l'on voit à la Maison Blanche à Washington.

L'économie participative ou Ecopar, est une voie alternative pour organiser la vie économique.

L'Ecopar a des revenus équitables, tous les participants ont des moyens, des opportunités des responsabilités. Chaque participant à l'Ecopar a une part équitable de contrôle sur sa propre vie et sur tous les résultats sociaux. L'Ecopar élimine les divisions de classe.

L'Ecopar produit de la solidarité. Même un individu anti social dans une Ecopar n'a pas le choix sauf celui de rechercher le bien être social si il ou elle souhaite prospérer.

L'Ecopar diversifie les résultats et génère une distribution équitable qui rémunère chaque participant en fonction de tout le temps travaillé, de la difficulté du travail, de même que des conditions dures subies au travail.

Dans l'Ecopar chaque personne a son mot à dire sur ce qui est produit, les moyens utilisés pour cela, et comment les productions sont attribuées, tout cela proportionnellement au degré par lequel il ou elle est affecté par ces décisions.

En d'autres termes, Ecopar a des valeurs complètement différentes du capitalisme et pour aller plus loin avec ses différentes valeurs, Ecopar incorpore différentes institutions.

Ecopar à des Conseils de travailleurs et de consommateurs ou les travailleurs et les consommateurs emploient divers modes de discussions, de débats, et de décisions démocratiques. Dans l'Ecopar il n'y a pas d'entreprise propriétaire et de dirigeants décidant des résultats du sommet vers le bas.

L'Ecopar a des « structures d'emplois équilibrés » dans lesquels chaque travailleur accomplit une part équitable combinant la décision et le travail d'exécution, pour que chaque travailleur ait des moyens de décision comparables, au lieu d'avoir 20 % de la main d'oeuvre monopolisant les tâches de décision et 80 % accomplissant les tâches d'exécution. Dans une Ecopar il y a toujours place pour l'expertise. Il y a toujours coordination. Des décisions continuent d'être prises. Mais il n'y a pas de minorité monopolisant les pouvoirs d'information, d'activité et d'accès aux postes de décision, tandis que la majorité est rendue servile en faisant seulement les tâches quotidiennes abrutissantes sans participation aux décisions.

Dans l'Ecopar chaque emploi et tout emploi, ce qui veut dire chaque personne et son travail, inclus un mélange calibré de sorte que chaque participant bénéficie essentiellement de conditions avec prise de décision égale. .../... Une Ecopar a seulement des travailleurs et des consommateurs qui remplissent constamment, en coopération et avec créativité leurs capacités, chaque participant ayant une part équitable d'influence.

L'Ecopar a un système de rémunération pour l'effort et le sacrifice, qui se traduit par une rémunération pour la durée, l'intensité, et la dureté du travail accompli par les personnes. L'Ecopar rejette toute rémunération pour le pouvoir, la propriété, ou même pour le rendement. Au lieu des disparités gargantuesques de revenus et de richesses, l' Ecopar a une juste distribution du produit social.

L'Ecopar abandonne aussi les marchés qui poussent chaque acteur contre tous les autres, détruisent la solidarité, imposent une division de classe, évaluent mal tous les biens publics, ignorent les effets collectifs au-delà de la relation acheteurs vendeurs, violent l'équilibre écologique et la durabilité, et ont aussi de nombreux autres défauts. A la place des marchés, l'Ecopar utilise un système ou les travailleurs et les consommateurs, à travers les conseils qu'ils dirigent eux –mêmes, négocient en coopération les apports et les dépenses pour toutes les entreprises et les acteurs en accord avec des coûts sociaux vrais et complets et les bénéfices des activités économiques.

.../...

Je peux espérer, en d'autres termes, qu'au lieu d'accepter sans mot dire le Mantra des riches conduisant à la passivité qu' »il n'y a pas d'alternative », nous chercherons tous quelque chose de mieux, au-delà du capitalisme, et que, touchés par nos aspirations nous examinerons méticuleusement l'Ecopar selon ses mérites. Un endroit ou vous pourrez commencer, si vous n'acceptez pas que l'humanité soit pour toujours condamnée à souffrir d'énormes inégalités, et de la hiérarchie via la propriété capitaliste, les multinationales et les marchés, c'est à http://www.parecon.org

Michael Albert 27 juillet 2005. Cet article a été écrit pour le journal allemand Frankfurter Rundschau, publié en anglais sur Znet

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org ©

Posté par OhM_ à 21:44 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Accord nucléaire franco-libyen : Berlin critique, Washington soutient

LEMONDE.FR avec AFP | 26.07.07 |

Le ministre délégué aux affaires étrangères allemand, Gernot Erler, a critiqué le protocole d'accord franco-libyen sur le nucléaire, mettant en garde contre le risque de prolifération, dans un entretien au quotidien Handelsblatt, à paraître vendredi 27 juillet. "Politiquement, cette affaire est problématique", a déclaré le ministre social-démocrate. Il a précisé qu'"en outre, le risque de prolifération augmente avec chaque pays qui utilise l'énergie nucléaire".

Gernot Erler a aussi reproché au gouvernement français d'agir contre les intérêts allemands, dans la mesure où "l'Allemagne avait déjà fait des propositions" à la Libye pour y développer le secteur des énergies renouvelables, des propositions "auxquelles elle n'a pas réagi".

"NE PAS RISQUER LA PROLIFÉRATION"

Washington, pour sa part, a apporté son soutien à l'accord franco-libyen de mercredi. "Le gouvernement français sera certainement très attentif, pour s'assurer que tout accord [définitif] respectera les accords internationaux", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack."Nous soutenons l'usage pacifique de l'énergie nucléaire et l'énergie nucléaire en tant qu'alternative aux hydrocarbures. Mais il faut le faire de façon à ne pas risquer la prolifération", a ajouté le porte-parole.

Sean McCormack a cependant tenu à souligner que "le gouvernement libyen a renoncé volontairement à ses programmes d'armement nucléaire". "Avec les garanties appropriées, je pense qu'il faut voir comment la Libye peut bénéficier de l'énergie nucléaire civile", a-t-il conclu

Bush et Sarko vont dans le même bateau…

Posté par werdna à 13:26 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Au Gabon, Nicolas Sarkozy salue en Omar Bongo "le doyen des chefs d'Etat africains'"

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.07.07 |

Nicolas Sarkozy a quitté vendredi soir 27 juillet le Gabon, saluant ce pays comme un "ami fidèle" et un "partenaire privilégié  de la France" ,  dont il avait fait l'ultime - et brève - étape de sa première mini-tournée en Afrique, après la Libye et le Sénégal.

Le chef de l'Etat français a rendu hommage au "rôle du président Omar Bongo", au pouvoir depuis 40 ans, rappelant qu'il est le "doyen des chefs d'Etat africains"."S'agissant du Gabon, je ne pense pas que ce soit le pays qui ait le plus à rougir du point de vue de la démocratie interne", a-t-il poursuivi. Interrogé sur l'enquête préliminaire ouverte par la justice française à la suite d'une plainte visant M. Bongo et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, accusés d'avoir acquis à Paris des biens immobiliers avec de l'argent public détourné, le président français a estimé qu'elle ne devait pas avoir d'impact sur les relations bilatérales."Si, chaque fois qu'il y avait des enquêtes judiciaires il fallait arrêter les relations, on ne les aurait pas arrêtées uniquement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire", a-t-il ajouté, en allusion aux affaires de justice qui visent les deux têtes de l'éexcutif sortant, Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

LA FORÊT GABONAISE, "RESSOURCE EXTRAORDINAIRE"

Dans un entretien au quotidien gouvernemental gabonais L'Union, Nicolas Sarkozy a qualifié d'"anachronique" le concept de "pré carré"  pour décrire la zone d'influence particulière de la France sur ses ex-colonies d'Afrique, dont le Gabon est l'un des symboles. Il a rappelé son projet, lancé la veille à Dakar, d'"Eurafrique", censé tourner la page de la "Françafrique" tant décriée. "On ne peut pas tout mettre sur le dos de la colonisation (...). La corruption, les dictateurs, les génocides, c'est pas la colonisation", a-t-il aussi répété, avant de justifier une nouvelle fois sa politique d'immigration restrictive.

Alors qu'il avait reçu jeudi l'opposition sénégalaise, le président français a affirmé n'avoir pas reçu de demande de la part de l'opposition gabonaise, ce qu'ont contesté ses deux principales formations, regrettant de n'avoir pu le rencontrer.

M. Sarkozy s'est enfin saisi du thème officiel de cette visite pour se poser en défenseur de la forêt gabonaise, située au coeur du bassin du Congo, deuxième massif forestier au monde après l'Amazonie. Il a annoncé qu'il allait transformer une petite partie de la dette du Gabon à l'égard de la France en aide à la préservation et l'exploitation de la forêt. Les 50 millions d'euros concernés représentent la différence entre la "décote" de 15 % accordée par le Club de Paris sur la dette gabonaise et les 20 % que la France a décidé pour sa part d'octroyer. Cette visite au pas de charge s'est achevée par un dîner officiel en compagnie de M. Bongo.

GSF (Générosité sans frontières) a encore frappé ...

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http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=938

Communiqué Survie :

Lors de sa campagne électorale, notamment à l’occasion d’un déplacement au Bénin en mai 2006, Nicolas Sarkozy a promis de « refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques », de « tourner la page des complaisances, des secrets, des ambigüités » et de « cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures ».

Nous venons pourtant d’apprendre que le premier chef d’Etat étranger invité à rencontrer le nouveau président français à l’Elysée sera Omar Bongo Ondimba, le tyran qui tient le Gabon sous sa botte depuis plus de 40 ans sous les applaudissements hexagonaux. De deux choses l’une - ou Monsieur Sarkozy trahit là ses promesses, ou il n’est pas conscient qu’Omar Bongo est un dictateur. La deuxième hypothèse étant peu crédible, il nous faut constater que notre président vient, en connaissance de cause, de rater une occasion de prendre ses distances avec une politique française faite depuis plus de 45 ans de néocolonialisme et de paternalisme. Cette visite est un déni de justice, une manifestation d’indifférence morale à l’égard des démocrates gabonais, dont le découragement devant l’indécence française est plus que compréhensible.

Nicolas Sarkozy n’en est pas à son premier faux pas. Peu après ses déclarations faites au Bénin en mai 2006, le candidat Sarkozy avouait au journal Jeune Afrique ses liens d’amitié avec quelques présidents africains parmi lesquels deux dictateurs notoires, Omar Bongo et le Congolais Denis Sassou Nguesso. Si le candidat affirmait alors qu’il n’avait pas l’intention de mélanger amitié personnelle et amitié officielle, les partisans d’une politique de la France en Afrique responsable et transparente, en mars dernier, s’étaient indignés de voir Omar Bongo recevoir Nicolas Sarkozy dans son somptueux hôtel particulier du 16ème arrondissement de Paris en pleine campagne électorale. Le président gabonais a été également une des premières personnalités à recevoir un appel téléphonique de Nicolas Sarkozy le soir de la proclamation des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle. Un coup de fil dont Omar Bongo s’est vanté quelques jours plus tard à l’antenne de RFI, évoquant un appel de « remerciement » tout en restant évasif sur le type de soutien apporté au candidat de l’UMP qui aurait rendu celui-ci redevable vis-à-vis du « sage gabonais ». Un comble pour un candidat qui a déclaré en 2006 que la rance n’avait (économiquement) « pas besoin de l’Afrique ».

Posté par werdna à 13:02 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Paris aidera Dakar à financer le procès d'Hissène Habré, ex-dictateur

LE MONDE | 27.07.07 | DAKAR ENVOYÉ SPÉCIAL Philippe Bernard

Nicolas Sarkozy l'a annoncé, jeudi 26 juillet à Dakar : la France contribuera financièrement au procès de l'ex-dictateur tchadien, Hissène Habré (1982-1990), que le Sénégal, où il est réfugié depuis 1990, a promis d'organiser sur son territoire. "Il n'y a aucune raison pour que le Sénégal assume seul le poids financier de ce procès, a déclaré le président français à Dakar. La France aidera le Sénégal par des conseils techniques et une dotation financière." Accusé de 40 000 assassinats politiques et de torture, Hissène Habré a été inculpé de "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture" par la justice belge. Mais l'Union africaine a demandé en 2006 au Sénégal de le juger. Il s'agirait du premier procès d'un chef d'Etat organisé sur le continent africain par un pays autre que le sien.

Rama Yade, la secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme, affirme qu'elle a "présenté le cas au président Sarkozy" et qu'elle souhaite voir le procès organisé "plus rapidement que dans le délai de trois ans" annoncé par le Sénégal, dont elle salue la "courageuse décision". A Dakar, elle a rencontré les organisations de défense des droits de l'homme qui militent en faveur du procès.

La volonté sénégalaise, affirmée il y a un an, tarde à se concrétiser. Certes, la législation a été modifiée en février afin d'inclure le principe de "compétence universelle", qui permet la saisine d'un juge sénégalais, mais le financement du procès reste incertain. La Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et les Etats-Unis devraient également y contribuer. L'attitude de Paris n'était jusqu'ici pas tout à fait arrêtée, le risque d'une dérive à la rwandaise, avec la mise en cause de civils ou de militaires français dans les crimes commis au Tchad ne pouvant être exclu. Reed Brody, porte-parole de Human Rights Watch, a salué, jeudi, ce "revirement étonnant et bienvenu par rapport à la position silencieuse de la France" dans l'affaire Habré.

Les Sénégalais et les bailleurs de fonds doivent encore s'accorder sur un budget. La première demande du Sénégal s'élevait à 47 milliards de francs CFA (71,6 millions d'euros), mais les Européens le soupçonnent de chercher à financer ainsi la rénovation du palais de justice de Dakar. La nouvelle demande, réduite à 18 milliards de CFA (27,5 millions d'euros), est jugée plus raisonnable. 

C'est financé par le budget de la justice ?

Posté par werdna à 12:11 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Sénat rétablit la non-imposition des parachutes dorés !

20Minutes éditions du 27/07/2007

Les députés font, les sénateurs défont. Le sages ont supprimé vendredi soir un amendement au projet de loi travail, emploi et pouvoir d'achat (Tepa) adopté à l'Assemblée nationale le 17 juillet. Celui-ci rendait imposables pour les entreprises les indemnités de départ au-dessus d'un million d'euros, en visant les parachutes dorés.

Le rapporteur général Philippe Marini (UMP) a jugé que cette disposition «jouerait en défaveur de la compétitivité des sociétés françaises, en particulier dans le recrutement de personnels à haute valeur ajoutée».

Pour lui, une indemnité supérieure à un million d'euros «peut-être justifiée, si elle vient récompenser une performance et un engagement manifeste du dirigeant».

En outre, «l'administration fiscale dispose d'un pouvoir d'appréciation et de redressement du caractère excessif d'une rémunération directe ou indirecte», de même que «le juge peut également être appelé à se prononcer sur une indemnité excessive qui serait constitutive d'un acte anormal de gestion».

« Si je suis élu président de la République, je ferais voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes », promettait Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé au printemps dernier (<-- cliquez ).

Posté par werdna à 11:03 - Fiscalité - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Woerth contre une sanction envers les députés absentéistes

Libération samedi 28 juillet

Le ministre du Budget, Eric Woerth, a déclaré, vendredi sur RMC, qu’il n’était «pas favorable» à l’idée défendue par le constitutionnaliste Guy Carcassonne d’imposer des retenues sur salaires aux députés absentéistes. «On ne mesure pas le travail d’un député uniquement au fait qu’il est vissé sur sa chaise dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il y a des commissions, il y a un travail parlementaire très efficace», a-t-il dit, ajoutant : «je ne connais pas de député qui ne travaille pas».

Pour être encore plus efficace, on pourrait même se passer des deux assemblées...

Posté par werdna à 10:41 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Energie. Le Sénat a rejeté les amendements permettant de revenir aux tarifs réglementés.

TONINO SERAFINI - Libération samedi 28 juillet 2007

Le piège de la loi Tepa se referme

Le Sénat a renoncé, dans la nuit de jeudi à vendredi, à adopter des amendements à la loi Travail, emploi, pouvoir d’achat (Tepa) visant à mieux protéger les particuliers de l’ouverture à la concurrence des marchés du gaz et de l’électricité.

Cette libéralisation, entrée en vigueur le 1 er  juillet, inspire les pires craintes aux associations de défense des consommateurs, les prix du marché étant plus élevés que les tarifs réglementés fixés par l’Etat (proposés par EDF et GDF). Et quand on se laisse tenter par l’offre d’un opérateur du marché, c’est irréversible. Pire, dans de nombreux cas, la sortie du cadre protégé peut intervenir contre la volonté du consommateur. Lorsqu’un locataire emménage dans un logement où le précédent occupant a opté pour le marché, sa décision s’impose au nouvel arrivant. Ce qui fait hurler les associations de locataires et les propriétaires de logements locatifs. En effet, s’ils décident, au terme du bail, de reprendre leur logement pour l’habiter eux-mêmes, impossible de revenir en arrière. L’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière), qui regroupe 200 000 bailleurs, a dénoncé une «atteinte au droit de propriété». Même chose pour les acquéreurs d’un logement dont les vendeurs ont abandonné le tarif réglementé. Enfin, les occupants de logements neufs n’ont d’autre choix que le marché pour se fournir en gaz. Pour l’électricité, ils peuvent opter pour le tarif réglementé jusqu’en 2010. Ensuite ce sera le marché.

Pires craintes.

Compte tenu de la mobilité des ménages, le tarif attaché au logement et non au client ressemble à une sortie forcée du cadre protégé. «Le tarif réglementé doit être lié à la personne et non au logement» , estime Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV (Consommation, logement, cadre de vie). C’est ce que visaient à instituer plusieurs amendements UMP, PS, et PC glissés dans le projet de loi Tepa. Mais lorsqu’ils sont arrivés en discussion au Sénat dans la nuit de jeudi à vendredi, ils ont subi un tir de barrage. Jean Arthuis, le président (UC-UDF) de la Commission des finances, a tenté une manœuvre, prétendant que ces amendements étaient «hors champ du projet de loi» . Mais des orateurs de gauche n’ont pas eu de mal à démontrer qu’il n’en était rien. C’est ensuite le rapporteur Philippe Marini (UMP) qui est monté au créneau, sur le thème : «Ces amendements sont-ils compatibles avec le droit européen ?» Une interrogation avant tout rhétorique car tout son propos a consisté à démontrer que la question «relève de la négociation entre la France et ses partenaires européens» . La ministre de l’Economie Christine Lagarde a répondu que le problème était «communautaire» . Du coup l’UMP a retiré son amendement. Ladislas Poniatowski (sénateur de l’Eure), son auteur, n’était même pas présent au débat. Le PS et le PC ont maintenu les leurs, qui ont été rejetés.

Mobilité. 

Question : Pour qui sont faites les lois ?

Posté par werdna à 10:14 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La carte des déplacements du président Sarkozy

Paul Ackermann 20minutes

Le président Nicolas Sarkozy a visité l'Afrique. L’occasion de revenir sur ses déplacements depuis le début du mois de juillet (pour les voir, cliquez ici). Après avoir fait sa version du Tour de France, avoir rencontré les interlocuteurs influents de l’Europe et du Maghreb, le Président a effectivement effectué un tour d’Afrique noire.

Autant de voyages et de déclarations qui vont avec, que critiquent ses opposants. François Hollande a ainsi dénoncé, dans un entretien avec le journal Le Monde, sa «stratégie du coup d'éclat permanent». Le premier secrétaire du PS a poursuivi en déclarant que «chaque jour vient changer la donne du précédent, et est effacé par le jour suivant». Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, quant à lui, a défendu cet activisme du chef de l'Etat en faisant valoir que la «démocratie, ce n'est pas seulement des règles désincarnées, c'est un pouvoir visible, responsable».

Le Président affiche une volonté d'action. Pour prendre la mesure, 20minutes a créé la "Sarko Map".Elle sera régulièrement actualisée et vous pouvez la consulter en cliquant ici.

Ca démarre plus fort encore que son prédecésseur, faut le faire ! 

Posté par werdna à 00:05 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Décriés, les poids lourds toujours plus nombreux

Ouest-France 27 juillet Philippe Chérel 


En France, le transport routier assure l'acheminement de près de 80 % des marchandises. Un camion roule, en moyenne, trois fois plus qu'une voiture.

Le gouvernement veut réduire leur nombre, estimant qu'ils contribuent de manière excessive à la pollution, à l'insécurité et aux encombrements routiers.

Les camions « engendrent des nuisances, des risques et des coûts en infrastructures ». Signé François Fillon. Sitôt arrivé à Matignon, le Premier ministre a repris la promesse du candidat Sarkozy : le nombre des camions sur les routes de France va baisser. De combien ? Ce n'est pas clair. Le ministre des Transports, Dominique Bussereau, assure que « l'objectif est de le diminuer de 25 % ». Le président de la République parle, lui, d'augmenter « d'un quart, d'ici à 2012, la part du fret non routier ».

Un camion sur quatre est étranger 

Dans l'immédiat, une « eurovignette » va être expérimentée en Alsace pour taxer les poids lourds étrangers. « Il faut avoir le courage de dire à nos partenaires européens que les routes françaises n'ont pas vocation à accueillir tous les camions qui évitent la Suisse et l'Allemagne », a prévenu Nicolas Sarkozy.

Le Centre des constructeurs français d'automobiles chiffre à 115 000 les immatriculations de poids lourds, soit 2 % du parc des véhicules à quatre roues. Mais un camion roule, en moyenne, trois fois plus qu'une voiture. Ainsi, selon la Prévention routière, ils représentent 6,3 % du trafic (nombre de véhicules par kilomètre). Les étrangers, au premier rang desquels figurent les Allemands, pèseraient 1,40 % du trafic, soit, en gros, un camion sur quatre. Mais ils sont difficiles à comptabiliser depuis qu'il n'y plus de contrôles aux frontières. Entre 1990 et 2004, leur part dans la circulation aurait augmenté de 150 %, affirme la Fédération nationale du transport routier (FNTR).

80 % des marchandises prennent la route 

En France, le transport routier assure l'acheminement de près de 80 % des marchandises, le rail 11 %, les oléoducs 6 % et la navigation fluviale 3 %. Il s'effectue très majoritairement sur de courtes distances : moins de 50 km dans 60 % des cas. Les transports internationaux se concentrent sur deux grands axes : la vallée du Rhône, entre Marseille et l'Europe du Nord. Et la façade atlantique, vers l'Espagne, le Portugal.

Qu'y a-t-il dans ces dizaines de milliers de semi-remorques ? Vraiment de tout. Fraise espagnole, T-shirt chinois, machine-outil allemande, porcs bretons... Et même des pondéreux à faible valeur comme la tourbe qu'une République balte exporte depuis peu vers l'Espagne. 99 % de ce que nous consommons est passé, à un moment ou à un autre, par la route.

Le fret ferroviaire boit le bouillon 

En 1970, le transport routier européen représentait 416 milliards de tonnes/kilomètres (tonnage transporté multiplié par le nombre de kilomètres parcourus). En 2005, 1 500 milliards. En France, les volumes ont augmenté de 30 %, ces douze dernières années. Pendant ce temps, le fret ferroviaire boit le bouillon chutant de 283 milliards de tonnes/kilomètres, en 1970, à 185 milliards aujourd'hui.

Les études menées par l'Union européenne et le ministère français des Transports prévoient encore une croissance continue du secteur routier : entre 25 % et 40 % de hausse, d'ici à 2015, 40 % à 60 %, d'ici à 2025.

Posté par werdna à 00:04 - Transport - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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